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Jonathan M
164 abonnés
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3,0
Publiée le 28 février 2014
"La bataille de Solférino", au contraire de "La fille du 14 juillet", a su m'émouvoir. Alors oui, gros boucan, personnages fantasques mais pourtant pas loin de la réalité. Justine Triet a su poser sa caméra autour de ce bordel sans nom pour nous concocter une histoire qui tiens la route. Parfois virulente mais aussi pleine d'enthousiasme, la prestation du jeune et prometteur Vincent Macaigne est à signaler.
Plutôt curieux et attiré par ce film, j'ai été submergé par sa nullité. Une sorte de symbole de faux film d'auteur moche sans aucune tenue. UN court métrage de 15 minutes qui s'étire pendant 1h30 ! Tout est une sorte d'impro en roue libre pour se la jouer naturel mais on se croirait chez AB productions, et pourtant j'adore Vincent Macaigne mais là, même lui rame et à force d'improviser chaque scène, on a l'impression que ce petit monde se fout de notre gueule. La revue de presse est déprimante. Seul Positif ne tombe pas dans ce panneau. Arrêtons de nous faire passer ces films pour du Cassavettes ou de la nouvelle vague. Arrêtons de nous faire croire que c'est du ciné vérité ou naturaliste. C'est tout l'inverse, c'est fabriqué, c'est pas bossé, ça n'a aucune saveur. Il n'y a aucune tension, aucune tenue, aucune dramaturgie. La réalisatrice recycle ses images de docu (qui n'ont elles-même aucun intérêt, c'est du JT) et trame une abracadabrante histoire de couple extrêmement mal jouée.
J'essaye tant bien que mal de me sortir des clichés du cinéma français mais il faut bien avouer que celui-ci tend à les renforcer. Au delà des perles d'avant et après-guerre de la Nouvelle Vague et autre "Qualité française", le cinéma français sait se garnir depuis une grosse décennie de films à pseudo-caractère moraliste en racontant la vie dramatique d'une famille de prolétaire luttant contre ce monde injuste aux crocs menaçants pour le salut de leur quotidien.
Une mère un peu co-conne, un père un peu perdu, un baby-sitter un peu limité, un voisin un peu importun, des moutards un peu baveux, un film mais juste un peu. J'ai pendant toute la projection tenté de percevoir le sujet du film. Il s'est avéré que je ne l'ai toujours rien trouvé mis à part : une famille a des problèmes. La pertinence de certains scénarios ne méritent même pas leur appellation, encore faut-il pouvoir les nommer ainsi. Un scénario peut n'être qu'un élément secondaire comme l'atteste le néo-classicisme italien d'après-guerre mais lorsqu'il "doit" être de la partie, on attend de ressentir sa présence. La Bataille de Solférino est à mi-chemin entre le reportage et la caméra opportuniste. Celle-ci est dans ce film la messagère de la confusion, véritable tornade qui n'arrive pas à captiver le regard du spectateur. Tout y défile sans but, histoire de montrer qu'il se passe quelque chose car c'est bien là le principal problème du film. Le temps s'écoule inexorablement tandis que nous attendons un twist, quelque chose qui arriverait à redorer le blason de l'attention cinématographique, sans succès. Des gens bougent, parlent, hurlent, se bousculent, s'engueulent, méli-mélo déconcertant et épreuve pour nos nerfs alors que nous résistons à l'envie de couper cours au massacre convulsif.
Comme dirait le P'tit Gibus, si j'avais su j'aurais pas venu.
J'avais raté "la bataille de Solferino" à sa sortie en septembre et suis allé le/la voir hier au Studio Galande, la salle préférée des cinéphiles retardataires. La critique avait encensé ce film de Justine Triet, une jeune réalisatrice qui avec Yann Le Quellec ("Je sens le beat qui monte en moi"), Antonin Peretjako ("La fille du 14 juillet") et Guillaume Brac ("Un monde sans femmes"), fait partie de la génération montante. Ces cinéastes ont un acteur fétiche : Vincent Macaigne, figure emblématique et barbue du trentenaire paumé, qui est de tous leurs films. Justine Triet a choisi de percuter la grande histoire et la petite. La grande : la soirée électorale du 6 mai 2012, rue Solferino, vue par les yeux de Laetitia, envoyée spéciale de Itélé. La petite : les déboires matrimoniaux de cette même Laëtitia qui voit débarquer chez elle ce jour-là son ex-époux, Vincent, qui exige d'exercer son droit de garde sur ses deux petites filles. L'idée de départ était stimulante. Son exploitation catastrophique. Car, au fond, rien ne lie les deux niveaux de l'histoire. Il n'y a aucune justification à avoir accroché la victoire de François Hollande aux scènes de ménage d'un couple divorcé et hystérique. Aucun message politique. Aucune lecture sociale. Aucun parallèle dramatique. On voit juste d'un côté nos acteurs sacrément chahutés dans une foule joyeuse (et on imagine les difficultés du tournage) et de l'autre, dans un appartement sans âme, un homme et une femme s'insulter en présence d'un baby-sitter débordé, d'un avocat qui ne l'est pas encore et de son labrador placide, sans savoir s'il faut en rire ou en pleurer. Une fausse vraie valeur montante.
L'idée est intéressante : mélanger la grande histoire : un soir d'élection présidentielle à la petite histoire : deux parents qui se déchirent sur le droit de visite du père. Le mélange fonctionne bien pour donner une patine réaliste au film : on a en effet parfois du mal à distinguer les seconds rôles et les figurants, on a du mal à distinguer les moments d'improvisation des moments écrits. Mais, si ce côté "immersion dans la réalité" fonctionne, le film est finalement trop en "roue libre" pour être vraiment très intéressant. "Roue libre" pour les acteurs, qui, comme je l'ai dit, improvisent, parfois un peu à la bonne franquette. "Roue libre" pour le montage, avec un choix d'enchaînement de séquences au petit bonheur la chance. L'histoire reste lisible (avec un enchaînement chronologique), mais il y a un ,manque de hiérarchie : c'est bien (et réaliste) de mélanger l'anecdotique, avec le fondamental, mais ça peut être mieux géré. En fait, on a vraiment l'impression durant tout le film, mais en particulier dans sa dernière partie, d'être dans une soirée parisienne. On chope beaucoup de propos intéressants, c'est agréable, mais un peu décousu, et on ne sait plus quelle heure il est, et le passé, le présent et le futur se mélangent. Les critiques spectateurs semblent assez partagés : soit on aime (emporté par l'énergie du film, qui est bien présente), soit on déteste (car on ne rentre pas dans l'histoire, on est comme laissé de côté de la soirée, car il nous manque un petit verre peut-être). Moi, je mettrais une note moyenne, car le film a les défauts de ses qualités... Vous pouvez passer un bon moment.
Vaguement intéressant au début, le film devient vite brouillon et lassant. Où est l'intérêt de filmer des élucubrations entre amis ? Que devient le spectateur là dedans ? Vite pénible. On évitera.
Effectivement, La bataille de Solferino est "vivant" pour reprendre les critiques dithyrambiques de la presse bobo mais en même temps c'est un peu facile d'enchainer des scènes où des personnages ne font que s'engueuler. Oui c'est "vivant" mais c'est aussi incroyablement ch.... à regarder ! Le film ne parle de rien, tout reste superficiel et inachevé. C'est décevant aussi bien d'un point de vue esthétique que thématique. Justin Triet nous fait croire qu'elle veut faire du cinéma qui se rapproche du documentaire, quelque chose de vrai, mais la vérité est qu'elle n'a absolument rien à dire et qu'elle n'est pas capable de faire un seul plan bien composé.
Nous sommes étouffés des les premiers plans ; les cris d’enfants qui ne cessent jamais, la panique de la mère et l’air perdu du jeune baby-sitter (M.A Vaugeois, plutôt bon) annoncent un film chaotique, qui cependant ne manque pas d’humour (La niaiserie apparente du compagnon de Laetitia créée l’hilarité du public. Ensuite, Vincent Macaigne fascine : son personnage plein d’anxiété fait (naturellement) rire régulièrement. Son comportement complètement perché apporte au film une certaine légèreté. L’aspect documentaire du film, tourné en partie Solferino le 6 mai 2012 donne un résultat particulièrement puissant. Nous nous sentons aussi nerveux que les personnages (ou même des acteurs qui jouent leur rôle difficilement au milieu d’une foule qui ignore totalement l’existence de ce tournage. Il s’agit d’un film sombre par la situation des deux personnages principaux (Dosch et Macaigne, formidables) qui toutefois nous fait régulièrement rire (ex : la scène extraordinaire au commissariat, qui fait disparaitre l’angoisse de la salle et laisse place à quelques fous rires). Justine Triet est une cinéaste à suivre, elle fait partie d’une génération plus que prometteuse (Peretjatko, Zlotowski, Gonzalez…) qui donne un nouvel élan au Cinéma français.
J'avais eu l'occasion/la chance de le voir en projo privée en présence de l'actrice principale L. Dosch et de la réalisatrice J. Triet . Je reste sur l'impression d' un film inégal. Le perso' de Vincent Macaigne en mode "nounours avec des bonnes intentions mais maladroit" qui se transforme par la suite en individu prêt à défendre bec et ongles ses droits pour la visiste de son gosse , presque incontrôlable est interessant. Le comique basé sur l'opposition entre le baby-sitter, mollasson face à Laetitia, hyper tendue avant d'aller couvrir l'élection me semble bien recyclée et ne fonctionne qu' à moitié. Greffer la tension personnelle à celle globale d' une élection et de la foule en attente des résultats devant le siège du PS est une idée intéressante assortie d'une dérison (facile) du rôle du journaliste dans ces moments réduit à commenter le vide dans l'attente des résultats. La dernière 1/2h ... Elle est particulière et assez pénible avec cette séquence d'engueulade presque forcée. Pour avoir discuté un bout de temps après le film avec la réalisatrice,sa vision était de présenter ces moments de tension dans leurs radicalité tout en les inscrivant dans la banalité du quotidien via l'alternance avec une scène posée et calme ensuite. Je ne suis pas totalement convaincu par la focalisation du sujet sur les trentenaires Parisiens . Quand "Première" par exemple estime que ce film vante le regard de ce film sur ces derniers, je trouve cela exagéré . Les professions représentées( jouranaliste, dessinateur, avocat) renvoyent à un univers déjà souvent représentés à l'écran selon moi. Par ailleurs, la thématique des trentenaires à fleurs de peau, leurs problèmes aux quotidiens est souvent traitée aussi. Le fait de ne pas vouloir le sacraliser, le traiter avec distance est certes en partie pertinent selon moi mais bon...
Un bon sujet mais traité avec trop peu de rigueur. Ainsi, les dialogues quasi improvisés et les approximations du script conduisent parfois à des passages ennuyeux voir agaçants (la scène dans le commissariat, l’engueulade dans l'appartement). Reste des séquences joliment décalées, prouvant qu'avec un peu plus de contrôle et une ligne directrice, il y avait du potentiel.
Insupportable! Une femme insupportable, hystérique et bordélique, confie ces insupportables enfants (l'une ne fait que pleurer pendant 24 heures) à un insupportable babysitter apathique. Sur ces entrefaites, le père insupportable, violent et ne ressemblant qu'à peine à un être humain débarque... Et personne ne s'écoute, tout le monde se coupe la parole... et c'est insupportable! On adore la performance des acteurs, la capacité à filmer en réel lors des festivités du 6 mai 2012 (y compris les militants – très drôles, les jeunes militants UMP de 14 ans qui assurent que, si, si, ils l'ont gagné leur argent) mais cette accumulation de bordel (d'énergie diront certains) est fatigante.
Un film original, qui entremêle fiction et documentaire, l'histoire d'une famille et l'histoire d'un pays, les deux en pleine rupture et tumulte ... Différents angles de vue sur notre société où la communication semble si difficile, et où il est difficile de ne pas se laisser déborder quand des digues craquent de partout ! Les acteurs sont impeccables, le film est plein de frénésie, très rythmé et foisonne de scènes très drôles. Seul bémol : j'ai juste trouvé que la conclusion (le retour au calme) était un peu longuette.
Abyssal de bétise et pathétique quand ça veut faire rire. Les acteurs surjouent, le scénario est inexistant, bref c'est à pleurer d'ennui. S'il n'y avait pas eu une rangée entière de gens à déranger je serais partie après les 10 première minutes de hurlements de bébés !
En écrivant ce mot, je me rends compte que l'affiche du film est trompeuse avec Laetitia Dosch et Vincent Macaigne tenant chacun un gosse dans les bras, les enfants ne sont heureusement pas le centre de cette excellente comédie bizarre. La première séquence impose les cris permanents des gosses (on a envie de les jeter par la fenêtre), mais ce brouhaha n'est pas agressif pour le spectateur en définitif et produit du comique, grâce aux dialogues, notamment du mec de Laetitia, un papa poule pas papa. Le comique déboule un peu partout grâce à Vincent Macaigne, déglingué et son "avocat", avec le baby-sitter complètement apathique (un jeune lambda, pour jouer au vieux con). J'ai bien aimé aussi la fin même si le personnage de Laetitia est assez maltraité.
Un sentiment général de "cool désaxé" ne m'a pas quitté pendant le film et c'était très plaisant. Good job