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benzinemag.net
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4,0
Publiée le 3 février 2015
Dans la ligné des films de James Gray, le réalisateur de Margin Call et de All Is Lost signe un film au classicisme élégant qui évoque certains de fameux polars américains des années 70/80 signées Sydney Lumet et autre Scorsese. En s’éloignant des grandes artères new-yorkaises pour aller poser sa caméra dans les no-mans lands, les friches industrielles, J. C. Chandor signe une très belle reconstitution du New York de l’époque avec des teintes sombres et une lumière hivernale tout à fait Un film honnête, sans esbroufe, qui ne cherche jamais à vous en mettre plein à la vue à l’image de son personnage principal incarné de manière simple mais très convaincante par un Oscar Isaac en version actuelle d’Al Pacino. S’il manque peut être au film une ou deux scènes clés, A Most Violent Year reste néanmoins une réalisation de très belle facture, intelligente, captivante, sans manichéisme et qui n’en dit jamais trop, laissant au spectateur le soin se faire sa propre opinion sur la personnalité profonde de son personnage principal.
Un excellent thriller avec du bon suspens. Oscar Isaac et Jessica Chastian sont en train de devenir de grands acteurs. Un très bon film prenant avec de bon rebondissements. Du grand cinéma, un bon moment à passer .
Avec A Most Violent Year, on assiste à ce que j'appelle un classicisme prometteur mais finalement décevant. Je m'explique : Réalisation impeccable, acteurs convaincants, écriture et thèmes profond et exploités mais classique. La faute à un scénario assez menteur, surtout le titre on va dire. On a affaire un homme dans un milieu de gangster qui essaye de garder son intégrité devant la criminalité et la corruption. Le film, avec le contexte de l'année 1981, aurait pu avoir sa dose d'originalité cependant rien n'est exploité de ce côté ! En gros, la violence n'est exprimé que par la radio ou est raconté par les personnages, c'est assez ingénieux mais cause un problème au niveau de l'immersion. Et les rares scènes de violences ou plus intenses sont courtes ou mal exploité. C'est dommage car le film a un putain de potentiel surtout avec ce couple si complexe. Un film d'auteur honnête et agréable mais qui montre ses défauts très vite entre son rythme très lent, son manque d'impact sur le spectateur et son titre assez mensonger. Bref, déçu par le film....
Un bon petit thriller qui revêt son costume de western moderne pour nous plonger dans ce dangereux New-York des affaires, violent et corrompu. On y suit le destin d'un homme, qui croit en son rêve américain et qui veut se faire sa place dans ce monde de requin sans foi ni loi. Ce qui est beau dans ce film, c'est que tout est aussi précis qu'une horloge suisse. Ici, pas de risques, pas de superflu, pas de démesure. Le réalisateur connait ses codes et les principes du genre, et les applique avec énormément de professionnalisme pour faire une oeuvre qui arrive, en plus, à porter sa signature. C'est du bon travail, l'univers créé, noir,rugueux, jonché parfois de quelques paillettes,est à la hauteur des espérances et aspire son spectateur. La sobriété a parfois du bon quand elle ne sombre pas dans le formatage, et justement ici, on est dans le schéma inverse, et c'est ce qui rend parfois les films très intéressants. Oscar Isaac et Jessica Chastain sont, en plus de cela, purement excellents !
Commençons par l'affiche qui est parlant, un peu vintage, Oscar Isaac incarne un certain avatar d'Al Pacino, Jessica Chastain derrière, est aussi indémodable que le bon goût (possiblement oscarisée pour ce film, je le lui souhaite en tout cas). La typographie et le hors cadre de la photo choisie met en avant ce couple qui s’apprête à resquiller tous les obstacles que l'on leur jettera à la gueule et ceux qu'ils devront esquiver entre eux, un bon combat dans l’arène la plus adepte pour ce type de lutte qui n'est autre que la ville de New York, celle des années 80. La photographie du film est impeccable, la scène d'ouverture aussi jouissive que la première bouchée d'un délicieux mets. Tout laisse présager un excellent moment au cinéma qui dure 2h05 exactement. C'est un film qui se prête à plusieurs interprétations et qui démontre que l'on a beau a prendre le droit chemin, à tout moment il y a des virages incontournables et éthiquement brumeux. Le merveilleux Isaac le résume encore mieux à la fin du film en disant " I chose the most right path", MOST étant le mot qui définit le film. Ce combat ou se mêle le sang et le pétrole n'a jamais été aussi bien portraituré, comme un tableau d'art contemporain qui définit entièrement la société étasunienne: un "dripping" de sang à la Pollock, un "spilling" de pétrole. L’américain dream qui n'est jamais trop loin, repose donc sur un socle bourbeux qui fuite et qui a toujours fait loi. Ce pourquoi les voitures que l'on voit dans l'affiche ne sont pas anodines, elles témoignent de ces histories de réussite et de violence.
«Margin Call» avait démontré le talent de J.C. Chandor, confirmé deux ans plus tard avec «All is lost», conjugué à la participation de Robert Redford, encore en très grande forme. Le metteur en scène est de retour, avec un budget plus conséquent et de grandes ambitions. La distribution, elle, brille une fois de plus, puisque Oscar Isaac et Jessica Chastain sont de l’aventure. Au départ, un récit simple mais toujours en lien avec une crise, ici la violence, après celle de la finance de «Margin Call» et métaphorique du capitalisme grandissant dans «All is lost». Le scénario donc, centré sur le début des années 80 à New York, années de violence marquées, s’ingénue à dépeindre les contours de la réussite et du rêve américain. Si sur le sujet beaucoup de longs métrages ont déjà vu le jour, dans son traitement et dans le discours, J.C. Chandor fait peau neuve, avec talent. On sent bien évidemment, dans la continuité de sa filmographie, cette envie d’aller vers un classicisme cinématographique, proche d’un Sydney Lumet, ici du moins, ou plus récemment, celui de James Gray, qui bien qu’ayant sa propre grammaire, s’en rapproche par instants (façon de filmer New York, mise en relief importante du caractère prononcé de ses personnages, et de leurs interactions…). Nous sommes proches des accents shakespeariens, sans jamais vraiment y perdre pieds, fautes d’enjeux majeurs dans l’évolution du couple interprétés par Jessica Chastain et Oscar Isaac. Le récit et la mise en scène du film se recentrent plus sur les chemins possibles, bons ou mauvais, pour accéder à la réussite. A ce titre, l’ambivalence et les multiplicités des choix qui s’offrent aux personnages principaux réveil l’enjeu de «A most violent year». Comment naviguer entre moralité et accessibilité à ses plus grands rêves. C’est sur ce point, en prenant son temps, que le réalisateur apporte une conclusion intéressante, sans pour autant en avoir mis de côté les risques encourus. Scénario efficace, mise en scène encore une fois raffinée, voire théâtrale, dans sa structure. Ajoutons à cela une photo laiteuse de Bradford Young et le tout est réellement captivant. En parlant dans un même élan des dilemmes moraux et de la vie d’un couple au cœur des années 80, et en conjuguant l’ensemble avec un regard informé et critique de la naissance du capitalisme, J.C. Chandor livre un film très honnête dont le néoclassicisme rappelle les meilleurs films de certains réalisateurs (Lumet, Pollack…) auxquels il semble rendre hommage. On peut également évoquer une interprétation brillante qui ne dénote pas, bien au contraire, dans l’ensemble picturale et de fond que tente humblement de filmer J.C. Chandor. Une belle note de «vrai» cinéma, presque à l’ancienne.
New York, hiver 1981. Un riche négociant en fuel domestique se bat pour rester intègre, tout en protégeant les siens, malgré une féroce concurrence et la police qui enquête sur ses comptes.
Jusqu’à la dernière demi-heure, on se demande qui cherche à l’éliminer de la course. Cette première partie m’a parue assez longue et monotone, malgré un scénario précis, des acteurs impeccables dans leurs beaux manteaux beige et crème et une ambiance hivernale bien créée par les images d’un New York industriel.
J’ai davantage apprécié la dernière demi-heure qui révèle les protagonistes sous un visage plus complexe, ainsi que tout le cynisme du business de haut vol, comme l’impossible honnêteté qui le caractérise.
Après ce troisième film de J. C. Chandor, a-t-on trouvé là un successeur à Martin Scorsese ? Qui reste au demeurant encore capable du meilleur. Voici un film thriller et socio-économique qui vous met une pression d’enfer mais sans esbroufe et vous décrit le rêve américain et son capitalisme véreux, sa corruption, sa violence larvée, dans un New York des années 80 à haute criminalité. Et au milieu un ambitieux en airain mais qui a compris que l’objectif doit être atteint “en cheminant droit”, que la spirale de la violence ne mène qu’au pire. Un film admirablement filmé, construit, monté, dans des décors de New York originaux et sidérants, une leçon de cinéma ! Oscar Isaac a une présence, un sang-froid comme rarement vu au cinéma, à rendre jaloux Joachim Phoenix, et une voix inoubliable, aussi douce qu’inquiétante. Jessica Chastain est tout aussi admirable, les seconds rôles – dont beaucoup britanniques – tout autant dans leurs brèves prestations. Un film menaçant, mais sans fusillade débile, d’une intelligence et d’une densité qui vous collent au fauteuil. Dans ce genre tant rebattu, tant bradé, un chef-d’œuvre ! Ça fait plaisir et ça rassure !
Tout le long du film je me suis demandé quand ça allait bouger, quand j'allais être secoué... Et après 2h d'ennui, le générique de fin. Certes les acteurs sont bons, la réalisation soignée, mais il n'y a rien de fort hormis la scène finale. Une déception pour moi. Quand j'ai lu les critiques dithyrambiques je me suis dit pourquoi pas... La prochaine fois, je m'abstiendrai...
Abel (Oscar Isaac, d'une grande présence), immigré latino, dirigeant d’entreprise vit le rêve américain et est l’exemple d’une réussite rapide et exemplaire, car le lascar est un type « droit dans ses bottes ». Il va le rester malgré tous les soucis qui vont s’accumuler. Il sera aider en cela par son épouse (impeccable Jessica Chastain) et par son lawier qui n’ont pas forcement les mêmes valeurs que lui et qui peuvent agir à son insu. Franc, direct et méticuleux, il va aussi se révéler homme d’action. La mise en scène tout comme le héros est élégante et nous ramène dans le cinéma des seventies à travers notamment deux courses poursuites. Abel, une fois ses problémes résolus et grâce à son intégrité relativement préservée pourra à la fin du film prétendre à ambitionner d’aller plus loin et plus haut dans la hiérarchie de cette société américaine gangrénée par la violence et la corruption.
Film intéressant et prenant sur un sujet et une période peu couverts par le cinéma. Critique sociale et psychologique, acteurs justes, ambiance du New York industriel du début des années 80. À voir !
Un assez bon JC Chandor. Un peu en dessous de ces 2 précédents projets. Le casting est efficace, le scénario peu original mais tient en haleine. Voilà un polar léché avec un décor soigné et un excellent Oscar Isaac. Cependant il s'agit d'un film à la résonance courte. On l'oublie vite une fois sortie de la salle...
NEW YORK NEW YORK. Depuis Drive Oscar Isaac n'arrête pas de tourner. Jessica Chastain depuis le Terence Malik fait de même en plus de faire tourner les têtes. A eux deux, ils n'arrivent pas à raviver la flamme dans ce film noir, mou, sophistiqué et ennuyant. Un aprés midi de chien et des mitraillettes qui reviennent à l'attaque. Ca sent le cinéma des années 80 alors faites revenir Charles Bronson, il va s'en occuper du fioul.
Ce qui ma donné envie de voir le film : le décor et la bande son...l'histoire d'un homme d'affaires droit et honnête à qui on veut mettre des bâtons dans les roues et qui va se battre pour s'imposer et se faire respecter dans ce monde d'escroc. Le fond est bon et juste mais l'histoire manque cruellement d'actions et de rebondissements ...il n'y a pas vraiment de surprise on s'ennuit presque; le couple Isaac chastaing est touchant ...bcp d'amour qui s'en dégage ; pour le reste bof c un bon film mais qui ne casse pas non plus des briques