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btravis1
128 abonnés
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1,5
Publiée le 25 novembre 2014
Pas grand chose à sauver dans ce film, si ce n'est quelques plans. Le reste n'est que du sous-cinéma. Une histoire déjà-vu mais en moins bien. La mise en place de l'histoire est ratée, à part partager une cigarette (50 % des plans du film), on ne comprend pas comment l'héroïne se rapproche de sa nouvelle amie. Les relations entre l'héroïne, sa mère et son père sont ridicules, tout est raccourci. Après, tout sent le réchauffé et aucune émotion n'est transmise à l'écran. La fin était inévitable, pas le film heureusement.
Mélanie Laurent confirme avec ce deuxième film un talent et une marque de fabrique. Charlie, jeune fille sage et tranquille, va voir débarquer dans sa vie la pétillante Sarah. Avec un culot pas possible et un charme désarmant Sarah va littéralement engloutir Charlie et faire d’elle ce qu’elle veut. C’est la mécanique bien huilée de l’emprise d’une personne sur une autre qui va se mettre en place, lentement mais sûrement. Les deux actrices sont formidables et c’est extrêmement bien filmé. Du coup on voit exactement à quel moment où tout dérape, il aura suffit d’un mot, d’une malheureuse phrase, et, là ou une autre personne n’y aurait même pas fait attention, Sarah elle y voit une trahison terrible. Commence alors la lente descente aux enfer pour la pauvre Charlie qui, quoiqu’elle fasse, quoiqu’elle dise, se laissera engloutir par Sarah. Charlie ne vit plus à présent que par Sarah, Sarah l’intelligente, Sarah qui sait tout, Sarah la belle, Sarah que tout le monde regarde et qui va jusqu’à nous faire croire à l’inversion des rôles. Un piège mortel. 4 étoiles.
Après Les Adoptés, très beau premier film plein de tendresse et d’élégance, Mélanie Laurent repasse derrière la caméra et nous livre un drame sur une rencontre toxique.
Librement inspiré du roman d’Anne-Sophie Brasme, Respire met en scène une amitié fusionnelle qui bascule sournoisement vers des rapports tyranniques.
Avec finesse et habileté, Mélanie Laurent filme l’évolution de la relation exclusive qu’entretiennent Charlie (Joséphine Japy), adolescente discrète et réservée, et Sarah (Lou de Laâge), un caractère volcanique qui aime être le centre d’attention. Mais une fois la complicité établie, le piège de la fascination se referme sur Charlie. Sarah, perverse narcissique, peut alors faire tomber le masque.
Des plans larges aux plans resserrés, de la mise en scène lumineuse au flou grandissant, de la légèreté à la suffocation, la caméra virevolte et capte les instants de sensualité et d’incompréhension, de manipulation et de soumission, de violence et de trahison de façon saisissante...
Belle interprétation des deux comédiennes, bien choisies chacune dans leur rôle. Mention spéciale aussi à Isabelle CARRE toujours aussi juste dans ses rôles On s'attendait à voir une "vie d'Adèle" N°2; le thème de l'homosexualité féminine reste sous-jacent, mais on en reste au stade des suppositions et c'est finalement mieux de garder une part de mystère. C'est plutôt l'aspect psychologique qui est développé, et ces moments de l'adolescence ou les sentiments sont parfois exacerbés , des amours ou des haines définitives et des"premières fois" . La mise en place des personnages est toutefois un peu longue et je pense que le côté "perverse narcissique" de Sarah aurait pu être poussé encore plus loin tout en étant crédible...
Une bonne interprétation, une réalisation recherchée, un montage harmonieux... Mais la relation entre les deux personnages principaux manquent de piment. Ou est donc la perverse narcissique qui prend plaisir a détruire son entourage ? Le manque d'intensité plombe le film. La fin du film n'est pas crédible pour un sou. Dommage, car il y avait de bonnes idées.
Un film touchant et poignant dont on ne ressort pas indemne. Mélanie Laurent, prend le sujet de l'adolescence, maintes et maintes fois abordé et réussit à le présenter différemment avec brio et réalisme. Nous ne sommes pas là pour assister à un diaporama complet de tout ce qui se passe durant cette période charnière de la jeunesse, mais plutôt pour mettre le doigt sur une réalité peu connue et très taboue de cette étape de la vie dont sont victimes certains enfants. Les actrices nous font oublier très vite que nous sommes dans un film et nous vibrons avec elles, dans les hauts comme dans les bas. Pour tous ceux et celles qui ont été confronté aux difficultés voir même à la cruauté de l'adolescence, RESPIRE est un film qui leur parlera et qui leur remettra une boule au ventre... Et pour tous ceux qui ont des enfants en âge de vivre tout cela, ce film continuera de vivre bien au delà de la salle de cinéma...
Vous avez certainement internet si vous lisez cette critique. Vous êtes peut être également inscrit sur un réseau social ou avez lu simplement les articles, notamment sur Slate.fr, qui s'interroge sur l'acharnement que subit apparemment Mélanie Laurent. En tant qu'actrice on pourrait débattre de la figue et du raisin de son jeu. Ici elle n'est plus une pièce du puzzle mais le compose. Elle choisit de conter l'histoire de deux adolescentes, plus spécifiquement de mettre en relation une pervers narcissique confrontée à l'alcoolisme parentale et une obsessionnelle compulsive asthmatique. A noter que la pervers narcissique, thème à la mode ces derniers années dans les revues hautement spécialisées type "L"Express" ou "Le Nouvel Obs", ressemble physiquement et dans sa gestuelle à la réalisatrice. Donc soit elle est consciente de cela est fait sa purge psychologique à travers ce film, soit c'est une sorte de transfert nombriliste inconscient sur son personnage, voir sur son actrice. Tout est balancé à la figure du spectateur comme des évidences : mode "telle mère, telle fille" des deux filles, la jalousie à cause des garçons, l'amitié ambiguë matinée de désir inassouvi entre femmes, sans oublier l'inutilité masculine chère à des films racoleurs de notre époque comme "Sous les Jupes des Filles". Sans parler de la fin qui achève la liste des lourdeurs du scénario. Ce n'est pas quelques jolis plan qui sauvent l'affaire. Pour analyser ce film n'importe qui avec le bac aura besoin de deux neurones. Pour résumer, la production a voulu faire du Rohmer avec un brin de thriller américain et accouche d'un film à la Xavier Dolan (donc super à la mode) sans son talent. Eh oui La Nouvelle Vague a fini par arriver sur la plage et Montréal c'est loin de Paris. "Et l'acharnement ?" me direz-vous. Avant la sortie de Respire on pouvait certes s'insurger, maintenant qu’elle a réalisé ce film, elle va être aussi dure à défendre que ce film est facile à oublier.
"Respire" aborde le thème des relations toxiques de dépendance entre deux personnes : L'épouse et le mari, les deux amies, la mère et sa fille. Le film se déroule en deux temps : une première partie, parfois un peu trop lente (mais qui prend tout son sens quand vient la seconde partie), qui sert à mettre en place l'amitié entre les deux héroïnes, puis la seconde partie, où le rythme s’accélère et l'intrigue prend forme. La transition entre ces deux parties se fait par une belle scène cinématographique, spoiler: où la caméra suit et observe de l'extérieur Sarah enfermée dans sa prison, tout comme Charlie l'a suivie en cachette.
Le souffle est présent tout au long du film, et à certains moments de tension (spoiler: la scène du cours de sport et le final notamment ), le spectateur à son tour manque d'oxygène. Quand le film produit cet effet, c'est qu'il est réussi!
Excellente chronique sur une relation ambigüe entre deux ados. Une montée en puissance destructrice, parfois un peu lente, jusqu'à l'explosion finale. Deux actrices formidables donnent une dimension supplémentaire à l'intrigue. A couper le souffle....
Trois ans après Les Adoptés, Mélanie Laurent retourne derrière la caméra avec l’adaptation d’un roman qui l’avait marqué étant ado, Respire d’Anne-Sophie Brasme. Dans ce drame adolescent, la discrète Charlie devient amie avec la nouvelle élève de sa classe, la fantasque et énergique Sarah. Charlie est tellement fascinée par la jeune fille que cette dernière en profite et joue les manipulatrices. Présenté au dernier festival de Cannes où il a reçu une standing ovation de 30 minutes, Respire nous laisse quelque peu perplexe. S’il se dégage définitivement de ce film un charme certain, on est déçu du traitement accordé à la psychologie des personnages qu’on aurait souhaité plus poussé. Mélanie Laurent laisse le spectateur se débrouiller seul pour appréhender les rapports complexes entretenus par les deux ados. Est-ce que Sarah manipule Charlie sciemment ou la traite-t-elle comme un faire-valoir inconsciemment ? Charlie est-elle envoutée par Sarah au point de ne pas s’apercevoir de son manège ? Si à la fin, tout paraît évident, on a en cours de route du mal à saisir toutes les subtilités de leur relation. Tout le monde ne s’y connaît pas en perversion narcissique… Mélanie Laurent est par ailleurs surprenante. Il y a quelque chose d’Abdellatif Kechiche dans sa manière de capturer des instants de vie, même si elle se fait plus contemplatif que le réalisateur de La vie d’Adèle. Respire est aussi dénué de tout stéréotype (notamment les scènes de lycée), une chose aujourd’hui trop rare dans le cinéma français pour ne pas être remarqué. Mais quand Kechiche est dure avec ses actrices, Laurent les filme avec amour. Lou de Lâage et Joséphine Japy, sublimées par la caméra, délivrent deux performances captivantes. La première est aussi terrifiante qu’agaçante dans la peau de Sarah, démone narcissique sans cœur mais la véritable révélation de Respire, c’est Joséphine...
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5 etoiles pour souligner le talent de mélanie laurent (on a un peu la critique facile en France dés que quelqu'un touche à tout a du succés) mais voila, mélanie a réussi son 2éme film, on ne s'ennuie pas une seconde, les 2 actrices sont formidables et on suffoque avec elles Bravo
Ce film touche un sujet indéniablement réaliste et le harcèlement moral se met en place à partir du moment ou la confiance et les affinités s'installent,le film s'appuie sur un point qui est la différence dans l'échelle social entre les deux jeunes filles dont l'une veut profiter de la situation plus privilégié que l'autre.L'ensemble est très bien orchestré et on peut remarquer quelques clins d'oeil à "La vie d'Adèle" les acteurs joue très bien et on croirait clairement à des scènes de la réalité,c'est excellent!Par contre petit bémol sur la fin du film très discutable pour ma part, un peu décevante quand on a tout les paramètres de la situation de Charlie à ce moment la.3/5