Sans vouloir jouer les pervers, je trouve que seule la belle Ingrid García Jonsson et sa jolie plastique - d'ailleurs très mise en avant par le réalisateur - sauve ce film du naufrage car soyons franc : c'est mauvais ! Mis à part quelques plans bien pensés esthétiquement parlant, Sweet Home est une rigolade du début à la fin tellement il est truffé d'incohérences et de situations abracadabrantesques, que ce soit du côté des gentils comme celui des méchants. Et pour couronner le tout on assiste à un final archi prévisible, vu mille fois, et sans intérêt. Bon c'était le premier long métrage de Rafa Martínez donc soyons indulgents et attendons la suite...
Lors de l'expertise d'un immeuble délabré qu'un vieil homme irréductible refuse de quitter, Alice (Ingrid García Jonsson, le sosie ibérique de Kristen Wiig) vole les clés de la bâtisse et s'infiltre le soir venu dans un appartement vide avec son petit ami pour passer une soirée d'anniversaire en tête-à-tête. Tout ça serait hyper-choupinou si l'agence immobilière qui a des vues sur l'immeuble n'avait pas engagé au même moment trois hommes pour se débarrasser du locataire récalcitrant. Bien évidemment, la rencontre entre ces agresseurs et le couple ne va pas se dérouler dans les meilleurs termes...
Les producteurs de "REC" continuent donc leur drôle de fixette sur les histoires d'immeubles louches à Barcelone avec ce "Sweet Home". Partant d'une idée cruellement cynique qui trouve hélas parfaitement sa place dans une Espagne post-crise économique, ce premier long-métrage de Rafa Martínez a pas mal d'atouts formels à faire valoir : une photographie et un jeu de lumières superbes, un véritable bon sens du cadre, une gestion convaincante de l'espace dans ce huis-clos, un rythme qui ne faiblit pas, des interprètes qui assurent, quelques effets gores qui font leur petit effet, un thème musical réussi, etc. Bref, Rafa Martínez maîtrise clairement son sujet... pourtant tellement faiblard ! Malgré son amusante idée de départ, "Sweet Home" n'a en effet absolument rien de nouveau à proposer sous le soleil du home invasion, se contentant de livrer un banal jeu du chat et de la souris à base de poursuites que le genre a bien dû explorer 10 000 fois auparavant. L'arrivée d'un nouvel assaillant aux sérieuses allures de boogeyman à mi-parcours ou les derniers instants très prenants de survival pur et dur ne parviennent pas à transcender ce sentiment de déjà-vu qui imprègne tout le film. Sa courte durée et le manque de développement autour de son couple de héros n'aident d'ailleurs en rien à faire de "Sweet Home" un long-métrage pouvant marquer durablement les esprits. Il ne reste alors qu'un film efficace et visuellement très agréable mais, sans fond véritablement consistant et innovant, "Sweet Home" ne s'inscrira clairement pas comme un incontournable du genre.
Une histoire vide, parfois incohérente, sans âme et sans rythme. La mise en scène est ratée et les acteurs n'y croient pas du tout. Une grosse perte de temps.
Tout d'abord, contrairement à ce que j'ai pu lire ici et là dans d'autres critiques, non, clairement, le pitch n'est pas "vu et revu" : Au contraire, c'est à mes yeux ce qui fait l'une des principales qualités de ce film ; L'originalité du contexte social sur lequel il est développé : Un contexte particulièrement d'actualité en Espagne pour peu qu'on se sente un minimum concerné par la crise sociale de ces dernières années dans les pays méditerranéens. Il faut donc être un(e) idiot(e) complet(e) pour dire que le sujet a été traité maintes et maintes fois : Que ce soit les expulsions - et les violences concomitantes et bien réelles - qui s'y multiplient, ou encore l'impact psychologique de l'humiliation d'être pauvre alors qu'on travaille... "Sweet Home" est un des rares films d'épouvante pouvant se prévaloir d'avoir essayé de développer un minimum de social dans son picth. C'est très rare... Surtout pour un slasher !
...Et c'est là son principal défaut, par contre : Au bout du compte de n'être qu'un slasher comportant quelques-unes des plus classiques et impardonnables WTF propres au genre... Avec, évidemment, en tête, des personnages parfois assez étourdi(e)s pour oublier de chercher à survivre ! ( Et ça malgré, donc, un traitement initial plutôt inhabituellement intelligent de ces personnages ) Quelques petits défauts de mise-en-scène aussi ( choix de musique pêchue sur un passage qui ne l'est pas, désynchronisation entre le rythme de l'action globale et le rythme propre aux personnages qui en sont témoins, etc... ) , mais rien de trop foireux non plus, et on arrive à les oublier parce que par moment la mise-en-scène est au contraire excellente.
Tourné dans le même genre de décors que les REC précédents, cela peut provoquer un effet de lassitude pour qui espérait un renouvellement du réalisateur, mais d'un autre côté, le décors se prête très bien au sujet : Compte tenu du thème abordé, les cris étouffés par le béton tandis que la vie dans la ville suit son cours ont même quelque-chose d'assez poétique, fortement renforcé par le traitement photographique de qualité qui arrive à faire peser du même poids que ce béton, la solitude des personnages confronté(e)s à l'horreur.
Un film plein de qualités, donc, mais qui prouve à plusieurs reprises par son intelligence qu'il aurait pu facilement éviter un certain nombre de gros écueils, récurrents dans le genre, pour se hisser bien plus haut au rang de "très bon"... Globalement j'ai apprécié, par moment les yeux écarquillés pressé de voir la suite, par moment soupirant devant la bêtise du truc : Malgré sa qualité légèrement au-dessus du lot dans ce genre bien précis - que ce soit visuellement ou de par l'originalité du traitement de la psychologie des personnages - au final, il laisse donc un goût un peu amer de "presque chef-d'oeuvre"... Mais "presque bâclé" ! Malgré ma note, je ne le qualifierais pas simplement de "bon film", c'est un mauvais film avec un certain génie, ou un excellent film avec de grosses erreurs !
En principe, le cinéma hispanique dans ce genre de film est très réussi. Ici, coté mise en scène et rythme, on reste sur sa fin, surtout sur des scènes qui paraissent très décalées à plusieurs reprises. Le décor planté, on s'attend à mieux même si par moments des situations sont restent "logiques", sans dévoiler le film, beaucoup retent incompréhensibles (sur l'attitude des protagonistes). Les interprétations sont bonnes mais l'ensemble n'est pas "soigné". Pas terrible ! 2/5 !!!
Un bon petit pitch qui attise l'intérêt et nous voilà partis dans un film d'épouvante à l'espagnole tout à fait original et qui fait son petit effet. La mise en place est sympathique, la suite assez tendue et la troisième partie gore juste ce qu'il faut, en outre c'est court et particulièrement efficace. Les personnages ne sont pas forcément les plus futés que l'on ait vu mais leur comportement semble plutôt cohérent, en tout cas ils n'inspirent pas l'antipathie et c'est déjà pas mal dans ce genre. Non franchement ce "Sweet Home" est pour ma part une bonne petite surprise qui réussi son pari horrifique là où tant d'autres se sont vautrés. A découvrir, pour les amateurs du genre bien sûr.
Je ne dirais pas qu'il s'agit d'un film mauvais mais plutôt du déjà-vu et du re-revu. On a l'impression de se retrouver dans l'immeuble de Rec et d'y voir de nouveau une fugue contre l'ennemi. Pour ma part, j'ai trouvé ça très long, surtout qu'il ne se passe pas grand chose. Juste la caméra qui est plutôt esthétique à certains endroits. Passez votre chemin !
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5,0
Publiée le 29 avril 2020
Pour une première tentative en tant que long métrage, Rafa Martinez a fait un super film. L'histoire elle-même est un peu exagérée. Rien n'est expliqué et cela peut donc passer d'une romance à une invasion de domicile vers un slasher. Pour moi, tout a été fait avec un clin d'œil à la comédie noire. Voyez juste le début, la vieille dame va à la douche, je suppose que tout le monde a dit, noooooo de la nudité. Ne vous méprenez il n'y a pas, pas d'humour du tout, c'est un pur film d'horreur. Impressionnant avec un jeu des acteurs décent et avec une super intrigue pleine de suspense. Je lui ai donné un 5 car à mon avis, c'est la note que ce film mérite vraiment. Cela fait très longtemps que je n'ai pas eu l'occasion de regarder un très bon film thriller d'horreur et celui-ci n'a pas déçu. L'intrigue était étonnamment imaginative avec une belle portion de sang. Le jeu était au-dessus de la moyenne et le protagoniste était très talentueux. La réalisation de Rafa Martinez était excellente. Ce film était tendu et la fin était satisfaisante. Si vous aimez les films d'horreur n'hésitez pas. C'est vraiment un must...
Un scénario particulier et original pour ce film à la bagarre facile et aux dialogues peu raffinés. Néanmoins l’œuvre manque énormément de peps et de scénario. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 2/5
Un film plutôt court qui m'a semblé interminable, et même minable tout court pour un film d'horreur espagnol. J'ai eu l'impression d'avoir vu ce film cent fois déjà, les mêmes péripéties, la même fin, c'est lassant, à force. On ne ressent aucune peur, aucun dégoût, même, ( pour les scènes boucherie, je suis plutôt sensible, pourtant ). Bref, j'avais nettement préféré le film de Balaguero, " à louer ", un truc qu'il avait tourné avant le calamiteux REC, et que j'avais adoré et trouvé flippant. Sweet home est un film oubliable à tous points de vue, même si la photo et les éclairages sont très réussis, franchement, ce n'est pas un critère pour moi.
je ne comprend pas trop la note alors que les critiques écrites sont bonnes. Ce n'est pas proprement dit un film d'horreur , plus thriller. j'ai trouvé ça plutôt captivant, vraiment
Je trouve que c'est un bon survival, malgré des défauts comme : le jeu de certains acteurs, le déroulement souvent prévisibles avec des facilités au niveau du scénario (le copain qui a comme par hasard oublié son portable dans la voiture, sans oublier la fille qui fait tomber le sien).. cependant, j'ai trouvé ce "Sweet Home" plutôt prenant, avec un bon suspens. J'ai trouvé que les 20 dernières minutes étaient assez intensives et maîtrisées. Pour conclure, même si j'aurais aimé un scénario plus élaboré et moins "facile", je suis plutôt satisfait de ce film qui offre un bon suspens !
Voici un film espagnol qui bénéficie de bons atouts, images soignées, décors travaillés, idée de scénario intéressante... mais qui demeure au final prévisible. Dommage car il y avait matière à faire un film vraiment anxiogène. Sweet Home se regarde sans déplaisir malgré tout...