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Un visiteur
3,5
Publiée le 9 avril 2015
La réalisation et la mise en scène sont remarquables, nous rappelant certains classiques old school traitant de gangsters américains. C'est du coup un peu dommage que le scénario ne suive pas. En effet, si la technique est irréprochable, la narration est poussive et l'on sent bien que ce scénario n'a pas grand chose d'autres à nous apporter qu'une histoire assez banale sans rebondissements. Heureusement, le duo Isaac/Chastain est fantastique car sans cela le film perdrait de sa saveur tant ces deux là sont convaincants. Les personnages secondaires paraissent vraiment marginaux en comparaison avec notre duo principal dont l'histoire est l'essence même du film, et l'on s'attache vraiment à ce couple dont on se demande s'ils vont s'en sortir ou pas.
L'originalité et l'ambition de A Most Violent Year est de prendre à contretemps sans cesse le spectateur. Calé dans une atmosphère de film noir, le spectateur a en effet toujours le réflexe d’attendre les ficelles d’un genre codifié, qui pourtant ne sont jamais utilisées. Le film propose tout au contraire la trajectoire à valeur d’exemplum du self-made man probe jusqu’au bout, luttant pour que l’American dream se réalise entièrement par la force du travail. Les agents de la tentation sont pourtant nombreux dans l’entourage d’Abel, à commencer par son épouse, étonnant personnage, fille d’un mafieux à l’ancienne, mais aussi son avocat, qui le pousse à user de voies illégales. Pour incarner ce personnage, Oscar Isaac assure une partition pleine de subtilité.
Si le film ne manque pas de séquences réussies, il n’empêche pas certain ennui, notamment dans la première heure.
Pour une plongée dans l’année la plus sombre de la Grosse Pomme, on pouvait s’attendre à un cadre plus général. Mais JC Chandor fait ici le choix de se concentrer sur le destin d’un immigré entrepreneur pas forcément plus honnête que les autres mais diaboliquement plus intelligent. Grâce à une belle performance d’Oscar Isaac, on suit avec plaisir l’évolution des affaires malgré un climat toujours plus délétère, toujours plus violent, et bien mis en valeur par cette atmosphère sombre qui caractérise ce film. Étant aussi une critique vive contre la corruption du NYPD de l’époque, le scénario ne se contente malheureusement parfois que d’empiler les déboires de l’entreprise sans prendre de recul sur la situation de la ville. L’histoire est globalement sauvée par une belle confrontation entre Isaac et un très bon David Oyelowo dont les calculs politiques sont absolument savoureux. Mélange parfois de violence gratuite et d’un ensemble de détails inutiles, A most violent year en oublie un peu trop le sujet de fond qui est la corruption endémique de la ville et la hausse de la criminalité. Une vue et une mise en scène (notamment par la photographie) plus en retrait de manière générale aurait probablement bénéficié à cette histoire qui se consomme avec grand plaisir cela dit.
A la lecture du synopsis je pensais me retrouver dans un polar sombre retraçant la carrière d'un émigré qui épouse le rêve américain tout en étant plus qu'au bord des limites à l'instar de "il était une fois en Amérique" qui trouvait place dans l'entre deux guerres ou des affranchis dans les années 70, j'attendais de ce film qu'il remonte de façon intelligente et vivante les success stories des émigrés latinos. Au lieu de cela on se trouve dans un film niais emprunt d'une constante morale " je fais des affaires mais sans faire de faux bonds et je dois triompher car je suis le gentil", les protagonistes sont blancs ou noirs, les frontières sont imperméables et leurs actions ne nous laisse jamais surprendre. A éviter, il y a trop de bons films en ce début d'années 2015 pour perdre deux heures avec cette histoire cousue de fil blanc
Film ultra réaliste. Pas de scène d'action haletante, de profusion de sang, de course poursuite. C'est la violence en mode platitude ! Je trouve que le film possède une certaine esthétique, le milieu des affaires, et leur méthode voyou. Les chefs de clan filmés un peu à la façon mafia. Mais on s'ennuie ! C'est trop calme, les dialogues ne passionnent pas et en plus on se fout complètement de l'intrigue.
Un film très réussi un point de vue stylistique qui rappelle les films des années 90 sur la pègre (les affranchis, Donnie Brasco) mais le tout est un peu long et sans réel enjeu.
Je n'ai jamais réussi à rentrer dans ce film ! C'était d'un ennui total : AUCUN rebondissement, une ambiance morne, ça manque de musique, de rythme...Bref, sans vie ! Quant aux acteurs, même si il jouent juste, ils se contentent de faire le strict minimum, c'est dépourvu d'émotions ! Normalement on devrait sentir le suspens, l'angoisse monter tout au long du film ! Mais non c'est plat : des scènes de blabla interminables, certains points incohérents, l'un des dénouement les plus pitoyable que j'ai jamais vu ! Il y a pourtant quelques points positifs, notamment dans les dialogues, qui je trouve sont plutot pertinents. Oscar Isaac me fait un peu penser à Al Pacino dans Serpico, même si il y a un énorme fosséentre ces deux films.
Un film magnifiquement joué, déroutant, c'est le cas de le dire. Dérangeant aussi. On est jamais si bien trahi que par les siens, à qui faire vraiment confiance ?... Vouloir être honnête dans le Monde du Business, mission impossible ? Etre un bon patron et en même temps impitoyable, la quadrature du cercle ? On va voir ce film en pensant voir un bon thriller, on ressort en ce demandant ce que l'on a vu... et entendu.
Pour son troisième film, le réalisateur de l'excellent Margin Call décide de nous plonger dans le New York de 1981, apparemment l'année la plus meurtrière de la célèbre big apple, avec un personnage principal qui souhaite, coute que coute, réaliser son rêve américain. Et bien on ne regrette absolument pas. Du début à la fin, on est pris par ce personnage qui évite à chaque fois de tomber dans la facilité que lui offrent les gangsters et la mafia lui tournant autour et à toujours se relever dès qu'un coup bas lui ait affligé. Le rythme est parfait, le scénario est original et haletant, la réalisation est époustouflante et les acteurs sont tellement bons qu'on en reste bouche b. De film en film, Oscar Isaac marque des points prouvant qu'il peut tout jouer. Jessica Chastain est encore une fois merveilleuse, cette fois-ci en femme fatale aimante. Il est étonnant que le film n'est pas été nominé une seule fois aux oscars vu les qualités indéniables qu'il accumule.
Un excellent film où tout est réussi : le scénario (passionnant), la réalisation (sans temps mort), les images (sublimes) et l'interprétation (parfaite). Tout concourt à parts égales à la qualité d'une oeuvre, qui, subtilement, intelligemment, appelle à ne pas désespérer - malgré tout - de l'âme humaine. On sort de la séance requinqué.
Le genre de film qu'on appréhende avant et qu'on savoure pendant. Une histoire prenante sur un émigré venu faire fortune au états unis à travers toute les étapes de sa vie. Un film entraînant et magistralement interprété par Oscar Isaac. A Most Violent year n'a rien à envier aux autres film et mérite d'être vu.
Effectivement un film très bien fait. Mais je ne suis pas arrivé à m'intéresser à cette histoire de livraison de fuel et aux personnages. Je reconnais cependant que c'est bien ficelé, que on pénètre vraiment dans ce milieu new-yorkais des années 80
Très intéressant sur le combat que doivent mener les immigrants pour s'en sortir face à une société souvent hostile parce que corrompue. Les dialogues sont explosifs et non les actions ce qui donne au film un climat assez surprenant "vu le titre" et pourtant très captivant.
Avec "A Most Violent Year", d'or et déjà un classique du genre, J.C. Chandor prend place parmi les très grands réalisateurs américains du moment. Sa maitrise de la mise en scène et de la narration sont impressionnantes, et la direction d'acteur est parfaite (très beau duo Oscar Isaac / Jessica Chastain). Seul l'épilogue de ce très beau film parait un peu moins abouti...