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Marine T.
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5,0
Publiée le 26 septembre 2016
Je crois que c'est le plus beau film que j'ai vue, le casting est parfait, et l'histoire est envoûtante je ne sais pas le nombre de fois où j'ai pleuré. Les personnages sont touchant. Vraiment superbe.
On est vite transporté par ce magnifique film. A suivre les pas de ces deux hommes à travers la montagne, on sentirait presque le froid, la sécheresse ou le vent sur notre visage, dans une ambiance superbe qui n'est pas sans rappeler certains western. Ce parcours initiatique, sur fond de guerre d'Algérie, n'en fait jamais trop. Tout en retenue et en pudeur, l'essentiel est dit, le reste est suggéré et nous le devinons. Pas besoin de scènes de grande violence pour toutefois aborder les horreurs de cette guerre et les différentes blessures des personnages... Et jamais on ne tombe dans le tire-larme facile. La sobriété de ce film n'empêche pas sa profondeur, et, à l'instar des paysages qu'il nous donne à contempler, il est d'une grande authenticité. Ici, on est proche de la perfection avec de grands acteurs et une bande originale de Nick Cave qui servent remarquablement l'histoire que l'on suit avec passion.
genre de pied noir baladant avec un bédouin, dont en tire pas beaucoup de chose, sinon d'un humanisme ou la guerre n'est qu'une connerie, mais toute cette sauce magique a la francaise a vraiment de résonance en algerie, puisque au regard du grands politiciens c'etait presque ca la vérité et pas celle de la bataille d'alger, meme si j'aime bien se dernier film, mais au papier c'est se film qui tient la vérité de la politique franco-algérienne- a mon avis!
Mettre deux acteurs de qualité ensemble, dans un même film, ne suffit pas à en faire un chef d'oeuvre. Reda Kateb et Viggo Mortensen ont beau tirer leur épingle du jeu, le scénario un peu pauvre et la réalisation trop peu originale font de "Loin des hommes" un film qui ne se démarque pas. Il y a certes quelques scènes qui pourraient être fortes en intensité, mais ça ne prend pas. Après, on connaît le refrain : il y a des extrémistes et des modérés des deux côtés. Hélas, on a vu beaucoup mieux sur le thème de l'Algérie française, la faute sans doute à un casting trop clinquant.
Un film philosophique peut être un peu trop lent à mon goût. Cela n'enlève pas le talent des acteurs qui sont impeccables. Viggo MORTENSEN que je ne connais pas tellement mais qui a une présence indéniable et l'excellent REKA KATEB qui n'arrête pas de nous bousculer dans ses choix de film. C'est un peu la force tranquille cet acteur il avance sans faire de bruit. De beaux paysages, une nature hostile avec deux hommes que tout oppose. Un western nord africain.
LA MARCHE. Loin du paradis. Un into the wild tout entouré de cailloux, c'est un charmant petit trou où trainent au milieu de l'Atlas Viggo et Reda. C'est flou politiquement et long légalement.
Encore un bon et beau rôle pour Viggo dans ce film qu'il a co-produit. Une histoire incroyable et magnifique sublimé par des paysages superbes. Reda Kateb m'a légèrement déçu dans son interpretation mais la mise en scène, la réalisation et la prestation de Viggo oblige à visionner ce long métrage.
Un film au scénario intéressant. Une bonne réalisation. Des acteurs bon mais pas transcendant non plus. On s'ennuie par moment et au final le film manque quand même d'émotions (même si elle est présente). Un bon film simplement.
Un scénario de western pour un film humaniste sur fond de début de guerre d'Algérie. Viggo Mortensen compose un personnage magnifique par sa dignité, son courage et son humanité. Reda Kateb est plus effacé mais se dévoile peu à peu. La situation impossible de ceux qui ne voulaient pas choisir leur camp dans cette guerre terrible est parfaitement montrée - ce fut celle de Camus, auteur du texte dont ce film est l'adaptation. L'alliance des plus modestes des Pieds noirs, ceux qui ne faisaient pas "suer le burnous" avec les Algériens qui ne supportaient plus le joug du colonialisme, aurait sans doute été possible, mais ce n'est pas le sujet. Les relations entre les protagonistes sonnent très justes. Le réalisateur ne sombre jamais dans le spectaculaire ou le mélo facile. Seule la séquence du bordel m'a un peu gêné. Sans doute, en 1954, ne voyait-on pas la prostitution comme on la voit aujourd'hui et on peut supposer que Camus en partageait la vision masculine dominante. Ca n'en était pas moins une situation avilissante et épouvantable, travestie ici en une sorte de métier d'assistante psycho-sexuelle. Dommage.
Un très beau road movie crédible et puissant, porté magnifiquement par les deux acteurs. On ne s'ennuie pas une seule seconde et on frémit devant l'horreur algérienne, teintée d'un brin démagogique.
Un très beau film avec deux acteurs qui jouent à merveille. Il se déroule pendant la guerre d'algérie. Un homme a tué son cousin et se voit confié à un enseignant après sa capture pour son jugement. spoiler: Ils doivent aller dans une ville à un jour de marche mais s'installe une relation entre les deux hommes qui sont soumis à des aventures. A la fin du film, l'enseignant français sauve son compagnon tout en sacrifiant sa vie. Il doit quitter son école menacé par la famille de mohammed. Un film émouvant et à voir.
Si Viggo Mortensen est surtout connu pour son interprétation du roi Aragorn dans la trilogie du “Seigneur des anneaux”, c'est en fait un artiste complet à la fois acteur, poète, photographe et peintre qui parle en outre plusieurs langues dont le français. C'est ainsi qu'on le retrouve à l'affiche d'un film français sur un sujet bien français adapté d'un des auteurs français les plus connus dans le monde. C'est avec un casting prestigieux (puisque Reda Kateb partage l'affiche) que David Oelhoffen adapte la nouvelle de Camus : “L'hôte”, road-movie dramatique sur les contreforts de l'Atlas au moment du début de la Guerre ou plutôt du Conflit (ne contrarions pas la doxa étatique...) algérien. Au travers de cet instituteur solitaire et de ce prisonnier mystérieux, le réalisateur évoque les rapports entre colons et Algériens et les inextricables liens qui unissaient ces deux communautés et cette terre au moment où la guerre oblige tout le monde à faire un choix. D'abord réticents à se parler les deux hommes vont finir par se prendre d'amitié et chercher à se préserver l'un l'autre. Le film est âpre et pourtant passionnant, même s'il ne dit rien de nouveau sur le sujet. La prestation des deux acteurs est intense et est pour beaucoup dans la réussite de ce long-métrage. Un drame très prenant malgré la linéarité de l'intrigue et le faible nombre de personnages et qui avec beaucoup de subtilité évoque une période sombre et délicate de notre histoire. Un film qui mérite vraiment d'être vu.
Une ode à la raison et à la dignité humaine, filmée avec pudeur et sensibilité. Un western humaniste servi par la beauté mélancolique des paysages de l'Atlas, où se répercute l'écho de la guerre d'indépendance de l'Algérie. C'est âpre, posé, émouvant. Mortensen et Kateb sont excellents. Un moment fort de cinéma.
Ce film, fort sympathique au demeurant, d'aucuns l'ont rapproché assez malencontreusement du western. Le Parisien, La Croix, Le Monde, les Cahiers du Cinoche, c'est à vous que je m'adresse : Quel film avez-vous vu ? Quel homme au colt d'or avez-vous reconnu dans Viggo Mortensen ? Quelle Horde sauvage avez-vous cru voir chez les militants du FLN ? Iriez-vous plus loin dans la bêtise pour une poignée de dollars ? « Loin des hommes » est au western ce que Camus était à la musique de saloon, c'est-à-dire un foutu Étranger. Et nul hasard ici à ce que je cite Albert Camus puisque le film est tiré d'une de ses nouvelles, « L'hôte », qui ne traite à aucun moment de la conquête de l'Ouest. Pas besoin d'avoir lu cette nouvelle pour le savoir, d'ailleurs je ne l'ai jamais lue, mais enfin. L'histoire est celle d'un instituteur chargé par les autorités françaises d'escorter un prisonnier algérien à la ville de Tinguit, où il sera jugé pour une sombre histoire de meurtre. Les faits se déroulent au commencement de la guerre d'indépendance de l'Algérie, ce qui donne une charge symbolique conséquente à chacun des personnages du film. La part la plus intéressante revient à l'instituteur, Viggo Mortensen plus mutique que jamais, qui, enseignant le français à de petits enfants algériens dans ce désert humain que sont les Hauts plateaux d'Algérie, est un véritable lien entre deux cultures qui se côtoient depuis plus de cent ans sans jamais avoir appris à se connaître. Le film s'applique alors plus ou moins bien à retranscrire le dilemme qui s'impose à l'homme qui ne choisit pas son camp : le parti de l'indépendance ou celui du joug colonial (ce qui était plus ou moins la position de Camus à son époque). Nulle place pour l'entre-deux et c'est bien là que s'incarne toute la vulnérabilité de l'instituteur qui, n'aspirant qu'à se libérer des contraintes sociales et politiques liées au conflit (son seul désir, dit-il, est de « faire la classe à ses élèves »), se voit refuser la position confortable de la neutralité, brisé dans sa résistance par le terrible engrenage de l'Histoire. Ce sujet au fort potentiel cinématographique est néanmoins maltraité par un parti-pris de mise en scène résolument contemplatif et trop épuré, qui noie dans sa platitude la puissance des enjeux et l'épaisseur de ceux qui en subissent les affres. Si bien que "Loin des hommes", sans être un mauvais film, laisse un sentiment frustrant d'inachevé.