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Nicolas L.
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3,5
Publiée le 27 novembre 2018
Grand classique américain, le film vaut surtout pour son casting impeccable. Et surtout son trio d'acteurs à la grande classe (Montgomery Clift, Burt Lancaster et Franck Sinatra). Après c'est daté forcément mais le sujet est assez moderne et les personnages féminins ne sont pas pour une fois cruches et inutiles. Elles apportent au film et ont une réelle profondeur.
Loin d'être une œuvre à la gloire de l'armée, Tant qu'il y aura des Hommes s'attache à dépeindre les caractères et les petites mesquineries d'une troupe de militaires s'ennuyant ferme dans leur statut, et prêts à bien des choses pour oublier la vacuité de leur quotidien. On s'encanaille et on tisse des drames humains sans le savoir. Zinneman livre plusieurs histoires parallèles (Montgomery Clift et son refus de boxer, Burt Lancaster et ses "ambitions" très personnelles...), les entrecroise tout au long du film avec un certain métier. S'il n'est pas exempt de quelques longueurs et d'un style très classique, il livre néanmoins quelques moments savoureux, distillés notamment par Frank Sinatra, et une chronique sociale très juste de l'époque, celle de l'insouciance alors que la guerre pointait son nez sans s'annoncer. Un peu daté mais encore efficace dans son genre.
Bon en dehors du fait que le titre français est largement moins bon que celui américain malgré la petit référence à la fameuse citation d'Einstein. Le film m'a finalement un peu déçu sur sa fin tout simplement parce que les deux premiers tiers sont assez géniaux. Même si la mise en scène n'a rien d'exceptionnelle, elle reste assez efficace et le film est bien rythmé ce qui lui donne un certain entrain. Mais c'est le scénario qui est fichtrement bien écrit avec des personnages assez forts, bien dialogué avec des répliques qui font mouches mais sans se la jouer coolitude, sans trop en faire, tu sens juste que les mecs c'est juste des brutes qui ont du mal à communiquer et qui s'envoient des tacles de-ci de-là, en gros c'est leur manière à eux de causer, de s'exprimer, impossible pour eux de faire autrement. Ensuite bah c'est le genre de films sur l'armée que j'adore parce qu'on te montre bien la connerie que c'est... Maintenant ce qui marche moins bien c'est que j'ai trouvé assez artificiel le passage ou Sinatra va en camp de correction. Je veux dire jusque là il paraissait réglo au sein du régiment, ça sort un peu de nulle par sa réaction surtout que c'est surtout Montgomery Cliff le souffre douleur et qu'il aurait été plus logique que ce soit lui qui reçoive cet ordre absurde et quand tu le vois revenir à la soirée bah directement flairé comment ça va se finir. Alors que jusque là le film se tient très bien, même s'ils sont tous des salauds, tu sais pas trop si Cliff va craquer façon FullMetal Jacket ou s'il va se plier et reprendre la boxe. Après j'ai beaucoup aimé tous les moments dans les bars, la drague, la jalousie, les conflits en dehors du régiment, parce que finalement tout ce que ça dit sur l'armée bah même si je cautionne c'est quand même déjà-vu. Mais le summum reste la fin qui est tout de même vachement poussive, avec ce gars qui décide de retourner au camp pour finalement y mourir. Je veux bien que le perso principal devait mourir (pour moi il aurait du mourir à la place de Sinatra et qu'un deuxième film démarre sur le personnage secondaire) mais on tombe vraiment dans le fatum très poussif des mélo que je déteste. Bref, les dialogues sont truculents, les personnages secondaires très bien écrits, simplement dommage que le film utilise certaines grosses ficelles parce que j'ai quand même pris mon pied devant ce film tout à fait honorable.
Camp Américain d’Hawaï en 1941. Traumatisé d’avoir handicapé son meilleur ami lors d’un match de boxe, il refuse de reprendre les gants, ce qui lui vaut de vivre l’enfer imposé par son commandant et sa compagnie qui ne vivent que pour leur équipe. Une femme d’officier blessée dans sa chair et son cœur rêve de romance, échappatoire adultérin et divorce. Un sergent clairvoyant, désabusé et impuissant sur l’oisiveté du camp, ses brutalités, ses déliquescences, les pressions injustes et tragiques de cette microsociété, et amant passionné de la femme de son supérieur. Une fille d’origine rurale avide de revanche sociale qui ne souhaite que s’enrichir et épouser un homme de la haute. Voici les portraits au départ de cette fresque aux aventures entrecroisées et romantiques, au sein d’un surprenant milieu pour le genre, celui du microcosme d’une base militaire dolente du Pacifique, du moins avant que ne pètent au-dessus de leurs têtes les bombes japonaises. Beau film précurseur des scenarios sombres, et critiques de l’armée, à une époque d’après-guerre encore très patriote où la morale prévalait. Avec l’indulgence due à cette époque de femmes éternellement victimisées et d’hommes forts et virils, c’est aussi une manière de ressusciter les excellents Montgomery Clift, Deborah Kerr, Burt Lancaster, Dona Reed, Frank Sinatra et Ernest Borgnine dans ce vaudeville noir, passionné et culte de 1953.
L'action de "Tant qu'il y aura des hommes" se situe à l'instar du "Pearl Harbor" de Michael Bay à la même période mais la comparaison s'arrête là. Ici on est en face d'un vrai film qui est resté un classique, avec de vrais acteurs talentueux. Pas de blockbuster fade ici mais un film réaliste sur l'armée américaine avant l'attaque de Pearl Harbor vue à travers un soldat naïf et têtu inacarné par Montgomery Clift. Malgré les désillusions, il gardera jusqu'au bout sa foi en l'armée. Quelques longueurs d'où ma note de 3 étoiles seulement mais après tout ce n'est que le calme avant la tempête.
Du film hollywoodien "grand style", old fashion, avec tous les stéréotypes du film de l'époque (les gentils, les méchants, les courageux, les très courageux, les victimes, les femmes amoureuses, les amours impossibles, etc.). Globalement ça fonctionne, le scenario tient la distance et le film est assez bien rythmé. La distribution est exceptionnelle. Un très bon film des années 50's. De là à parler d'un film mythique ... mythique à l'époque, mais peut être plus aujourd'hui.
Je ne me lasse pas de le voir. Montgomery Clift est très touchant,comme toujours,et d'une incroyable beauté. Burt Lancaster est excellent... Les seconds rôles sont parfait et Frank Sinatra est très drôle! Vraiment un grand film.
Burt Lancaster, Montgomery Clift, Frank Sinatra et Ernest Borgnine chez Zinneman. Dans une base de l'armée américaine à Hawaï, les tensions et les amours vont bon train. Mais Pearl Harbor se prépare et les soldats amréicains n'y croient pas (commentaire d'un des deux héros "Mais qu'est-ce qui leur prend : attaquer la meilleure armée du monde?"). Bref le traintrain d'une existence tellement vide que des choses sans conséquences deviennent d'importants points d'honneur est relativisé par la mort qui rode et rend tout ce en quoi ces hommes croient croire comme futilités, fadaises sans importance.
Les séances de manoeuvre à pied et de brimades diverses dans cette caserne exotique sont longuettes et peu passionnantes. Quelques images restent aux vieux cinéphiles : le baiser Lancaster-Kerr sur la plage au clair de lune, le match de boxe improvisé où Clift finit par riposter à son agressif adversaire, les duels au couteau avec l'abject Fatso joué magistralement par Ernest Borgnine. Le reste du film est, il faut bien le dire, passablement sirupeux, filandreux, et somme toute rasoir. On passe en revue des acteurs historiques. Lancaster en impose par son autorité, son calme, et sa virilité. Burt Lancaster et Deborah Kerr forment vraiment un beau couple, et le choix de cette actrice anglaise, shakespearienne, dont l'apparente retenue cache les désirs inassouvis de son personnage, est une trouvaille de casting. Montgomery Clift est l'acteur idéal pour jouer son personnage psychologiquement fragile et tourmenté. Son idylle à lui, en comparaison de celle de Burt et Deborah, est particulièrement mielleuse et sans relief. Sinatra est le malheureux Paillasse de l'affaire, qui rit de ses propres malheurs. Enfin Borgnine, que je croyais d'origine Russe, à cause de la terminaison de son nom en ine, mais qui est bel et bien d'origine italienne et né Borgnino. Lui, et dans d'autres films Karl Malden, savaient alternativement jouer les gentils ou les méchants. Là il est Fatso, Gras-double dans la version française, répugnant personnage tortionnaire et assassin. Et puis il y a la foule des personnages secondaires revus dans moult westerns, comme Lee Van Cleef par exemple. Zinnemann, le metteur en scène, n'a pas exploité, douze ans après les événements, le contexte historique de cette histoire hawaïenne où se situe le déclenchement de la guerre du Pacifique et l'entrée des américains dans le conflit mondial. Ce n'était pas son objectif, probablement. Film de référence, à voir en tant que tel.
Très beau film sur les comportements humains. Ici c'est dans le cadre d'une base militaire avant l'attaque de Pearl Harbor mais cela reflète bien la réalité de la nature humaine.l Malheureusement avec le temps, ces comportements excessifs n'ont pas diminué, bien au contraire. L'homme est toujours un loup pour l'homme.
"Tant qu'il y aura des hommes" demeure un grand mélodrame américain. Il s'attache à la vie d'une caserne américaine basée à Hawaï avant la fameuse attaque de Pearl Harbor. La vie militaire au sein de l'armée américaine en garnison à Hawaï nous prouve encore ici comment au nom d'un machisme débordant, on peut se permettre d'humilier, de s'acharner, de harceler, celui qui n'arrive pas à entrer dans le rang. Grossier et vulgaire le militaire s'abreuve d'alcool, et fréquente les femmes faciles. Les féministes d'aujourd'hui se révolteraient devant cette image soumise de la femme victime du comportement de ces virils soldats dont le seul amour est l'armée. Des destins brisés de ces victimes de guerre dont on fait les héros. Celui qui meurt en sacrifice au nom de la patrie, celui qui meurt sous les coups en camp disciplinaire, celui qui meurt d'amour pour la femme du capitaine. La fin dramatique nous rappelle que la guerre détruit des vies sans discernement. Et comme pour se racheter de leur rôle de fille de joie ou de femme trompée, on donne le dernier mot aux deux personnages féminins de cette aventure quittant à bord d'un bateau en partance pour l'Amérique ce qui aurait pu être une vie de rêve.
Ce film classique a fort vieilli. On y fait l'apologie de l'Amérique. Cela se comprend car tourné en 1952. Les dialogues sont complètement dépassés. Le scénario d'une dame de la haute qui veut que son amant devienne officier pour pouvoir l'épouser est ridicule. De plus, la voix de Gregory Peck qui est doublée par Dalban est d'un comité désastreux.
Très mitigé devant ce film. Je ne sais pas trop quoi penser. Déjà, je recommande de le voir parce qu’il s’agit d’un classique. C’est donc un prérequis. J’ai trouvé le film assez séduisant et charmant, et le soupçon de nostalgie, du fait de le regarder 71 ans après sa sortie, ne m’a pas laissé indifférent. La fin du film je l’ai trouvée quoi qu’un peu amère, tellement pas très censée, sauf si quelque chose m’a échappé. Je dirais presque c’était du gâchis, il y’avait vraiment matière à creuser. L’aspect mélodramatique aurait pu être poussé beaucoup plus loin.
From Here to Eternity est mon premier film avec Bust Lancaster et il faut dire qu'il impose le respect de part sa prestance et sa justesse. Il donne à ce film une dose d'humanité tout en maintenant son autorité et sa rigueur. Il est la voix dissidente qui vient contredire le cliché de l'officier rude et austère en apportant son aide au soldat mis de coté.
Ce film est important pour réaliser à quel point la vie de soldat est loin d'être joyeuse et idyllique, la multitude de scènes au bar avec des soldats alcoolisés montre bien ce contraste entre rigueur (l'armée) et triste bonheur (alcool). J'aouterai que le réalisateur met bien en avant les thématiques de l'amitié, de l'amour et de la résilience ce qui permet à ce film d'être plus qu'un simple film de guerre.
Néanmoins je fut déçu par la fin qui me semble précipitée et malheureuse pour le personnage de Montgomery Clift qui méritait mieux.