Dans la nuit, un père fuit à la fois les autorités et une secte religieuse, qui cherchent à capturer son fils doté de pouvoirs surnaturels. Si le scénario du film fait penser à des classiques de la SF des 80's comme "Starman" ou "Close Encounters of the Third Kind", le traitement en est totalement différent. Loin de la magie ou de l'optimisme, Jeff Nichols nous livre un récit dramatique et sombre, aux personnages nuancés, et à la mise en scène forte. Par ailleurs, l'intrigue joue habilement avec les non-dits et le suggéré, pour ne révéler les informations essentielles qu'au compte-goutte, évitant ainsi à la lenteur de s'installer. On appréciera également Michael Shannon en père n'hésitant pas à tuer pour protéger son fils, ou Joel Edgerton en ami dévoué. On pourra regretter que le fond de la composante SF de l'histoire ne soit pas davantage développé, toutefois "Midnight Special" demeure une œuvre intéressante, à découvrir.
En allant voir Midnight special j'étais plein d'entrain. Je ne m'attendais à rien car je n'avais vu aucune critique du film. Ma déception et mon incrédulité face à ce film furent extrêmement fortes. C'est la première fois où je sors d'un film où les gens dans la salle sont unanime sur la nullité absolue de ce film.
Le scénario est inexistant et complètement plat. Les scènes s'enchaînent et chaque actions ou rebondissements tombent à plat dans la minute d'après. ( incompréhensible scène de course poursuite où l'action s'arrête au bout d'une minute car il y a un bouchon...). Ne parlons pas du jeu d'acteur où Kirsten Dunst est une énorme potiche, son jeu est complètement dévalué, l'enfant a le charisme d'une huître et l'improbable rencontre avec l'homme de la NSA ( qui ressemble à un ado ). Non vraiment s'en est trop si j'ajoute à ça des effets spéciaux très mauvais ( la ville est hideuse et ressemble à un mauvais projet d'architecte ainsi que le character design des extraterrestres où cette fainéante équipe de designer a eu la bonne idée de les rendre invisible.
Je finirais cette critique acide par l'hypocrisie autour de ce film. Je ne peux pas comprendre comment un film peut se revendiquer d'un réalisateur digne d'un nouveau Spielberg quand le public sort de la salle aussi unanime sur cette daube. Ce film est une honte et prend clairement le spectateur pour un con en plus d'être prétentieux. N'y allez pas !
Surprenant et prenant (malgré quelques longueurs), et ce sentiment frustrant qu'il nous manque une seconde clé de lecture pour comprendre où le metteur en scène veut nous emmener.
C'est l'histoire d'un gamin un peu radioactif qui porte des lunettes de piscine et qui sert d'antenne relais aux communications ultra confidentielles des services secrets américains pour une secte dont il est involontairement devenu une sorte de guide spirituel. C'est aussi l'histoire de son père qui va l'arracher des griffes de la-dite secte pour traverser les États-Unis afin de l'emmener à un endroit précis, à une date précise pour qu'il s'y passe un truc tout aussi précis (même qu'il faudra aller voir le film pour le savoir).
De bien belles images et de bien jolies idées pour un road-movie SF et familial, avec une chouette allégorie de la responsabilité parentale, de ce qu'est en définitive l'éducation et du lâcher-prise dedans. Des effets spéciaux un peu cheap qui font indéniablement penser aux films de SF de ... La suite ici :
C'est pas mal, Jeff Nichols a le mérite de mêler sciences fictions et réflexions, en évitant de tout miser sur les effets spéciaux. Même si l'intrigue est un peu lente, elle soulève toutefois un intérêt.
Le sujet aurait mérité à être traité avec plus de profondeur. On est en recherche d'actions scéniques plus fournies. On s'ennuie vite dans Midnight Special, très vite. Que de longueurs où la pellicule tourne sur le vide inter-sidérant...
Beau film, que ce "Midnight Special", mais qui laisse un peu sur sa faim, surtout par rapport aux critiques dithyrambiques. Le film peut rappeler effectivement d'autres oeuvres de cinéma, comme celles de Spielberg, ou tout simplement celles de Jeff Nichols (on trouve bien des motifs communs avec "Take Shelter" et "Mud"). Mais, "Midnight Shelter" n'a pas la clarté des deux références spielbergiennes qu'on voit affleurer : pas de ressenti de la convergence assez linéaire vers la résolution du mystère de "Rencontres du 3ème type", et pas d'empathie pour les personnages comme dans "E-T"... Si le scénario est potentiellement riche, mais finalement assez évanescent, pour le reste, c'est bon : mise en scène, photographie, interprétation... Même s'il nous manque pour certains personnages de savoir ce qu'ils veulent exactement...Ils ne sont plus que des éléments qui gravitent - sans savoir vraiment ce qu'ils font - autour du gamin. Celui-ci est spécial c'est entendu, mais finalement, ça le rend tellement capable de tout qu'on ne sait plus trop à quoi se raccrocher : "Midnight Special" est un film de science-fiction, sans régles, ou avec des règles brisées dès que le spectateur croit comprendre quelque chose. Il reste de belles images.
Bon SF Indé US Les : Les acteurs solides , la réalisation, les effets spéciaux qui teiennent la route pour un indé Les - : aucune émotions alors que c'est ce que l'on attend du film A voir si : vous êtes curieux et fan de Jeff Nichols A ne pas voir si : vous voulez pleurer comme devant E.T
Midnight Special pousse la sauce Jeff Nichols un peu trop loin…♥♥♥
Dès Shotgun Stories, on a senti un penchant territorial très fort chez Jeff Nichols. Ses fresques sociales étaient toujours bien campées dans un lieu défini et très circonscrit, nommément le sud des États-Unis. Ce choix narratif venait au final accentuer la fracture qui se produisait lorsque Nichols venait perturber l’ordre établi à l’aide d’un lieu ou d’un objet, qui amenait chez ses protagonistes (et par ricochet, le spectateur) une inquiétante étrangeté (l’abri de Take Shelter, le bateau de Mud). Son talent à jouer sur la ligne de la réalité dans une approche sociale, voir naturaliste, était ce qui faisait de ses films précédents (surtout Take Shelter) de grands films du cinéma américain contemporain. Midnight Special poursuit cette réflexion, mais a un niveau tout autre qui vient perturber l’équilibre savamment travaillé de son cinéma.
Pour en dire le minimum, disons que Nichols utilise cette fois un jeune garçon comme pivot d’étrangeté de son récit. Celui-ci dispose de pouvoirs paranormaux et son père, pour le protéger, le kidnappera de la communauté où il a été élevé. Il en résulte un road movie au suspense et revirements fantastiques haletants.
Plutôt que de faire valser son histoire autour d’un symbole à la dimension étrange, voire surréaliste, Nichols fait des pouvoirs paranormaux de l’enfant le centre du récit. Il n’y a pas de zone d’accalmie ou les personnages échappent à cette étrangeté pour revenir dans leur quotidien. Dès les premières minutes, nous sommes plongés en plein suspense. Le premier tiers du film est d’une efficacité exemplaire en ce sens. Nichols peaufine son approche et expose son talent en transmettant l’angoisse à toutes les sphères du récit. Un montage en parallèle entre les multiples histoires qui sont encore mystérieuses et inconnues du spectateur ne fait qu’accentuer les sentiments d’angoisse et d’anticipation.
Par contre, après avoir choisi d’entretenir savamment un flou sur les motivations de l’ensemble des protagonistes du récit, Nichols choisit malheureusement l’approche inverse. Rapidement, il viendra à se jeter dans une exposition beaucoup trop intense des motivations de tout un chacun et vient tuer le mystère qu’il avait pourtant mis en place de façon excellente. Comme s’il s’en rendait lui-même compte, des rebondissements lourds de sens viennent ponctuer le récit à des endroits mal choisis, comme pour forcer l’intérêt du spectateur .La finale, beaucoup trop évocatrice, qui se voudrait une reprise de Rencontres du Troisième Type, tombe plutôt à plat.
Reste néanmoins que Nichols a indéniablement du talent. Ses talents de plasticiens sont indéniables et celui de Julie Monroe au montage est sans faille. Il réussit toujours à sortir le meilleur de ses acteurs ; Michael Shannon, unidimensionnel, mais toujours excellent. Adam Driver, qui nous montre la variété dans la palette de son jeu. Et surtout, Kirsten Dunst, qu’on peine à reconnaître tant elle est transformée et naturelle. Par contre, Nichols doit se rappeler qu’il n’est ni Steven Spielberg, ni M. Night Shyamalan et rééquilibrer la dichotomie construite lors de ses précédentes oeuvres pour revenir dans le territoire où il excelle.
Dès les premiers instants, l'ambiance s'installe au travers d'une BO très soignée. Ensuite, on comprends vite qu'on est en face d'un film à part, qui ne laissera pas indemne. Un film bluffant par son mélange des genres et sa réalisation soignée. Seul bémol : une conclusion qui apporte peut-être un peu trop de questions en comparaison du peu de réponses que l'on a.
spécial est le mot. jolie histoire mais qui manque un peu de relief est d'info pour compléter le noyaux du films. cependant le film tiens bien le fil et la cadence.
Et bien si c'est cela l'héritier de Spielberg je n'ai plus qu'à faire une croix en rouge pour me rappeler de ne plus aller perdre un temps précieux pour voir ce genre de pseudo SF. Le King Spielberg peut dormir du sommeil du juste dans lequel j'ai failli sombrer. je me suis décidé au dernier moment pour aller voir ce film, bien m'en as pris de ne pas lire les critiques j'aurais pus dépenser les 8 euros dans un morito avec mon pote.mention spécial à Joel edgerton pour son jeu d'acteur ayant reçu une dose massive de rayon gamma bleu anesthésiant, tout droit sorti des yeux du gamin.
Un père soustraie son fils des griffes d’une secte où il était considéré comme le messie. Poursuivi par des membres de la secte mais aussi par le FBI ; il va conduire son fils aux pouvoirs troublants vers son destin. Jeff Nichols fait partie de la jeune garde du cinéma américain dont on attend beaucoup… moi le premier. Pour ce 4ème opus, il va flirter du côté de la SF. Sa SF, teinté 80’s, a bon goût de jouer le décalage avec son époque avec surtout une sobriété bienvenue des effets spéciaux. Nommé par beaucoup comme héritier de Spielberg, en voyant « Midnight Special », des références comme « E.T. » ou « Rencontres du 3ème type » viennent très vite à l’esprit. L’enfant, Alton, est un « E.T. » de chair et d’os ; c’est troublant. Nichols aussi à l’art de l’ellipse narrative comme personne. Il étire à souhait, voire parfois en longueur, son suspense… aboutissant sur un final digne des deux références Spielberguienne précédentes. Mais on peut aussi appeler en renfort Eastwood et « Un monde parfait ». Et pourquoi ? Pour la magnifique cavale d’un père et d’un fils dont on sent la séparation imminente. Jeff Nichols, tout en explorant un genre nouveau, tourne autour des questions qui lui tiennent à cœur : la famille, la différence, la croyance,… et toujours par la fable. Si ce n’est qu’ici, malgré l’intelligence du propos, la psychologie est moins présente qu’à l’accoutumée. Et surtout il ne parvient à atteindre l’émotion narrative d’un « E.T. ». Et pourquoi ? Il retient trop son suspense et étire trop son film ; après une heure, le rythme n’y est plus. Là où dans « Take Shelter » il y avait une angoisse grandissante progressivement autour de la famille ; ici, c’est un peu une répétition de faits. Trop de retenue. Dommage que derrière une mise en scène virtuose dont Nichols est amateur, il y ait des faiblesses au niveau du script et/ou du montage final. Cà reste du bon cinéma… mais les fans de Nichols resteront sur leur faim… peut être trop exigeant avec un jeune cinéaste de 37 seulement et pétri de talent