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Un visiteur
4,0
Publiée le 31 mars 2016
Un film de science-fiction oui, un film sur la famille oui, un film poétique oui. Voila les trois oui qui font de Midnight special un film spécial! Que l'on apprécie ou pas le travail de Jeff Nichols il prouve une fois de plus avec ce film que c'est un vrai réalisateur, un vrai conteur d'histoire avec un grand H. A chaque nouveau film il met la barre un peu plus haute. Vivement le prochain.
Première aventure au coeur de la science-fiction pour le jeune et prometteur Jeff Nichols après trois oeuvres parfaitement réussies et maitrisées, Midnight Special nous emporte au coeur d'une cavale mêlant gouvernement, secte et cachant de bien nombreux mystères…
Dès les premières secondes Jeff Nichols nous immerge dans la nuit et l'ambiance texane, posant doucement les bases de son récit et proposant déjà une plongée réussie pour le spectateur. Assez vite il pose les interrogations principales de son oeuvre (Qu'est capable de faire ce gamin, pourquoi il est recherché, où vont-ils etc) et tout le long, il captive, soulevant au fur et à mesure ces interrogations et se basant sur un scénario de grande qualité, tant dans les personnages que les péripéties et le déroulement du récit. Il reste d'ailleurs régulièrement braqué sur le trio principal qui deviant assez vite attachant pour finir par nous faire passer par tout un panel d'émotion.
La construction du récit est tout simplement remarquable et surtout sublimée par la mise en scène de Jeff Nichols. Ce dernier met une très vite en place une ambiance prenante, alliant mystère, tension et dimension dramatique, qui ne va que faire s'accentuer plus on avance dans le récit jusqu'à une dernière partie fort mémorable. L'intrusion d'éléments fantastiques et de science-fictions au coeur d'une intrigue prenant acte dans un monde réaliste est toujours réalisée de manière subtile et réusie. Il y mêle un aspect thriller, ainsi qu'un autre plus intimiste autour d'une famille séparée qui va se retrouver. Il aborde de nombreuses thématiques (la famille, ici au coeur du récit, la religion...) sans jamais qu'elles fassent halte au récit, tout est toujours fluide et avec une réelle impression de se retrouver au coeur même du récit et au plus près des protagonistes, pour mieux y partager cette sensation de dangereuse, douloureuse et mystérieuse aventure.
Le jeu de lumière est remarquable, tout comme l'ensemble de la réalisation de Nichols où de nombreuses séquences sont mémorables, que ce soit celles nocturnes (à l'image des premières scènes) ou de jours. Il démontre une vraie subtilité derrière la caméra, notamment dans la mise en scène de l'émotion, jamais tire-larme mais toujours d'une grande justesse. Midnight Special se révèle parfaitement maitrisé sur de nombreux points et plusieurs composantes viennent sublimer cet ensemble. La bande-originale est adéquate aux images et participe à l'ambiance et la tension instaurée tandis que la direction d'acteurs est impeccable, que ce soit l'enfant, ou Michael Shannon, Kirsten Dunst ou Joel Edgerton.
Renvoyant directement à ses glorieux ainés tel Spielberg et son Rencontre du 3ème Type, Midnight Special se révèle être d'une grande justesse, force et mystère, confirmant tout le talent que Jeff Nichols avait déjà montré jusque-là et se manifestant être l'une des plus elle surprise que la science-fiction est proposée depuis bien longtemps.
Jeff Nichols réussit le pari d’offrir avec Midnight Special un vrai drame familial « camouflé » dans un thriller de science-fiction, le tout dans une ambiance quasi-poétique. Drôle de concept qui fait que, si on suit une forme de chasse à l’homme, il y a finalement peu d’action mais plutôt une grande part laissée à l’interprétation du spectateur.
Une belle plongée dans le monde d l'étrange, ou un père accompagne son jeune fils doté de pouvoirs surnaturels, vers le monde d’où il vient. Quelques effets spéciaux et surtout une ambiance étrange très bien réussie.
Emmené par un Michael Shannon déchirant en père prêt à tout pour protéger son fils, Midnight special peut se féliciter d'allier le drame à la SF. Il fait le même exploit qu'ET par le passé, en une version plus sombre. C'est peut-être là le reproche qu'on pourrait faire à Jeff Nichols : être resté un peu trop près de Spielberg.
Après le surprenant et adoré Take Shelter, Jeff Nichols récidive avec ce Midnight Special de fort belle facture. Cela commence comme un road movie à la Thelma et Louise où l'on suit le parcours de 2 hommes et un enfant de 9 ans poursuivis par la police et une secte d'illuminés. Mention notamment à une scène d'ouverture haletante, qui pose le film et les personnages avec brio au son d'un V8 vrombissant d'une Chevrolet Chevelle. Cela continue comme un thriller où les protagonistes jouent au chat et à la souris, saupoudré de scènes choc teintées de surnaturel. Et cela se termine en ode SF à la Rencontres du 3ème type mixé avec E.T. Le tout est d'une brillance fulgurante. Jeff Nichols, servi par un casting irréprochable avec Michael Shannon en tête et la revenante Kirsten Dunst, est pour moi l'un des rares réalisateurs actuels à marier aussi bien le meilleur du cinéma hollywoodien avec un traitement de cinéma d'auteur. Même si la dernière partie m'a laissé légèrement sur ma fin en raison d'un hommage un poil trop marqué aux références déjà évoquées, Midnight Special est captivant, remarquablement interprêté et filmé et se pose comme mon premier coup de coeur de 2016 !
Scénario sans queue ni tête. Incompréhension du voyage du début à la fin. des scènes invraisemblables et mal interprétées ... Ce film ne vaut pas le déplacement.
Rencontre d'un autre genre. Jeff Nichols rend hommage à la filmographie de Steven Spielberg des années 70/80 en plaçant Midnight special entre E.T. l'extra-terrestre et Rencontres du 3ème type. Ce drame familial, doublé d'un parcours émancipateur aux mystères soigneusement entretenus, constitue un terreau fertile au mélange des genres cinématographiques pratiqué par le jeune cinéaste américain. Moins ludique et plus radical que ses deux "modèles" signés Spielberg, Midnight special a notre préférence ! Plus de détails sur notre blog ciné :
J’ai trouvé le film extrêmement bien réalisé. Le suspens est présent jusqu’au bout. Les indices nous sont dévoilés au fur et à mesure de l’histoire. J’ai eu la sensation que les actions étaient lentes mais qu’elles s’enchaînaient rapidement donc il n’y avait pas de longueur. Mais je trouve que le film laisse une marge d’interprétation très très grande.Je suis ressortie du film avec une dizaine de questions.
En bref un film très intéressant, qui nous tient en haleine jusqu’au bout mais qui laisse, pour moi, une trop large place à l’interprétation.
Le pari est réussit pour Jeff Nichols ! La science-fiction lui va comme un gant et on espère qu’il réitérera l’expérience. Cela fait du bien de voir du cinéma comme ça, à contre-courant des gros blockbusters hollywoodiens. Autant vous prévenir tout de suite, ne vous attendez pas à un film de SF du genre « Independence Day » (c’est le premier qui m’est venu à l’esprit). Ici, c’est plus un cocktail science fiction/fantastique intimiste, en même temps c’était prévisible avec Jeff Nichols à la barre. Il y a énormément de choses à dire sur ce film, mais je vais tout faire pour ne pas vous spoiler, car c’est vraiment un grand plaisir de découvrir cette pépite.
On commence avec la mise en scène. Jeff Nichols garde les fondamentaux de façon de travailler, tout en les faisant évoluer à travers ce genre et cette histoire. Le rythme est posé, mais reste constamment sous tension. Il y a un petit côté Spielberg/Carpenter à l’ancienne. Le réalisateur joue avec le spectateur et arrive à le surprendre au fur et à mesure que le film avance, il est difficile de prévoir ce qui va se passer. Comme a son habitude, Nichols est au plus près de ces acteurs pour nous montrer leurs émotions et les liens qu’ils ont entre eux (principalement en ce qui concerne le jeune Alton). Le travail sur les scènes de nuit, de jour et d’intérieurs est minutieux et bien pensé. La luminosité a également son importance, le cinéaste capte à merveille la lumière naturelle et utilise à bon escient celle qui est artificielle. Les effets spéciaux sont habilement aseptisés, on est pas du tout dans le bling bling et la surenchère. La photographie d’Adam Stone est en adéquation parfaite avec la vision de Nichols et c’est pareil en ce qui concerne la musique de David Wingo. L’un se fond dans l’autre… C’est sublime !
Au niveau de l’écriture, Jeff Nichols a composé un véritable petit bijou. On retrouve la mise en avant des rapports humains, qui sont chers au cinéaste, notamment la relation père/fils. La finesse autour du personnage d’Anton est sublime. Le regard que le cinéaste lui porte, ainsi que les autres personnages est très intéressant. La religion tient aussi une place et ce sous différentes formes. Nichols laisse également la place à l’imagination du spectateur, chacun peut avoir son interprétation. Tout est réglé comme du papier à musique et le résultat à l’écran est magnifique.
Je m’attendais à quelque chose de beau et d’original, et je n’ai pas été déçu. Jeff Nichols livre sans aucun doute son meilleur long métrage à ce jour. Un road trip courageux, fantastique et poétique. Est ce un chef d’oeuvre ? La réponse est… OUI ! Je l’ai même regardé une deuxième fois juste après la première.
N'hésitez pas à venir faire un petit tour sur notre blog pour y découvrir d'autres critiques...
Un film de science-fiction américain de Jeff Nichols assez vide, froid et sans grand intérêt. L’atmosphère de lenteur, de torpeur et d’inquiétude qui était brillante dans "Take Shelter", nous pousse ici à un rapide ennui... La faute à un scénario bien peu inspiré et traité de façon superficielle, et à une mise en scène complètement dénuée de suspense et de poésie. De plus, malgré des acteurs de qualité comme Michael Shannon, Kirsten Dunst ou encore Adam Driver, les personnages apparaissent tous comme bien peu attachants. Un film décevant !
"Midnight Special" c'est tout d'abord le plaisir de voir un film qui sort de l'ordinaire, mixant drame et science fiction, et où le scénario prend son temps pour dévoiler ses cartes. C'est ensuite une magnifique démonstration de mise en scène et de sens du rythme (de brusques séquences d'action relancent régulièrement le flux général plutôt lent). Moins convaincant dramatiquement que "Mud", "Midnight Special" peut il est vrai déconcerter par son mélange des genres et ses imperfections : il reste néanmoins une proposition cinématographique très intéressante.
Midnight Special est une expérience grisante. Véritable film old school à la « Amblin », autant dans la forme que dans le style, il propose de suivre l’escapade d’un père et son fils en enrobant le tout d’un fascinant mystère intelligible. Il lui manque juste ces émotions pour être un grand film, mais en l’état, ça reste un des meilleurs films de l’année.
Avec Midnight Special, Jeff Nichols entre dans le panthéon de ces réalisateurs américains nostalgiques et armés de lens flares, de boîtes de pandore et de raisons plus profondément sentimentales, partagées entre une figure paternelle protectrice et un rapport maternel à l'intrigue ; dernièrement, Interstellar de Christopher Nolan s'était essayé sur cette voie, et à certains égards Midnight Special lui ressemble étrangement. Toujours la même nuance entre les enjeux que l'on trouvait déjà chez Spielberg : d'un côté, si l'on peut dire, une perspective à l'échelle de l'humanité, encadrée par la surveillance d'un gouvernement tout puissant, et de l'autre, il ne s'agit (et peut-être uniquement) que d'une " affaire de famille ". La bande-originale de David Wingo est électrisante, le scénario assez intelligent pour ne pas nous raconter tout le passé des personnages en quelques lignes de dialogues, et malgré une performance en demie-teinte de Michael Shannon, qui brille tout de même dans sa retenue, et quelques facilités scénaristiques en se rapprochant du terme, l'ensemble est si parfaitement maîtrisé qu'il serait dur d'en sortir indemme.