Midnight Special
Note moyenne
3,4
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494 critiques spectateurs

5
30 critiques
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126 critiques
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156 critiques
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107 critiques
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45 critiques
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30 critiques
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the_fan_of_inception
the_fan_of_inception

29 abonnés 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mars 2016
Jusqu'ici, le cinéma de Jeff Nichols nous avait laissé de marbre avec un Take Shelter au concept à la fois foireux et risque et Un Mud oubliable. Aujourd'hui, celui que l'on considère comme In des grands noms du cine Inde américain revient avec son film sans nul le plus accessible et le plus médiatisé. Midnight spécial, rend donc un vibrant hommage au cinéma fin 70's de Spielberg façon ET ou rencontres du troisième type, comme l'avait fait JJ Abraham avec le touchant super 8. Il s'agit donc d'une course poursuite entre un père et son fils (ce dernier est doté de pouvoirs étranges qui l'obligent à porter des lunettes de plongée le jour) et le FBI à leur trousses. Autant le dire tout de suite, toutes les réponses ne se trouveront pas au bout de cette fuite en avant. Qu'importe, pour Nichols ce n'est pas la destination qui compte mais le voyage. Mis en scène avec maestria (c'est aussi le cas de la photo), le film malgré un rythme extrêmement lent accroche le spectateur de bout en bout grâce à de très bons acteurs (Michael Shannon excellent à son habitude, Adam Driver est un hommage au Truffaut de Rencontres du 3eme type...) et quelques séquences qui fonctionnent parfaitement (la pluie de météorites est le moment de bravoure du film). Assez déroutant, Midnight Spécial quitte vite sa condition de film SF (dénué de vaisseaux spatiaux et d'invasion extraterrestre) pour se transformer en fable sur la paternité marqué par la famille formé par Shannon, Dunst et l'excellent Liebeher. Si l'on doit néanmoins reconnaître un bémol au film, c'est sans doute à cause d'un scénario qui au bout d'une heure ne sait plus à quel saint se vouer et part dans tous les sens. En résulte les scènes d'actions (les seuls qui insufflent un vrai rythme au film) ne sont pas assez développés et souffrent d'une véritable manque de conclusion (elles sont trop courtes ou mal amenés) ce qui amène à un fin façon tract école qui n'est pas sans rappeler le très drôle "Prédictions ", apologie à peine cachée de la scientologie. Bref Midnight Spécial s'en tire avec les honneurs et malgré son scénario bancal reste un honnête beau Road movie SF.
Julien B.
Julien B.

6 abonnés 10 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 avril 2016
Le film m'a happé dès les premières minutes, la tension mêlée d'émotion n'a pas desserré son étreinte jusqu'à l'émerveillement final. Propos sincère, sublimé par la métaphore fantastique. Tout m'est apparu clair et limpide. Au nom du père, du fils et du sain d'esprit...
Jean-Francois D.
Jean-Francois D.

30 abonnés 43 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mars 2016
"On tient enfin l'héritier de Spielberg" nous affirme le marketing pas très subtil de ce film. Certes le parallèle avec E.T. est évident, les bons sentiments y compris. Mais le film est-il en mesure de soutenir l'attente que son marketing génère, rien n'est moins sûr.
Quelques points forts : d'abord la plongée dans l'univers des sectes du sud des US (avec un ranch qui rappelle l'affaire WACO), avec un angle intéressant puisqu'on est rapidement poussé à partager (ou en tout cas comprendre) la croyance de tous ces gens.
Ensuite la critique très claire de la société de surveillance, avec spoiler: d'une part un personnage de barbouze avec une conscience qui rappelle fortement Snowden à la NSA, et d'autre part un messie-enfant qui ne supporte pas d'être sans arrêt épié et qui use de ses pouvoirs pour faire tomber des satellites.

On regrettera que tout cela reste superficiel, car qui trop embrasse, mal étreint.
On passe trop vite d'un sujet à l'autre, pour terminer le film avec une scène (une touche) de SF pas très convaincante (notamment spoiler: une vision très anthropomorphique du monde auquel l'enfant-alien appartient
).
Pour finir, c'est joué de façon très professionnelle - à défaut d'une profondeur que la vitesse de l'action ne permet pas.
Antoine F.
Antoine F.

8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2016
De bons acteurs, une intrigue dont les ficelles sont révélées au compte-goutte et des plans esthétiquement bien réalisés. Ce film de science-fiction plaira sans aucun doute à tous les amateurs du genre
Adrien B.
Adrien B.

24 abonnés 238 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mars 2016
On a l impression que Jeff Nichols a pioche dans le cinéma de science-fiction de Steven Spielberg pour realiser Midnight spécial. L intrigue et le déroulement ne sont pas sans rappeler "Rencontres du 3e type"
Bien que voulant probablement renouveler avec le cinéma de genre il aurait peut être fallu que le réalisateur impose davantage son style
ATHMOS.ONER
ATHMOS.ONER

167 abonnés 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2016
Ils sont finalement assez rares les films inclassables. « Midnight Special » est un OVNI, rien de plus normal pour un film de science-fiction me direz-vous ! Sauf que cantonner cette œuvre à ce simple genre ne suffit pas. Nous avons affaire à du cinéma à la fois spécial, intelligent et minimaliste.
Si l’on retrouve un choc assez similaire à celui d’E.T. (tout de même !) le film est beaucoup plus actuel et oscille entre lumière et noirceur avec une simplicité déconcertante. Ceux qui ne se laisseront pas porter ne seront pas assez attentifs aux petits détails et seront frustrés par le résultat. Pour les autres, ce sera une claque magistrale !
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 24 mars 2016
Bien déçu après les bonnes critiques de la presse, scénario prenant au début qui s'affaiblit de longues minutes en longues minutes, belles images et bonne ambiance sonore mais ça ne prend pas...
Toto INF
Toto INF

43 abonnés 555 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2016
Un film de SF indé avec de bonnes idées, mais ça fait pas tout.

Midnight Special a de bonnes idées de réalisation, d'effets sonores et de lumières, certains plans de caméras originaux, et un scénario ma fois plaisant. Néanmoins, il présente également son lot d'incohérences, de questions sans réponses, et d'ellipses narratives. Certains crieront à la facilité, d'autres à la nullité, mais ce qui est certain c'est qu'il propose quelque chose qui en un sens a le mérite d'être vu.
L'idée en soit est bonne, et le film développe des thèmes importants, comme le lien père-fils, l'amitié, la solidarité, l'obscurantisme, mais ça ne fait que les survoler, du moins pour les derniers.

C'est pourquoi Midnight Special n'est pas un mauvais film, mais il n'est pas un très bon film non plus.
EricDebarnot
EricDebarnot

241 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2016
L'ambition - originale - de Jeff Nichols est donc cette fois de récréer une fiction SF seventies avec sa sensibilité "indie", d'appliquer à ce que l'on pourrait qualifier de "blockbuster" les règles éthiques et esthétique d'un cinéma beaucoup plus personnel. Voici donc avec "Midnight Special" un autre prototype de cinéma "mutant" (un peu comme "Looper"), où un cinéaste doué et singulier immerge une histoire un peu paresseusement décalquée de "Starman" (Carpenter) et "Rencontres du 3ème Type" (Spielberg) dans son univers "deep south" et dans ses problématiques des rapports père-fils. Le spectateur y gagne le sentiment aimable d'intelligence, principalement du fait d'ellipses audacieuses dans la narration et de véritables trous dans l'interprétation de ce qu'il voit sur l'écran, sans pour autant y perdre un délicieux sentiment de suspense et de tension. Car finalement, ce qui importe dans "Midnight Special", c'est cette incessante fuite éperdue dans la nuit noire (sans phares, donc...) devant des forces hostiles, secte religieuse ou gouvernement fascisant. Pour le reste, il faut avouer que Nichols foire sa fin, abandonnant trop tôt un pan de son récit (la secte, donc), et choisissant, comme Spielberg, de trop en montrer, au risque du ridicule. Au delà de cette déception, on peut quand même se demander si cette greffe de deux formes de cinéma est vraiment féconde, même si le petit plaisir procuré au spectateur a été indéniable. Affaire à suivre...
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 24 mars 2016
Vraiment pas terrible
c'est mou
beaucoup d'évènements arrivent sans que l'on sache pourquoi...
spoiler: ça ressemble beaucoup au film avec Nicolas Cage : Prédictions
bersound
bersound

10 abonnés 2 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 31 mars 2016
Vu la qualité de "Mud" le film précédent de Jeff Nichols, je ne peux pas mettre une meilleure note à celui-ci. Tout y est déjà fait, en mieux : le scénario est inconsistant, plein de trous et d'énormités qui visent à en masquer le simplisme (à ne pas confondre avec la simplicité), quand il ne réutilise pas des scènes déjà vues ailleurs. Le jeu des acteurs est souvent approximatif, on ne s'attache à personne, et le personnage de Michael Shannon est presque détestable, à traiter les autres comme ses larbins.
La mise en scène ne propose aucun regard. Il y a peut-être une ou deux scènes d'action, curieusement, qui relèvent le niveau, mais pour le reste, autant revoir un épisode d'X-Files.
Je ne m'explique ni cette baisse de qualité chez Nichols, ni la quasi unanimité des critiques de presse qui encensent ce film.
Post-xMoVie
Post-xMoVie

11 abonnés 65 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2016
On avait quitté Jeff Nichols en 2013 avec Mud, conte noir qui mettait en scène deux ados face à un idéaliste martyrisé. Trois ans plus tard, le texan revient et s’essaie à la SF, reprenant la thématique qu’il avait entamée dans Take Shalter : la séparation entre un fils et ses parents. Le résultat ici est assez fascinant, malgré le manque de détails…
On a donc affaire à une véritable course-poursuite imbriquée en un thriller hypnotisant : Roy entame un périple avec son fils Alton, doté de pouvoirs surnaturels, en compagnie d’un ami, Lucas, très taciturne, véritable bloc de pierre frustré incarné par Joel Edgerton. L’enfant n’a pas peur et semble déjà au courant, voire plus, de ce que ses « ravisseurs » fuient et cherchent. Car oui, toutes les forces gouvernementales américaines sont mobilisées pour capturer les deux hommes, et avoir main mise sur Alton. C’est sur la route, feux éteints, que le road-trip nocturne fonce, à cent à l’heure, faisant halte chez l’un et chez l’autre, courant après un endroit dont on ne sait rien, qui paraît être la destinée inévitable du garçon. Un scénario cent fois mis sur papier, qui impose tout de même un sens très mystérieux, ponctué de dialogues brefs, concis, laissant place aux visages et à leurs expressions, celles d’un père rongé d’incertitude, d’un flic perdu attristé par le monde, d’un gamin de huit ans tout beau, renfermant un monstre en lui, une puissance effrayante qu’il affirme être juste. Et si ses crises en plein jour, sa toute-puissance incontrôlée, n’étaient qu’une métaphore de l’adolescence ? Et si la douleur qu’éprouve Roy était en fait l’angoisse mortelle de devoir lâcher son fils ? Pourtant, malgré ces axes très intéressants fondés sur le côté relationnel, un arrière-goût d’inachevé se fait sentir, la fouille psychologique des esprits étant mise à la marge. Ainsi l’essentiel se résume au quatuor, à l’atmosphère à la fois délicate et violente qui englobe tout le film, en une sorte de spirale formidable.
Les plans et les séquences sont forts ; jamais la photographie n’avait paru si brillante chez Nichols. Un crescendo crépusculaire, jouant avec l’obscurité, les puits soudains de lumière, et une capture du moment, de l’instant, qui s’allonge avant d’être fracassé par une scène d’action – toutes utiles, intenses –, filmées avec un brio, une méticulosité et un rythme magnétique. Il y a quelque chose d’insaisissable dans cette maîtrise de la caméra, comme si chaque image était évidente par sa mise en scène, sa lumière, ses nuances. Les protagonistes y évoluent comme dans un songe, une vapeur floue où l’humain paraît encore être utile, bien qu’Alton s’en démarque au fur et à mesure du film. Jaeden Lieberher l’incarne avec candeur, sans en étouffer la nature inquiétante, face à Michael Shannon, sensible et bestial, qui s’effondre et se relève dans la pureté de son sentiment.
En revanche, si le pari d’intégrer la SF dans les rangs du cinéma d’art et d’essai est réussi avec audace – jusqu’à un dénouement à la Spielberg –, il y a une chose contre laquelle Jeff Nichols trébuche, c’est la clarté. Il esquisse des pistes sans les achever, rend des scènes anodines importantes par la gravité dont elles sont empreintes, et on a beau penser que c’est pour rendre la fuite (du temps ? de la tolérance ?) comme le noyau, le cœur essentiel de l’ensemble, on se perd souvent à cause du manque de détails, de petites touches qui auraient pu compléter pleinement l’identité insidieuse de l’enfant, la rendre plus lisible afin de mieux saisir son but.
Midnight Special est-il ou pas un produit SF ? Difficile à dire, tant il veut à la fois en écarter les allures et la réinventer dans le but de la rendre plus humaine, plus philosophique… Des extraterrestres et leurs vaisseaux spatiaux? Là-dessus, le stéréotype est brisé avec malice. Pas de héros, non plus. Juste un enfant-prophète…qui, toujours, cherche sa place.
Black-Night
Black-Night

221 abonnés 421 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mars 2016
Midnight Special est un bon film. A la fois bon mais aussi quelque peu décevant, il se met dans la lignée d’un « Starman » de Carpenter d’où il fait référence mais très clairement en moins bien. Un road movie avec une incursion dans la science-fiction plutôt plaisant à suivre, teinté de mystère. Fuyant d’abord des fanatiques religieux et des forces de police, un père et son fils, accompagné d’un ami policier se retrouvent les proies d’une chasse à l’homme à travers le pays mobilisant les plus hautes instances du gouvernement fédéral. On découvrira que le petit garçon est doté de pouvoirs surnaturels et que son père, dans cette poursuite va tout faire pour le sauver et accomplir son destin.
Pourtant non dépourvu de bonnes intentions, l’œuvre manque d’idées et de grâce à l’ensemble pour sortir des sentiers battus en nous montrant un petit peu de déjà vu de chez Carpenter et Spielberg diront certains. On pourrait presque aussi y déplorer un manque d’originalité bien que dans la technique de réalisation elle s’y démarque. Le thème prédominant y est très clairement la relation père fils, de figures paternelles névrosées à la fois angoissantes et surprotectrices. Le film tout en étant lent et plat se veut tout de même intéressant et intriguant à suivre, et tout ce côté mystérieux m’a conquis. L’excellente introduction de fuite nocturne sur une route de campagne, tous phares éteints nous plonge de suite dans ce côté mystique.
La bande son très connoté aux sons électroniques de David Wingo est vraiment superbe et colle parfaitement à l’ambiance. Les thèmes d’intro et de fin resteront mémorables.
Le réalisateur Jeff Nichols signe ici son 4ème long métrage avec une réussite en demi-teinte mais avec une superbe réalisation. Film de science-fiction un peu raté, drame intense mais manquant d’émotions. Le casting non loin d’être sensationnel réussi plutôt bien avec Jaeden Lieberher, Michael Shannon, Kirsten Dunst, Joel Edgerton, Adam Driver, Sam Shepard tous bons.
Ce Midnight Special est finalement loin d’être un film si spécial, mais reste une sympathique virée au cœur de la nuit noire.
(Dans la nuit noire toutoum, dans la nuit noire et obscure, obscure et sombre, toutoum, qu’Isabelle s’est cognée contre les murs, les murs…^^)
Ma note : 7/10 !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 24 mars 2016
J'avoue avoir du mal à comprendre l'unanimité des critiques devant ce film certes beau mais totalement vide. La supercherie est découverte au bout d'une heure où le cinéaste, se rendant sans doute compte qu'il n'a rien à dire, en fait des caisses (comme pour tout bon blockbuster).
Le pitch tient en une ligne (et encore, faut écrire gros) : un enfant extraterrestre veut rentrer dans son monde et le film consiste à l'amener du point A au point B. Voilà, c'est tout. Etait-il besoin de tout le talent du cinéaste (il en a, c'est sûr) pour raconter ça ?
Tout le reste est totalement débile et aucune question n'a de réponse (le cinéaste maîtrise à moitié seulement l'art de l'ellipse) : pourquoi l'enfant est là ? pourquoi la "secte" continue d’égrener les coordonnées données par l'enfant lors de leurs "messes" ? pourquoi les USA cryptaient-ils ces données et comment les avaient-ils récupérées ? etc. etc. Bref, le film débile du mois.
Rendez-nous Ridley Scott !!! (celui des années 80)
Flaw 70
Flaw 70

277 abonnés 422 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mars 2016
Jeff Nichols est clairement en passe de devenir le cinéaste le plus important de sa génération. Etant déjà muni d'une carrière courte mais qui n'a pas encore eu de faux pas, il a même livré avec Take Shelter, son deuxième film, un chef d'oeuvre bouleversant et fiévreux. S'intéressant à des thématiques telles que la croyance et la paternité, s'entourant souvent des mêmes acteurs, notamment Michael Shannon qui a participé à tout ses films, il porte vraiment un regard d'auteur sur son cinéma et parvient toujours à traiter des genres de manière différente et inattendu. Beaucoup le prenne comme l'héritier de Spielberg mais il s'impose avec tout comme l'enfant du cinéma des années 80, celui qui arrive le mieux à y rendre hommage tout en allant de l'avant laissant entrevoir en lui un cinéphile nostalgique mais aussi un cinéaste conscient de son temps et des possibilités que celui-ci offre. Chose qui culmine dans son dernier film, Midnight Special.
S'attaquant pour la première fois au genre de la science-fiction, il décide de faire comme à on aptitude et s'approprier le sujet d'une manière que l'on ne s'attendait pas. Ici il s'intéresse avant tout à l'humain, au concret et à un sens aigu du réel. Le film prend très vite des accents fantastiques plutôt qu'un pur tournant SF, Nichols instaurant petit à petit l'étrange dans une situation très ancrée dans la réalité. Il évacue les questionnements et surtout les réponses qui entoure ces phénomènes "paranormaux" qui entoure l'enfant avec intelligence, évitant de tomber dans des explications qui aurait pu être décevante et permettant ainsi au spectateur de s'approprier le film et d'en faire ses propres interrogations, ne diluant jamais son aura de mystère. Au final se qui l'intéresse ici est avant tout le lien paternel et la croyance, qu'elle soit du père envers son fils, des hommes envers quelque chose de plus grand et des spectateurs envers le film. Tout ce joue sur plusieurs dimensions, faisant sens avec le récit et apportant une couche métaphorique habile et passionnante qui permet d'aborder une masse folle de sujet sans que le film ne se perde jamais, Nichols trouvant un équilibre presque miraculeux pour faire avancer son film. L'intrigue est relativement simple et clair, prenant la structure d'un road-movie, distillant intelligemment ses enjeux et évacuant l'opacité initial de l'histoire avec brio. Nous lançant directement dans l'action, le scénario va nous éclairer petit à petit sur la place des personnages et sur ce en quoi retourne cette histoire avec subtilité et grâce, évitant les dialogues lourds et envahissants. Il nous expliquera, sans détour mais sans trop insisté, les événements obscurs d'une scène au sein de la suivante, composant son récit pour que chaque séquences répondent à la précédente et pour que chaque thématiques s'entrechoquent. La manière de penser le récit se montre donc incroyablement brillante, permettant un tout dense et profond.
De manière symbolique le film va traiter de la maladie de l'enfant, du besoin de l'accepter et de croire en son enfant, qui est la seule chose divine d'une vie. C'est quelque chose de très universel et de mélancolique qui travers le film de Nichols, qui préfère jouer sur les émotions à travers les non-dits et les regards plutôt que sur les démonstrations abusives. Il traite de sujets grave à demi-mots, parvenant à être déchirant quand on réalise toute l'étendue de ses questionnements qui vont de la mortalité et le fait de devoir se confronter à sa fatalité, la quête de quelque chose de meilleur, l'échec, la conviction et surtout les points de vues. Ici il n'y a ni méchants ni gentils, juste des hommes qui se confrontent car ils sont un regard différent sur une même situation, la vérité vient de celui qui à le plus de croyance, étant aussi aveugle qu'éclairer. En ça les personnage se montreront très intéressant, car il décide de croire plutôt que de comprendre, parlant du fanatisme et de ses limites. Chacun ayant une fonction symbolique, même si parfois cela entache leur aspect narratif, comme pour le personnage de la mère qui au sein du récit parait quelque peu détaché et n'est justifié que par sa dimension métaphorique. C'est parfois le problème des films qui ont pour but de raconter quelque chose qui dépasse le récit mais ici le problème ne devient pas si envahissant.
Surtout grâce à l'excellence du casting qui parvient sans mal à donner encore plus d'épaisseur à leurs personnages. Michael Shannon est encore une fois parfait. Il joue pour la 4ème fois avec Jeff Nichols, et celui-ci parvient encore à le mener sur des registres différents. Ici bien plus calme et posé que dans ses précédentes interprétations, l'acteur s'impose en force de la nature, il est d'une justesse incroyable et parvient à transmettre la conviction et les troubles de ce père par la seule force de son regard. Joel Edgerton surprend lui aussi, prouvant être un acteur émotif d'une sincérité admirable alors qu'il est plus habitué aux rôles monolithiques. Kirsten Dunst est excellente, s'imposant comme la voix de la raison, elle joue son rôle avec beaucoup de subtilités et de convictions. Son personnage étant plus orienté vers le savoir que la croyance faisant un joli écho avec le rôle de Jaeden Lieberher, jeune acteur prodigieux qui est définitivement à suivre. On regrettera peut être la sous exploitation de Sam Shepard, toujours impeccable, mais cela permet au moins à Adam Driver de venir briller avec son immense talent. L'acteur commence vraiment à percer et est comme à son habitude parfait.
La réalisation est sublime, par son intelligence et sa maîtrise. Tout d'abord on est accompagné tout du long par une photographie somptueuse, jouant habillement des effets d'obscurités et de lumières, symbolisant l’ignorance et la croyance, et d'une musique brillante, inspirée et souvent galvanisante qui nous renvoie quelques peu aux sons synthétiques de John Carpenter. Le montage trouve un équilibre habile entre montées d'adrénalines et moments de calme, donnant au film un rythme lent mais dénué de longueurs. La mise en scène de Jeff Nichols est tout simplement virtuose, que se soit dans sa manière de composé les plans, jouant et surtout déjouant les expectations du spectateurs, et qui prend de plus en plus d'ampleurs au fur et à mesure du parcours des personnages. Commençant de manière très terre à terre et viscérale, elle va devenir de plus en plus aériennes et allégoriques à l'approche de la fin, symbolisant l'ouverture d'esprit des personnages. Il crée aussi un univers visuel riche et bien pensé, au milieu de l'ignorance, la croyance et le savoir il trouve des moyens intelligents de mettre ces choses en images. Le fait que la lumière du savoir sorte des yeux de l'enfant n'est pas anodin, et que cette lumière soit aveuglante non plus, jouant sur l'artificialité de la vérité et sur l'aveuglement de la croyance et parfois même du savoir. Jeff Nichols compose vraiment quelque chose de fascinant auquel il faut plusieurs visionnages pour en saisir tout l'ampleur et la densité. Surtout que plus par ses fulgurances symboliques, ils signent vraiment des moments de cinéma incroyables et jamais vu pour de la SF, s'imposant dans l'hommage discret aux cinéma des années 80 et à ses aînés, on pense à Carpenter et Spielberg par exemple, mais aussi par une envie abouti d'aller de l'avant et proposer quelque chose de nouveau pour un genre qui s'enlise.
En conclusion Midnight Special est un magnifique chef d'oeuvre. Une proposition de cinéma incroyable, galvanisante et d'une densité folle. Même si elle à ses petits défauts, ils ne pèsent pas lourd lorsque l'on prend conscience de l'intelligence et de la virtuosité avec lesquelles Jeff Nichols à pensé et mis en scène son récit. On a pas vu quelque chose d'aussi inventif et abouti dans le cinéma de science-fiction depuis près de 10 ans. Etant aussi l'hommage le plus réussi du cinéma des années 80 parvenant à en y retrouver l'essence et parvenant à l'imprégner d'une forte charge mélancolique qui pousse à la rêverie et à l'émerveillement. C'est une oeuvre rare, forte et précieuse qui est voué à devenir culte tout comme Nichols est voué à devenir un grand du 7ème art. Magnifiquement joué, brillamment écrit et mis en scène avec virtuosité, Midnight Special arrive à travers toute sa complexité, à être simplement une oeuvre bouleversante et indispensable.
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