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Alolfer
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3,0
Publiée le 29 avril 2026
Jumelé entre la comédie et l'hommage rendu, Woody Allen met en scène un casting de dingue, notamment un Sean Penn méconnaissable. Son amour pour la musique et le Jazz est plus que compréhensible dans ce film malgré son faux rythme. Également, j'ai été moins envoûté par la proposition malgré ses qualités indéniables
"Accords et désaccords" se présente comme un biopic d'un guitariste fictif et haut en couleur : Emmet Ray. Ce dernier est formidablement incarné par Sean Penn. Le long métrage est bon, bien maîtrisé par Woody Allen avec une solide photographie et BO. Bon mais pas extraordinaire. Un manque de profondeur et d'émotions. Dommage car ce faux musicien présentait une facette sombre qui aurait mérité d'être mieux développée. Se regarde toutefois avec plaisir au rythme de quelques accords de jazz manouche.
Le film vaut surtout pour son hommage visuel à la musique de jazz manouche. Rarement cette musique aura été aussi bien filmée !!!!! Mis à part cela, l’histoire est plutôt moyenne même si les personnages sont sympathiques.
Aux côtés de quelques autres, Woody Allen n'apparait dans son film qu'à l'occasion d'interview où il dit son admiration pour le méconnu Emmet Ray, guitariste de jazz talentueux que seul son contemporain Django Reinhardt surclassait, parait-il. Allen retrace la carrière éphémère de Ray, composant avec les quelques éléments biographiques dont il dispose autant qu'avec la légende. Fulgurante la carrière d'Emmet Ray? On ne s'en étonnera pas. L'homme est immature et flambeur, sûre de son talent mais égocentrique et vaniteux. Il est même spoiler: maquereau à ses heures! Sans doute ces traits de caractères ont leur part dans le peu d'enregistrements qu'à laissés le musicien. Pour autant, la légèreté et la fantaisie avec lesquelles Woody Allen décrit le personnage qu'interprète Sean Penn nous le rendent bien moins détestable qu'attachant par son côté lunaire, par sa physionomie de figure de dessin animé. En occultant les effets de la Grande Dépression, en se détournant d'un réalisme humain rigoureux, le réalisateur s'attache à construire un personnage de comédie, que n'était sans doute pas Emmet Ray, un personnage sans passé ni futur, presque irréel, et d'autant plus que fugitif. Forte de son élégante reconstitution des années 30 et de ses mélodies de jazz, la comédie repose sur un récit gracieux (à l'image de la compagne malmenée de Ray) et subtil, qui s'offre de temps à autres quelques incursions dans le burlesque.
Sean Penn livre un très bonne performance en tant que "2eme plus grand guitariste du monde” , fan de passages de trains et surtout , adeptes de tirs aux rats dans les décharges !! Avec ce personnage d'artiste - frustré , rêveur , inadapté, mégalo, incertain , fou, lâche - Woody Allen a de quoi faire ! Sous la forme de documenteur , style qui réussit bien au réalisateur car il lui permet une narration tout aussi déliée que son protagoniste. Finalement une jolie fable sur l'engagement, les sacrifices qu'on doit faire au nom de son art et les regrets que ça peut impliquer. Belle reconstitution des décors de cette époque et belle photo pour ne rien gâcher !
Accords et désaccord est une comédie plutôt sympathique réalisé par Woody Allen, même si fondamentalement, elle ne m'aura pas laissé un grand souvenir en mémoire (alors que je l'ai vu il y a moins de 6 mois). L'idée d'un faux documentaire est plutôt amusante et le film rend un bel hommage au jazz. Les acteurs sont convaincants, Sean Penn en tête, mais on peut dire que Woody Allen sait bien s'entourer de très bon seconds rôles (Uma Thurman, Samantha Morton, Anthony LaPaglia). Mais au-delà de ça, sans être mauvais, cette comédie n'offre rien de remarquable (et finalement, ne fera pas partie des meilleurs films du cinéaste).
Un des rares films de Woody Allen qui laisse son cortège de névroses au vestiaire, se voulant plutôt comme un hommage à Fellini et sa Strada, avec une différence de taille: Ray n'est pas, comme l'était Zampano, un saltimbanque minable, mais un looser bourré de talent. Utilisant un interviewer fictif d'experts du Jazz (dont Allen lui-même) comme un cœur grec afin de raconter la vie improbable du meilleur guitariste des années 30 après Django Reinhardt (une vraie vedette, lui), le récit visuel se trouve entrecoupé souvent de remarques qui tiennent plus du blabla que de la pertinence narrative (excepté pour la scène de la station service). La musique, Sean Penn et Samantha Morton sont excellents et malgré le charme évident de certains passages, l'ensemble est une déception. Les films mineurs de Woody Allen sont généralement intéressants, "Accords et désaccords" est juste mineur.
Étant adepte de Woody A., j'ai été déçu par cet opus qui m'a semblé peu inspiré et fastidieux. Woody, sous prétexte d'amour du jazz, nous présente les frasques amoureuses d'un guitariste mégalomane avec son ton habituel d'humour ici assez prévisible sans pour autant livrer quoi que ce soit d'intéressant autour de son sujet. Réflexion sur la création? Non. Sur le génie? Pas davantage. Sur les relations amoureuses? Rien qu'il n'ait déjà dit et répété à maintes reprises. Ces lacunes scénaristiques empêchent au film de développer toute intrigue et le laissent tomber dans un rythme lent, pour ne pas dire soporifique. Seul l'univers récréé des années 30 et le style habituel du réalisateur peuvent éventuellement charmer, si on un cherche un film calme.
Une belle Comédie dramatique écrite et réalisée par Woody Allen. Il brosse un joli portrait musical du guitariste légendaire Emmet Ray. Il nous conte l'histoire d'un type vivant dans le Chicago des années 30, un peu mac, un peu arnaqueur, colérique, égocentrique, impulsif et joueur, mais musicien hors paire. Un portrait sans concession réalisé avec humour et tendresse. Comme de coutume, cette réalisation du cinéaste New Yorkais nous offre une photographie travaillée et une BO jazzy avec de superbes insertions de Sidney Bechet et bien sur de Django Reinhardt. La qualité est aussi dans le casting, avec Uma Thurman que l'on voit hélas trop peu et Sean Penn, extrêmement convaincant dans un rôle ou il peut exprimer toute une palette de sentiments. Samantha Morton, à juste titre nominée aux Golden Globes 2000, se révèle elle aussi fantastique et débordante d'émotions dans le rôle de Hattie la blanchisseuse compagne d'Emmet.
Accords et Désaccords est le trentième long métrage de Woody Allen que je vois, pour celui-ci ce fut une première et l’expérience me fait dire qu'avec le New-Yorkais il faut si prendre à plusieurs fois. Raison pour laquelle ce film m'a parfois un peu laissé à la traîne, malgré le fait qu'il soit très agréable et toujours aussi imagé. Quelques séquences sont des plus garnit, finement écriet et interprété, les dialogues m'on plus précisément enthousiasmés. La scène ou Emmett ( très bon Sean Penn ) et Blanche ( Uma Thurman ) sont assis sur les rails et contemple les trains, le tout dans un échange verbale mémorable m'a littéralement fait éclater de rire ! Le film regorge de passage cocasses mais perd un peu en mélancolie, elle surgit par éclat sur quelques secondes mais le tout est trop artificiel pour moi ... Le film est en soi inabouti et ne m'a totalement convaincu, je lui trouve portant bien plus de qualités que de défauts et je concède avoir passé un bon moment surtout lors des dernières minutes très surprenantes mais il m'a manqué ce petit grain de folie habituel au meilleurs films de Woody Allen.
Artiste passionné et égocentrique.La vraie beauté de ce film réside davantage dans sa réalisation. De beaux décors, une photographie à couper le souffle, des plans très esthétiques. Un vrai plaisir visuel.
un faux biopic mais un vrai bon film une bande son qui nous laisse quoi comme la prestation de sean penn une très belle performance de sa part qui porte le film de bout en bout le mariage de cette musique avec son sens de la lumière est tout a fait impressionnant une période que semble affectionner le réalisateur car bien souvent les périodes du siècle qu il film ( période des annees folles ) aide bcp avec l ambience qu il sait retransmettre a la perfection un bon woddy allen avec lequel nous passons s un fort bon moment Merci
Comédie légère sous la forme d'un faux documentaire sur un faux grand musicien, Accords et Désaccords porte entièrement la patte de son auteur, Woody Allen. Dialogues bien écrits et personnages attachants, réalisation fluide, acteurs parfaits (Sean Penn en tête), pas de grands défauts ne ressortent de ce film. A classer dans le haut du panier de la filmographie si prolifique du cinéaste !
Qu'a voulu démontrer au juste Woody Allen dans ce faux biopic remarquablement illustré musicalement et interprété de main de maître par Sean Penn ? Qu'on pouvait être un excellent artiste en étant à la fois un looser et un pauvre type (et même un sale type) ? Comme si on le ne savait pas ? Quoiqu'il en soit le résultat est étonnant, illuminé par la présence muette de Samantha Norton. Pas du grand Allen mais sympatoche.
C'est dans les années 1930 que le fantasque Emmet Ray, grand guitariste de jazz passionné par Django Reinhardt, traverse les États-Unis en jouant dans divers clubs avec comme rêve Hollywood.
Les années passent mais Woody Allen ne change pas et, en cette fin de millénaire, il se montre toujours très prolifique lorsqu'il réalise Accords et désaccords où il met en scène ce guitariste imaginaire sous forme d'un faux documentaire, témoignage (dont le sien) à l'appui. Entre solitude, génie, désinvolture, alcool et bien évidemment musique, il livre un portrait assez riche, ambigu et tout le long intriguant de ce guitariste pétri de talent mais imprévisible et intimidé par Django Reinhardt.
C'est de fort belle manière que le metteur en scène de Annie Hall nous immerge totalement dans l'Amérique des années 1930 pour y suivre le chemin de ce guitariste. Portrait qu'il rend assez vite passionnant par la façon dont il le met en scène et les questions qu'il pose autour de lui mais surtout du génie musical malgré un comportement assez pourri, à l'image de celui d'Emmet envers les femmes. Se montrant aussi à son aise à l'écriture, Woody Allen n'oublie pas de dresser une intriguante et passionnange galerie de personnage qui va l'entourer, ainsi que des dialogues justes et adéquats et une cohérente évolution de l'histoire. La narration est inventive et bien maitrisée, il trouve toujours le bon rythme, sachant prendre son temps lorsqu'il le faut, et gère les ellipses avec brio.
Accords et Désaccords regorge de moments mélancoliques, parfois même lyriques à l'image des sorties nocturnes vers les rails du personnage principal. Jamais à court d'imagination et de bonnes idées, Woody Allen laisse planer sur son film un sentiment de temps qui passe, de se rendre compte de ce que la vie peut nous offrir et faire les bons choix au bon moment. La délicieuse musique est l'un des atouts de l'oeuvre, jouée avec autant de talents que d'émotion et bien évidemment, Woody n'en oublie jamais quelques touches de légèretés et d'humour qui marchent sans alourdir le récit. Devant la caméra, Sean Penn est génial et semble avoir trouvé un rôle taillé sur mesure tandis que Samantha Morton est remarquable dans celui d'une jeune femme muette qui tombera sous le charme du guitariste.
Plus le temps passe, plus Woody Allen montre qu'il est l'un des plus remarquables metteurs en scène de son époque et, dans sa riche filmographie, Accords et désaccords fait bonne figure et se révèle être une oeuvre mémorable, mélancolique et sachant retranscrire tout un éventail d'émotion.