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John Henry
127 abonnés
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3,5
Publiée le 24 janvier 2015
Les nouveaux sauvages ça commence comme un opéra, fort, avec maestria et ça donne le ton de ce qui va suivre : drôle, décalé, avec des personnages qui sont en rupture. Je trouve certaines critiques "professionnelles" scandaleuses : parler de déresponsabilité, d'humanité ordurière, de vulgarité. C'est tout le contraire. Ces gens sont des gentlemen de l'esprit, les derniers défenseurs de la morale et de l'éthique et surtout, c'est fameusement drôle. Cynique. Parce que c'est un peu de nous, sans doute, je demanderai à ma psy. C'est vrai qu'avec la fin du sketch sur ces 2 automobilistes qui périssent enlassés, on approche de l'orgasme cinématographique. Après, le soufflé retombe un peu, dans trop d'explications, dans le trop attendu peut-être aussi jusqu'à l'apothéose finale, qui finit comme finissent les opéras : avec grandiloquence, majestueux, délirant et formidablement barré.
Produit par Pedro Almodovar ce film à sketches argentin constitue un agréable divertissement sur le thème du pétage de plomb, de la perte de contrôle, ou comment un homme, une femme voient à un moment donné leur vie basculer dans la violence. Soit lors d’un moment-clé de leur vie comme le mariage, soit lors d’un accident, soit lors d’une situation tout à fait banale (une crevaison sur une route secondaire). Relativement équilibrée, sans trop de faiblesse et au final plutôt jubilatoire, cette suite de court-métrages alterne humour absurde, burlesque, humour noir, comédie de situation, avec des personnages enlevés en guise de fil rouge une certaine ironie et une noirceur qui n’est pas sans rappeler certains films des frères Coen ou de Tarantino.
Mon premier film argentin! Je n'ai pas été déçu. Assez marrant dans l'ensemble. Les personnages sont parfois surprenants! Ce n'est peut être pas un chef d'oeuvre mais j'ai passé 2 bonnes heures . It really worth it ;)
Ce film est divisé en une série de "péripéties" à travers des personnages et des histoires différentes et successives. Il reflète très bien la société et ses non sens. Il caricature notre monde qui marche totalement sur la tête avec beaucoup de justesse. Bien évidemment, les réactions sont extrêmes dans le film. A la fois pour se vouloir hilarantes mais pas seulement à mon sens. Aussi pour nous sensibiliser sur le fait que la frontière entre la raison et la folie est toute proche et ce pour tout le monde quelque soit sa classe sociale que l'on soit parfaitement équilibré, éduqué, cultivé etc La toute dernière scène est très représentative... spoiler: Après avoir basculé dans la folie, juste avant d'atteindre son apogée et son irrévocabilité, la situation s'apaise, prends du recul, puis prend un nouveau départ sans "rancune" ni amertume. Là, où tous les sketches précédent avaient quant à eux basculés à l'extrême sans retour en arrière possible. A la fois décapant et détonnant, il nous offre un constat des dérives de nos sociétés et un aperçu de ce qui pourrait arriver si l'on poursuit ce chemin en s'affranchissant de toutes nos valeurs d'éthique, de moral, de respect... Par un humour noir, il pose des questions
Les deux heures de projection passent à la vitesse grand V. C'est dire que ce film ce film à sketches est réussi. La mise en scène est impeccable. Les deux premières histoires me font penser à la fameuse série "Les contes de la crypte", et les autres aux films à sketches italiens de la grande époque. Une réussite !
Les Nouveaux Sauvages est un film difficile à identifier. A la fois satyre de la société actuelle extrêmement violente et comédie noire, le film enchaine plusieurs sketchs et jongle sur des points de vue différents. Les acteurs sont très bons, parfois un peu moins (l'adolescent irresponsable, la femme de l'ingénieur) mais les éclats de rire fusent pendant chaque histoire. La première et surtout la dernière nouvelle du film sont des passages mémorables. Après Babel, Szifron est au commande d'une oeuvre qui brille par son originalité et ses clins d'oeil. La mise en scène offre des clins d'oeil à John Carpenter et Quentin Tarantino. Le cocktail est savoureux, malgré une ou deux fins qui tombent légèrement à plat, comme l'issue de l'accident de voiture par exemple. Au final, les deux heures de film nous paraissent très courtes et on serait presque tenté d'en redemander.
j'ai adoré, la tension monte en direct, on vit les situations jusqu'au bout même si dans la réalité on va pas jusque là, quoi que parfois on s'en rapproche beaucoup. De l'humour subtilement dosé, bien placé là où il faut. Très bon divertissement
Ce n'est pas un film, mais bien six films que propose le réalisateur argentin Damian Szifron avec Les Nouveaux Sauvages. Ce film à sketches, présenté à Cannes, peut être décrypté dans son ensemble ou de manière séparé pour chaque petit bout de film. Pour reprendre le titre original du film (Relatos Salavajes), ces six petites histoires sont dites "sauvages". En effet, les protagonistes des différentes séquences basculent dans la sauvagerie suite à un événement inattendu, parfois totalement banal. Il y a du bon et du moins bon dans chacune, mais on retrouve à chaque fois un humour noir jouissif, souvent borderline, et des thématiques intéressantes. Les deux premiers films sont assez bons, sans plus, et préparent le spectateur pour la suite. C'est à partir du troisième que la sauvagerie devient vraiment dingue. On découvre alors comment un simple conflit entre automobilistes dégénère en un duel effarant de froideur, où la fierté et la vengeance sont les valeurs qui s'imposent. Le réalisateur pousse alors le curseur au maximum, et propose donc quatre derniers petits films brillants, mêlant avec un équilibre fragile, folie, drôlerie et violence. Damian Szifron présente, au-delà de l'aspect assez tarantinesque de son film, une vision originale de nos sociétés capitalistes déshumanisées, névrosées par la vanité, la corruption et une bureaucratie absurde. Le tout est mis en scène avec brio, toujours bien interprété, et se conclut dans une séquence de mariage totalement démentielle.
Les Nouveaux sauvages est une pépite de comédie à l'humour caustique, décapant, vitalisant ! Le concept de sketchs est une réussite totale, des scène cultes qui se succèdent, des acteurs déchaînés, de la dérision, des larmes, du sang et de la vengeance ! Quel bonheur de voir ces personnages péter des plombs au diapason de de cette satire sociale pleine de pertinence ! Le cinéma français devrait d'ailleurs s'inspirer du cinéma argentin car à lumière de cette comédie pleine d'esprit et de légèreté les clichés et la lourdeur de "Mais qu'est ce qu'on a fait au bon dieu" n'en sont que plus flagrants...
La société va mal, les gens s’entretuent et ne paient même plus leurs amendes. Dans quel monde vit-on ? C’est ce qu’essaye de décrire un réalisateur que nous n’avions plus vu sur les écrans depuis 2005 avec Tiempo del valientes. Il nous parle aujourd’hui de sauvagerie, d’incivisme et autre dépression. Chouette programme !
Peu s’aventure dans le genre de films à sketchs. Réputés difficiles à réaliser de par leur essence hétérogène, certains arrivent néanmoins à tirer leur épingle du jeu. Damian Szifron en fait partie. Trash et férocement comique, Les Nouveaux Sauvages s’amusent à pointer du doigt tous les péchés de l’Homme. L’avarice, la colère la tromperie ou la lâcheté ne sont que des mots à côté d’images frappantes et redoutablement efficaces que l’on se prend en pleine figure.
Tout sauf préparé à cela, le spectateur sera ravi de voir tant de culot au cinéma. Car ils sont rares, ces cinéastes qui tentent des choses aussi neuves et osées. Il y a un peu de La Iglesia (Balada Triste) dans cette façon d’utiliser la violence comme moyen de faire rire, mais aussi de dénoncer. On s’aperçoit d’ailleurs que les sketchs les plus courts (l’avion, le duel des voitures) sont peut-être les meilleurs. Par leur aspect bref et très intense, ils nous proposent pour l’instant les meilleurs moments de cinéma de 2015.
Moderne et inspirée, la plastique du film est aussi à louer. Turbulente et pourtant parfaitement contrôlée, la caméra se met au service de ces personnages, désemparés et en proie à une terrible violence incontrôlée. Santaolalla, l’un des meilleurs compositeurs de sa génération (Iñarittu, Salles), fait frotter ses cordes pour accompagner les pérégrinations de ces hommes et femmes, tous épuisés par une injustice impalpable. Tous, finalement, un peu comme nous.
En voyant la bande annonce, je n'avais pas imaginé que c'était une série de plusieurs courts métrages. Donc surpris de ne pas voir le film déjanté auquel je m'attendais avec des personnages à la Almodovar. Passé cela j'ai passé un bon moment à travers ces petits films et leurs personnages délirants face à des situations difficiles à gérer et où l'agressivité l'emporte afin d'en venir à bout!
Six courts métrages, tous inspirés et qui peut faire froid dans le dos, tant la réalité est présente . L'interprétation est impeccable ainsi que la mise en scène vive et efficace. Un très bon moment de cinéma, qui ne fait pas que divertir.
Le film a connu un réel succès en Argentine puisqu’il a fini l’année en tête du box-office devançant tous ses concurrents américains. Il était donc normal que le film traverse les frontières et vienne nous apporter une bonne dose de fraîcheur nécessaire dans cette période des plus moroses. Il dresse une toile vivante de la société argentine qui trouve un fort écho chez nous.
[...]
Le film est divisé en plusieurs histoires plus ou moins longues et plus ou moins efficaces. On en voit en tout cas de toutes les couleurs dans ces différentes histoires revanchardes. Le cynisme est assumé et poussé à l’extrême. Le film est une véritable ode au sadisme humain réprimé par une société moderne souvent injuste. On peut le regarder comme un défouloir un peu à la manière dont le réalisateur a imaginé lui-même le film.
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Voilà donc une comédie pleine d'énergie et de fraîcheur ! On en prend plein la tête et ces différentes histoires ont chacune leur charme. La vengeance est un plat qui se mange froid, mais pas seulement ...