Il y a des films qui mettent du temps à me convaincre et il y en a d’autres, comme ce « Midnight Special » qui, dès leur introduction, parviennent à capter mon attention immédiatement. Franchement, rien que la mise en intrigue est à elle toute seule impeccable. Pour qui aime aller au cinéma sans rien savoir du film qu’il va voir, l’effet est radical. Une situation très simple est posée immédiatement, mais chaque minute qui s’égraine apporte une nouvelle information qui vient nous faire comprendre que, non, décidément non, la situation qu’on croit avoir saisit doit certainement être plus complexe et étrange que ça. Et pour le coup – chapeau ! – parce que l’air de rien, ce « Midnight Special » cultive vraiment une belle science du mystère, sachant jouer de la sobriété, de l’hors-champ, du pouvoir du non-dit. Et dans cet exercice de séduction et d’addiction étranges, la réalisation joue vraiment sa part. C’est beau, c’est propre, c’est maîtrisé. Et si je suis moyennement fan du rendu des effets numériques (qui ont malgré tout le mérite d’être rare), je trouve par contre que le travail apporté sur le son et surtout sur la musique sont particulièrement réussis. Après, je l’avoue, j’ai quand même un gros regret par rapport à la progression du film, c’est que plus le film avance et plus l’effet séduisant de mystère se désépaissit. Alors certes, vous allez me dire que c’est inhérent à tout film qui se base sur un mystère, ce qui n’est pas totalement faux. Mais d’un autre côté, je pense à des films comme « The Box » qui avaient réussi à continuer d’alimenter le mystère et mon imagination, malgré le fait que l’intrigue commençait à devenir limpide pour le spectateur. Pour le coup, « Midnight Special » ne cache peut-être pas un univers suffisamment « special » pour me laisser jusqu’au bout sur mon petit nuage. Au fond, j’ai eu l’impression de revivre une redite de « Rencontre du troisième type » mais sans ce final pleinement fascinant et rêveur sur les perspectives qu’il ouvrait. Dommage pour ce point là donc… Mais bon, malgré tout, je ne boude pas pour autant mon plaisir. Je ne me suis ennuyé, j’ai été séduit, je suis ressorti de là satisfait à défaut d'être totalement séduit. Pour moi qui n'avait jamais pu encadrer jusqu'à présent le cinéma de Jeff Nichols, c'est déjà un grand pas...
J'ai été attirée par les critiques dithyrambiques type "on a trouvé le nouveau Spielberg"...je suis assez fan des films de science-fiction, et j'ai été extrêmement déçue!!!ce film n'a aucun intérêt, scénario inexistant, on attend tout le film qu'il se passe quelque chose!j'en suis sortie atterrée...et une très bonne amie à moi qui l'a vu aussi a fait le même constat que moi. À fuir!
Dommage que la fin soit un peu trop classique dans son fond (mais pas dans sa forme) car Jeff Nichols nous livre la un excellent film de SF avec Midnight Special, dans une ambiance année 70 très travaillée.
Le casting est vraiment bon et les acteurs jouent avec un naturel déconcertant tandis que la réalisation joue elle avec nos émotions, nous faisant connaître entre autres le suspens, le doute, la peur, la compensation et la surprise. Un petit régal pour les fans du genre.
Le sujet abordé 100 fois au cinéma ne profite pas dans ce film d'une quelconque originalité. Le scénario est assez plat et à part quelques séquences, tout est attendu et prévisible. Dommage.
Ce nouveau film de Jeff Nichols est une réussite. On est plongés dés le premier plan dans l'histoire et on suit jusqu'à la fin un périple mystérieux qui plonge dans le fantastique très souvent. Les personnages sont assez peu travaillés mais l'histoire et l'ambiance compensent largement. L 'atmosphère générale est passionnante, intrigante, presque poétique. Jusqu'au dénouement final où le climax resplendit de toute sa force. A la fois puissant, novateur et original. Je pourrais regretter certains raccourcis scénaristiques pour la conclusion, une facilité au niveau des personnages et quelques points encore flous mais dans l'ensemble on est proche d'une oeuvre maîtresse qui gardera encore ses secrets longtemps. Une musique intéressante et plusieurs séquences à couper le souffle.
Jeff Nichols s'était fait connaître en 2011 avec « Take Shelter », un drame familiale sur fond de catastrophe naturelle à venir ; film qui s'était vu récompensé de plusieurs prix notamment le prix FIPRESCI et le prix de la critique internationale lors de la soixante quatrième édition du festival de Cannes. Le réalisateur avait ensuite enchaîné en 2013 avec « Mud », un autre drame prenant place, comme l'indique le sous-titre français du film, sur « les rives du Mississippi » ou le travail d'Adam Stone à la photographie n'avait pas laissé les spectateurs indifférents. Et voilà qu'en 2016 Jeff Nichols signe un nouveau film ancré cette fois-ci dans le thème de la science-fiction pour le plus grand bonheur des amateurs du genre, « Midnght Special ».
L'une des grande force du cinéma de Jeff Nichols est sans aucun doute cette manière qu'a le réalisateur de se renouveler tout en gardant ce charme si atypique qui le caractérise depuis « Take Shelter ». En effet si du coté des thématiques abordées il semble s'ancrer dans le drame et la famille, c'est belle et bien dans le traitement de ces mêmes thèmes que « Midnight Special » réussi à tirer son épingle du jeu. Si au début du film, l'histoire apparaît clairement comme mystérieuse et les différents protagonistes assez énigmatiques, une ambiance vient rapidement se mettre en place et évite au spectateur la frustration du manque d'information. Bien sur, au cour du film certains mystères seront levés, d'autres resterons ainsi à la l'interprétation du spectateur. Mais c'est la aussi qu'est l'un des principale défaut de « Midnight Special ». En effet, afin d'introduire différents éléments de réponse, le film tire en longueur à certains moments, et même si ces moments ne gênent pas grandement le spectateur, ils se font tout de même ressentir à cause de cette envie d'information créée par l'intrigue.
Mais comment parler d'un film de Jeff Nichols sans évoquer l'un des point les plus importants, à savoir la réalisation et le traitements de l'image. Si comme dit précédemment, Adam Stone avait su donner aux images de « Take Shelter » et « Mud » cet aspect si particulier qui faisait le charme de ces deux films, lui et Jeff Nichols semblent avoir ici franchit un cap dans l’esthétisme, arrivant à donner aux images de « Midnight Special » une aura et un caractère propre au film. Et la réalisation s'allient parfaitement aux différents thématiques du film comme celles de l'enfance, la famille ou le fanatisme religieux, tout en faisant ressentir cette impression que les événements sur l'écran dépassent les protagonistes qui ne pourront la plupart du temps que fuir. De plus le réalisateur n'hésite pas à placer tout au long du film diverses clins d’œils et autres easter eggs sur l'univers de la science-fiction, qui, bien qu'ils soient nombreux, sont assez discret pour ne pas empiéter sur l'intrigue du film, mais ne manqueront pas d'être remarqués par les amateurs du genre.
L'une des grandes surprise de « Midnight Special » réside dans le personnage de Paul Sevier, interprété par Adam Driver, aujourd'hui surtout connut pour le rôle de Kylo Ren dans « Star Wars VII : The Force Awaken ». Et si il est des acteurs qui peinent à sortir de leurs grands rôles, ça ne semble pas être son problème, au vu de la qualité de son jeu à l'opposer totale de son précédent personnage. Car ici il n'est pas question d'un méchant sombre aux pouvoirs télé kinésiques, mais plutôt d'un bureaucrate timide et mal à l'aise dépassé par les événements auxquels il fait face, et à la recherche de connaissances dont il ne connaît lui même que les légendes. De plus, autant Paul Sevier que les autres personnages du film sont développé de manière psychologique et servent à l'intrigue, c'est d'ailleurs le plus souvent grâce à leur évolution que l’histoire est raconté, donnant plus de crédibilité et de complexité à l'univers. Mais c'est aussi un des autres points noir de « Midnight Special »,car beaucoup d'éléments, notamment sur les enjeux du film, sont laissé à l'interprétation du spectateur et de ce fait restent tout de même assez flou pour un néophyte. Bien que ce parti pris sert grandement à donner cette atmosphère de mystère et d'incompréhension au film.
« Midnight Special », c'est ce genre de film qui fera du bien aux amateurs de science-fiction, surtout des années 80, car il se démarque des grosses productions auxquelles le genre a habitué le public, et laisse les effets spéciaux à outrance, les explosions et les combats dantesques pour se concentrer sur son histoire, son univers et ses personnages. C'est ce genre de film portant une réflexion sur les thématiques qu'il aborde et interpelle le spectateur qui ne manquera pas de se questionner une fois sortie de la salle. Jeff Nichols signe ainsi son quatrième long-métrage et semble déjà bien engager sur la route du cinquième avec l'annonce de « Loving » prévu lui aussi pour 2016. Le réalisateur n'a donc pas finit de faire parler de lui, pour le plus grand bonheur de son public.
Drôle d'expérience que ce Midnight Special, qui prend tout son temps (parfois un peu trop) pour installer une ambiance si particulière, grâce notamment à une photo et une bande son impeccables. C'est un film qui se ressent plus qu'il ne démontre, c'est déroutant et au final assez fascinant.
Un éblouissant film de SF. C'est un film qui ne réinvente pas grand chose au niveau réalisation comme au niveau scenaristique, mais qui arrive à surprendre tout de même. Il aurait peut être du se terminer plus tôt mais reste très bon à la croisée de Super 8, ET, et Tomorrowland.
Un vrai navet... Pourtant j'adore les films de science fiction mais là je me suis rarement autant ennuyé que dans ce film, scénario inexistant du début à la fin, d'une lenteur extraordinaire et un jeu d'acteurs avec des dialogues pitoyables...presque risible... Bref aucune comparaison possible avec des chefs d'œuvre comme E.T ou Abyss et petit coup de gueule j'ai du mal à comprendre d'ailleurs les critiques de la presse avec plus de 4 étoiles sur 5, passez votre chemin, croyez moi.
J'avais adoré Mud...On était censé tenir l'héritier de Spielberg disait l'affiche...Au final grosse deception. Le debut est assez prenant, voir pesant et intriguant et puis...PLUS RIEN. On se perd dans une fuite sans suspens, sans interet, qui traine en longueur. La Fin n'en est pas une et nous laisse sur notre faim justement. Quoique ils reussissent quand meme à gacher tout le mystere d'une suite possible...Bref copie à revoir...
Il n'y pas de cinéma plus puissant que celui conduit par une sincère introspection élémentaire : jeune papa, Jeff Nichols explore la science-fiction pour se questionner avec une superbe humilité. Explorant l'algorithme de l'inconnu tel un Steven Spielberg ou un John Carpenter, aussi innocent que âpre, Midnight Special est une émouvante course-poursuite de la compréhension du fils, la quête pour lui lâcher la main devant de vastes cités oubliées, le mystère culminant. Plusieurs éléments du scénario se sont vus volontairement éludés, pour le plus grand bien du film, donnant au récit cette constante intime et prophétique que quelques-uns trouveront peut-être trop simpliste. Mais c'est une pureté magique qu'atteint le film sur ce chemin pourtant sinueux, nettement aidée par la complicité entre l'enfant et Michael Shannon, à travers lesquels passe tellement avec si peu. Pont des espoirs, Midnight Special illumine nos yeux avec la modestie de son cinéma.
Talentueux et rigoureux réalisateur, Jeff Nichols nous embarque dans la cavale d'un père et son fils, poursuivis par les autorités et un groupe de fanatiques religieux. Toujours présent à l'appel M. Shannon est impeccable, comme à son habitude. Après Shortgun Stories et Take Shelter, Midnight Special confirme la qualité de travail de ce tandem. Malheureusement, le sujet ne captive pas, l'histoire en devient même grossière. Nichols va trop loin dans le cinéma de genre fantastique, lui qui avait été pourtant beaucoup plus subtil avec Take Shelter. Dommage. La forme reste bonne tout de même. Mais dommage quand même.
Un film de science-fiction oui, un film sur la famille oui, un film poétique oui. Voila les trois oui qui font de Midnight special un film spécial! Que l'on apprécie ou pas le travail de Jeff Nichols il prouve une fois de plus avec ce film que c'est un vrai réalisateur, un vrai conteur d'histoire avec un grand H. A chaque nouveau film il met la barre un peu plus haute. Vivement le prochain.
Le père qui fait le tour du pays pour sauver son fils est suffisamment irréaliste pour en faire une histoire récompensable qui plaira aux critiques. C'est dommage car c'est un mélange de fantastique et de tragédie avec un mauvais casting dont Jaeden Lieberher doit être le pire choix. Sûr de lui la minute qui suit la seconde où il est dans le rôle du garçon tétanisé, il en fait trop ou pas assez. Aucune réponse aux questions, aucune questions aux réponses, c'est presque sans intérêt.
Retrouvant son acteur fétiche (Michael Shannon plus torturé que jamais), le réalisateur de "Take Shelter" et "Mud" s'affiche bien comme l'héritier de Steven Spielberg (ce que l'on lit un peu partout d'ailleurs). Les images font incontestablement penser à Rencontres du Troisième type et le profond drame humain que vivent les parents du jeune Alton est parfaitement retranscrit. On nage entre réel et irréel, entre fable et science fiction dans un climat intense sublimé par la lumière d'Adam Stone. Le personnage central est ici un enfant (interprété par Jaeden Lieberher que l'on a pu voir aux récents Oscars) et si l'histoire semble complexe au début du film, elle devient de plus en plus évidente au fur et à mesure que l'on avance dans cette cavale effrénée d'un père et son fils. A la fois profond et candide, Midnight Special explore le fond de l'âme humaine et des sentiments qui habitent tout parent, parfois totalement désemparé devant l'évolution de sa progéniture. Vient enfin un dénouement somptueux (grandiose et mélancolique) qui laisse des traces et des étincelles dans nos yeux de spectateurs !