La chose la plus intéressante dans ce polar est sans conteste son actrice principale Leïla Bekhti, tout simplement parfaite et étonnante. Depuis « Une vie meilleure » on la savait aussi à l’aise dans le drame que dans des films plus légers, elle le confirme ici, donnant à sa carrière toute jeune encore plus d’attrait. Tantôt fragile puis forte, avec un regard qui en dit beaucoup, elle est une Juliette prégnante et réaliste, une femme de tous les jours qui se retrouve volontairement dans un rôle qu’elle n’aurait jamais dû endosser, celui d’une braqueuse de banques. Le contexte économique et social enveloppant le long-métrage est plus que dans l’air du temps et le scénario simple mais malin. Cependant, le film se traine et n’est pas toujours des plus palpitants. Ensuite, autant Arthur Dupont se tire avec les louanges d’un rôle connexe au rôle principal pas très facile, autant Nicolas Duvauchelle déçoit un peu dans un registre où on l’a trop vu. Sa relation mâtinée de désir avec le personnage de Leïla Bekhti est d’ailleurs trop ou pas assez exploitée dans le film, leurs rapports ne pouvant souffrir d’une quelconque demi-mesure. Rien d’extraordinaire donc dans ce thriller social mais rien d’honteux non plus, il permet juste de confirmer la montée en puissance de l’une des meilleures actrices françaises de sa génération.
Je suis franchement déçue... Je trouve que ce film traîne en longueur ! On attend spoiler: que le braquage se fasse, alors qu'au final ce n'est qu'à la fin que l'action se met en route. La catégorie "drame" colle cependant bien à ce film. Le jeu des acteurs est bon, je ne dirai pas le contraire ! L'histoire est franchement trop dramatique à mon goût. Un réalisme bien monté tout de même. Et la fin n'est pas très claire...!
Un film français qui parle de braquage, d'amour et des banques (pas de la manière la plus fine qu'il soit, il faut le dire), mais j'ai passé un moment agréable avec la charmante Leila Bekhti qui est présente un plan sur deux dans ce film comportant quelques clichés et des incohérences dans une intrigue bancale qui fonctionne globalement.
Un film à voir malgré certaines lenteurs, et même si dans le genre films de braquages, je préfère un grand Al Pacino dans Un après-midi de chien.
Sorte de polar désespéré, on suit le personnage de Leila Bekhti, excellente, prêt à tout pour sa famille. Son face à face avec son agresseur (Nicolas Duvauchelle) lui donne le déclic pour basculer. C'est vrai que le scénario ne brille pas par sa vraisemblance mais les acteurs sont bons et on a envie de croire à leur histoire! Après la tension et le suspense font le reste et on passe un bon moment.
Glauque de bout en bout.... les acteurs jouent bien mais ça ne suffit pas, des longueurs à répétition, un univers gris bleu, des pesanteurs, un scénario invraisemblable...aucune action, même la fin est bâclée, de niveau téléfilm mais si vous le loupez : ne regrettez rien.
La prestation du duo d'acteurs Bekhti et Duvauchelle est tout simplement parfaite. Petit à petit, nous rentrons dans le film. Pris dedans, on est tenu en haleine grâce au bon scénario du réalisateur et au jeu du duo précédemment cité. En bref, c'est maintenant ou jamais d'aller voir ce film !
c'est très lent, peut-être un peu long, mais les personnages sont magnifiques et très bien interprétés. On y croit jusqu'au bout et on s'attache à ces malfaiteurs du dimanche
Un peu lent, mais intéressant. Le premier quart d'heure et la dernière demi-heure sont très bien. Le ventre mou du film reste important, mais ça passe.
Entre les mains d'un réalisateur comme Fred Cavayé ('Pour Elle" "A bout portant"), un tel pitch aurait donné lieu à un thriller humain, où l'aspect un peu irréaliste du scénario (une mère de famille décide de voler une banque) aurait été gommé par une mise en scène efficace et un rythme étudié. Ici le film prend le parti pris du drame intimiste et développe son intrigue autour de la relation entre la mère de famille et son complice. En résulte du coup un film plutôt mou et mal structuré, qui tourne en rond et où les acteurs peinent à rendre crédible l'ensemble. Dommage.
Il y a de la matière dans le scénario. Un idée de casse originale (à ne pas tenter de recopier). C'est la loi du genre cinématographique, honnêtes gens et spectateurs aiment toujours suivre la préparation de ce type d'opération. Rien que ça, ça fait un film. Ici il y a été rajouté le moyen de blanchir le butin. Intéressant aussi. Rien qu'avec ça, il y avait moyen de faire une autre film. Le reste, la vie de famille, la crise, le chômage, les dettes... pourquoi pas ? Une troisième film dans le film. C'est ici du liant... sauf que trop récurrent et somme toute tristement banal, ça devient pesant. Bref, on a là l'exemple type du réalisateur, dialoguiste, scénariste (le même pour les trois tant qu'à faire) qui court plusieurs lièvres à la foi et ne s'en sort finalement qu'assez médiocrement. Pour tout vous dire, je n'ai pas compris le dénouement. J'ai décroché quelque part, je ne sais pas où et manifestement il me manque un morceau du puzzle. Faut dire que l'élocution de Nicolas Duvauchelle n'aide pas à suivre. C'est pour faire davantage paumé, perdu qu'il lui a été demandé de marmonner plus qu'il ne s'exprime ? Les scénaristes ont parfois de ces idées ! Fim esthétique me dit ma fille... Ouais ? Non ! En tout cas, assez peu pour moi.
Un beau film, sensible, aux dialogues juste et bien ressentis par tous les acteurs, mais je trouve qu'il y manque un grain de passion ou d'engagement pour que nous nous sentions totalement envouté. A ne pas bouder grâce également à une belle bande sonore.
Il est parfois quelques films, qui abordent la question de la finance, du capital, qui gouverne nos vies. Il y avait eu le très beau film de Philippe Lioret relatif au surendettement, "Toutes nos envies", dans lequel il faisait dire au personnage du magistrat incarné par Vincent Lindon : « Le crédit, c’est la consommation et la consommation, c’est le système. On touche pas ! ». Dans "Maintenant ou jamais", on est au bord du surendettement, plus exactement, c'est le rêve d'une famille en passe de devenir propriétaire d'une maison, qui se transforme en mirage, lorsque le mari perd son emploi. Il y a cette réplique d'un cynisme terrible, prêtée à un banquier : "Personne ne vous a demandé d'avoir des rêves au dessus de vos moyens". Pour cette femme, interprétée magnifiquement par Leïla Bekhti, la parole donnée par l'employeur ne se reprend pas. Son mari lui explique la logique capitaliste : "quand t'arrives le dernier, tu pars le premier, y avait plus que huit jours pour que je sois plus à l'essai". Mais voilà, Juliette Lesage ne l'entend pas ainsi, elle pense que la banque doit payer. Cette logique subversive conduit à revndiquer l'éthique des rapports humains, quitte à franchir les frontières de l'illégalité. Faute d'une audience des discours politiques contestataires, c'est l'acte qui se substitue à la parole. Un très joli film dans lequel Nicolas Duvauchelle ressemble de plus en plus à Patrick Dewaere. Il s'agit là d'un compliment.