Loin des hommes
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 janvier 2015
Très beau film , très soigné avec 2 acteurs principaux très convaincants entre lesquels s'installent au fur et à mesure une relation forte . Reda Kateb joue parfaitement son role et est très touchant ( il est l'un des révélaions de l'année 2014 ) et Viggo Mortensen qu'on ne présente plus ( jouant Aragorn dans le seigneur des anneaux ) livre une fois de plus une prestation impeccable . Les décors des monts Atlas sont d'une rare beauté et nous replonge bien dans l'ambiance coloniale de l'époque ; le scénario est bien écrit mais manque un peu de rebondissement ( c'est là mon principal reproche ) . Mais le but du film n'est surement pas là ; et réside plutot dans la belle leçon d'humanité , de respect entre 2 hommes tiraillés par leur dilemne et leur sens profond de l'honneur . Je recommande donc vivement ce film :)
Frédéric B.
Frédéric B.

2 abonnés 32 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2015
Loin des hommes au sens géographique,
mais tellement ... proche des hommes, de leur dilemmes et de leur contradictions.
Superbe histoire, simple, implacable.
Des personnages à haute densité humaine servis par des acteurs qui les incarnent totalement et avec subtilité. Viggo Mortensen et Reda Kateb, remarquables, SONT Daru et Mohamed.
La photographie et le montage servent parfaitement la réalisation (plans serrés sur les visages, champs et contre-champs, personnages perdus dans la solitude des paysages).
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 21 janvier 2015
C’est le personnage de Daru en lui-même que j'ai trouvé plus intéressant. Il se dévoile au fur et à mesure mais peut-être pas assez. Il reste assez lisse à mon goût. Cependant, même si j'ai décroché pendant pendant quelques temps, Viggo Mortensen est tellement talentueux qu'il réussi à me rattraper en une scène où celui-ci se dévoile et montre un peu de vulnérabilité et d’émotions. En dehors de cela, Il a un côté un peu trop “parfait”. (lire la suite sur le blog)
titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2015
dans l'atlas algérien perdu au milieu de nulle part une école.
un professeur "blanc" fait la classe a des élèves de tout âge mais tous arabes.
par un curieux hasard il doit emmener un prisonnier dans une ville beaucoup plus loin.
le film nous raconte sous fond de début de guerre d'Algérie ce parcours semé d'embuches
que vont rencontrer ces deux hommes diamétralement opposé.
dans cet environnement hostile parviendrons t'il en a sortir vraiment intact.
merveilleuse interprétation des deux protagonistes.
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2015
David Oelhoffen choisit les codes du western (justice, vengeance, tête mise à prix, grands espaces…) dans les somptueux paysages de l'Atlas. (...) Fidèle aux grands thèmes de Camus, le film suit le parcours de deux étrangers. (...) En filigrane, c'est le début de la Guerre d'Algérie qui se dessine, en ce mois de novembre 1954. Sans opposer les "bons" et les "méchants", David Oelhoffen montre comment ce conflit est inexorable, somme d'échecs politiques et sociaux.

LA SUITE :
JEANRENE43
JEANRENE43

11 abonnés 154 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2015
Très beau film, excellent jeu des acteurs, très beaux paysages, très beau récit inspiré de L'hôte, texte d'Albert Camus dans son livre L'exil et le royaume. Finalement une belle incitation à lire ou relire l'ouvrage de Camus pour connaître les pensées et sentiments de ces personnages. Je conseille chaudement ce film qui montre, comme l'étranger de Camus, que bien des pieds-noirs avaient une vie humble et très proche des algériens. En l’occurrence j'ai beaucoup de sympathie et d'admiration pour le personnage de Daru, instituteur dans une école isolée sur le haut plateau de l'Atlas. Si Albert Camus nous montre Daru qui rentre chez lui après avoir guidé son prisonnier, et le prisonnier qui se rend seul à son lieu de perdition, le scénario nous fait vivre des épisodes des premiers conflits de l'indépendance qui sont des apports qui nous heurtent. On a là les deux aspects du comportement des français, certains dans une attitude de service et d'autres dont l'armée défendant une propriété territoriale de la France et donc impitoyables avec les indépendantistes...
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2015
Très beau film dramatique et historique.
Très bonne interprétation des deux comédiens, superbes paysages arides.
On est très émus et intéressés.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 janvier 2015
Film assez captivant et âpre, malgré quelques maladresses de mise en scène et poussées d'esthétisme inutile (par exemple, cette vue de loin de Viggo Mortensen découpé en silhouette sur le ciel de la nuit, devant le croissant de lune.... Pourquoi cette petite joliesse, vraiment?).
Mais l'incarnation des personnages est servie par deux acteurs si magnifiques qu'ils nous font croire à la réalité de toutes ces directions possibles dans les débuts d'une guerre. Pour qu'elle soit honorable ou qu'elle sombre dans la "sale guerre", tout dépend en fait de la construction morale plus ou moins solide de chacun, à chaque moment, à chaque décision qu'il prend. Hélas, les résultats sont souvent désespérants.....Et cela c'est poignant et très beau,
L'instituteur tentera sans doute de partir encore une fois "loin des hommes", saturé visiblement des guerres humaines, mais il aura réussi à donner à son compagnon le début d'une future force intérieure (et comme nous l'espérons !) pour prendre enfin sa vie en main, consciemment.
Les deux acteurs ont une présence fantastique, très différente l'une de l'autre, mais fantastique.
Vincent M.
Vincent M.

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 février 2015
belle fresque sur la vraie relation entre 2 êtres humains au plus profond de leur humanité, bien loin au dessus des turpitudes des groupes et des troupes....
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 19 janvier 2015
Long et ennuyant, je me demande pourquoi toutes ces bonnes critiques???
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 janvier 2015
film magnifique, d'une force peu commune. L'émotion est très forte, grâce aux petits écoliers, mais aussi aux deux acteurs hors du commun...Reda Kateb un des meilleurs acteurs du moment (Hippocrate ,Qui Vive)
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2015
"Loin des hommes" est un film sans beaucoup d'action, sans beaucoup de dialogues, avec finalement assez peu d'intensité dramatique mais duquel il se dégage pourtant quelque chose de fort, de profond. C'est difficile à exprimer, à résumer. Mais le récit et les thèmes abordés s'identifient bien au titre "Loin des hommes", dans le sens où le propos central repose justement sur deux destins individuels, pesés et réfléchis, mais distants des événements (distants par les choix individuels qui se posent mais surtout pas indifférents).Transposable à bien des époques, bien des destins. Une invitation à la réflexion.
Flaw 70
Flaw 70

276 abonnés 422 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2015
Deuxième film de David Oelhoffen, qu'il a lui-même écrit en adaptant librement la nouvelle L'Hôte d'Albert Camus. Pourquoi librement ? Car le film prend pas mal de liberté sur la nouvelle de Camus mais arrive quand même à en garder l'esprit et l'essence tout en correspondant aux thématiques de son auteur. Parce qu'ici Oelhoffen confirme qu'il à des thèmes et des intentions d'auteur qu'il compte bien explorer dans sa carrière et en ça le film correspond dans l'esprit à son premier long métrage, assez moyen, Nos retrouvailles. Pour le scénario on explore donc les thèmes d'Oelhoffen, à savoir les liens qui unissent les hommes et qui font qu'ils s'apprécient. Car dans son premier film on suivait les retrouvailles d'un père absent avec son fils où au détour d'une situation dangereuse ils apprenaient à se connaitre, à se pardonner et à s'aimer. Ici c'est la même chose mais au lieu d'explorer une relation père-fils, il s'intéressera à une amitié qui se construit malgré les différences. Oelhoffen est quelqu'un qui s'intéresse à ce qui rapproche plutôt qu'a ce qui divise comme l'amour, les joies de la vie ici illustré ici par le sexe, la compassion et la solidarité face à une situation périlleuse, ce qui fait indéniablement écho avec les tragiques événements récents. Placer cette amitié naissante dans une situation géopolitique et historique grave, la guerre d'Algérie, est vraiment pertinent car cela permet de servir un propos humaniste que malgré les différences culturelles et la guerre entre deux peuples, l'entente et la compréhension sont toujours possible. Les deux personnages sont en cela vraiment intéressant car ils ne prennent jamais de parti, ils sont isolés au milieu de cette guerre qui les dépassent et doivent géré leurs problèmes personnelles, ils essayent de rester maîtres de leurs vies et de leurs décisions mais l'histoire qui est en train de s'écrire autour d'eux les obligent à prendre position. L'un est un homme droit, peu être même trop droit car certaines de ses réactions sont trop didactiques ou compréhensives, il est parfois trop moralisateur et humain ce qui fait qu'il semble parfois déconnecté du reste, le rendre plus ambivalent aurait été plus judicieux même si on en éprouve que plus d'empathie pour lui comme cela mais il fait moins réel. Ses origines à lui sont plus troubles rendant sa neutralité psychologique plus pertinente et intéressante à explorer. L'autre à une psychologie moins développé mais pour autant plus poussé, son destin est relativement tragique et lorsque que l'on apprend son histoire, le personnage n'en devient que plus noble. Il n'est pas maître de sa vie étant dicté par des lois et des principes sectaires et décide donc de prendre non pas sa vie mais sa mort en mains, donnant un propos touchant sur la notion de sacrifice. Ce sont donc deux êtres nobles et justes qui nous sont présenté et leur amitié est traité de façon naturelle et cohérente laissant même parfois place à un humour bienvenu. Néanmoins même si le propos humaniste et existentialiste est pertinent et que l'amitié plutôt bien traité, le scénario possède des défauts comme le faite que le contexte du film ne sert au final que de toile de fond, cela aurait pu être n'importe quel autre conflit l'histoire aurait fonctionné de la même façon, ou encore que le style épuré du scénario handicap la narration en passant sous silence des thèmes qui aurait pu être intéressant ou du faite que les situations ont tendances à ce répétées. Le film suit donc un schéma linéaire qui devient vite répétitif, les personnages marchent, une péripétie leur tombent dessus, ils se remettent en route puis une autre péripétie et etc. Cela donne un aspect trop segmenté au film qui fini à la longue par toujours répéter les mêmes choses ou faire de la digression, en ça la scène dans le bordel, particulièrement la partie qui concerne Daru, n'était pas nécessaire au récit. Sinon le film se rattrape dans une conclusion très juste et très poignante qui expose à merveille toute la noblesse des personnages et la tragédie de leurs histoires. Le casting est sinon prodigieux, tout les acteurs offrent des partitions sans fausses notes qu'ils soient secondaires ou non. Même si il est clair que toute les attentions se portent sur le duo principal avec Reda Kateb qui est encore une fois parfait, apportant le supplément d'âme dont lui seul a le secret à son interprétation juste et dans la retenue mais qui fait passer à merveille les émotions. Il arrive à ne pas ce faire éclipser par un Viggo Mortensen encore une fois impressionnant de par son charisme et la justesse de son jeu. Il utilise une vaste palette d'émotion sans en faire trop et fait un travail impressionnant avec sa voix. Kateb aussi n'est pas en reste de ce côté là, devant travailler son arabe et son accent, qui m'a semblé parfait dans le film, mais le travail de Mortensen sur ce point est faramineux devant travailler le français, l'arabe ainsi que l'espagnol. Le pire c'est qu'il arrive à exceller dans les trois langues, ce qui souligne une discipline de fer et là je dis chapeau. Pour la réalisation, celle-ci dispose d'une photographie sublime qui magnifie les somptueux décors de l'Atlas algérien, un montage classique mais efficace ainsi que d'une BO composée par Nick Cave et Warren Ellis qui est vraiment géniale, accompagnant le film à merveille et s'inscrivant dans les belles compositions de western. Car oui la mise en scène de David Oelhoffen est celle d'un western existentialiste. La composition des plans, l’enchaînement des situations, les mouvements de caméra, etc tout cela rappelle les classiques du western notamment l'époque de John Ford. On retrouve l'assaut à cheval sur une place forte, ici symbolisé par une place forte, mis en scène avec force et maîtrise, probablement la meilleure scène du film, on retrouve l'habituel duel de tout western ainsi que la prise d'un camp indien par les cowboys, ici symbolisé par un groupe de "rebelles" algériens pris au piège dans une grotte par l'armée française, probablement la deuxième meilleure scène du film de par sa mise en scène brutale et impressionnante. En conclusion Loin des hommes est un film sympathique mais pas pleinement satisfaisant. Son propos est fort et touchant, son histoire est belle mais sa construction est répétitive tirant un peu en longueurs sur la fin à cause de digressions inutiles et de rabâchages qui peut créer un certain ennui. Néanmoins la mise en scène est très maîtrisé et le casting est parfait mais j'aurais aimé l'ensemble moins didactique et plus humain car à force d'être trop moralisateur, le film perd l'efficacité des émotions. Mais en ce début d'année cinématographique assez timide qui n'est pas enclin aux bons films, Loin des hommes s'impose comme le meilleur jusqu'à présent même si il n'est pas complètement bon.
Fritz L
Fritz L

219 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2015
C’est fascinant de voir portée à l’écran l’interprétation d’une œuvre littéraire très courte, fut-elle (au moins pour la base) tirée une nouvelle d’Albert Camus. C’est ce que vient d’accomplir, non sans un certain talent, David Oelhoffen avec « Loin des hommes ». « L’hôte », texte d’une dizaine de pages, ne semblait pas se prêter, au niveau du contenu, à une quelconque adaptation cinématographie. L’œuvre étant plus dans la suggestion des faits et des comportements, à charge pour le lecteur d’en combler à son aise les vides. C’est dans cet état d’esprit qu’Oelhoffen s’en accapare, et en donne une réinterprétation complète en allant même jusqu’à en modifier la fin. Il développe un contexte implicite chez Camus, en renforçant d’abord le caractère et le vécu des deux protagonistes, mais surtout en intégrant le fait de guerre (sans pour autant ne jamais la mentionner) comme une réalité présente et non une menace. Mais « Loin des hommes » n’est pas pour autant un exercice de style. C’est une mise en lumière (les prises de vues sont éclatantes) d’une rencontre, avec ses contrastes (le joug de la colonie), ses questionnements (l’appartenance d’un homme à la terre ou à la nation) entre ces deux hommes qui n’étaient pas appelés à se rencontrer. Et la rencontre est généreuse et radieuse, au moins sur le papier. Car si Reda Ketab, tout en intériorité est extraordinairement poignant, Vigo Mortensen peine à nous faire croire vraiment à son rôle de Daru. Ce scepticisme tient plus à sa nationalité (qu’il soit un pied-noir espagnol semble improbable) qu’à son interprétation à laquelle il apporte foi. Passé donc un petit temps d’adaptation, on se laisse porter par ce fascinant récit, brillamment illustré musicalement par Nick Cave et Warren Ellis. Sourde est l’émotion au début, elle monte crescendo, presqu’à notre insu, jusqu’à atteindre son paroxysme sur les deux scènes finales, si représentatives du contexte social d’alors. Sans grands effets, tout en profondeur, « Loin des hommes » est un film fragile et sincère.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 janvier 2015
A travers cette histoire, on peut voir la complexité de la guerre d'Algérie où des hommes ayant combattu ensemble se retrouvent ennemies. Ça fait réfléchir sur la manière de gérer un conflit.
On voit également dans ce film des images magnifiques de l'Algérie.
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