Dans le New-York des 80's, en pleine vague de crimes, un immigré tente de vivre le rêve américain, en développant sa société de livraison de fioul. Il devra affronter des concurrents peu scrupuleux, des banques frigides, et une corruption profonde. Contrairement à ce que le sujet laisse penser, JC Chandor ne lorgne pas du côté des films de gangsters, ou de Martin Scorcese. "A Most Violent Year" fait parfois penser à du James Gray, mais a sa propre identité. On relèvera tout d'abord d'excellents acteurs, notamment Jessica Chastain en femme troublante, ou Oscar Isaac, en chef d'entreprise idéaliste déterminé à rencontrer le succès, en utilisant les moyens les plus droits malgré le contexte. La mise en scène hivernale est sobre mais très soignée, et livre quelques passages qui prennent aux tripes. Par ailleurs, le scénario se révèle bien construit, en proposant des personnages intéressants, et une intrigue réaliste plutôt prenante (n'importe quel personne montant sa boîte pourrait se retrouver au dos du mur comme le protagoniste). Ainsi, "A Most Violent Year" est un drame du qualité, qui tord le cou à l'idée du rêve américain.
Bon polar, d'une lenteur melvillienne et à la mécanique implacable. On pourra cependant rester froid face à un style d'un académisme élégant et glacial. Oscar Isaac est impeccable de même que tous les seconds rôles.
On pourra toujours reprocher à A most violent Year son classicisme très marqué eighties, mais, après tout, l'action du film est censée se dérouler dans le New York de 1981, l'année la plus noire de la ville en termes de criminalité. S'il n'est pas interdit de penser à Scorsese, voire à James Gray, J.C. Chandor ne propose pas un calque des films de ses prédécesseurs, créant une atmosphère délétère qui s'inscrit dans un récit faussement lent, presque jamais spectaculaire mais d'une densité et d'une intensité rares. Admirablement écrit, mis en scène avec fluidité, A most violent Year est une autopsie assez effrayante de l'entrepreneuriat à l'américaine où comment flirter avec les lobbies de tous genres, pègre incluse, semble une condition sine qua non pour réussir. Autant pour le mythe du self made man ! Dialogué à merveille, le film se déploie dans un camaïeu de gris, traçant au passage un portrait ambigu et fascinant d'un couple uni dans une même quête sociale. Très sobres, Oscar Isaac et Jessica Chastain contribuent à tirer le film vers le haut.
Long et glauque. On s'ennuie ferme et le scénario n'a aucun intérêt. Le parti pris de tout filmer dans la pénombre et la grisaille de l'hiver new yorkais pour les extérieurs est déprimant.
Mais quel bon film! Un bon scénario, une ambiance unique, uen réalisation appliquée, alternant entre le contemplatif et le très nerveux. Pas trop de musique, mais une bande son très riche.
J'ai accroché à tout dans ce film, à commencer par l'interprétation d'Oscar Issac et Jessica Chastain. Ils sont tellement justes, n'en font jamais trop et on est hypnotisé par leur jeu.
On a l'impression de voir un des films qu'a pu tourner Al Pacino dans les années 80. Quel régal!
Les difficultés rencontrées par un entrepreneur sont quotidiennes mais lorsqu'on se retrouve dans un univers violent, ces difficultés deviennent alors ingérables. Le film allie parfaitement cet univers New Yorkais mafieux et corrompu avec les choix que doit faire un entrepreneur qui a soif de développer son entreprise. A voir.
Ce film est un petit bijou de noirceur. Dès les premières minutes, on est totalement happés dans un univers magnifiquement filmé par la caméra de J.C Chandor. Toute l’intrigue se passe dans le New-York de 1981, année où le crime gangrène et où la violence a atteint son paroxysme. Dans cet univers violent, Abel Morales, un jeune entrepreneur qui prospère dans l’industrie du pétrole domestique, tente tant bien que mal de survivre face aux pressions de la mafia et aux investigations du FBI. Il souhaite acquérir un terrain immense dans lequel se situent d’anciennes cuves lui donnant accès aux docks et lui permettant de faire prospérer encore davantage son commerce. [...] Visuellement, le film est de toute beauté. Chandor nous dépeint un New-York sombre plongé sous une épaisse couche de neige. Les teintes brunes et beiges de la ville nous offrent un film visuellement très réussi malgré une réalisation très sobre. L’élégance est de mise, et le bling-bling est totalement exclu. Le rythme du film est certes calme et parfois lent, il n’en reste pas moins qu’on est totalement captivés par l’ambiance et l’esthétique de celui-ci.
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J.C Chandor nous livre donc ici un film d'une noirceur et d'une élégance rare porté par un casting fort. Très peu de choses à reprocher au film si ce n'est un rythme parfois un peu lent (et pourtant tellement captivant) et un dénouement un peu décevant.
Les bonnes critiques sont proportionnelles à l'ennui subi pendant le film. C'est incompréhensible. Un film long, lent, ennuyeux, et sans intérêt. Je déconseille de payer une place de cinéma pour aller voir ce navet soporifique.
A Most Violent Year est un excellent film policier américain écrit et réalisé par J. C. Chandor (Un cinéaste a suivre) qui raconte l'histoire d'un couple d'immigrants (excellents Oscar Isaac qui joue Abel Morales et Jessica Chastain qui joue Anna son épouse) durant l'hiver 1981, saison la plus criminogène de l'histoire de New York (on recense plus d'un million de crimes).... Un très grand polar qui rappelle les meilleur moment du cinéma de Sidney Lumet (Un après-midi de chien ou Le Prince de New York) formidablement bien joué par tous les acteurs (d'Albert Brooks (excellent en homme de confiance très ambigu) en passant par David Oyelowo (très bien en procureur aux mains propres) jusqu'au plus petit role) qui parle de la difficulté de vivre (financièrement) pour un couple d'entrepreneur tout en essayant de rester honnête... Enfin bref, une grande œuvre magistrale sur un rêve américain devenu cauchemar doublée d'une parabole sur les ravages du capitalisme (peut on resté honnête pour réussir)... qui est (pour ceux qui l'on vu en 2014) ou qui sera (pour mon cas) l'un des meilleurs film de l'année 2015... A voir absolument.
A most violent year est une vraie déception et est à des années lumières du film encensé par la critique. Comme si tous les films sélectionnes à Cannes ou censés concourir aux oscars méritaient des louanges incensés. Bref voile un film d'esbroufe allègrement pompé sur De Palma et Scorsese sans jamais leur arriver à leur cheville. Et pour cause le film ne parle pas de grand chose. Ce script soit disant "dense" (dixit certains critiques) est d'un vide abyssal et la thématique du film est d'une pauvreté extrême. On s'ennuie à en mourir. Restent la prestation de qualité surtout celle Jessica Chastain, lumineuse, qui se débrouille extrêmement bien d'un rôle aussi faible que le reste du film. On attend ses apparitions qui restent malheureusement trop sporadiques. Le héros du film joué par le très transparent Oscar Isaac n'est pas très engageant et n'arrive pas a susciter assez d'intérêt pour tenir le spectateur en haleine qui devra donc se contenter de fulgurances de violences ici et là. Reste une scène réussie dans le métro et une course de voiture pompée sur Carlitos Way et We own the night.
Purement magnifique! Une élégance qui réjouira tous les amoureux du cinéma. Tout y est beau, la lumière, l'image, les acteurs sublimes, vous l'aurez compris j'ai adoré!
excellent film, excellente interpretation des acteurs principaux, excellente photographie ( travellings intelligents ), j'ai pas vu le temps passé en le regardant ! c'est un bon indicatif pour moi... donc, felicitations a J.C. Chandor pour l'intelligence de son cinéma et sa parfaite dissection du systeme américain concernant les liens entre capitalismes et gangsterismes...
Un film de gangster et de mafia qui ne ressemble à rien d'autre. C'est dense et exigeant. J'ai trouvé du reste qu'il y a avait une sorte de chemin de croix dans la démarche, souligné par une musique qu'on peut apparenter à de la musique d'église. Jessica Chastain est une vraie bonne surprise, on la reverra avec plaisir sur la toile.