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Edgar L.
210 abonnés
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3,5
Publiée le 21 janvier 2015
Le film a connu un réel succès en Argentine puisqu’il a fini l’année en tête du box-office devançant tous ses concurrents américains. Il était donc normal que le film traverse les frontières et vienne nous apporter une bonne dose de fraîcheur nécessaire dans cette période des plus moroses. Il dresse une toile vivante de la société argentine qui trouve un fort écho chez nous.
[...]
Le film est divisé en plusieurs histoires plus ou moins longues et plus ou moins efficaces. On en voit en tout cas de toutes les couleurs dans ces différentes histoires revanchardes. Le cynisme est assumé et poussé à l’extrême. Le film est une véritable ode au sadisme humain réprimé par une société moderne souvent injuste. On peut le regarder comme un défouloir un peu à la manière dont le réalisateur a imaginé lui-même le film.
[...]
Voilà donc une comédie pleine d'énergie et de fraîcheur ! On en prend plein la tête et ces différentes histoires ont chacune leur charme. La vengeance est un plat qui se mange froid, mais pas seulement ...
hilarant, surprenant, décapant. on attend chaque scène avec impatience se demandant ce que nous reserve le prochain plan. une bonne surprise de debut d annee.
L'humour noir prédomine dans ces 6 mini courts métrages : vision très caustique et cynique de la Société actuelle avec toute sa violence, son individualisme, sa corruption, sa veulerie... Excellemment joué. Une bonne surprise, à voir et à conseiller.
Joli jeu de massacre noir et oppressant dont l'argument est la vengeance. Six sketches offrant un éventail plutôt convaincant de la réalité sociale argentine, réalisation virtuose, comédiens impeccables (particulièrement la mariée du dernier opus) et réussite plastique (lumière et décors). Mais attention, la référence à la comédie italienne '70 est plutôt mensongère ( le titre original est en fait " histoires sauvages"), ce n'est pas une comédie hilarante ( à moins d'aimer l'humour particulièrement noir ...)
En faite cela parait idiot mais très franchement on se retrouve dans au moins un des personnages.... c'est le pulp fiction sans lien ... n'empêche il faut vraiment être barré pour créer des situations pareilles... en tout cas j'aime bien ces sauvages ...
La bande annonce laissait présager un film totalement déjanté et à mourir de rire... Les Nouveaux sauvages est une succession de 5-6 histoires, indépendantes les unes des autres. Le film pêche dans la qualité irrégulière des histoires. Certaines sont drôles, d'autres ne le sont pas du tout et peuvent même mettre mal à l'aise. Dans l'ensemble manque de folie ! Réelle déception !
Le réalisateur argentin s'est inspiré de deux bijoux du cinéma italien, Les monstres de Dino Risi, et Les nouveaux monstres d'Ettore Scola. S'il ne parvient pas à la hauteur de ces maîtres, dont les sketchs sont plus rythmés, plus enlevés, il nous offre pourtant quelques moments d'humour noir fort réjouissants. On regrettera aussi qu'il tombe parfois dans une outrance inutile et délaye un peu ses histoires. Cet ensemble inégal dresse pourtant un tableau féroce de la société argentine gangrené par la corruption et en particulier de la petite bourgeoisie. Le film remporte parait-il un succès fabuleux dans son pays d'origine. C'est largement mérité en dépit de quelques faiblesses.
Cinq sketches indépendants. Un esprit très Hara Kiri donne une certaine unité à tout cela, la référence étant évidemment les films italiens similaires de la grande époque bien supérieurs à mon avis. Ici, le réalisateur ne recule devant rien, le record étant atteint par le sketch n°2 irrésistible réminiscence de Duel de Spielberg, à hurler de rire! Malheureusement tandis que les sketches ont tendance à s'éterniser (le dernier!) leur qualité baisse. Donc, après un début fulgurant, ce film finit par traîner en longueur et on attend la fin. D'où une impression mitigée.
Producteur, Pedro Almodovar ? Il aurait pu le réaliser lui même tant ce film lui ressemble ! "Les nouveau sauvages" est un oiseau bien étrange, fait de plusieurs courts-métrages nous démontrant comment un événement isolé et anodin, peut au fil de plusieurs péripéties avoir des conséquences dramatiques. Des personnages qui partent en roue libre, les ridicules de situation nous font passer un agréable (et en même temps dérangeant) moment de cinéma. Une chose est sûre, je vais désormais éviter de garer ma voiture sur un stationnement payant...
Comme toujours la surprise est complète avec les films argentins. L'idée de remettre en place les suites de cours métrages permet de ne pas tomber en longueur comme hélas on le voit trop souvent. Ce film a des scènes cultes. A savoir " le crime passionnel" et le mariage. Je vous conseille ce film.
Arrivé avec un buzz fort positif depuis le dernier festival de Cannes, le film a indéniablement de quoi séduire. D’abord avec le principe du film à sketch qui joue parfaitement sur les avantages de l’exercice : les segments sont courts, rapides, denses, qui ne laissent pas une seconde de répit. Idéal pour un public zappeur qui voit défiler des situations familières de la vie, ces moments de stress ou d’injustice, où l’envie de tout casser monte intérieurement, et où l’on se retient. Sauf parfois…
Ce moment où le quidam, broyé par une machine qui le dépasse (l’état, la famille, ..), se révolte dans une explosion à la fois jouissive et destructrice. C’est un PV de trop, un dépassement sauvage, un mariage gâché, un drame nocturne.
De durées et de contenu très hétérogènes, les sketchs sont plutôt équilibrés, ce qui donne de la constance à un film souvent très malin. A chaque tournant où l’on se dit que c’est exagéré, il retombe sur ces pattes, dans un virage serré mais jamais artificiel. Que ce soit dans cet avion au départ, quand un notable se met à refuser des pots de vin, ou quand des mariés se tombent dans les bras, il y a souvent une surprise au bout du chemin, ce qui redonne une épaisse couche de charme à un film qui n’en manque décidemment pas.
Après, on peut toujours se poser la question de l’intérêt de cette violence surjouée, au-delà de l’effet libérateur un peu primaire. N’est-ce pas un peu facile de laisser partir en roue libre des protagonistes dont le pétage de plomb sera forcément un grand spectacle ? Se poser la question, c’est déjà un peu y répondre, mais l’efficacité et l’inventivité incontestable de cet OVNI devrait lui assurer un gros succès partout où il passe. Et au-delà de l’aspect burlesque, certains segments tentent quand même d’apporter une forme de morale. Arrêter de subir : oui,. Avec de l’artillerie lourde : oui. Mais avec certaines limites. Et on a le droit d’être d’accord.
Un film à sketchs, c'est plutôt rare ! (le dernier que je me souvienne avoir vu, ça doit être les Infidèles).
Toutes ces petites situations qui nous agacent au quotidien mais que la civilisation fait qu'on les supporte et que l'on passe au dessus. Et bien justement, les "héros" de ce film passent la ligne jaune. Ce film m'a rappelé le livre "Mort aux cons". Une caméra subtilement utilisé avec une mise en scène aussi originale que créative. Un bon dosage des sketchs, car ce n'est jamais facile de maintenir le spectateur en éveil pendant 2 heures dans ce genre de films, puisqu'aucune histoire générale ne relie le tout.
Un 1er sketch court mais efficace qui met tout de suite dans l'ambiance. Un 2ème moins abouti à mon goût mais qui permet d'enchainer sur 4 autres sketchs variés et bien foutus ! Et une fin que j'ai trouvé intelligente, donnant une cohérence d'ensemble à ce film.
Ceux qui pensent que l'on peut rire de tout se régaleront. Je me désole pour les autres !
J'avais gardé le souvenir des Nouveaux Monstres de Dino Risi et de l'efficacité magistrale avec laquelle, comme le titre du film l'indiquait,il pointait les formes nouvelles que prenait la monstruosité humaine (figure qui n'est plus à démontrer, quoi qu'en pensent les belles âmes!) à une époque bien définie. J'ai retrouvé la même veine et le même talent dans ce film.Chaque sketch, justement par ce qu'il est court et parfaitement écrit, impose un rythme par lequel on est pris, emporté dans une mécanique implacable qui conduit à un dénouement aussi fort qu'évident.Le prologue est en soi une petite merveille d'humour noir. Oui, la noirceur est partout: violence, bêtise,corruption, veulerie, bassesse. On devrait pleurer à ce constat terrible et pourtant on en rit.Car le cinéaste rejoint l'art des plus grands moralistes, l'art de La Bruyère ou de Molière dont Musset disait, en sortant d'une représentation du Misanthrope: "Cette mâle gaîté si triste et si profonde que lorsqu'on vient d'en rire on devrait en pleurer" Les hommes pris au piège de la pauvreté de leurs coeurs, incapables d'accéder par la civilisation à ces hauteurs dont ils ont rêvé, ramenés de force à leurs plus cruels instincts, enchaînés à un monde kafkaïen qui les prend en otages, c'est un spectacle mis en scène avec brio, joué avec maestria,affreusement triste effectivement, mais dont on jouit avidement: peut-être à cause de la mise à distance, persuadés que nous sommes de ne devoir jamais dans nos vies arriver ces extrémités, cette rassurante position de spectateurs privilégiés d'une démente pantomime dont nous serons jamais victimes nous-mêmes. Mais comme toute bonne catharsis, ce film est hautement pédagogique: surveillons le sauvage qui sommeille en nous; nous n'avons rien mis en place qui soit susceptible de l'empêcher de se réveiller à tout moment. Nous avons peut-être au contraire créé les conditions où il pourra mettre en oeuvre au plus haut niveau son esprit de violence et son désir de vengeance.Ce n'est pas l'actualité (récente ou non) qui me démentira.
Ce film est parfait, très surprenant, les acteurs, la mise en scène tout est bien ficelé et vous tient scotché devant l'écran. Très belle réussite pour ce film original et unique
Quand je vois Almodovar écrit sur un film généralement j y vais qu il en soit le réalisateur ou le producteur comme pour ce film... Non pas que je sois fan d Almodovar mais ses films me laissent rarement indifférent ! Les nouveaux sauvages n échapperont pas à la règle. Un film composé de 5 court métrage...Une mise en scène digne d un amateur qui filme avec son camescope ... Bref tout ce que je déteste ! Et bien étonnamment je suis allé au bout de ces 5 histoires et j en aurais même redemandé ! Complètement déjanté je sais même pas si ces 5 histoires traitent d un sujet en particulier... Le seul lien que j y vois est certainement ce moment que tout un chacun connaît , ce moment ou l on pourrait peter les plombs...et bien là ils les fondent littéralement et ç est limite jouissif ! La haine, l avarice, la jalousie, la rancune, la bêtise, l égoïsme bref tout nos maux y passent et franchement ç est pour notre plus grand bonheur ! On se surprend à rire dans des situations dramatiques, bref pas mal du tout même si cela aurait mérité une meilleure mise en scène à moins que cela soit voulu... Juste pour m'énerver. ;-)