Un casting brillant pour une comédie paresseuse, qui vaut surtout pour son image impeccable. Les acteurs sont toujours à la bonne place, sous la lumière parfaite, et les choix musicaux qui les accompagnent font comme d'habitude preuve d'un bon goût assuré pour les classiques merveilleux d'une autre époque. Malheureusement, le film pâti de son intrigue sans trop de surprise (beaucoup auront deviné la chuté avant qu'elle n'arrive) et qui charme le spectateur avec de nombreux aléas de rythme... Parfois paresseuse, la comédie n'est pas à la hauteur des chefs-d'œuvres passés du réalisateur, sans vouloir être conservatrice. Colin Firth reste comme d'ordinaire ces petites bulles de champagne qui pétillent de cynisme anglais délicieux, et Emma Stone assure une partenaire de choix pour un couple sympathique. De très bons éléments techniques et humains qui sont atténués par une histoire s'essoufflant vite et assez prévisible. Quelques moments délicieux grâce aux acteurs tout de même.
Pas de doute la patte de l'artiste est là mais la magie s'est un peu éteinte. Ce couple improbable entre le mysticisme et la rationalité représente parfaitement l'oeuvre de Woody Allen. Les deux interprètes sont dans le ton, Colin Firth toujours dans ce rôle si british et Emma Stone qui confirme son talent imposé. Mais l'effet escompté n'est pas là même si la philosophie et la vision du romantisme d'Allen sont bien exposés. Magic in the Moonlight reste un bon divertissement, mais il est peut-être trop tard pour attendre un renouvellement. spoiler: Je suis surpris par contre qu'Allen ait opté pour un point de vue plus sceptique quand ses dernières oeuvres (Match Point, Scoop entre autres) tendaient vers l'irrationnel, mais on ne s'en plaindra pas, ca étend sa filmographie.
J'ai vu un film... qui m'a séduit par ses thèmes de la magie et de l'escroquerie dans le cadre d'une romance romantique et émouvante... Wooody Allen délivre un beau film sur l'illusion et les jeux de l'amour et du hasard. Comme d'habitude, le casting est somptueux, et les dialogues savoureux... On est porté par la subtilité du jeu et des situations... Woody Allen est un réalisateur précieux et prolixe. Emma Stone est d'une beauté lumineuse et Colin Firth est un cynique désabusé... Et tous deux sont au sommet de leur art. La lumière est également particulièrement travaillée et douce... Un beau film, parois un peu bavard, tout de même...
Cela se déroule dans les années 1920. La première scène, qui se passe à Berlin, est réalisée avec brio : Wei Ling Soo fait des tours de magie, dont la disparition d’un éléphant ! Dans les coulisses, on apprend que le magicien chinois est en fait anglais (Colin Firth) et qu’un ami vient demander son aide pour démasquer un medium qui sévit dans la famille d’un de ses amis. Le magicien se rend sur la Côte d’Azur et rencontre le medium qui fait tourner les tables et communique avec les morts, la jeune Sophie Baker (Emma Stone, 26 ans). Le film est aérien et léger, les dialogues brillants, imprégnés de l’esprit de Marivaux (« Les jeux de l’amour et du hasard ») et Musset (« Les caprices de Marianne »). C’est aussi un film sur l’illusion et la manipulation, le propre du cinéma ! Une bonne cuvée confirmant que Woody Allen (79 ans) a encore du talent, malgré certains films médiocres dans le passé.
A la fin des années 20, un célèbre magicien se rend dans le sud de la France pour tenter de mettre à jour l'escroquerie d'une jeune femme qui pratique la voyance et le spiritisme au sein d'une riche famille. Sa tâche s'avère toutefois rapidement bien plus difficile que ce qu'il avait pu imaginer au départ. L'intrigue n'est pas particulièrement passionnante mais le jeu d'acteurs et la mise en scène sont réussis. Un film plaisant à regarder avec une histoire à rebondissements qui entretient plutôt bien le suspense sur la réalité ou non des dons de la jeune voyante.
Si Woody Allen ne prend pas beaucoup de risques avec cette charmante comédie romantique, il parvient à traiter son sujet (l’opposition entre le monde matérialiste et le spiritisme) avec un savoir-faire divin. Sa comédie est racée, délicate et pleine de saveurs. On y retrouve le goût de l’auteur pour une ambiance début du siècle, pour la magie, ainsi que pour les paysages grandioses de la riviera française. Il donne à Colin Firth l’un de ses meilleurs rôles depuis longtemps et parvient même à rendre Emma Stone sympathique. L’ensemble est donc parfaitement mineur, mais aussi extrêmement charmant, comme une bulle de champagne.
Toujours aussi plaisant ; une histoire dans une belle époque ' Ciselé , critique de personnalités, cadre magnifique , pourrait être une pièce de téâthre .Bon film , encore .
Après une première heure légère et réjouissante le film se perd dans des parlottes existentielles inutiles qui alourdissent et tuent la fraîcheur créée...
Nous plongeons dans un univers cinématographique proche du milieu du siècle dernier pour suivre l'étrange affaire de Stanley Crawford, magicien de renom lorsqu'il est sur scène, qui en dehors des paillettes réfute toute sorte de magie. Celui-ci se rend, accompagné de son acolyte Howard Burkan, dans le sud de la France pour tenter de démasquer une jeune medium du nom de Sophie Baker à la beauté intrigante qui s'est liée avec les Catledge, famille de haut rang. Il y rejoint également sa tante, pour qui il porte une tendre admiration. Cependant, malgré les jours à cotoyer la voyante et à assister à ses rencontres avec l'autre monde, il n'arrive pas à déceler le truc, la supercherie que lui utilise dans ses spectacles. Comment cela est-il possible ? Existerait-il vraiment un "au delà" ? Le personnage de Stanley se déride au fil du film, il prend connaissance, au contact de la jeune fille, de la beauté qui l'entoure, du ciel étoilé dans l'observatoire de son enfance au parfum des roses rouges du jardin des Catledge qu'il avait pourtant traversé à maintes reprises. On pourrait penser que l'histoire va s'engourdir dans une suite mielleuse, mais l'écriture, la maitrise irréprochable de l'humour dans des dialogues et des situations absurdes et le cynisme qui rend le personnage de Stanley Crawford si attachant donnent du relief à l'histoire. Même si mademoiselle Baker possède de nombreuses cordes à son arc, elle se confronte à son plus grand étonnement à un homme qui ne se laisse pas si aisément berner, le dotant d'un charme qu'elle ne sait expliquer. Le cadrage, les tenues, les musiques apportent une ambiance particulière au film, que nous retrouvons par exemple dans Minuit à Paris sortit en 2011 qui plongeait Owen Wilson dans un Paris des années folles.
Magic in the moonlight est un très bon film. Il est drôle, il est poétique et cynique, comme savent l'être les films de Woody Allen. D'un pitch de départ relativement anecdotique, le casting et le réalisateur font un film intelligent et bavard. Tout respire Woody Allen dans ce film, parfois même un peu trop. Collin Firth est blindé de son humour anglais, et Emma Stone rayonne. Avec "L'homme irrationnel", on peut espérer qu'elle devienne la nouvelle Mia Farrow, la nouvelle Scarlett Johanson du maître Allen. Parce qu'elle semble déverser tout son talent sous les ordres du New Yorkais. Un film sans prétentions, rafraîchissant, à voir un dimanche soir pluvieux.
Habituellement très fan de Woody Allen je n'ai pas accroché à cette histoire très alambiquée. Ce monde de magicien et de médium est, soit trop simple ou trop complexe, en tout cas il manque quelque chose pour que le film soit réussi. Je préfère revoir le splendide et percutant Blue Jasmine.
Magic In The Moonlight est mon Woody Allen préféré, le film est très bien réalisé, magnifique en tout point en terme de lumière surtout, les acteurs sont parfaits en plus il y a Emma Stone qui est sûrement mon actrice préféré rien que ça, c'est tellement bien écrit et surtout c'est tellement drôle.
Des couleurs chatoyantes, des plans magnifiques, de très bon acteurs et vous obtenez un film très sympathique à visionner en famille. Un très bon film et une très bonne musique.
Ce Woody Allen n'est pas d'un très bon cru. Certes, les dialogues sont soignés et parfois drôles mais l'histoire est finalement assez peu convaincante. On s'ennuie presque. Et la fin en happy end un peu téléphonée.