Derniers Avis : La Prochaine fois je viserai le coeur - Page 23
La Prochaine fois je viserai le coeur
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Hervé Loizelet
9 abonnés
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2,0
Publiée le 21 novembre 2014
Désolé bien que les acteurs jouent avec justesse et son criant de vérité. Le film fait passer la série "l'homme de Picardie" pour une série d'action et de rebondissement. J'aurais préféré que le sujet soit traité du coté de l'enquête de police plutôt que du coté psychologique du tueur. Car là, désolé mais le tueur ne fait pas que tuer dans le film !!! Il trucide le public :(
Belle interprétation de Guillaume Canet, sans qui le film manquerait un peu de souffle. Lorsque l'on ne connait pas l'histoire, on aimerait être surpris par des faits marquants mais là, tout est prévisible et on ne fait que suivre la vision du réalisateur, pour finir par découvrir sans vraiment s'étonner.
Trés bon thriller (histoire vraie), un guillame canet qui glace le sang, mais,une réalisation un peut planplan qui nous fait sortir du film une ou deux fois.
je suis assez déçu de ce film. en effet, un peu trop lent peu d'action et de suspense. un polar où il se passe pas grand chose avec une première partie un peu ennuyeuse ensuite le jeu prend plus de forme mais avec une finale mitigé.bien que guillaume canet joue bien son double rôle, un très bon gendarme le jour et un mauvais garçon la nuit en tuant les gens, j'ai trouvé le film ennuyant assez lent et long pour en être totalement satisfaite. voilà à voir une suffit amplement.
Au début, difficile a priori d'aller voir ce film, l'histoire étant connue (ça perd un peu d'intérêt). Dans les faits, la réalisation est brillante, les images, la musique aussi. Le rythme très bien géré vous enfonce dans l'ambiance. Par ailleurs le fonctionnement de la gendarmerie est très bien dépeint. L'effort de réalisme tout en restant bien dans la fiction en fait un film de grande qualité. Canet est excellent, dans un rôle vraiment complexe à jouer. On sort quand même pas mal exténué, bien accroché. Et pourtant, ce n'est pas le premier thriller que je vois. Réalisateur à suivre.
Je viens de voir ce film. Je me demande quel intérêt a ce film ! Hormis le fait que le tueur en série soit un gendarme, le reste n'a aucun relief. La personnalité de ce tueur n'est pas fouillée. Tout est un enchainement de crimes où le tueur abat froidement ses victimes. Le reste est lourd, pesant et sans beaucoup d'intérêt. L'enquête policière n'est pas mise en avant et la psychologie du tueur n'est pas étudiée. On a l'impression de lire dans la presse, le fait divers qui a inspiré cette histoire. En plus, je croyais que les gendarmes demeuraient en caserne ?
Docteur Jekyll et Mr Hyde dans la gendarmerie française. Passionnant comme toute exploration des tréfonds de l'âme humaine. Très belle reconstitution de la France provinciale à la fin des années 70. Les paysages marécageux de l'Oise dans la brume sont envoûtants et Guillaume Canet inquiétant à souhait...
La prochaine fois je viserais le coeur est sans aucun doute un excellent film, qui nous montre que le cinéma français est loin d'être à la ramasse, notamment en terme de réalisation. Prestations exceptionnelles, d'Anna Girardot jusqu'au Guillaume Canet méconnaissable. Un scénario assez basique mais qui marche très bien, de par la profondeur du personnage du tueur. La réalisation est remarquable, de par la beauté et l'intelligence des plans, de la lumière, des travellings.. Enfin bref, un très bon coup pour Cédric Anger.
Ce thriller français est un peu différent de ce qu'on a l'habitude de voir. Déjà il nous plonge dans une histoire réelle, qui s'est déroulée pas si loin de chez nous, et il n'y a pas si longtemps...cela nous donne un petit frisson supplémentaire. Le film nous plonge dans la tête de ce tueur implacable qui n'aurait sans doute jamais cesser ses violences s'il n'avait pas été arrêté. Guillaume Canet livre une parfaite interprétation de ce gendarme glacial, impitoyable, et pourtant fragile par moments. Je reste mitigée sur un point: il n'y a pas de morale à tout ce film où j'aurais aimé en trouver une; mais bien sûr, cela se comprend simplement: il y a un désir d'éviter les affabulations. Cédric Anger aura sans doute pris quelques libertés sur certains points (notamment sur la romance), mais pas de là à expliquer des choses qui ne s'expliquent pas.
Difficile de voir autre chose qu’un film qui tente d’attirer le spectateur dans les ornements d’un thriller à l’esthétique marquée et poisseuse certes, mais totalement dénué d’originalité dans sa mise en abîme. Il est à parier que l’angle d’attaque «faits réels» finira de convaincre une bonne partie des spectateurs venus voir en format grand large un « Faites entrer l’accusé ». Non coupable il est vrai, mais malgré des circonstances atténuantes il est bien difficile de trouver une once d’originalité à la base de cette histoire qui mise tout sur Guillaume Canet, assez crédible, c’est rare, qui ne fait cependant qu’errer dans un univers glauque (quitte à tomber dans l’exagération et certains clichés). Passé le contexte, le film en lui même est acceptable et fait preuve d’un travail consciencieux ou comment suivre, en surface uniquement, une enquête aux côtés d’un psychopathe. C’est déjà ça.
Cédric Anger prend le parti de suivre la dérive et les déambulations de cet être étrange, gendarme et meurtrier incarné avec brio par Guillaume Canet. Certaines descriptions psychopathologiques du pervers narcissique pourraient ici nous éclairer. La froideur du personnage lorsqu'il est engagé affectivement n'est pas sans rappeler la posture d'un Jean-Claude Roman. C'est la composante paranoïaque, qui semble parfois dominer le tableau avec cette haine clivée, l'admiration pour les reportages sur les militaires en mission commando, son ambivalence à l'égard de l'homosexualité. Mais, la composante hallucinatoire est parfois aussi présente, l'obsession pour la propreté mêlée à des moments d'incurie. L'accès impossible à une sexualité génitale, les conduites auto-punitives viennent compléter le tableau. Que la justice se soit montrée incompétente à juger les actes de cet homme parait la meilleure réponse pénale : cet homme relève du domaine de la maladie mentale dangereuse. La peine de mort était à l'époque encore en vigueur, la prononcer à son encontre aurait été inadapté, car même s'il peut sembler manipulateur parfois, démoniaque également, provocateur aussi lorsqu'il défie la police de le démasquer, moraliste quelquefois, cet homme n'est pas un délinquant. Il semble comme emporté par une mission divine à accomplir ou bien une conduite purificatrice. L'intérieur pour cet homme s'apparente au contenu d'une poubelle, témoignant ainsi qu'il se considère ou a été considéré comme un déchet, une ordure... En faire le héros du film est pour le moins audacieux. Saluons encore le charme de la délicieuse Ana Girardot, qu'on a pu apprécier dans son précédent film "Le beau monde". Sa présence mêlée de discrétion en fait un personnage féminin capable d'approcher cet homme.
La prochaine fois, j'irai voir un FILM ! Et non pas un téléfilm du lundi soir sur Fr.3. C'est triste, c'est gris, c'est moche, c'est glauque, la musique est horripilante, et ça n'est pas digne de Guillaume Canet (quoique, après les navrants petits mouchoirs et blood-ties, il doit avoir besoin de re-remplir ses poches)...Mais de là à jouer dans une daube pareille !!! Dieu qu'il est loin le temps de "ne le dis à personne". Heureusement pour nous, nous n'étions que 8 crétins à être venu bailler parmi les 360 fauteuils de la salle ! Tant pis pour nous !