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2,0
Publiée le 3 mai 2014
Rien que pour le fait que pour une fois on évite le cliché des jeunes en difficultés qui tombent dans la drogue ou la violence ce film est intéressant même si ici ils ont pas forcement l'age en étant des pré ado pour le reste je reste un peu sur ma faim. Le cadre est bon on voit bien la misère avec en plus le cheval comme moyen de transport comme si on faisait un bon en arrière avec aussi un jeu de couleur toujours grisonnant ce qui accentue encore plus tout ça. L'histoire est surement le point faible on nous propose un drame et même si le contexte sociale est dramatique au final on assiste pendant 1h30 à 2 enfants qui cherchent du cuivre et des matériaux ce qui à force n'est pas très divertissant , le vrai drame arrive bien trop tard et surtout n'est pas du tout exploité ce qui est dommage.
Une ambiance glauque et décrépie, un thème sombrement dramatique, le Géant Égoïste est un film étrange qui ne plaira pas à n'importe qui. J'ai été vivement déçu par l'aspect salement cynique, et pour tout dire, j'ai bien failli arrêter le visionnage au bout d'une heure tant le scénario me laissait froid. Et j'aurai sûrement dû ! Même 1h20 était trop de temps accordé à l'histoire morne et tristounette de 2 gosses ferrailleurs.
Les personnages sont inintéressants, le héros est insupportable et antipathique à souhait. Son meilleur ami est le cliché du gentil garçon benêt et bon sang que c'est chiant de voir encore une fois ce genre de caricature. Pour les autres acteurs, ils contribuent à créer cette atmosphère dégueulasse du "La vie est nulle, vivement qu'on crève!" C'est du méli-mélo rabâché à outrance.
Il n'y a pas de musique, de ce que je me souviens je n'en ai entendu aucune de percutante.
Et puis l'histoire, quoi. Sérieusement, deux jeunes enfants dérangés se font expulser de leur école et deviennent des voleurs-ferrailleurs pour un consanguin égoïste.
Non, non, moi je regrette d'avoir perdu 1 heure de ma vie à regarder ça, c'était juste mauvais. Point !
En dépit du titre – superbe!–, on ne voit peut-être pas spontanément le rapport avec le conte d'Oscar Wilde, si ce n'est qu'il y est là aussi question d'enfants et de bonheur fragile… Dans un univers à la Ken Loach – misère sociale et chômage du nord de l'Angleterre – on suit avec empathie cette belle histoire d'amitié entre un gamin tourmenté et turbulent, entreprenant et sans peur, et son meilleur copain. A la vie, à la mort!
Au premier abord, "le géant égoïste" peut faire penser à un énième film misérabiliste, mais révèle très vite sa puissante veine de drame sociale anglais, émotionnellement fort et magistralement bien mis en scène.
Sans chercher l'attachement aux personnages, le réalisateur nous montre une façade peu représentée de la société britannique, où de jeunes enfants, après s'être faits exclure de l'école, essaient de rembourser les dettes de leurs familles. Les personnalités des principaux protagonistes sont là-aussi très bien interprétées, et même si le film traine un peu en longueur lors des 45 premières minutes, on se rend toutefois compte de leur importance lorsque l'élément perturbateur arrive enfin.
Voilà un film qui n'aurait pas dépareillé sous la signature de Ken Loach. C'est pourtant un premier film vu au Festival d'Annonay, oeuvre de Clio Barnard. La réalisatrice nous fait partager la vie de deux ados hélas rejetés par le système scolaire et tentant de s'en sortir en récupérant de la ferraille. Arbor est teigneux au possible mais son coeur est énorme. Swifty est plus du genre "gros nounours" et se passionne pour les chevaux. La veulerie des adultes est aussi évidente et la misère est là. Le film est beau dans sa rudesse, passionnant jusqu'au bout, comme d'autres l'ont écrit : "sous haute tension"..
Ce premier long métrage n'est pas sans rappeler certaines oeuvres de Ken Loach tant, tout, des personnages, des thèmes, de l'environnement sous jacent, nous fait penser au cinéma social britannique que le cinéma de Ken Loach a rendu célèbre.
La particularité de ce film britannique est de traiter ce récit à la manière d'un conte : la réalisatrice s'inspire d'une nouvelle d'Oscar Wilde, et fait -un peu-fi du sordide et du misérabilisme inhérent à ce cinéma social.
Il y a, dans "Le Géant égoïste", un ton et une atmosphère qui lui confèrent des particularités ( cette scène très fantasmagorique qui voient des courses de chevaux sur une parcelle d'autoroute), qui orientent le film vers autre chose que le seul naturalisme dans lequel il pourrait plonger.
Le parti pris d'une mise en images onirique i transfigure le pessimisme désespérant ambiant , mais le film soulève pas mal de constats d'échecs, aussi bien du côté du système scolaire, incapable de trouver d'autre solution que le renvoi quand elle a affaire à des gamins turbulents, mais aussi du côté des familles, particulièrement démissionnaires. Et quiconque qui se sera attaché, au fil de l'histoire, à ce personnage qui fait face à tous les obstacles avec une force et un courage bouleversants, pourra être éprouvé par toutes ces épreuves traversées.
Le problème est que, si la tentative de la cinéaste d'élever le film loin des sentiers balisés par sa mise en scène, le film pèche, contrairement aux films de Loach, par le fond : le scénario est vraiment aussi mince qu'une feuille de papier de cigarette, et de plus, devient plus que prévisible alors qu'on s'enfonce dans un véritable drame qui semble quand même bien écrit à l'avance..
Et on a énormément de mal à s'attacher au jeune héros - malgré la justesse du jeu jeune Conner Chapman dont le comportement nous semble vraiment trop opaque et difficile à comprendre.
Et malgré la mise en scène qui tend à échaper au misérabilisme, le scénario nous fait bien plonger dans cette misère noire d'aucune parcelle d'espoir ni aucun trait de légerté ( pour ne pas dire d'humour) ne surgira à un moment ou à un autre...
Malgré l'ambition de départ du cinéaste et son regard évident de metteur en scène, on ne peut s'empêcher de penser qu'il manque à ce Géant Egoiste ce petit quelque chose qui empeche ce premier long métrage de se dérouler un peu trop linéairement.
En sortant de la salle d'ou je ne me suis pas attardé j'ai pensé que c'était un film à voir sur Arté en fin de soirée au coeur d'un hiver froid et rigoureux et encore... A proscrire si l'on est deprimé; Plutôt fan du cinéma anglais et de celui qui depeint la vie "pas toujours facile" des basses classes sociales, j'ai là été très deçu par une histoire, un contexte et des personnages dont on peine vraiment à s'interresser. Paumés nous sommes dans un quart-monde anachronique et humide ou mine de rien y'a du blé à se faire dans la recup' et la feraille (mais on s'en fout il fait froid, rien n'est beau, rentrons nous rechauffer) Par ailleurs, le personnage principal du film est un jeune garçon prepubère et violent, il pèse 12 grammes et est au moins aussi charismatique qu'un David Cameron en short.
Bref, je n'ai pas aimé ce film, il ne suffit pas de filmer la misère pour qu'elle soit belle.
Un très bon film britannique qui suinte la misère, on est plongé dans les paysages laids et gris de l'Angleterre. C'est réaliste, touchant, on ne s'ennuie pas car c'est très bien réalisé et vraiment bien joué aussi. Excellente performance des deux jeunes acteurs; Connor Chapman et Shaun Thomas!
J'ai beaucoup aimé ce film. L'histoire de ces deux enfants livrés à eux-mêmes, qui font du trafic de cuivre pour gagner un peu d'argent et le drame qui en découle.. On y croit. Les acteurs sont époustouflants... On a l'impression parfois d'être dans un documentaire, surtout avec le plus petit : "Fenton"..On dirait qu'il vit cette galère tous les jours.
Je viens de sortir à l'instant du cinéma, et j'en suis encore tout retourner. Depuis très longtemps je n'étais pas sortie d'une salle de ciné, avec les mains qui tremblotaient. Pourquoi m'a t'il touché? Peut être le faite que j'ai été très sensible par cette histoire d'amitié, le décor en lui même de cette Angleterre démuni, d'une réalité, presque comme un documentaire. A noter la performance d'acteur des deux enfants : Conner Chapman et Shaun Thomas, vraiment impressionnant!
C'est un film poignant et impressionnant par l’interprétation des deux jeunes "acteurs". Toutefois, attention à l'affiche. On peut y lire en extrait de critique "un conte à la Dickens" ou "un film d'espoir bouleversant". Dans les faits c'est un film noir de chez noir. J'y suis allé sur la base du film "d'espoir" fut-il bouleversant. Mais non, il n'y en a pas, et j'ai pourtant cherché. Même si le film à de réelles qualités (d'où mes 4 étoiles), cela m'a pas mal gêné car j'attendais le moment d'espoir, le retournement, le moment de lumière. En vain. Donc allez voir ce film, mais sachez simplement que vous n'en ressortirez pas le cœur léger (et c'est un euphémisme!).
Les paysages moches du nord de l’Angleterre, un ciel gris, un accent à couper au couteau (fôk ôff), une galerie de personnages composés de ferrailleurs, de chômeurs, de mères dépressives et de junkies, et pour couronner le tout, un gamin hyper-actif aux oreilles décollés fringués et coiffé comme dans les années 90 et qui résume à lui seul la misère de l’Angleterre profonde... Tous ça pour dire que l'on dirait du Ken Loach. Et pourtant, ce n'est pas du Ken Loach, mais du Clio Barnard (oui, ce nom est ridicule).
Clio Barnard (je ne m'y ferais jamais), marche donc dans les pas du cinéaste anglais en abordant les mêmes problématiques. Misère sociale, gamins livrés à eux-même, délinquance, etc... Ici, un petit teigneux renvoyés de son école, trouve une raison de vivre auprès d'un ferrailleur bourru, tandis que son copain grassouillet s'éprend d'un cheval (à défaut de tomber amoureux d'un faucon). Il faut reconnaître que le film traite plutôt bien son sujet. Les personnages sont attachants, malgré leurs défauts et la rudesse de leur vie se fait bien ressentir... Mais il manque un petit "je ne sais quoi" pour nous intéresser réellement au destin de ses deux garçons. Jusqu'à cet Evénement assez dramatique à la fin du film, "le géant égoiste" a un peu tendance a faire du sur-place. Les scènes se suivent et se ressemblent. Ça manque de surprise dans la construction du récit.
"Le géant égoiste" n'arrive pas à la cheville des chef-d'oeuvre de Ken Loach. Mais il n'en n'est pas moins très plaisant à regarder.