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Tant qu'il y aura des hommes
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CH1218
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3,5
Publiée le 5 juillet 2020
On est avec « Tant qu’il y aura des Hommes » dans une étude mélodramatique et antimilitariste de la vie et des mœurs d’une garnison militaire basée à Pearl Harbor peu avant l’attaque japonaise. Le soin et l’élégance apportés à la mise en scène sont élevés au même titre que la distribution, avec une mention spéciale pour Frank Sinatra et Burt Lancaster. La scène où ce dernier embrasse avec passion Deborah Kerr sur une plage baignée par les vagues est restée légendaire, plus d’ailleurs à mon avis que le film dans son intégralité.
Du film hollywoodien "grand style", old fashion, avec tous les stéréotypes du film de l'époque (les gentils, les méchants, les courageux, les très courageux, les victimes, les femmes amoureuses, les amours impossibles, etc.). Globalement ça fonctionne, le scenario tient la distance et le film est assez bien rythmé. La distribution est exceptionnelle. Un très bon film des années 50's. De là à parler d'un film mythique ... mythique à l'époque, mais peut être plus aujourd'hui.
Grand classique du cinéma américain des années 50, années maccarthystes tellement rétrogrades que la scène du baiser sur la plage a failli être censurée. On n’y croit pas ! Pluie d’oscars pour un film « à valeurs » qui a beaucoup vieilli, qui sent un peu le rance mais qui plaît. Pour certaines scènes mémorables, pour les acteurs bien qu’ils ne soient pas au top ( la scène d’ivresse est ridiculement mal jouée), pour quelques solos de clairons, pour ses dialogues insupportables. Á revoir tous les 25 ans !
Ce film classique a fort vieilli. On y fait l'apologie de l'Amérique. Cela se comprend car tourné en 1952. Les dialogues sont complètement dépassés. Le scénario d'une dame de la haute qui veut que son amant devienne officier pour pouvoir l'épouser est ridicule. De plus, la voix de Gregory Peck qui est doublée par Dalban est d'un comité désastreux.
Évidemment, ce film a vieilli (noir et blanc, format 4/3), mais l’ambiance à Hawaï dans ces casernes militaires avant le bombardement japonais de Pearl Harbor est remarquablement transcrit, ainsi que les caractères des différents personnages. Une éblouissante brochette d’acteurs et actrices donne une grande force au récit qui se suit avec beaucoup de plaisir. A voir en V.O. exclusivement (la version française est horrible).
Un classique du cinéma qui ne vieillit pas si mal. Le film peut se lire sous deux angles. La première c'est celui des relations viriles entre les hommes, engagés volontaires dans l'armée américaine, telle qu'elles se manifestent dans la vie quotidienne de la caserne ou en périphérie (permission) au sein de l'armée de soldats américains engagés volontaires. Virilité, sport, ambitions, trahisons, amour, lâcheté, amitié, brutalité....Le second point de vue est celui de l'insouciance et de la légèreté coupable au sein de l'armée américaine sur la base d'Honolulu, alors que se prépare l'attaque japonaise sur Pearl Harbor, qui prendra les américains par surprise. La trame qui soutien efficacement le film est celle d'un engagé (Montgomery Clift), ancien champion de boxe, muté au sein d'un régiment à la demande d'un capitaine qui pense que la victoire de son équipe au championnat militaire de boxe le fera monter en grade... l'homme refusera, ayant raccroché les gants après avoir rendu infirme un de ses amis lors d'une séance, et devra pour cela endurer vexations et mépris.... sa résilience et sa force de caractère finiront par changer le regard porté sur lui dont celui de son sergent-chef (Burt Lancaster), mais l'amitié qu'il porte à un camarade encore plus harcelé que lui (Frank Sinatra), va l'entraîner ver l'irréparable et la mort. Même si la manière date un peu (le film a près de 70 ans), les thèmes sont porteurs, les acteurs à la hauteur et le spectacle agréable à voir ou revoir.
Grand classique américain, le film vaut surtout pour son casting impeccable. Et surtout son trio d'acteurs à la grande classe (Montgomery Clift, Burt Lancaster et Franck Sinatra). Après c'est daté forcément mais le sujet est assez moderne et les personnages féminins ne sont pas pour une fois cruches et inutiles. Elles apportent au film et ont une réelle profondeur.
Le destin de trois hommes relié par une chose: l'armée. Un trio d'acteurs de choix et une façon très passionnée de raconter ces trois histoires qui ne veulent au final que raconter la volonté de servir le pays au-delà des rancœurs ou difficultés personnelles.
Camp Américain d’Hawaï en 1941. Traumatisé d’avoir handicapé son meilleur ami lors d’un match de boxe, il refuse de reprendre les gants, ce qui lui vaut de vivre l’enfer imposé par son commandant et sa compagnie qui ne vivent que pour leur équipe. Une femme d’officier blessée dans sa chair et son cœur rêve de romance, échappatoire adultérin et divorce. Un sergent clairvoyant, désabusé et impuissant sur l’oisiveté du camp, ses brutalités, ses déliquescences, les pressions injustes et tragiques de cette microsociété, et amant passionné de la femme de son supérieur. Une fille d’origine rurale avide de revanche sociale qui ne souhaite que s’enrichir et épouser un homme de la haute. Voici les portraits au départ de cette fresque aux aventures entrecroisées et romantiques, au sein d’un surprenant milieu pour le genre, celui du microcosme d’une base militaire dolente du Pacifique, du moins avant que ne pètent au-dessus de leurs têtes les bombes japonaises. Beau film précurseur des scenarios sombres, et critiques de l’armée, à une époque d’après-guerre encore très patriote où la morale prévalait. Avec l’indulgence due à cette époque de femmes éternellement victimisées et d’hommes forts et virils, c’est aussi une manière de ressusciter les excellents Montgomery Clift, Deborah Kerr, Burt Lancaster, Dona Reed, Frank Sinatra et Ernest Borgnine dans ce vaudeville noir, passionné et culte de 1953.
Loin d'être une œuvre à la gloire de l'armée, Tant qu'il y aura des Hommes s'attache à dépeindre les caractères et les petites mesquineries d'une troupe de militaires s'ennuyant ferme dans leur statut, et prêts à bien des choses pour oublier la vacuité de leur quotidien. On s'encanaille et on tisse des drames humains sans le savoir. Zinneman livre plusieurs histoires parallèles (Montgomery Clift et son refus de boxer, Burt Lancaster et ses "ambitions" très personnelles...), les entrecroise tout au long du film avec un certain métier. S'il n'est pas exempt de quelques longueurs et d'un style très classique, il livre néanmoins quelques moments savoureux, distillés notamment par Frank Sinatra, et une chronique sociale très juste de l'époque, celle de l'insouciance alors que la guerre pointait son nez sans s'annoncer. Un peu daté mais encore efficace dans son genre.
A travers une vaste galerie d'officiers, de sous-officiers et de simples soldats, le film brosse un panorama assez réaliste de ce que pouvait être une garnison américaine à la veille de Pearl Harbor, mais en même temps, c'est une virulente critique de l'armée US, de la psychologie des militaires, car le film même s'il comporte une grande scène finale d'attaque japonaise qui décidera l'entrée en guerre des Etats-Unis en 1941, reste avant tout attaché aux personnages. Certes, ceux-ci sont un peu conventionnels, et l'intrigue est très "hollywoodienne", mais la proximité de la guerre domine tout le film et on sent l'imminence du danger. Chacun va alors tenter de vivre une ultime fois pour se prouver qu'il existe en ne sachant pas quel sera l'avenir. Les personnages vont se jeter dans l'action avec la frénésie du désespoir, à l'image des amants maudits incarnés par Burt Lancaster et Deborah Kerr, dont la scène de baiser dans les vagues est restée célèbre et même parodiée, notamment dans Shrek 2 ; cette scène fut jugée trop érotique et scandaleuse en 1953, et faillit être supprimée par la censure américaine. L'interprétation est à ce titre de premier ordre, avec un Burt Lancaster en baroudeur au charme viril, Montgomery Clift en angoissé marqué par le destin, Deborah Kerr en épouse volage d'officier, Donna Reed en douce prostituée désenchantée, Frank Sinatra en récalcitrant persécuté par Ernest Borgnine qui compose un réjouissant portrait de brute sadique, implacable et bornée... La carrière cinématographique de Sinatra (qui n'avait jusqu'ici tourné que des comédies musicales) redécolla grâce à ce premier rôle dramatique, et il reçut même l'Oscar du Meilleur second rôle ; on dit même que Coppola s'en est inspiré pour le personnage du chanteur Johnny Fontaine dans le Parrain. Non content de glaner 8 Oscars, ce drame solide remporta l'adhésion du public qui avait déjà plébiscité le roman de James Jones dont le film était tiré ; cette peinture antimilitariste comporte en effet quelques scènes d'une force poignante et reste encore de nos jours considérée comme un grand classique par de nombreux cinéphiles.
Le film contient le fameux baiser sur le sable d'une plage tant parodié. Mais sans cette parodie, je ne l'aurai sans doute pas visionné. Bien que les acteurs soient convaincants (Vu en VO), je n'ai pas accroché à cette histoire de boxeur ni aux histoires d'amour de la base que j'ai trouvé un peu tirées par les cheveux spoiler: Surtout avec le final pathétique sur la mort du boxeur et le sergent qui décide de rester sergent alors qu'on l'aurait bien vu "promu" pour acte de bravoure lors de la bataille de Pearl Harbor. C'est un exploit d'abattre un avion jap à l'aide d'une mitrailleuse tenue à la main. Mais surtout il a organisé la défense de la caserne Dommage.
Bien qu’il prenne pour contexte une caserne militaire américaine en 1941, Tant qu’il y aura des hommes n’est absolument un film de guerre mais bien une étude sociologique à la sauce mélodramatique de la vie au cœur de ce camp d’entrainement. Le trio de soldats autour duquel tourne la plupart des sous-intrigues est brillamment interprété par Burt Lancaster, Montgomery Clift et Frank Sinatra, leur garantissant un potentiel charismatique et viril impressionnant, mais c’est surtout la façon dont se tissent leurs relations, entre eux d’une part et avec les femmes présentes sur place d’autre part, qui donne à ce grand classique son impérissable charme tant romantique que psychologique qui a mérité son double oscar du meilleur film et meilleur réalisateur. Son scénario, qui oppose avec brio les passions amoureuses au sens du devoir et l’humanisme à la cruauté du code hiérarchique, possède également un puissant pouvoir dramatique puisque le fait qu’il se situe à Pearl Harbor en 1941 laisse présager que la fameuse attaque japonaise, que l’on ne voit que dans le dernier quart d’heure, aura sur chacun des personnages les répercutions les plus tragiques.
Tant qu’il y aura des hommes est un beau film, consacré aux mœurs dans l’armée, ainsi qu’à la bataille de Pearl Harbour. Toutefois, je ne sais quoi en penser. Si la photo est bonne, tout autant que la réalisation, l’épisode de Pearl Harbour est traité avec beaucoup de désinvolture, et expédié sur la fin du film. Les acteurs sont tous excellents, surtout Burt Lancaster. Mais l’état d’esprit de Prewitt (Clift) est assez étrange et son personnage meurt d’une façon abracadabrante. La fin de ce personnage, et le gâchis des histoires d’amour, rappelle le film noir, qui ici n’a pas vraiment sa raison d’être. Un film en demi-teinte donc mais fidèle aux obsessions de Zinnemann, qui reste un beau film, mais qui laisse des questions en suspens.
A la veille de l'attaque de Pearl Harbor, les états d'âme entre espoirs et désillusions d'un petit groupe de soldats et d'officiers de l'armée américaine. Beau film (à défaut d'être un chef d'œuvre) dont l'intérêt croît au fil de la tension qui s'installe et du drame qui approche. Distribution dominée par Burt Lancaster et Montgomery Clift (particulièrement émouvant dans la scène du clairon).