un film percutant qui doit son dynamisme au réalisateur et aux acteurs qui remplissent l'écran. On a beau connaitre l'histoire le résultat est plaisant,
Il parrait que ce film est basé sur une histoire vraie. Très beau film. Je ne l'avais pas vu avant octobre 2024 sur Netfix. Je décide de mettre la note de 4,5 et dire que ce film est EXCELLENT. Tres bien par les moyens mis en oeuvre, les décors, les scènes reconstituées, à Marseille, mais aussi à New York. Très bien par le scénario, rythmé, bien construit, avec les rebondissements qu'il faut. Très bien par ce duo, Lellouche / Dujardin qui ne jouent pas ensemble mais l'un en face de l'autre. Excellent l"un comme l'autre. Et tous les seconds rôles sont excellents aussi. Très bien la fin du film, très touchante. Si on aime les polars, si on aime ce genre de film, alors, il faut le voir à tout prix.
Ce long métrage retrace le combat du juge Pierre Michel pour démanteler la French connection qui était la plaque tournante de production et d’export de l’héroïne dans le monde et plus spécifiquement aux Etats-Unis. Malgré quelques libertés, le film est très rythmé et porté par d’excellents acteurs principaux ou secondaires. Le scénario est très fouillé et bien monté ce qui permet un peu de suspense au spectateur. En somme nous sommes en face d’un très bon blockbuster inspiré de faits réels. Une réussite.
Belle claque pour ce polar/policier que j'ai vu sur le tard, 10 ans après ! La prestation des deux acteurs principaux est excellente et le choix est juste pour leurs personnages. Alors j'imagine que c'est romancé par ci par là mais on est pourtant bien dans la réalité, c'est filmé comme si on y était : le cru des règlements de comptes, la vie quotidienne du juge et du bandit, Marseille en 1975, la musique, puis les proportions de la corruption jusqu'au plus haut sommet qui nous étrennent ... La fin donne envie de vomir ... C'est un très bon film. Mais une si moche histoire.
Film de gangster à la française, "La French" a enfin importé en France une version moderne de ce genre qui a tant fonctionné outre-Atlantique.
C'est d'autant plus réjouissant que l'histoire de la French Connection est particulièrement riche et promettait un matériau idéal pour le cinéma.
Ici ,on suit essentiellement le combat d'un juge d'instruction, à l'époque beaucoup plus puissants qu'aujourd'hui, qui a fait de la lutte contre Gaetan Zampa son cheval de bataille.
Ce choix est particulièrement intelligent puisqu'il déplace la vision habituelle de ces films qui oscille entre policiers et gangsters sur un autre niveau, celui judiciaire.
Ici pas de gros bras ou de fusillade à tout bout de champ, on s'intéresse plutôt à l'ingéniosité de ce juge qui cherche les moyens légaux pour mettre fin à ce tentaculaire trafic.
Cela renouvelle le genre puisque nous abordons forcément différemment le trafic lorsque nous nous intéressons à la phase judiciaire et aux difficultés que pouvait rencontrer à l'époque les juges d'instruction spécialisés dans ces affaires.
L'histoire du juge Michel et d'ailleurs suffisamment marquante pour justifier à elle seule l'existence de ce film.
Jean Dujardin a d'ailleurs su parfaitement revêtir le costume de ce juge. Face à lui, un Gilles Lellouche impeccable en Gaëtan Zampa. Au milieu, beaucoup d'acteurs avec des gueules de cinéma.
Au-delà de l'écriture et de la réalisation, c'est surtout le casting qui vaut le coup d'œil et qui porte ce film.
Polar de Cédric Jimenez sorti en 2014, "La French" retrace le combat du juge Michel contre la French Connection dans le Marseille des années 1970. Véritable mafia, l'organisation criminelle a la mainmise sur les restaurants, bars et casino de la ville qu'elle rackette à tour de bras pour financer son juteux business. Dans les labos clandestins, la morphine se transforme en héroïne, revendue à prix d'or aux Américains. La ville est gangrénée par le trafic de drogue. A la tête de la Pieuvre, le tout puissant Gaëtan Zampa, dit Tany, fait la loi. Parrain aux méthodes brutales, craint par les petites mains, sans état d'âme avec les traitres. Jean Dujardin et Gilles Lellouche incarnent les 2 protagonistes. Excellente interprétation pour une confrontation de haut vol entre leurs personnages, 2 hommes aux valeurs finalement assez proches (engagement, sens du devoir), si ce n'est que l'un a choisi le clan du bien et l'autre celui du mal. Céline Sallette et Mélanie Doutey jouent avec beaucoup de sobriété leurs épouses respectives, des femmes fortes dans la tourmente qui sont à la fois la béquille et la faille. En plus de cette remarquable distribution, il convient de saluer le travail de reconstitution d'époque (ambiance Dyane, DS et 4L). Dans ce film inspiré de faits réels, Gaston Defferre n'est pas présenté sous un jour particulièrement glorieux. De maire de la ville au ministère de l'Intérieur sous François Mitterrand, édifiant retournement de veste. Dialogues efficaces au service de l'action, le rythme est nerveux, sans temps mort. Ça commence par un règlement de comptes entre membres du Milieu marseillais puis jusqu'au bout, de traques en filatures, le spectateur est embarqué au cœur de l'enquête.
Un polar qui retrace les pats d’un procureur investi, qui succombera malheureusement aux criminels qu’il traquait. Émouvant et prenant, ce film vous fera passer un merveilleux moment
C'est un film français ambitieux qui essaie de se rapprocher du meilleur du cinéma américain de genre (cf "Heat", "Le parrain") mais qui n'y parvient que partiellement. Si la reconstitution des années 70, l'image, la réalisation, sont de qualité, le rythme énergique voulu tout du long parvient moins à dynamiser le film qu'à donner une sensation de zapping constant. On a l'impression de papillonner d'une scène à l'autre sans jamais se poser pour créer véritablement de bons moments de tension ou d'émotion. On déroule donc une histoire linéaire sans réels repères temporels, tout en faux rythme, alors qu'il n'y a pas grand chose de raconté, pire encore, c'est fait de façon décousue. Pour dire, j'étais persuadé que le film allait se terminer dans les minutes à suivre tant il me semblait qu'on était proche du final, et j'ai constaté qu'il restait encore quarante cinq minutes, autant dire que j'ai trouvé le temps long durant tout ce dernier segment. J'attendais donc beaucoup mieux du réalisateur du - injustement - décrié "Bac nord" qui lui est largement supérieur en tous points.
Un duo d’acteur inspiré, un film où l’on ne s’ennuie jamais et qui aurait mérité 20 minutes de plus pour travailler encore mieux la rivalité du juge et du voyou. La séquence où il se rencontre arrive trop vite dans le film…
Jimenez, le metteur en scène, a fait des progrès de 2014 à 2020, de "La French" à "Bac Nord". Ici , je parle du scénario et de la réalisation, c'est beaucoup trop long, décousu, sans rythme. On ne comprend pas bien ce qui se passe. Les truands se dézinguent à tout va mais on ne voit pas réellement pour quoi. Par exemple Magimel, quel rôle joue t-il, pourquoi le liquide t-on deux fois, dont une première fois avec un chargeur complet, à bout portant, sans succès ? En supprimant les appels téléphoniques inutiles, les embrassades, les scènes de famille attendrissantes, les pots d'adieu, etc..., Jimenez aurait pu gagner facilement une demi-heure pour notre plus grand bien. Le clou du film, pompé sur l'américain "Heat" entre Al Pacino et De Niro dans la banlieue de Los Angeles, c'est l'improbable rencontre avec dialogue tendu entre le juge Michel et le truand Zampa dans les hauteurs entre Marseille et Cassis. Le chef monteur connaissait il Marseille, car on passe sans transition des calanques au Panier à un moment. Il y a quelques belles images de la corniche Kennedy. Un moment de nostalgie quand M et Mme Zampa déjeunent à Sormiou au bord de l'eau : ce restaurant a fermé. Defferre est froid et sentencieux et ne ressemble pas au vrai. Je ne me prononcerai pas sur la véracité de l'histoire, car je ne connais pas le dossier. En revanche, je donne une note médiocre au film qui m'a rasé.