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schemaman
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4,0
Publiée le 15 janvier 2015
Assurément un très beau film, dans des décors superbes, sur fond de début de guerre d'Algérie. Une histoire d'Homme avec des sentiments, la découverte des profondeurs de l'âme, du pacifique qui devient tueur par accident et du meurtrier présumé qui semble incapable de faire du mal à une mouche. Des décisions schizophréniques à prendre, impossibles à vivre, au sujet desquelles personnes ne pourrait affirmer quel est le bon choix. Deux acteurs fabuleux tout en retenue intérieure. Et pour finir un film qui n'afflige pas au spectateur une quelconque ligne de pensée.
On peut dans une guerre s'affronter parce que l'on doit être dans un choix binaire, soit d'un coté soit de l'autre. Et bien non, ici chacun sauve l'autre et dans la période traversée, mieux que "Soumission" de Houellebecq, ce film tient sa place et nous propose des conduites adaptées au sens de l'honneur (Hein, langage du passé ?), nous pousse à méditer sur nos conduites et notre sens du respect de l'autre.Même si le décor appartient au Maroc, j'étais dans le djebel ou l'Atlas aujourd'hui. Film magnifique parce la parole n'est ici ni superflue, ni redondante.Belle musique et majesté des lieux. 2 magnifiques acteurs, sobres dans leur jeu mais tellement présents. Merci pour ce beau moment .
Film un peu difficile ...lent...et un peu trop ton sur ton avec les évènements récents. Pourtant les deux acteurs principaux : Reda Kateb ( Mohamed) et Viggo Mortensen (Daru) sont très justes. Un adorable accent pour le premier. Beaucoup d'émotions pour son dernier jour de classe ayant pour sujet "L'Atlas" !!! Le tout est un peu lent et vous risquez l'ennui, le film durant près de 2h !! **
Magnifique film à l'atmosphère envoutante. La musique, la photographie et la mise en scène nous emportent dans cette histoire d'amitié sur fond politique, et l'histoire résonne étrangement avec l'actualité. A voir aussi pour les 2 comédiens qui portent ce film magistralement.
Ce film possède un petit handicap qui fera que les spectateurs risquent de le bouder : il est question de la guerre d'Algérie, sujet qui ne fait pas courir les foules. Nous sommes au début des hostilités, en 1954 et elle servent uniquement de toile de fond à l'histoire qui nous est racontée. L'enjeu de ce film se situe bien au-delà d'un énième témoignage sur la barbarie des hommes durant cette période sinistre. C'est avant tout une très belle histoire de fraternité. Daru est un instituteur français mais d'origine espagnole qui enseigne dans un coin perdu de l'Atlas. Un gendarme d'un village voisin lui amène Mohamed pour le conduire à la gendarmerie de la grande ville. Ce dernier a assassiné son cousin pour une sombre histoire de troupeau. Pas du tout emballé pour accomplir cette mission qui conduira Mohamed vers une mort certaine, Daru finira par l'escorter suite à une attaque de la famille du prisonnier qui voulait lui faire la peau. Ces deux hommes aux cultures différentes, aux idées assez opposées vont parcourir des kilomètres au travers des caillasses et de multiples danger d'une région qui commençait à être à feu et à sang. Petit à petit, ces deux hommes vont cheminer vers un destin risque bien de vaciller au bout de la route. Inspirés d'une nouvelle d'Albert Camus que les puristes considèrent comme un petit chef d'oeuvre, les auteurs du scénario ont pris quelques libertés pour l'aérer sérieusement et lui donner quelques péripéties. Il semblerait que cela déplaise aux fans de l'auteur. Personnellement je n'avais lu en son temps que la bande dessinée qu'en avait tiré Jacques Ferrandez ( L'hôte chez Gallimard, on a la culture que l'on peut) qui était fidèle au texte original. Si le film nous propose une version plus nerveuse, avec beaucoup de codes empruntés au western, les auteurs n'en n'ont pas enlevé pour autant le sens profond. Ces deux personnages principaux vont s'apercevoir que malgré leurs différences, ils sont étrangers au monde qui se construit autour d'eux. Cela va leur permettre de réfléchir à leur condition d'Homme, de remettre en cause certaines valeurs de leurs cultures respectives et de prendre une direction à laquelle ils n'avaient pas forcément pensé. Le film évite les antagonismes traditionnels comme la religion ou la culture pour ne s'attacher qu'à leur propre libre arbitre et à la façon dont leur confrontation va les emmener à réfléchir autrement. Un peu plus sur le blog
Il s'agit de l'histoire de Daru, instituteur dans une école des montagnes de l'Atlas, dans l'Algérie de 1954. Il est tranquille jusqu'à ce qu'on l'amène un prisonnier, Mohammed qu'il doit conduire à Tingrid afin qu'il soit exécuté. Bien malgré lui, il va le conduire en dépit des rebelles qui rôdent et tenter de comprendre Mohammed. Une amitié naîtra progressivement entre les 2 hommes ce qui forcera Daru à tenter d'infléchir la résolution de Mohammed.
Ce film est poignant. Très beau visuellement et la musique par Warren Ellis (le musicien par l'auteur de comics) apporte beaucoup dans l'immersion. Tributaire des éléments extérieur, le réalisateur a bien retranscrite l'Algérie des année 50 et les acteurs sont tous géniaux. Viggo Mortensen est très bien dans son rôle et il parle surprenamment bien le français ! Je ne connaissais pas Reda Kateb auparavant et il est vraiment bien et nous pousse à avoir de la peine à la fatalité de son personnage (il me donne envie de voir illico Un prophète et Zero Dark Thirty !). Mais bizarrement le personnage de Mohammed semble ne pas fonctionné. spoiler: En effet, on a du mal à croire que cet homme a fait du mal à qui que soit. A plusieurs reprise Daru le reprend en disant qu'il devait être plus digne ou avoir plus d'honneur, seulement on a du mal voir qu'il soit tueur. Ceci dit il évolue très bien car à la fin il choisi de vivre et être libre plutôt de se conforter aux traditions. Car c'est là le cœur du film, la confrontation entre le devoir traditionnel et le bon sens. Surtout venant de Daru qui est un instituteur au passé assez mystérieux et fait de guerres (il est commandant de réserve après tout).
S'il y a des défauts à relever, ils sont peu nombreux. Premièrement, il n'y a pas une réelle introduction des personnages. Il y en a si on veut mais ce n'est pas très mémorable et il faut vraiment faire très attention. D'une certaine manière, c'est sans doute voulu car on peut vraiment s'identifier à chacun d'eux. Deuxièmement, la musique qui aurait pu être un peu mieux employée. Elle est excellente, il n'y a pas d'autres mots, mais ça aurait été quand même mieux si elle était plus présente, mais ça c'est subjectif. Troisièmement, l'aspect un peu trop réaliste de certaines scènes. spoiler: Les scènes de fusillade, ça va. Ceci dit la scène de la marche au début , c'est quand même gênant (la caméra remue un peu trop ! Je sais que ça donne l'aspect réaliste d'un chemin caillouteux mais là c'est trop !). Mais à part ça le film est très bien.
Bref, un très bon second long métrage de David Oelhoffen, qui est un réalisateur très sympathique et dont j'espère qu'il aura le succès public qu'il lui revient. En effet, il s'agit d'un film très réaliste et très bouleversant qui gagne à être connu. De plus j'ai appris que le film est inspiré d'une nouvelle d'Albert Camus; cela m'a donné envie de la lire.
Après la semaine que nous venons de vivre, et avant de vivre la suite, qui ne manquera pas d'être pénible et destabilisante, posons-nous. Rejoignons les personnages de Loin des hommes, austères et magnifiques. Marchons avec eux dans ce paysage rocailleux. Observons leurs visages. Sachons entendre ce qu'ils ne disent pas. Jouissons de ces images sublimes de contre-jour, où dans le soleil froid de l'hiver, on voit des silhouettes amies se frayer un chemin pour échapper à leur destin absurde. Les bronches dégagées, les pieds meurtris et l'esprit enfin clair, alors nous pouvons rallumer BFM TV. L'œil neuf. Merci à David Oelhoffen pour cet autre regard sur la liberté et la fraternité, et peut-être sur l'actualité. J'ai été profondément touché par ce film.
Très libre adaptation d’une nouvelle d’Albert Camus, Loin des Hommes parvient à s’affranchir de l’endoctrinement politique et du discours idéologique sans pour autant perdre de vue son objectif initial : la mise en abîme des conflits moraux traduits par la guerre d’Algérie. Un conte universel plus que jamais ancré dans l’actualité. Pour en savoir plus, lisez notre critique complète:
Ce western algérien, ce bledtern, donc, plutôt, est d'une puissance folle. Tout en étant d'une finesse rare au cinéma, surtout sur de tels sujets, où l'on nous explique généralement ce qu'il convient de penser.
Un film d'une grande beauté et d'une grande intensité,avec des scènes particulièrement émouvantes (celle du bordel notamment). On est au départ un peu surpris par les accents des uns et des autres mais on n'y fait plus attention ensuite, c'est sans importance. Les deux comédiens principaux sont excellents.
Un film d'une humanité exceptionnelle, qui résonne de façon admirable dans l'actualité que nous vivons en ce moment. Des paysages sublimes, une musique inspirée, des personnages forts, magnifiquement incarnés. Un film qui donne à espérer, un film à ne pas rater.
Un film rempli d'humanité qu'il fait bon voir en ces temps difficiles, tristes et violents... David Oelhoffen m'a complétement embarquée dans son histoire grâce à des images à vous couper le souffle, grâce à une direction d'acteurs parfaite, grâce à une musique sublime, grâce à Camus... Merci Mr Oelhoffen, vous êtes un grand.