Loin des hommes
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176 critiques spectateurs

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poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2015
Du fait de sa thématique, de ses paysages et de nombre de ses scènes, ce film ressemble à s'y méprendre à un western (et un western, je le dis d'emblée, du meilleur acabit). Sauf que l'on n'est pas du tout dans l'ouest américain mais dans un coin perdu de l'Atlas algérien au moment des premiers soubresauts de la guerre d'indépendance en 1954.
Inspiré d'une nouvelle d'Albert Camus, cette histoire à la fois simple et complexe démarre dans l'école où Daru (Viggo Mortensen), un instituteur français (mais, comme on l'apprend plus tard, dont les parents sont en fait andalous) délivre son enseignement exclusivement à des petits arabes. Loin de tout, il pourrait espérer poursuivre sa mission dans le calme si ce n'est qu'un français de passage lui confie le soin de conduire un assassin prénommé Mohamed (Reda Kateb) jusqu'à la ville de Tinguit où il sera jugé. Pour Daru, cela équivaut à une mise à mort. Il refuse, mais, son école étant assaillie par des hommes en armes, il se résout à entreprendre le voyage.
spoiler: Au cours de ce périple semé d'embûches, les deux hommes se découvrent l'un l'autre. Mohamed, qui aurait eu l'occasion de s'enfuir, préfère marcher vers la mort, préfère être tué par les français, car c'est ainsi seulement, pense-t-il, qu'il pourra mettre fin au cycle de représailles et de vengeances qui risque de décimer sa propre famille, du fait de l'assassinat qu'il a lui-même perpétré. Mais pour Daru, c'est difficile de conduire un homme à la mort, d'autant plus quand il s'agit d'un homme avec qui l'on chemine, avec qui l'on peine dans le désert, avec qui on affronte de multiples dangers. Y a-t-il une issue, un moyen d'échapper à qui semble la fatalité, la mort de Mohamed?

Ce film ambitieux a été réalisé avec grand talent par David Oelhoffen. Les deux acteurs principaux comptent, il est vrai, parmi les meilleurs d'aujourd'hui. Mais il faut aussi souligner la qualité d'écriture du scénario, sachant rendre compréhensibles et passionnants tous les rebondissements d'un récit qui ne manque pas de complexité. Magnifié par une superbe photographie et mis en scène avec intelligence, ce film, sans nul doute, captive, voire fascine, d'un bout à l'autre. 8/10
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 janvier 2015
Superbe.
Un film fort, touchant mais pas larmoyant. Des images magnifiques de l'Atlas que le réalisateur nous permet d'admirer sans pour autant nous donner l'impression que c'est trop long. Le film ne donne pas du tout l'impression qu'il dure 1h40. J'aurais même réclamé vingt minutes de plus.
Une musique magnifique qui se confond avec le déroulement du film.
Certains parlent de ce film comme d'un western. Ce n'est pas l'image que je me fais d'un western. Mais peut-être que je ne connais pas réellement la définition d'un western.
Les deux acteurs principaux sont magnifiques. Ils sont ce qu'ils jouent.Ils sont Daru et Mohamed. Sans excès. Ils arrivent à nous dévoiler ce qu'ils pensent uniquement par leur regard.
On se laisse emporter par l'histoire. Je n'ai qu'une hâte : le revoir.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 janvier 2015
Magnifique film sur la fraternité; Un duo d'acteurs formidable;
un coup de soleil dans nos têtes ...
c'est notre Terrence Malick national
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 janvier 2015
un film à la fois puissant et pudique, servi par des acteurs magnifiques de présence et d'intériorité.
Les images, les lumières, les paysages soutiennent l'intrigue au rythme de la marche des deux protagonistes.
je suis sorti très ému de la séance, ému par ces personnages, leur attachement à leurs racines, leurs cultures, par les liens humains qui dépassent les conflits.
benoitG80

3 590 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2015
"Loin des hommes", ce film réalisé par David Oelhoffen, est adapté de « L'hôte », nouvelle tirée de "L'Exil et le royaume" d'Albert Camus...
Déjà ce point de départ est tentant, et il faut bien dire qu'à l'issue de la projection on reste soufflé par cette histoire transcendée par le jeu des deux acteurs et la beauté des images dont la caméra du réalisateur fait des merveilles autant dans les paysages, que dans les visages et les scènes d'intérieur !
Mais malgré des libertés prises par rapport à cette nouvelle de Camus, ce film à travers l'épopée de deux hommes complètement étrangers l'un à l'autre, dans l'Atlas algérien au début de la guerre en 54, a une grande portée philosophique...
En effet cet instituteur Daru, dont la classe est isolée en pleine montagne, va devoir mener contre son gré Mohamed à son procès et donc fatalement à son exécution..
Et c'est la rencontre de ces deux hommes que tout oppose, qui va être bouleversante, par leur approche, par la façon dont ils vont s'apprivoiser et se connaître, se méfier et s'apprécier, tous deux semblant hors du contexte de cette guerre qui fait rage autour d'eux...
Viggo Mortensen et Reda Kateb forment ici un beau duo dans cette relation compliquée, difficile et très touchante bien qu'improbable, le premier en Andalou qui n'a plus ses racines où qu'il soit, et le deuxième apparemment inoffensif et pourtant aux prises avec sa famille par ce crime irréparable qu'il vient de commettre.
Le problème identitaire apparaît donc en plein avec toute la souffrance qui va avec.
Chacun est confronté à ses convictions personnelles, à ses coutumes et croyances et ce périple à pied et dans le froid, va les mettre face à leurs contradictions et à la fois, à leur ligne de conduite toute personnelle...
Les personnages rencontrés au détour de leur marche, que ce soit indépendantistes en révolte, ou ensuite ces soldats en lutte et prêts à tout pour obéir aux ordres, tous vont mettre Daru et Mohamed dans des situations imprévues et incroyables, où ils seront prisonniers, miraculés ou libérés...
Si bien que ces deux hommes par leurs échanges et toute l'évolution qui va en découler, seront pour le spectateur un sujet passionnant et éminemment sensible et délicat !
Certains moments, certains mots ou même des belles expressions de regard, sont saisis avec beaucoup de force et de lucidité par la caméra du réalisateur qui nous livre là un très beau film minéral, âpre et rude mais d'un humanisme fort où la chaleur des cœurs émerge et apporte une sensation bienfaisante !
La fin très belle apporte une réflexion intérieure sur le choix que tout homme a à faire dans sa vie, en son âme et conscience...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 janvier 2015
Oeuvre magistrale par sa force sobre , son propos élevé sans complaisance, fidèle en cela à l'esprit libre d'albert camus, ses images lumineuses d'un désert qui confronte les hommes à eux-memes , par l'écriture cinématographique incisive et juste de david oelhoffen qui réussit une mise en scène inspirée, épurée et sensible servie par des acteurs charismatiques au sommet de leur talent : comme camus , david oelhoffen fait le choix de l'homme, de l'humain et de la vie plutot que celui des appartenances communautaires quelles qu'elles soient. Un grand film qui résonne tout particulièrement en ces moments de tumulte et d'incertitude et qui se distingue par sa dimension d'espoir en l'homme.
jaggg
jaggg

23 abonnés 197 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2015
Magnifique, sobre, pudique (pour un sujet pourtant si sensible et d'actualité). Des paysages à couper le souffle. Des personnages tous en proie à des conflits cornéliens, entre racines et convictions. Les 2 acteurs principaux campent leur personnage tout en retenue, Viggo Mortensen qui nous épate en jouant en français ET en arabe, ainsi que l'excellent Reda Kateb, déjà apprécié dans Hippocrate, dont on savoure ici l'accent ... du terroir : on découvre au fil du film ce qui les a amenés là où ils sont maintenant, et comment ils sont devenus ce qu'ils sont. Sur fond de guerre, ce film parle surtout d'amitié, de fidélité et d'honneur.

Dommage que ce film soit si peu distribué, il mérite vraiment une plus large audience.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 janvier 2015
Lion des hommes est un film émouvant sur la destiné de deux hommes que la liberté de conscience va rapprocher.
chacun voulant échapper à la violence aveugle des hommes;
Des paysages incroyables, des acteurs inspirés, un moment de grâce..
une respiration salutaire qui rappelle une évidence: l'importance de l'éducation des enfants ...
sujet d'actualité ....
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 16 janvier 2015
Algérie, novembre 1954. Daru est instituteur dans une petite école perchée sur les hauts plateaux de l’Atlas. Sa classe n’accueille plus que des enfants algériens auxquels il apprend la géographie de la France ! Un jour, on lui confie un encombrant protégé, Mohamed, qui a tué son cousin. IL est chargé de l’escorter jusqu’aux autorités villageoises, à une journée de marche à travers la montagne aride et caillouteuse.
Les deux hommes, d’abord méfiants, partagent des moments d’intimité et une solidarité obligée. Pour bâtir une amitié, y’a pas mieux que de faire la route ensemble… Même semée d’embûches. Car l’hiver 54 dans les Aurès est justement marqué par les premiers affrontements sanglants entre indépendantistes et soldats français. Daru et Mohamed sont menacés par les deux camps, mais hésitent à choisir le leur.
Ralentie par leurs dilemmes, l’aventure traîne un peu et la marche se fait longue. Ca vire au western humaniste entre compagnons d’infortune. Et puis les deux personnages intriguent. Pourquoi Reda Kateb est-il tout au long du film accablé par son destin au point d’apparaître si falot ? Et quand Vigo Mortensen, acteur américano-latino-danois incarne un instituteur d’origine espagnole chargé d’apprendre le français aux petits algériens, ça fait drôle.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 janvier 2015
merci pour ces personnages sobres et attachants, ces paysages , le sujet ... un très beau film
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2015
Loin des hommes, peut-être, mais pas des vertus humanistes en temps de guerre. Cette adaptation de Camus est étonnamment fidèle à l'esprit de la personnalité et même de l'écriture de l'écrivain. La plus belle réussite du film de David Oelhoffen est de ne pas mettre seulement la narration au premier plan, ce qui est le cas le plus souvent au cinéma, en accordant un soin particulier à l'image, belle mais sans esthétisation, et peut-être surtout au son, tellement négligé habituellement. D'autant que la partition de Warren Ellis et de Nick Cave est à la fois discrète et envoûtante. Ou enveloppante, si l'on préfère. Dans l'Algérie de 1954, la révolte est en marche et deux hommes sans prendre parti, a priori, en sont témoins et pas loin d'en devenir acteurs malgré eux. C'est le thème de l'engagement, si cher à Camus, qui court en filigrane dans ce western minéral qui peut aussi être qualifié de Road ou plutôt de Desert Trip. Sans oublier le sujet de la fraternité qui s'impose, rehaussé par les interprétations de Reda Kateb (qui a vu Hippocrate, saisira le caractère de caméléon de cet acteur) et de Viggo Mortensen, au charisme dévastateur (il en fallait pour arriver à nous faire croire à sa qualité de pied noir d'origine espagnole). A travers lui, c'est une cartographie d'un homme de l'Atlas qui surgit. Tout en subtiles nuances, de la force à la sensibilité.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 janvier 2015
Film magnifique et en tous points salutaire...
J'ai adoré, que ce soit la beauté des images, les bruits du feu et du verre sur la table, la lumière et les larmes dans les yeux, la profondeur du contenu... Ce sont eux les hommes, les vrais dans toute leur Humanité!
A diffuser partout et pour tous...
Bravo film courageux et universel, un souffle qui explique tout...
En le voyant j'ai pensé c'est eux la solution!
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 janvier 2015
Librement inspiré de L’Hôte, une nouvelle d’Albert Camus, Loin des hommes propose un voyage philosophique en suivant les pérégrinations de deux personnages pris au piège de la violence environnante.

L’identité, l’appartenance, l’héritage, l’honneur, la justice et son absurdité, la fuite, la confrontation, le courage, la fraternité… autant de notions abordées tout au long du film, en plein coeur des montagnes de l’Atlas.

« Bien qu’écrit il y a soixante ans, [ce texte] m’a semblé très contemporain et applicable au monde d’aujourd’hui, dans de nombreuses régions au bord de la rupture. J’ai retrouvé dans la problématique que vit Daru, le héros de la nouvelle, des questions que je me pose : la difficulté de s’engager, la difficulté d’y voir clair dans un monde instable, la difficulté de l’action, la tentation du repli sur soi » révèle David Oelhoffen, qui met en scène un film poignant aux airs de western rugueux, âpre et mélancolique.

Face à la caméra, Viggo Mortensen livre une interprétation subtile d’un homme tiraillé entre devoir et obligation. A ses côtés, Reda Kateb est impeccable, trouvant l’équilibre parfait entre fierté et humilité...
selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 janvier 2015
Après son premier film "Nos retrouvailles" (2006) et co-scénariste du récent "L'affaire SK1" David Oelhoffen s'attaque à une libre adaptation libre du roman "L'Hôte" de Albert Camus. Dans les paysages de l'Atlas algérien et les hommes en armes on plonge dans une sorte de western nord-africain appuyé par la belle BO du duo Warren Ellis et Nick cave, déjà compositeur des westerns "The Proposition" (2005) de John Hillcoat et "L'assassinat de James..." (2007) de Andrew Dominik... Un beau film, un beau récit qui va à l'essentiel dans son propos général mais qui , en même temps, ne fait qu'effleurer le lien entre le "prisonnier" et son geolier.
orlandolove
orlandolove

169 abonnés 1 731 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2015
Début de la guerre d'Algérie, dans les montagnes arides de l'Atlas... Les dilemmes moraux et politiques de ce conflit auxquels se heurtent les personnages sont bien exposés. Français et algériens qui se battaient côte à côte 10 ans auparavant contre les nazis sont désormais face à face... Un western humaniste où brillent les magnifiques paysages mais également les acteurs, notamment le magnétique Viggo Mortensen et l'intense Reda Kateb.
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