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Bertrand M.
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4,0
Publiée le 3 octobre 2020
D'abord les paysages de ce pays qui était merveilleux, l'Algérie, la terre qui fut sublimée par tous tes peuples qui l'ont habitée ou traverssée ; dont un peuple qui a disparu de cette terre, celui des "pieds noirs", peuple ô combien attachant par sa diversité et son métissage profond, rapide et qui a créé un peuple unique et nouveau (le seul autre exemple qui me vient à l'esprit est le peuple Brésilien). Ensuite, le déroulé d'une histoire âpre, sur un rythme alternant lenteurs et nervosité. Les ponts entre les hommes sont légions: par l'éducation, par la confrérie guerrière, par les nobles sentiments qui animent les uns ou les autres. Mais, les enfermements sont aussi fruits des traditions, des aveuglements. A la fin un homme a renoncé, le héros, et un autre s'est libéré des traditions pour aller plus loin ... Belles images, pas de vision manichéenne, une belle leçon de cinéma!
Une sorte de western dans les paysages lunaires de l'Atlas sur fond de prémices de la guerre d'Algérie. Un peu longuet mais porté par une interprétation solide.
On est en présence d'un western relocalisé au début de la guerre d'Algérie ce qui rend quelque peu l'histoire improbable - spoiler: on imagine mal un instituteur chargé seul de convoyer un prisonnier, ce qui justifie qu'il ne cherche pas à s'enfuir sonne aussi faux -, mais on se laisse quand même prendre par les paysages magnifiques, les acteurs impeccables et les événements qui viennent pimenter un ensemble assez contemplatif.
Un regard danois nouveau sur le contexte sociologique de la guerre d’Algérie. Courez-y. Vigo Mortensen y est remarquable, et porte l’adaptation d’une nouvelle de Camus avec réussite. Cinéma - janvier 2015
Une atmosphère nuancée, lente, grave et lourde (dans le bon sens du terme). Je n'ai pas lu beaucoup de Camus mais ce film colle parfaitement à l'image que j'ai de l'ambiance de ses romans. Viggo tout particulièrement.
1954. Alors que la rébellion gronde dans la vallée, deux hommes, que tout oppose, sont contraints de fuir à travers les crêtes de l’Atlas algérien. Au coeur d’un hiver glacial, Daru, instituteur reclus, doit escorter Mohamed, un paysan accusé du meurtre de son cousin. Poursuivis par des villageois réclamant la loi du sang et par des colons revanchards, les deux hommes se révoltent. Ensemble, ils vont lutter pour retrouver leur liberté.
Ce film me disait quelque chose, des scènes qui me revient, je l’avais déjà-vu au cinéma que j’en ai oublié et l’eu rayé de ma liste cinémathèque. C’est ennuyeusement longue comme mise en scène, il n’y a rien d’intéressant dans ce scénario, un instituteur pépère des années 50 précédent les événements historiques dans ce bled algérien à apprendre la leçon à ses petits chérubins bergers locaux l’histoire de la France coloniale, il viendra à sa porte ramenée ce prisonnier criminel de sang familial. Un berbère du désert poussiéreux frais de nulle part, l’objectif est de l’emmener au poste de gendarmerie d’un bout à l’autre en un laps de temps, le parcours difficile semé d’embûche où l’on ne voit pas l’heure passée. Des activités guerrières anti-gouvernementales post seconde guerre mondiale traversent le sable, la montagne et la grotte, une planque illusoire avant le démantèlement de force dissuasive. Sous le coup du sans émotion pour cette paire de voyageur itinérant malgré eux aux prises des rebelles puis plus loin, questionne pertinemment la présence des troupes françaises, une même administration comme pour l’Indochine. L’interprétation du français d’origine étrangère, pied-noir solitaire installé en Algérie, un département à l’époque vaut la chandelle, le polyglotte fait parler son talent, la biographie de l’acteur danois ancestral. Anglais, arabe, français dont le quota est établi et espagnol, une vielle connaissance devenue coquine, c’est finement bien joué les dialogues apprises par cœur, il faut décortiquer cet accent exotique avec la complicité du paysan accusé. La bande son originale lancinante rappelle des sonorités familières, de la musique de film déjà entendu, le musicien compositeur sollicité n’est pas un mystère.
Film un peu difficile ...lent...et un peu trop ton sur ton avec les évènements récents. Pourtant les deux acteurs principaux : Reda Kateb ( Mohamed) et Viggo Mortensen (Daru) sont très justes. Un adorable accent pour le premier. Beaucoup d'émotions pour son dernier jour de classe ayant pour sujet "L'Atlas" !!! Le tout est un peu lent et vous risquez l'ennui, le film durant près de 2h !! **
L intérêt du film réside autour du duo d acteurs qui porte ce film avec talent , mais je trouve que le film manque d accroche dans son scénario notamment dans son intensité il est plutôt linéaire et parfois il s enlisé un peu et l ennui pointe le voir de son nez. Pour autant le contexte est bien retranscris on ressent les tensions entre rebelles militaires contexte politique..et les décors de l Atlas sont tout aussi beau. Le film est de qualité et la fraternité et les idéaux entre les deux protagonistes est forte. Malheureusement il manque un peu de péripéties au scénario pour le rendre plus accrocheur
Un excellent film français. Viggo Mortensen incarne un professeur d'écoles en Algérie. Reda Ketab est un excellent acteur d'origine algérienne. Une bonne adaptation du roman d'Albert Camus. La guerre de 1954 est très bien montrée.
Magnifique ! Les paysages, l'humanité de l'instituteur, la relation entre les deux hommes, la manière délicate d'aborder la rébellion des combattants d'Algérie, anciens frères d'armes.
Content de voir qu'on peut encore réaliser de très bons films pour un petit budget. Ici, on voit l'Algérie de l'époque à travers des personnages profonds, seuls et loin des hommes. Un beau film qui mérite un regard pour comprendre l'époque coloniale et le quotidien des hommes de l'époque, avec une dose de courage, de danger et de simplicité. Fait appréciable, les acteurs parlent tantôt arabe, tantôt français, ce qui offre une dose encore plus grande de réalisme.
Plus qu'inspiré d'une nouvelle de Camus, c'est un superbe voyage à travers le désert algérien et aux coeurs des hommes. Viggo Mortensen et Reda Kateb sont parfaits, les images aussi.
Basé sur une nouvelle d'Albert Camus, David Oelhoffen signe avec « Loin des Hommes » un bon scénario, une histoire à la fois simple et captivante, nous délivrant de grands instants d’émotion. Le réalisateur français réussi également une mise en scène irréprochable avec de très belles images. Ajoutez à tout cela une bande son de grande qualité et une superbe musique et vous obtenez un très beau film. Film magnifiquement interprété par un duo d’acteurs talentueux : Viggo Mortensen, toujours aussi efficace est bien secondé par Reda Kateb. Le pitch : Dans les montagnes sahariennes d’Algérie, deux hommes fuient une guerre qui ne les concerne pas. Daru est un instituteur Français qui apprend à lire aux petits bergers, Mohamed, accusé de meurtre, doit fuir les rebelles algériens et craindre les colons français.