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Adrien
5 critiques
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2,0
Publiée le 23 avril 2026
Jusqu'au bout on attend et on espère une fin différente de celle qui paraît la plus probable et sans grande originalité. Mais au final pas de surprise. Donc la déception en bout de course. On se laisse tout de même prendre au jeu et au rythme au début, mais cela retombe en cours de route pour devenir un peu long.
Sans tenir toutes ses promesses « Midnight Special » qui marque la première incursion du prometteur réalisateur Jeff Nichols tant le fantastique demeure un divertissement de haute volée. La réalisation est soignée, les rares effets numériques étant présent uniquement au service d’une intrigue au mystère étoffé qui dévoile peu à peu ses réponses mais demeure au final plutôt convenu.
J’aime particulièrement les films mille feuilles qui n’imposent pas leur interprétation mais la laissent ouverte à l’appréciation du spectateur. Midnight special en est un bel exemple. Il y aura ceux qui en feront une lecture au premier degré, celui du film SF pur et qui y trouveront leur compte avec spoiler: l’enfant appartenant à une civilisation parallèle qui coexiste avec la nôtre mais reste invisible. L’enfant étant un lien qui dépasse la compréhension humaine et permettant une sorte de premier contact.
Mais Midnight Special est à mon sens beaucoup, beaucoup plus que ça ! Il peut en effet se lire à la fois comme : . une métaphore de la parentalité (un enfant ne nous appartient pas, il a sa propre destinée. Du coup « aimer c’est laisser partir »), . un conte sur l’acceptation de la différence. Alton représentant l’individu différent, hors norme, que les institutions (la secte religieuse, l’état et la cellule familiale) cherchent soit à exploiter, soit à protéger, soit à détruire. . et une réflexion sur la foi et le mystère de l’inconnu. Au final pour moi il s’agit moins d’un film de science-fiction à l’intrigue explicite qu’un Road movie initiatique émotionnel et spirituel dont l’interprétation a l’énorme qualité de ne pas s’imposer à nous mais d’appartenir à chaque spectateur. Génial !
Le road movie à la frères Cohen avec le petit gunfight dans le motel OUI. Le reste du film NON.
Un film de petit malin pas très malin qui s'essaye à la SF pour montrer 2 minutes de fonds verts et de couches numériques moches, qui instaure trop de personnages pour ne pas en faire grand chose, qui dure trop longtemps, mais qui a un travail sur la lumière assez réussi. Mais la lumière sur un film ça ne fait pas grand chose...
C'est quand même dingue qu'avec un casting si complet le résultat soit si moyen !
Il y a une secte. Sauf qu'elle est là littéralement comme "figurante" et tente péniblement d'instaurer une backstory qui ne fonctionne absolument pas sans jamais traiter le sujet comme une secte en apportant un point de vue critique ou montrer jusqu'où ça peut aller. Lors d'un dialogue l'un des personnages dit : "Le gouvernement te voit comme une arme". Ok, idée certe déjà vu mais plutôt intéressante à développer comparée au reste. Évidement c'était trop beau pour être vrai. Cette phrase ne servira à rien d'autre et ne sera pas plus poussée.
Le film enchaîne grossièrement facilité scénaristique sur facilité scénaristique : À l'inverse de certains films pensés pour les americains pas très futés où tout est expliqué 3 fois minimum, ici on ne prend même pas la peine d'expliquer les situations une fois. Et pour justifier un tel manque, ils nous sortent un plot twist sorti de nulle part qui ne fonctionne dans aucun monde, et qui permet surtout de ne pas donner d'explications rationnelles. Et ça, ça s'appelle un raccourci scénaristique grossier et très facile qui se fiche vraiment de son public.
Les scènes émotion sont mal ammenées, c'est tire larme dans le mauvais sens du terme.
Il n'y a jamais de plongeon véritable dans la SF, c'est un film de super-pouvoir qui n'assume si son coté SF ni son coté pouvoir parce que mis à part de l'herbe qui fane instantanément, des rayons qui sortent de ses yeux et Dubaï en CGI moche ça ne va pas plus loin.
Les dialogues sont creux et inutiles quand ils ne sonnent pas faux, ils contribuent au fait que l'empathie envers les personnages n'est jamais là. Ça va de paire avec les personnages, sous développés, absolument antipathiques pour qui l'émotion n'est pas envisageable dans le film. Mais ils jouent très bien.. ..sauf le gosse.
Parlons du gosse. Un gamin complètement fermé qui ne dit pas un mot pendant la première partie du film et qui soudainement va devenir hyper intelligent, capable de transformer ses mains en néons et devient une boussole humaine au passage.
C'est fauché. Et ça se sent. Un problème d'ampleur gouvernementale ? Pas de problème ! On met 3 hélicoptères en CGI, 3 camions en papier pâte et 20 figurants en tenue militaire ! Problème réglé ! Si seulement ça avait un peu plus d'ambition...
Niveau réalisation il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent, c'est majoritairement de la steadycam et quelques plans drones histoire d'éttoffer un squelette malformé. Et oui, c'est vrai que le travail sur la lumière pendant la première moitié est plaisant. La photographie est plutôt belle. La musique est vraiment réussie, mais est trop utilisée. Je ne pourrais pas sauver plus de choses.
Passez votre chemin. Comme ça, ça semble atrractif, de la SF des super-pouvoirs, du shotgun et une secte, mais non c'est un prétexte pour pieger le public.
Un assez bon scénario , des acteurs sympa, surtout Michael Shannon et Adam Driver. Kirsten Dunst est un peu transparente. L'ensemble est plutôt sympathique, sans artifice.
Film bien réal⁷isé mais le récit me semble obscur. Cet autre monde d'où vient cet enfant et apparemment où il retourne me semble difficile à situer dans cette histoire.
une histoire d'êtres supérieurs qui nous protégeraient - une réécriture déguisée de la religion - ça rassure toujours les gens de savoir que des êtres supérieurs nous protègent, c'est un reste de notre enfance, les êtres supérieurs étant un substitut de nos parents - à part ça très bien joué, sauf par l'enfant, qui n'est pas à la hauteur de son rôle - du suspense, de l'action - mais pour rien...
C’est tellement agréable qu’il y est encore des véritables pépites dans ce registre. Excellent scénario, cette science fiction nous balade et on la suit avec grand intérêt.
Quelle déception, j avais beaucoup apprécié take shelter qui m avait permis de découvrir ce réalisateur pleins de promesses malgré une très belle mise en scène, on se perd au niveau du scénario et à la fin on se dit tout ça pour ça. Malgré un casting 5 étoile, je ne me suis jamais intéressé à cette histoire.
Une des grandes réussites de Jeff Nichols, (2016). Sur un scénario de SF, mêlant polar et intimisme ou retrouve certaines inspirations de " Take Shelter" (2011).
Parents dont l'enfant possède un sens sur développé, sensibilité émotionnelle qui touche la métaphysique, mais aussi clin d'œil à Spielberg (" rencontres du troisième type", " ET"), " midnight spécial" scelle la rencontre harmonieuse entre cinéma de genre et cinéma américain indépendant.
A peine caché derrière le prétexte SF, le thème principal du film est traité avec une jolie simplicité : cette peur constante qu'éprouve chaque parent de voir son enfant confronté aux mille dangers du monde extérieur, et la nécessité un jour ou l'autre de se résoudre à le laisser s'envoler hors du nid douillet que l'on s'est donné tant de mal à préserver. Le message est universel, le film se visionne avec plaisir, mais il lui manque un je-ne-sais quoi pour retrouver la magie de son modèle assumé : Spielberg.
Excellent film de Jeff Nichols passionnant et envoûtant de bout en bout , bénéficiant en prime d'une somptueuse et entêtante bande originale ! Le film lorgne clairement du côté de "Rencontres du troisième type" de Spielberg !
Loin de nous emmener dans un monde parallèle, Jeff Nichols nous transporte dans le voyage d'Alton. Le manque de contexte nous permet de nous concentrer sur le moment présent mais nous empêche de comprendre certains aspects de l'histoire et de s'attacher aux différents personnages. Certains traits de réalisation sont malins et on notera les quelques références à Steven Spielberg.