Comme souvent avec Ken Loach, j'aimerais aimer, mais l'histoire n'est pas suffisamment bien menée pour dépasser le téléfilm malgré toutes les bonne intentions didactiques.
Une page d'histoire de l'Irlande comme observé par la lorgnette d'un appartement^^. Outre une photo absolument magnifique, le film aborde, sous un air parfois décontracté et anodin, l'influence de l'église dans ce beau pays au début du siècle précédent. C'est une biographie simple,respirant la joie de vivre et la soif de liberté, la lutte contre des religieux... (aux méthodes parfois peu orthodoxes). Si le sujet nous est familier, et si l'auteur est en terrain connu en nous assènant quelques belles phrases et théories qui tapent là où ça fait mal (la lutte ouvrière, le monde de la finance...),. Une sorte de récit d'un combat idéologique montrant comment, à une époque l'église à eut quelques petits soucis^^. Tout cela avec un jeu d'acteur correct, tout comme la mise en scène. Après cela reste du Ken Loach et donc lui à son style bien à lui ; qui ne plait pas à tout le monde. Pas un chef d'oeuvre pour ma part, mais cela reste un bon film pour le sujet qu'il traite (même si ce n'est pas spécialement un sujet qui m'interpèlle vraiment, mais plutôt vaguement).
Superbe, encore un Ken Loach pur jus ; dans la lignée de "le vent se lève" ou quand la petite histoire côtoie la grande Histoire ; le réalisateur retrace avec sensibilité justesse et talent une histoire vraie dans une Irlande au passé tourmenté et compliqué (merci messieurs les Brits ! ) ; à voir absolument pour ceux qui aiment ce pays et ce réalisateur............. PS : messieurs les réalisateurs français, prenez-en de la graine, vous en avez bien besoin !
on tourne un peu en rond avec les films de Ken Loach, et à force de toujours dénoncer les mêmes choses, le message finit pas perdre de son intensité. les drames sociaux ont fait place aux fresques sociales, moi ça me touche moins, mais ça reste du cinéma solide et bien fait...un tantine manichéen dans son discours et c'est dommage...
Comment cette histoire du passé nous parle de notre présent hypothéqué par un avenir incertain, que certains imaginent recycler par une politique réactionnaire. On aimerait que les réalisateurs français en fasse autant dans ce genre, d'autant qu'ils ne seront pas les derniers touchés...
Rien que la magnifique et puissante scène du confessionnal - Jimmy fait vaciller les convictions obscurantistes du prêtre inféodé à la classe dominante - justifie à mes yeux de voir ce film ! C'est superbe cette ode à la liberté et à la dignité de l'Homme face à ceux qui se plaisaient à verrouiller la pensée (l'Eglise .. et ça continue en 2014 !) et à ceux qui avaient beaucoup à perdre par la remise en question de la pauvreté et de la pyramide sociale qu'imposait la classe aisée, à la fois propriétaire foncière, intrigante et dominante. Oui, ça m'a pris aux tripes. J'y ai cru à ce film, d'autant plus qu'il fait écho, par ce qu'il dénonce, avec notre époque moderne (l'Eglise continue d'imposer son ordre moral en restant proche, très proche, des grands intérêts des puissances économiques, l'Argent est Roi et l'Elite tire toutes les ficelles). Et tant pis pour les rares petites critiques que j'avais à formuler tellement le message est puissant et reste d'actualité (1/au début du film, j'ai tiqué sur la compréhension du sous titrage se voulant "explicatif" mais peu clair au final pour le profane .. à moins d'avoir révisé le contexte historique irlandais des années 1910 à 1930 ; 2/ les flash-backs autour de Jimmy, créant le Hall et le ressuscitant à 10 ans d'intervalle, ne sont pas - à mon avis - évidents à "capter" car les époques et les traits des protagonistes ne sont que très peu différenciables). Bravo Monsieur Ken Loach ... 4,5 sans hésiter.
Un combat perdu d'avance, une histoire d'amour impossible, des liens amicaux et de solidarité indestructibles, de la politique, de la religion, un pays en deuil. Tout ça dans ce film, extraordinairement bien entremêlés. Le réalisateur nous livre un très beau film sans prétention et en toute simplicité. Le casting, atypique et inconnu, est la cerise sur le gâteau.
Il m'a rappelé les scènes de danses dans Titanic. Formidable. Ce sera un bon souvenir aussi grâce à un brillant court-métrage avant le film: THE PUB. Vraiment content de l'avoir vu en salles. Oui, certain acteurs sonnent un peu faux mais c'est le manque de budget qui l'empêche peut-être d'avoir que des acteur pros. C'est plein de charme. Certains discours (très courts, pas ennuyeux du tout) pourraient être clamés aujourd'hui. Bien content qu'il ait obtenu de l'argent pour tant critiquer notre monde/système d'aujourd'hui sans en avoir l'air: m'a rappelé un commentaire sur Les Lettres Persanes d'un de mes profs de Français, ce film donne l'impression convaincante d'être au sujet de l'Irlande en 1920 etc. mais ce moque de notre époque et nous avertie.
Sa musique est très joyeuse. Certains plans ressemblent à de beaux tableaux: une belle campagne verte, un chemin onduleux en "S", une charrette au loin, s'approchant. A voir.
Le dernier film de Ken Loach se passe en Irlande après la crise de 1929, Jimmy revient au pays après 10 ans passés à New York. Il espère vivre tranquillement chez sa mère mais les jeunes du comté le poussent à réouvrir la salle commune à cause de laquelle il a du fuire...tout recommence....Malgré le contexte historique, cette chronique sociale réussie garde une raisonnance très contemporaine. Un excellent film servi par son casting et une entraînante musique irlandaise traditionnelle.
Dernier film communiste en date d'un des plus grands réalisateurs anglais avant sa retraite définitive ( vraiment ? ), le long métrage raconte comment un homme s'oppose aux idées trop conservatrices de tout un village, idéologie imposé par un pasteur extrémiste! La réalisation de Loach à beau être très commune on ne s'ennuie jamais devant ses dires encore une fois très politiquement engagées! Son dernier long métrage ne révolutionnera rien, n'arrivera pas à convaincre ses opposants et ne fera que conforter ses spectateurs dans leur joie de le retrouver! Son dernier film apparaît peut être comme plus abordable pour le grand public, la réalisation plus facile, cinématographiquement simple et académiquement parfaite. Le seul défaut que l'on pourrait reprocher à son film est la perte de temps de la toute première partie, flash back inutile, répétitif et fatiguant!
De très bons acteurs, des dialogues percutants, de très beaux paysages, des moments de musique et de danse de très belle facture, une mise en scène sans temps morts et sans longueurs.
C’est l’histoire du retour du charismatique Jimmy Gralton en Irlande en 1932 après dix ans d’exil à New York. Il cherche à remettre sur pied un dancing et des cours artistiques dans une salle désaffectée. Il va se heurter au clergé tout puissant en Irlande et déchaîner les foudres des fascistes et des riches propriétaires terriens. La situation se complique pour lui lorsqu’il s’implique dans une affaire politique liée à une expropriation. Ses projets ne seront pas retenus, seul ressort aux yeux de ses détracteurs son passé de communiste.
En filigrane, une histoire d’amour qui n’a jamais pu voir réellement le jour.
Je mettrais un bémol : le film est manichéiste, les méchants le sont beaucoup, et le gentil est trop gentil, il n’a pas de failles, pas de face sombre et est érigé par le cinéaste en victime.
Cela dit, j’aime comme d’habitude toujours beaucoup le ton et les images de Ken Loach, sa façon rude et vraie de raconter des histoires.
Excellent moment en compagnie de Ken Loach, histoire très dure et révoltante bien sûr mais avec un tel scénario, ça ne pouvait que glisser tout seul ! Je me suis demandé pendant la projection pourquoi ce film n'avait pas eu l'audace d'être tourné en irlandais, ce qui aurait paru plus authentique ; en effet, je pense qu'en 1932, à peu près personne en Irlande ne devait parler la langue de Shakespeare... Cette langue est toujours usitée, certes, en seconde, mais tout de même !
Oui, le film est pas mal mais bon ce n'est pas très joyeux... Et puis le film ne se termine pas du tout sur une note positive. On nous plante là et puis on ne sait trop quoi en penser... Bon, on pourra s'en passer de ce film.