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Freakin Geek
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3,5
Publiée le 2 octobre 2014
Si Another Earth, premier film de Mike Cahill était passé plutôt inaperçu lors de sa sortie en 2011, il avait déjà permis au réalisateur de faire la tournée des festivals et de se faire un nom auprès des critiques. L'histoire semble se répéter avec son second film I, Origins qui après être passé par Sundance et Deauville sort discrètement dans les salles ce 23 septembre.
Depuis sa tendre enfance, Ian est passionné par l’œil humain au point de collectionner les photos d’œil de toutes les personnes qu'il connait. Pour allier sa passion et son métier, il est devenu scientifique et travaille à percer le mystère de l'oeil. Lors d'une soirée, il tombe sous le charme d'une inconnue, obsédé par elle c'est par son regard qu'il arrivera à la retrouver et débuter une belle histoire d'amour. Un événement tragique va cependant bouleverser toutes les théories sur lesquels il basait ses travaux.
Toujours dans un style très réaliste, Mike Cahill filme sans filtre le quotidien de son personnage principal. Une histoire en trois parties qui plonge une histoire très concrète qui, après une parenthèse romantique se transforme en oeuvre d'anticipation.La troisième partie de I Origins est comme un second film dans le premier. Une histoire sur laquelle il ne faut pas trop en dire pour tenter de percer les mystères de l’œil. Le jeu de mots I / Eye du titre du film est d'ailleurs a ce propos vraiment bien trouvé.
Il parait que chaque humain possède un modèle unique d’œil par les crevasses de l'iris. Passionné par la science, le réalisateur s’intéresse avec ce mystère au conflit qui oppose la science et les croyances religieuses. Son personnage principal cherchant à prouver avec ses recherches sur l'oeil que notre évolution est naturelle et non pas l'oeuvre de Dieu. Toutes ses découvertes vont cependant être remise en doute par un fait qui pourrait prouver l'existence de la réincarnation.
Mike Cahill n'avait qu'un nom en tête pour incarner le personnage principal de son film. Il s'agit de Michael Pitt que l'on connait plus pour des rôles plus inquiétants comme celui qu'il tenait dans Funny Games U.S. ou plus rock dans Hedwig & The Angry Inch ou Last Days. C'est à peine si on le reconnait dans le garçon bien sage qu'il joue ici. Un scientifique obnubilé par ses recherches jusqu'à ce qu'il tombe amoureux d'une jeune mannequin prénommée Sofia qui va le détourner de son travail.
Cette fille dont il va tomber amoureux est jouée par l'actrice française Astrid Berges Frisbey vue entre autre dans La Fille du Puisatier mais surtout en jolie sirène dans Pirates Des Caraïbes IV, La Fontaine de Jouvence. C'est Michael Pitt qui a réussi à convaincre sans trop de peine le réalisateur Mike Cahill car elle possède des yeux bichromatiques qui n'ont pas eu besoin d'effets spéciaux pour coller à l'histoire mais aussi pour ses talents de comédienne qui en faisait la Sofia parfaite. Impossible en effet de ne pas craquer pour le charme de cette comédienne.
I Origins marque aussi les retrouvailles de Mike Cahill avec la comédienne Brit Marling, l'héroïne de son premier film Another Earth. L'actrice n'a cette fois ci pas participé à l'écriture du scénario et ne tient ici qu'un second rôle. Celui de l'assistante de Ian qui va beaucoup faire pour l'avancée de ses recherches par intérêt pour la science mais aussi parce qu'elle aimerait bien plus qu'une relation professionnelle avec le chercheur.
C'est une histoire vraiment belle et touchante que délivre ici Mike Cahill. Tout d'abord une histoire d'amour fraiche et réussie entre Michael Pitt et Astrid Berges-Frisbey mais aussi une interrogation sur des mystères sur lesquels on est loin d'avoir fait la lumière. Ce mélange donne une comédie dramatico-romantique d'anticipation, originale et inattendue qui change des œuvres préformatées du genre. Dommage qu'on ne donne pas à I Origins plus d'exposition en salles car il mériterait franchement de trouver son public.
Pas loin du chef d'oeuvre un film émouvant,captivant...on est bouleversé à la sortie les acteurs sont géniaux le scénario est original,bluffant et amène une réflexion sur le monde qui nous entoure...ça vaut le coup d'oeil...une belle curiosité cinématographique
I Origins est un beau drame subtilement SF sur les croyances, les certitudes, l'amour, la science et qui célèbre la coexistence du monde scientifique et du monde de l'esprit. Mike Cahill nous revient dans un registre assez proche de celui qu'il abordait dans son très réussi premier film, Another Earth, à savoir celui de la science-fiction dramatique. Cette fois-ci, pas de deuxième planète Terre abritant potentiellement les doubles de tous les êtres humains, mais la quête d'Ian Grey, un scientifique passionné et obsédé par les yeux : l'évolution de l'organe et de son sens. Indissociable de l'intrigue scientifique, l'intrigue amoureuse entre ce scientifique et l'intrigante Karen constitue une histoire assez jolie et poétique pour devenir vraiment dramatique lors d'une scène assez choquante : c'est le souffle coupé et la gorge prise qu'on suivra ensuite les séquelles de cet événement dans la vie des personnages et ses imbrications infinies dans l'intrigue scientifique. Karen, jouée par la franco-espagnole Astrid Bergès-Frisbey, est l'exact contraire d'Ian : artiste, elle est très ouverte au mysticisme et aux mystères de la vie qu'elle rattache à l'existence d'un monde spirituel. Ian au contraire ne croit que ce qu'il peut prouver scientifiquement. Leurs discussion sur cette dichotomie science/spiritualité rythmeront leur histoire d'amour, des concessions attendries aux disputes passionnées. Et tout l'intérêt du film réside ici : à chaque fois que la science semble l'emporter, un fait vient bouleverser nos certitudes et celles des personnages, on évolue toujours en même temps. Mais au final, aucune certitude scientifique ou même spirituelle ; Mike Cahill nous laisse faire notre propre idée de tout et nous participons donc pleinement au film et à ses rebondissements. Et même lorsque tout s'achève, toujours aucune certitude. Je vous recommande pleinement ce joli film indé, malheureusement très mal distribué en France (une seule salle à Paris !).
ou comment un scientifique athée devient peu à peu, non pas croyant, mais moins athée, juste parce que des gens ont les même pupilles que d'autres. creux, et frisant le ridicule, mais tout de même plutôt distrayant.
Mike Cahill continue de creuser son sillon bien particulier dans le cinéma indépendant américain en investissant des genres généralement dévolus à la série B ou aux blockbusters à budget énorme avec sa voie beaucoup plus minimaliste. C’est ce qui faisait le sel de son relativement intéressant « Another Earth » dans la science-fiction et ici, dans le fantastique à tendance spirituelle… Le sujet de la réincarnation traité par le prisme de nos yeux (il faut voir le film pour comprendre) promettait d’être passionnant. Malheureusement les meilleures intentions ne font pas les meilleurs films et la naïveté ambiante, des raccourcis excessifs et de trop nombreuses facilités narratives plombent totalement l’ensemble. La première partie est plutôt ennuyeuse et se vautre dans un romantisme se voulant culte, peu aidée par des interprètes mal dirigés. Au final, elle se révèle être plus agaçante qu’autre chose et ne nous incite aucunement à la tolérance. Heureusement, le réalisateur remonte la barre dans la dernière demi-heure en nous livrant de belles scènes et en parvenant à nous intriguer malgré que l’on connaisse l’issue de tout cela bien avant les protagonistes. Petit à petit, une certaine poésie se dégage de l’ensemble qui laisse doucement émaner sa cohérence. Un film attachant mais boiteux qui n’est que l’ombre de ce qu’il aurait pu et surtout dû être.
Très curieux ce film car face à la spiritualité, le réalisateur ne laisse pas beaucoup de place à la science. Chaque cadre, chaque son, chaque changement de rythme dans le plan suggèrent une forme de spiritualité. Ainsi, les images très belles et son très planant n'apportent aucun soutien au point de vue d'abord dubitatif du Docteur. Dès les premiers plans, nous savons, nous sentons, sa lente mais inéluctable conversion à venir.
Mais si vous ne craignez pas une crise de foi dû à un propos un peu trop appuyé sur la spiritualité et la religion, I Origins saura vous toucher dans ses moments moins à thèse mais plus romantiques et poétiques.
Vu au Festival de Deauville avec le son Dolby Atmos!!!! Un chef d'œuvre cinématographique autant que musical avec une bande son superbe! Des acteurs tous convaincants et émouvants! Un sujet un peu compliqué au départ mais bien amené! On est emporté par la musique et l'histoire!
Dans les bonnes surprises de l'annee 2014 cote SF il y a I Origins, conte romantique qui ne renie pas une bonne part philosophique. J'etais sceptique en voyant sur Allocine les mentions "science-fiction" et "romance" cote a cote, et craignait un peu de tomber sur un de ces films pour ados de qualite moyenne voire mediocre qui fleurissent ici et la. Cependant le pitch n'avait pas manque d'attirer mon attention et promettait un film peu commun et interessant pour peu qu'il fasse l'objet d'Une bonne realisation. Dieu sait que ce n'est pas toujours le cas mais quoiqu'il en soit, ici on peut dire promesse tenue, et tres bien tenue meme. I Origins est un film a concept, c'est sur une seule idee, assez simple qu'il est entierement base: l'idee que si chaque personne a un motif unique de l'iris, pourquoi deux personnes ayant le meme motif n'auraient pas un lien profond ? Une idee donc, qui laisse etendre un debat philosophique entre croyance et science, c'est d'ailleurs le theme central du film. Un debat passionant qui dure depuis des siecles et n'est pas pres de cesser aborde ici sans parti pris, qui laisse a chacun son interpretation tout en poussant a la reflexion. Pour supporter ce scenario certes complexe mais peu ryhtme, le film s'appuie sur une realisation douce et mystique et sur un triangle amoureux de personnages qui se completent a merveille. Ces personnages sont superbement interpretes par l'acteur principal bien sur, mais qui porte veritablement le film Sur ses epaules, a la seule force de son charme, c'est la belle Astrid Berges-Frey. Le realisateur semble avoir trouve l'actrice parfaite pour representer la part mystique de son film. Chacune de ses scenes laisse une empreinte indelebile sur Le reste du film et sa grace naturelle et innocente a l'image la rend tout aussi essentielle au film. Tres bonne surprise, I Origins est un film tendre mysterieux et envoutant qui reste longtemps dams l'esprit. Plus qu'une bonne surprise je le classe personnellement au rang de mes coups de coeur.
Percutant et questionneur sans tomber dans le cliché et la lourdeur, "I Origins" déroute autant qu'il émeut. Un film beau et intelligent. Mike Cahill épate encore. Brit Marling aussi. J'aime ces ambiances mystérieuses, interrogatrices, qui laissent une continuité une fois le film terminé. Sensation étrange, de réflexion, de néant et de plénitude mélangés.