Un film très bien joué et une ambiance particulière. Mais je trouve l’émotion absente. Pour l’histoire, elle est relativement simple, et s’étire un peu en longueur… bref, pour moi, un film correct de SF, mais de là à faire référence à Spielberg ?…
Ce scénario est à côté de la plaque, l’hommage n’égale pas à en faire un bon film de science-fiction, à aucun moment l’intrigue réussit à me captivé, l’aventure tortueuse père et fils touche à sa fin, de l’effet visuel sophistiqué sans intérêt.
Il ne met pas toutes ses cartes sur la table, mais regarder ce film est sûrement une belle expérience avec un jeu extraordinaire d'une solide distribution. Il a une touche mystérieuse qui élève l'histoire apparemment simple à une expérience énigmatique et mystérieuse que vous ne trouverez pas souvent dans les films.
Midnight Special nous emporte au cœur d'une cavale mêlant gouvernement, secte et cachant de bien nombreux mystères. Dès les premières secondes, Jeff Nichols nous immerge dans la nuit et l'ambiance texane, posant doucement les bases de son récit et proposant déjà une plongée réussie pour le spectateur. Assez vite il pose les interrogations principales de son œuvre, et tout le long il captive, soulevant au fur et à mesure ces interrogations et se basant sur un scénario de qualité, tant dans les personnages que les péripéties et le déroulement du récit. Renvoyant directement à ses glorieux ainés tel Spielberg et son Rencontre du 3ème type, Midnight Special se révèle être d'une grande justesse, force et mystère.
D'un coté je tiens à saluer la beauté des images et les acteurs convaincants et d'un autre coté je retiens les failles du scénario en laissant le spectateur dans le doute et se perdant dans un flou sans nom, souffrant d'un manque de rythme. L'intrigue partait plutôt bien, nous promettant un thriller haletant dès les 5 premières minutes, avant de se perdre dans une succession de scènes que j'ai essayé de comprendre. Trop de question à mes réponses pour que je puisse m'émerveiller devant Midnight Spécial. L'histoire aurait pu être davantage approfondie et dévoiler ce mystère qui plane sur les pouvoirs surnaturels du gamin. Assez décevant.
'Midnight Special' fonctionne très bien comme une métaphore à plusieurs niveaux sur le mystère et la beauté de la filiation. Grâce à ses acteurs attachants, il parvient à émouvoir. Je suis cependant beaucoup plus réservé quant à son recours au merveilleux, et à son final spielbergien ('ET', 'Rencontre du 3e type') maladroitement démonstratif et somme toute attendu.
Après avoir vu le film jusqu'à bout , la seule question qui me vient est : Tout ca pour ca !!! L'intrigue semble bien pensée mais l'apothéose n'est pas au rendez vous . C'est vraiment dommage.
Film SF avec une réelle ambition et originalité qui fleurte allègrement avec les thèmes privilégiés de Spielberg, la realite,la decouverte et la pureté qui passent par l'enfance, une autre forme de vie plutôt amicale et fraternelle, la famille et un style qui renvoie à de multiples inspirations des précurseurs et maîtres du genre. On nage très longtemps en plein mystère voire en plein ésotérisme pour un film au rythme très lent, pas forcément très spectaculaire et au final parfois un peu hermétique comme l'est par ailleurs la fin qui d'une séquence fantastique et féerique fait vite retomber le soufflé pour rester dans une conclusion qui nous laisse un peu au bord de la route. Un film intéressant, original qui tient en haleine par son mystère mais qui souffre de manque de rythme même si c'est la patte du style choisi par le réalisateur avec une bo elle aussi très mélancolique et peu animée. Au final un sentiment mitigé, pour un film plus ancré dans l'intellectuel et le philosophique que vers l'action et le spectaculaire, des acteurs à qui on ne peut rien reprocher même si au final le film est un peu froid et en manque d'émotions et de souffle.
J'ai souvent beaucoup de mal avec les films ayant suscité des critiques dithyrambiques et, là encore, la tendance se confirme. Midnight Special n'est pas inintéressant du point de vue de l'esthétique ou de la direction d'acteurs, mais le scénario recèle trop d’incompréhensions, de non-dits, qui finissent par s'évaporer dans le final avec la révélation du "mystère", révélation bien pauvre qui ne contient guère de magie et d'émotion. Le film compte de nombreuses phases lentes habilement compensées par des explosions de rythme pour relancer la machine jusqu'au bout, mais l'on ne peut s'empêcher de ressentir une certaine déception devant un récit finalement exploité de façon trop mécanique et superficielle.
Jeff Nichols est un cinéaste cinéphile et pioche à travers ces multiples références pour fabriquer son long métrage, bien étrange d'ailleurs ... Un scénario dont les aspérités sont très particulières, l'histoire se livre doucement, par segment mais l'ensemble reste malgré tout très floue. J'étais un peu impatient d'en savoir plus et je suis donc un peu frustré, ce dénouement peu limpide est troublant. Le film est par contre très beau esthétiquement, la photographie m'a beaucoup plu, l'alliage avec le talent de la mise en scène de Jeff Nichols fait mouche. Les acteurs sont attachant eux aussi, tout en sobriété, très peu de mots tout passe ici par la prestance et à ce jeu là Michael Shannon et Kirsten Dunst triomphent. Le long métrage est quand à lui dans son ensemble très froid et peu chaleureux mais néanmoins fort dans ces liens décousus et compliqué. Paradoxal est le mot qui me vient tout de suite après visionnage de Midnight Spécial, un très bon film en soi.
Annoncé comme le film indépendant qui allait révolutionner le genre de la science-fiction, le très attendu "Midnight Special" a bénéficié de critiques unanimement élogieuses, qui voient en Jeff Nichols un digne héritier de Steven Spielberg... Effectivement, on passe un agréable moment devant ce modeste long-métrage de science-fiction, à l'ambiance nocturne prenante et aux qualités indéniables (nous y reviendrons ensuite). Pourtant, je dois avouer être un poil déçu. Je n'y ai pas vraiment retrouvé ce que j'avais lu ici et là dans la presse. En effet, alors que certains louent la pudeur du film, on est également en droit de lui reprocher sa froideur émotionnelle ! Là où d'autres verront de bouleversants rapports inter-familiaux, je ne vois qu'un traitement des personnages qui reste en surface. Par ailleurs, peu d'éléments de l'intrigue sont véritablement approfondis. Censé instaurer un certain mystère, ce scénario un peu trop abstrait (pour ne pas dire paresseux) a plutôt tendance à plomber l'ensemble du film qui, pour le coup, se situe à des années-lumière du spectaculaire de Spielberg... Même si tout cela nous rappelle vaguement "Rencontre du troisième type", notamment le personnage de Paul Sevier (Adam Driver, pas mal du tout au passage), évident clin d’œil à François Truffaut. Rien de bien transcendant en somme, cependant le film est loin d'être totalement raté et loin de moi l'envie de le descendre complètement. Donc on retiendra tout même un trio d'acteurs plutôt convaincant (Joel Edgerton est assez attachant et le jeune Jaeden Lieberher s'en sort très bien), ainsi qu'une chasse à l'homme haletante, ponctuée de quelques scènes étonnantes et superbement mises en scène, ce qui est déjà pas mal du tout