Sous fond de début de Guerre d’Algérie, un western humaniste et contemplatif mais manquant d’intensité sur le périple dans les sublimes paysages de l’Atlas algérien, de deux hommes que tout oppose, porté par l’interprétation impeccable du duo Mortensen/Kateb.
Librement inspiré d’une nouvelle d’Albert Camus « Loin des hommes » est un drame intimiste et dépouillé aussi aride et majestueux que les paysages de l’Atlas algérien qu’il présente. Porté par les prestations nuancées et très sobres de Viggo Mortensen et Reda Kateb sur qui reposent allégrement le long-métrage.
En s’inspirant d’une nouvelle d’Albert Camus, David Oelhoffen signe un film ancré dans une page douloureuse de l’Histoire de France. Ce long-métrage réalisé en 2014 prend place au tout début de la guerre d’Algérie. Dans une sorte de huis-clos au milieu des espaces désertiques de l’Atlas, le destin de deux hommes que tout oppose se retrouve étrangement lié. Alors qu’autour d’eux les combats font rage, leur survie ne repose que sur leur entraide. Viggo Mortensen et Reda Kateb interprètent avec subtilité ces compagnons de fortune. Les thèmes de l’absurdité de la guerre, de l’appartenance à une terre ou bien du radicalisme des traditions sont abordés au grès de conversations arides. C’est ce faux rythme qui procure une force au récit tout en le rendant parfois austère. Bref, un drame humaniste teinté d’une grande mélancolie.
loin des hommes, les bêtes, les animaux, les sanguinaires - et près des hommes, les vrais, les rares - interprétation exceptionnelle de Viggo Mortensen et Reda Kateb - très peu de dialogues, tout est dans la finesse du jeu de ces 2 acteurs, un regard, un mouvement sur le visage - des paysages grandioses, une musique parfaitement adaptée
On doit faire abstraction du contexte de la guerre d Algérie pour apprécier ce film tiré d une nouvelle d Albert Camus, un duo d acteurs transcendés dans ces paysages de montagnes et une réflexion sur une rencontre d hommes d horizons peu semblables mais que le destin va réunir jusqu’à une issue qui semble inéluctable.
Paysages magnifiques, âpres, durs, il m a paru y entendre le silence. Rencontre de deux hommes cernés par une guerre absurde. Et ces deux hommes vont nouer un dialogue étonnant, entrecoupé de silences éloquents. Un hymne à la dignité, à la révolte face à la violence aveugle, institutionnelle, aux traditions appelant la loi si sang et, autres colons revanchards.
Film qui vaut surtout par la prestation de Reda Kateb sans omettre celle de Vigo Mortensen. Les magnifiques paysages désertiques sont l'univers de la relation entre 2 hommes que tout oppose mais qui va évoluer vers un respect mutuel. La guerre d'Algérie naissante n'a pas encore détruit la possibilité d'une amitié. Ce film m'a fait connaitre Reda Kateb, un vrai talent.
Une histoire d'hommes sur fond de guerre d'Algérie, tourné comme un western dans les montagnes de l'atlas. Ça paraît un bien curieux mélange, et pourtant ça marche. Très beau film.
Les premières oeuvres de Camus ne comptent pas parmi ses plus connues. Elles sont abruptes, comme de lentes et longues descriptions d'une nature aride, qui transcende et transforme celle des hommes qui y vivent.
Ainsi, ce formidable road trip inspiré de plusieurs d'entre elles se décline en quelques scènes où les dialogues n'ont que peu d'importance. L'absurde est partout, dans la sécheresse de ces abords désertiques et dans la pluie d'hiver qui détrempe, comme cette maison où se réfugient les deux protagonistes et qui n'a pas de toit ou comme cette guerre qui opposent les amis d'autrefois.
Au milieu du dérisoire, thème que semble affectionner Viggo Mortensen, cheminent un instituteur et son prisonnier qui veut se livrer aux autorités françaises pour enrayer la spirale de la loi du sang. Pris en tenaille entre les villageois qui veulent se venger, les colons en colère, les rebelles indépendantistes algériens et l'armée française, ils parviendront jusqu'à la croisée des chemins, où un choix s'impose, celui de la révolte.
Les interprétations sont d'une justesse parfaite, les paysages à couper le souffle. Reste que les sous-titres sont indispensables, la plupart des rares dialogues étant murmurés.
Un très beau film : lent, majestueux, aride à l'instar des sublimes paysages de l'Atlas. Les deux personnages principaux, l'instituteur Viggo Mortensen et le paysan Reda Kateb sont tous deux des taiseux et l'on découvre au fil du récit, leur intériorité et leur humanisme. L'interprétation est magistrale et porte littéralement le récit. Face à ces deux hommes totalement seuls, les bandes armées se révèlent aussi cruelles les unes que les autres. La fin du film porte très peu d'espoir mais sait-on jamais ?
Je suis agréablement surpris par Loin Des Hommes, qui s'avère être un film d'une profonde humanité, retraçant le voyage de deux hommes qui vont apprendre à s'apprécier. Le tout est très puissant émotionnellement et le personnage de Viggo Mortensen est très inspirant. La prestation des acteurs est d'ailleurs excellente. D'autant plus que ce film retrace le contexte de la guerre d'Algérie, qui est trop sous-exploité au cinéma. Cependant, l'énorme défaut du film, c'est évidemment son manque de rythme. Ça manque cruellement d'action et de scènes marquantes, heureusement que le duo fonctionne assez bien pour qu'on soit totalement pris par le scénario. Bref, une belle réussite malgré un rythme beaucoup trop lent, je recommande !
"Loin des hommes" est inspiré de "L'hôte" d'Albert Camus. Deux personnages que tout oppose, Daru, instituteur bienveillant et Mohammed, qui doit être jugé pour le meurtre de son cousin. Mais, forcé de passer un long moment ensemble, et au fil de la discussion, les deux hommes vont se rapprocher. Au milieu d'une guerre qu'ils trouvent irrationnelle, ils vont partager des moments amicaux. Le duo Viggo Mortensen - Reda Kateb prend bien, la photographie est très belle et propose des plans de dune et d'un désert immense, la réalisation fonctionne montrant l'évolution de cette relation impossible et le scénario est bien écrit. Le film est bien rythmé, mais on pourrait tout de même lui reproche une certaine linéarité prévisible à certains moment et quelques facilités scénaristiques.
Algérie.1954.Rébellions. Un instituteur de campagne doit accompagner à travers l'Atlas un paysan accusé de meurtre... Une manière de "western" algérien. Albert Camus(L'Hôte) au scénario. Emotions et profondeur.
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2,0
Publiée le 27 octobre 2020
Loin des hommes démarre lentement ce qui n'était pas un problème. L'ambiance du film ne m'a pas capturé tout de suite j'ai donc reporté le visionnage de la seconde moitié. Mais ça ne s'est pas amélioré ça a empiré. Plus je devais assister à des conversations sentimentales entre les deux personnages principaux moins je pouvais m'intéresser à leur vie ou à leur histoire. Le film semble essayer d'utiliser tout désert, musique, histoire pour nous faire sentir désolé pour Mohamed et souligner avec Daru mais cela n'a tout simplement pas fonctionné pour moi. La majeure partie du film semble parler des deux compagnons regardant dans le vaste paysage avec un regard mélancolique sur leurs visages. Le dernier film de Mortensen que j'ai regardé portait sur un personnage masculin qui devait conduire son fils un jeune garçon à travers un scénario post-apocalyptique en sécurité. Il était à peine regardable en raison de son assaut sentimental. Ce film est le même juste que ca se passe dans le désert algérien...