Un film bouleversant et drôle, sur deux êtres que tout oppose mais qui s'unisse. Lolita Chammah est hilarante et attachante, Benjamin Biolay captivant et émouvant, le film repose sur rien mais passe tout seul, et procure l'envie irrépressible de partir en vacances à la campagne à la seconde où il se termine...
Gaby Baby Doll est un film de Sophie Letourneur sorti en 2014. Ce long métrage a un gros point positif : les paysages des Hautes Alpes qui servent de décor au film. Ces décors sont magnifiques et donnent un vrai cachet à l'ensemble, la photographie qui en découle est vraiment belle. Pour le reste, le film est assez décevant. Son personnage principal (interprété par Lolita Chammah) est insupportable pendant tout le long du métrage, faisant des aller-retours incessants comme une ado en crise et qui finissent par être réellement lassants. Elle fait face à un Benjamin Biolay (Nicolas) assez mutique, convaincant sans être exceptionnel. Le film est court mais donne le sentiment de faire 20 minutes de plus tant il ne se passe pas grand chose. Enfin, la musique qui accompagne le tout est comme le reste, finalement assez anecdotique. Ce long métrage est une jolie carte postale des Hautes Alpes. Mais le spectateur aurait pu se contenter d'une très belle photo, le film étant totalement dispensable.
Gaby Baby Doll, c’est le p’tit film à la française sans grande prétention, qui n’a d’autre but que de détendre le spectateur par son atmosphère imprégnée de bons sentiments. Avec son ton léger dans un récit prévisible dès la première seconde mais très vite rattrapé par son aspect sympathique ou mignonnet, l’oeuvre de Sophie Letourneur emmène le spectateur dans un univers qui se veut sans artifice. Une image de la campagne d’ailleurs, qui n’est plus vraiment celle de 2014, ou du moins, qui manque d’une lègère touche de réalisme. Le plus intérressant, le lien entre une fille aux allures déjantées, chiante mais attachante qui ne peut pas rester toute seule une seule seconde, et cet homme « ermitte » qui veut qu’on lui foute la paix. Pendant que l’une est trop enclin à la société, l’autre préfère rester en dehors de ce monde. Un homme au double visage, qui aurait sans doute mérité que l’on se penche d’un peu plus près sur sa psychologie… car Gaby Baby Doll manque de profondeur : l’idée était originale, mais son résultat à l’écran la rend creuse et vide d’intérêt. Dommage. Si l’on excepte son histoire plate, sans relief et répétitive, la mise en scène maladroite, on peut néanmoins y trouver son compte ci et là, en admettant le côté plaisant et parfois un peu foldingue du film. Bien que certaines sècnes légèrement tirées par les cheveux laissent le spectateur dans une perplexité des plus profondes, d’autres prêtent à sourire. Mais bien malheureusement, cela n’efface pas la légère amertume que le spectateur garde, au générique de fin…
Ce film fait penser à une fable, ou alors à une sorte de conte de fées. En tout cas, c'est un ovni : pas d'action, des dialogues simples mais justes, une confrontation "amicale" de caractères,une histoire de princesse et de grand méchant loup. On perd ses repères et on nous mène en bateau pour mieux se retrouver. Dommage que le rythme soit si lent.
J'ai attendu la sortie de Gaby Baby Doll avec impatience, pour deux raisons. C'est le troisième long-métrage de Sophie Letourneur, et je me rappelais de "La vie au ranch" et des "Coquillettes" comme étant frais, bordéliques et touchants. Et puis, le synopsis du film m'a captivé ; l'histoire d'une jeune femme, terrorisée par la solitude, qui rencontre un gardien de château bourru, comblé par cette même et identique solitude.
Or, c'est la déception. Une heure trente, finalement, c'est long. Une banale histoire de conte de fées semble vouloir nous faire oublier la platitude du scenario et la mollesse des dialogues. Absolument tous les personnages du café du village souffrent d'une absence de personnalité. Même le loup solitaire se traîne vers sa transformation en châtelain amateur de poulardes en demi-deuil. Le côté frais, bordélique et touchant que j'avais tant aimé ne se retrouve que chez le chien. Si la réalisatrice n'avait gardé que les passages de balades au lever du jour et à la tombée de la nuit, où l'héroïne acquiert son autonomie à petits pas, cela aurait donné un chouette court-métrage. Mais hélas, et une fois de plus, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants.
Film touchant car il défend des valeurs qui se perdent aujourd'hui. Une balade dans la tête de deux paumés. Benjamin Biolay joue très bien ce rôle de solitaire. Un plaisir de faire partie de l'aventure, du petit voyage dans cette campagne. Très apaisant.
J'avais adoré le marin masqué, été agréablement supris par les coquillettes, mais craignait le côté rom com de Gaby Baby Doll. Et finalement, ce film travaille plutôt finement le rapport rire-mélancolie. Quant au couple chammah-bioley, il fonctionne très bien, on croit dans l'émotion amoureuse qui nait entre eux. Ça reste un rom com, donc forcément un peu anecdotique, mais ce film a été très injustement marginalisé par les festivals et le marché.
Un très bon film vu aux rencontres cinématographiques de Cannes, un thème surprenant avec des images et des lumières magnifiques !!! Trop peu de personnes présentes pour assister aux riches débats ...