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ferdinand
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2,0
Publiée le 27 décembre 2014
Ne sachant rien d'Abd el Malik, avant de voir ce film, je ne peux, malgré toute la sympathie quez ce genre de projet m'inspire, qu'en trouver la réalisation bien décousue et confuse. Dommage!
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2,5
Publiée le 4 juin 2015
Je connaissais l'artiste, ce film m'a permis d'en savoir un peu plus sur la personne. C'est un film autobiographique qui raconte son histoire avec beaucoup de sobriété et de sincérité, il n'évite pas certains clichés, mais au moins, il ne tombe pas dans la facilité de la violence de la rue ce qui n'est pas étonnant, car ça n'a jamais fait partie de son fond de commerce. Le point de départ est intéressant, le film se laisse regarder, mais tout ce qu'on voit a déjà été fait des centaines de fois, il manque ce petit truc en plus, ça manque de moments forts et d'émotion.
En 2004, le rappeur Abd Al Malik avait écrit un roman autobiographique ayant pour titre « Qu'Allah bénisse la France ». A cette époque, il n'avait pas en tête d'en faire en film. 10 ans après, Abd Al Malik a pris conscience qu'il pouvait être salutaire de porter ce livre au cinéma, le résultat escompté étant une œuvre qui prendrait la suite de "La Haine", le film de Mathieu Kassovitz. Abd Al Malik avait beaucoup apprécié ce film lors de sa sortie en 1995, mais, depuis, la problématique religieuse a pris une importance dans les cités qu'elle n'avait pas à l'époque. C'est Mathieu Kassovitz qui a incité Abd Al Malik à se lancer dans la réalisation de cette adaptation. "Qu'Allah bénisse la France" raconte donc l'histoire de Régis, un jeune d'origine congolaise vivant dans une cité de la banlieue de Strasbourg et se partageant entre études brillantes, délinquance et rap. Tout au long du film, on sent beaucoup de sincérité dans la description que nous fait Abd Al Malik de la cité de sa jeunesse et de sa bande de copains. Toutefois, cette sincérité n'est pas exempte de maladresse car ce que l'on voit durant la plus grande partie du film ne peut que renforcer les thèses d'un Zemmour ou d'une Le Pen : en voulant nous montrer la cité de l'intérieur, Abd Al Malik reste trop concentré sur un petit monde fermé et n'arrive pas à placer ces problèmes de banlieue dans un contexte plus large, un contexte qui prendrait en compte davantage d'interactions entre cité et extérieur de la cité. Au final, on est forcé de regretter qu'un film aussi sincère souffre d'une réalisation souvent brouillonne et maladroite. On peut toutefois penser qu'Abd Al Malik, dont la polyvalence n'est plus à démontrer, saura corriger ces défauts s'il se lance dans une nouvelle réalisation cinématographique.
Après la musique et la littérature, Abd Al Malik s'est attaqué au Septième Art en adaptant son propre livre : "Qu'Allah bénisse la France". Evidemment, tout comme sa version imprimée, le film se veut autobiographique puisqu'il retrace la jeunesse d'Abd Al Malik au sein d'un quartier de Strasbourg. Il y aborde son intronisation au soufisme, son passé criminel mais aussi ses début dans le rap. Impossible de ne pas faire le parallèle avec "La haine" en raison de leurs sujets communs et du choix du noir et blanc (photographie signé par le chef op de "La Haine"). S'il s'en sort honorablement pour un premier long métrage, Abd Al Malik n'est pas Mathieu Kassovitz. Son film n'est pas aussi percutant que celui de son ainé notamment à cause d'un scénario un brin trop lisse. Si la démarche du rappeur est finalement très égocentrique, elle lui permet de parler de sujets qui lui tiennent à coeur notamment la place de la religion dans la société française et ce message de tolérance du "Vivre ensemble". Les intentions sont là mais l'ensemble reste maladroit à cause à la fois d'une réalisation peu audacieuse et d'une intrigue banale (conclue par une fin bâclée). Les acteurs, eux, s'en sortent plutôt bien notamment Marc Zinga dans le rôle-titre. Bref, "Qu'Allah bénisse la France" ravira surement les fans d'Abd Al Malik mais son film souffre de nombreuses imperfections qui, sans nuire à son propos, lui fait perdre une partie de son intérêt cinématographique.
Abd Al Malik nous montre qu'il ap lus d'une corde à son arc et que grâce à une volonté et une certaine force. Il a réussit à ne pas tomber dans le vice et le coté obscure de la vie (ce qui n'a pas été le cas pour certains de ses amis). Le visuel, façon "la haine" est tout simplement de toute beauté, et ajoute un je ne sais quoi qui rend quelques choses au film. Outre le coté biographique du film. La tolérance, l'espoir... sont mis en avant et même si le titre en fera parler certains... Le film montre la réalité. Que tout le monde peut réussir, que chacun est maître de ses choix même si pour certaines familles, il y a pas beaucoup de moyen (car le coté, les jeunes n'ont que le foot pour se divertir faute de moyen. La par contre, je ne prend pas parti ; car avec un peu d'imagination on peut en faire des choses^^, bref, le sujet n'est pas trop là). Alors que tout aurait pu laisser penser le contraire comme c'est le cas pour certaines autres personnes. Chose plutôt bonne, les clichés qui sont mis de coté, ou l'on nous face au problème que ce n'est pas la religion (musulmans, français...) qui posent problème ; mais les gens eux même qui font que. Par leur religion. Après il y a quelques maladresses que l'on passe aisément pour une première réalisation qui semble vraiment sincère et relative à son image qu'il veut véhiculer dans ses chansons, ses poésies. Un film surprise, sincère et qui ne montre pas que les banlieues, ne sont que violence, drogue et compagnie. Comme pour tout, il y a de tout et tout dépend du choix de chacun. Abd Al Malik a fait le sien.
Abd Al Malik est un rappeur/poète et un homme engagé qui a raconté sa jeunesse dans son livre “Qu'Allah bénisse la France”, il l'adapte aujourd'hui en film pour que son message atteigne ceux qui ne lisent pas (et ils sont nombreux). C'est un peu le reproche que l'on pourrait faire au film, celui de subordonner le récit au message, certes humaniste, du rappeur. Du coup par moments le film prend un côté militant un peu trop appuyé qui dessert la fluidité de l'intrigue. Le côté positif est une vision nuancée et de première main de la banlieue loin des clichés de violence et de trafic qui pour vrais qu’ils soient (et que le réalisateur aborde dans le film par ailleurs), ne sont pas que le seul horizon est la cause première du mal-être de ceux qui habitent cet univers parfois trop clos. Car c'est à mon avis la vraie leçon de ce film que de mettre à jour la difficulté de jeunes ramenés à leurs origines ethniques religieuses et géographiques (les cités) que d'avoir l'opportunité d'exprimer ce qu'ils sont vraiment, loin des stéréotypes dans lesquels on veut les enfermer, et leurs aspirations à une vie finalement très commune où le regard de l'autre ne les stigmatise plus. Mais, c'est également un constat sombre, car outre les morts (incroyablement nombreux) et les passages par les arcanes de la justice, Abd Al Malik montre que même lui brillant élève, reçu à Hypokhâgne n'a pas trouvé dans l'ascenseur social que doit constituer l'éducation nationale un moyen de se réaliser totalement. Comme ceux qui sont en échec scolaire, il ne trouve sa voie que dans des voies parallèles : le rap et l'Islam. D'abord intransigeant dans sa nouvelle fois comme tout nouveau converti, il finit par s'apaiser dans la spiritualité de l'Islam Soufi. Film constat sur la banlieue entre militantisme et récit autobiographique, “Qu'Allah bénisse la France” est un film passionnant et sombre qui sanctionne le talent multiforme d'un homme qui est à la fois un grand artiste et un vrai humaniste. À voir absolument.
Cette histoire d'intégration ne m'a pas passionné du tout. C'est assez égocentrique, le casting n'est pas convaincant, le film tourne en rond. Le scénario est faible, le sujet général mal traité, le réalisateur me paraît trop impliqué dans son histoire personnelle. Ne s'improvise pas réalisateur tout auteur d'autobiographie ...
Le film est un appel à la tolérance et à l'espoir d'une cohabitation enfin paisible, mais se perd aussi dans des clichés (...) C'est dommage, moins narcissique, le film aurait pu faire mouche.
Film autobiographique, mise en image de son roman éponyme, "Qu'Allah bénisse la France" est le premier film d'Abd Al Malik. L'ancien membre des NAP, slammeur reconnu met ici en scène son histoire, celle d'un petit amoureux de la philosophie et des lettres obnubilé par la diffusion de sa pensée. Dans un quotidien de quartier difficile, le film fait comme bon nombre de ses pairs en tentant d'opposer sans cesse l'envie de s'en sortir avec la fatalité. Visuellement, rien à redire. Les plans sont beaux et le noir et blanc rajoute une touche qui, si elle sublime parfois les moments de quiétude, nous ramène inexorablement 21 ans en arrière avec le film "La Haine". Sans oser comparer le film culte de Kassovitz avec celui d'Abd Al Malik, on pourrait simplement dire qu'il se situe l'un et l'autre à l'opposé de la représentation de la banlieue. D'une positivité sans failles, "Qu'Allah bénisse la France" prend le parti de ne pas montrer explicitement la violence tout en insistant sur la persévérance pour s'en sortir. Une intention louable mais qui peut desservir le film qui, mis à part quelques sentiments de léger malaise sur certaines scènes, reste presque agréable à regarder. Peut être que le sujet, social presque indéfiniment d'actualités aurait mérité plus de nuances que de simples "clins d'oeils" aux destins de ses amis. Mais quoi qu'il en soit, on est ici devant une autobiographie intéressante, plus douce qu'amère mais assurément sincère qui se veut séduisante, presque un peu trop. Porté par de jeunes acteurs attachants, une mise en scène réussie et une bande son impeccable, on ne niera pas le talent d'Abd Al Malik même si on pourrait contester ses choix.
Connaissant bien l'univers musical de N.A.P (le groupe des débuts d'Abdel-Malik) ainsi que le collectif Beni snassem, c'est avec curiosité que j'ai suivi ce long-métrage. Toute le musique est retranscrite dans ce film, violent et doux à la fois. Franchement c'est réussi, bien réalisé et prenant. Pourtant très loin de mon univers, je lui donne 4 étoiles d'encouragements, avec une notation finale de 3,5/5 car le final m'a quand même gonflé. ----Novembre 2015----
Le film se veut positif donc cette volonté est à prendre en compte. Triste qu'il y ait ce manque de rythme (pour qqn censé en avoir), Les dialogues sont pauvres (beaucoup de mal à croire que désormais citer Camus suffise à ouvrir les portes d'hypokhâgnes). Il y a un sacré manque d'exigence vis à vis des personnes provenant des cités. C'est malheureusement ce que j'ai retenu. 1 heure 22 qui a du mal à passer alors qu'il y a de longs extraits des slams/raps les plus connus. Le film peine alors que le sujet du parcours pouvait être bon.
On pense beaucoup à La Haine devant Qu’Allah bénisse la France. Abd al Malik ne renie d’ailleurs pas s’être inspiré du film culte de Matthieu Kassovitz. Comme ce dernier, le film du slameur est en noir et blanc et a pour héros, trois amis symboles mêmes de la France black-blanc-beur sous-représentée sur grand écran. Mais contrairement à la Haine, Qu’Allah bénisse la France est plein d’espoir. En adaptant sa propre autobiographie, Abd al Malik (né Régis Fayette-Mikano) délivre plusieurs discours en un. À travers son histoire, il rend d’abord hommage à l’école républicaine mais encore plus à ses enseignants grâce auxquels ce jeune de quartier défavorisé a pu faire de grandes études littéraires et s’imprégner des lettres françaises qui l’aideront plus tard à écrire ses plus beaux textes. Avec Qu’Allah bénisse la France, ce poète des temps modernes dresse également un portrait réaliste des cités. Il nous plonge dans le quotidien d’une majorité noyée sous une bruyante minorité surmédiatisée. Alors oui, il y a de la violence, des trafics, des règlements de compte et des jeunes qui tombent dans la facilité (même Régis se met à dealer pour payer son matériel de musique) mais les cités, c’est aussi une jeunesse pleine de rêves, plus perdue que méchante. Incarnés par un casting en or, on s’attache rapidement à ces grands ados pêchus et ambitieux. En tête le truculent frère de...
Venez découvrir la suite de ma critique sur mon site ScreenReview !
On ne peut pas ne pas le comparer à "La haine", ou du moins y voir une forme d'admiration sur le modèle du film de Kassovitz. L'utilisation du noir et blanc pour illustrer la jeunesse de cité est donc du déjà vu, sauf que cette fois-ci, c'est le slameur Abd Al Malik qui tient à nous relater son parcours. Le film se cherche du style dans sa mise en scène, mais aura du mal a en trouver ; certains acteurs manquent de justesse, et le scénario, bien qu'intéressant sur le fond (la religion et la musique au cœur du biopic), sera loin d'être entraînant...heureusement, on se consolera à l'apparition des quelques beaux textes issus des compositions de l'artiste (les connaisseurs ne seront pas surpris du talent de Malik dans ce domaine). Mais au final, l’intérêt ne s’éveillera pas (ou peu) dans ce "Qu'Allah bénisse la France", qui se donne un coté moralisateur pour ceux qui rangeraient tous les œufs dans le même panier.
Pour ceux qui escomptait voir la musique comme seule issue à l'artiste - structure évidente pour biopics musicaux outre-Atlantique - Abd Al Malik répond que la religion lui a apporté son propre RAP, un RAP pur, délogé des convenances et lapalissades, alors qu'il s'empêtrait inévitablement dans la violence. Il s'en dégage une sincérité évidente sous son propre chef, mais on s'égard quelque peu sous son récit et fermons les yeux ça et là, lors de quelques digressions personnelles.
Je dois avouer que j’en attendais un peu mieux car finalement je l’ai trouvé pas terrible. J’avais vu à l’époque Abd Al Malik en faire sa promotion et j’avais été conquis par l’homme et son discours. Dommage que son film ne m’ait pas autant marqué. Son discours est très intéressant, mais sans vouloir être désagréable, l’histoire qu’il nous conte l’est beaucoup moins. D’un point de vue visuelle, j’ai bien aimé. On est en noir et blanc avec une belle référence à LA HAINE (1995). Il veut d’ailleurs s’en inspirer sur le fait que ça décrit la vie en cité de manière réaliste. De plus, le fait que l’action se déroule dans le quartier de Neuhof, change des nombreux films de ce style se passant dans la région parisienne. Par contre, c’est plus au niveau de la réalisation que j’ai trouvé cela dérangeant. En effet, les moments clés ne sont pas mis en avant. Ça fait qu’on a une impression de plat. À aucun moment réellement ça ne va monter en puissance avec des scènes marquantes. Tout du long, on aura la narration de Marc Zinga. Celle-ci n’est pas forcément agréable et ne donne pas un bon rythme. Autant par moments cet acteur arrive à être très bon, mais là j’avais l’impression qu’il passait à travers son rôle. Il y aura aussi la présence de Sabrina Ouazani mais elle n’aura pas grande influence sur le récit. Ce qui m’a le plus frustré, est la « pauvreté » musicale. Je dis cela car on assiste à l’adaptation de l’autobiographie d’un rappeur, mais on n’en voit presque pas. Quelques passages d’écriture, une scène de 2 minutes, et voilà on a fait le tour. La bande originale aussi est loin d’être mémorable.