Jimmy’s Hall...de Ken Loach. C’est l’histoire d’un mec qui revient. Dans son pays natal, l’Irlande, après un exil aux USA. Nous sommes dans les années 30, après la guerre civile qui opposa les britanniques aux irlandais. Jimmy ouvre un dancing, qui est en fait un lieu de liberté, d’expression, de loisirs, un endroit qui fait peur aux conservateurs, aux ecclésiastiques, et autres pisse-vinaigre qui vont lui mettre les bâtons dans les roues.
Ken Loach on connait, et on aime. Ici nous ne sommes pas dans le meilleur cru. On est loin de «Le vent se lève», «Lady Bird», ou «Raining Stones». Cependant, même si l’histoire manque sacrément de rythme et de peps, on se laisse aller à apprécier une bonne moitié du film, la seconde plus précisément quand les choses se corsent.
Le casting est impeccable, et les scènes entre les antagonistes fonctionnent à tel point que l’on a envie d’y prendre part : les dialogues font mouche, et les propos nous font bondir. On retrouve dans certaines scènes des éléments qui font penser à Capra, (la comédie en moins), tous les élans de solidarité, le côté seul contre tous.
Ken Loach semble dire qu’il s’agit là de son dernier film, et qu’il se consacrera désormais aux documentaires. En ce qui concerne Jimmy’s Hall, il est évident que l’on trouvera mieux dans la filmographie de Ken Loach, mais si ce film est son testament en matière de fiction, autant le recommander.