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1,5
Publiée le 2 mars 2016
En voyant des films comme celui ci, il est vrai que je suis curieux d'en apprendre un peu plus sur le barème de notations des oscars... Pour commencer, le scénario le plus originale... Certes, un équipe de journalistes jouant le rôle des Experts c'est différent de ce qu'ont à l'habitude de voir et cela peut être plaisant pour certaines personnes, mais j'insiste, si vous n'êtes pas du milieu, difficile de suivre sur la première demi-heure du film et pas que ! Le vocabulaire employé est assez compliqué, les présentations sont bâclés et j'ai remarqué tout au long du film qu'ils mentionnent des noms de tel ou tel personne à tout vas, ont s'y perd clairement... Rappelons que c'est un film, pas une saga, ni une série... Plus synthétique donc. Le rythme est d'une lenteur... J'avoue m’être presque assoupie 1 ou 2 fois. C'est surtout que pour un "Thriller" il n'y a pas de REBONDISSEMENTS ! Ce qui rend l'ambiance du film très plate, fade... Ne dégage pas grand chose. Tout cela accompagné d'une seul et même musique soporifique, que du bonheur ! D'un autre coté, notons quand même que le casting est très intéressants, les acteurs se donne à fond, j'ai particulièrement apprécié Mark Ruffalo. De plus l'histoire est tout de même intéressante au niveau de la profondeur surtout, le rapport au système qui peut se permettre de faire disparaître ou non certaines choses ou rendre muet le monde malgré que la vérité se sache. Mis à part sa, rien de bien positif... La réalisation est de mèche avec toutes les choses négatives déjà cités. Un film pouvant fait office de berceuse.
Spotlight est un bon film d'investigation avec une équipe d'acteurs et d'actrices impeccables. Cette enquête révèle au grand jour que de nombreux prêtres abusaient d'enfants, abus cachés depuis longtemps par l'Eglise catholique. Cela n'a pas été de tout repos pour nos journalistes, confrontés à beaucoup de personnes qui ne voulaient pas en dire davantage. L'histoire est donc intéressante et se suit sans trop de difficultés. Cependant, le fond du film est très classique, j'aurais sans doute préféré quelque chose d'un peu plus « choc » afin de marquer davantage les esprits.
Bien qu’étant sûrement animé des meilleures intentions du monde, SPOTLIGHT est de ces longs métrages insupportables qui affichent fièrement leur sujet « polémique » comme si cela suffisait pour les dédouaner de leurs incommensurables imperfections et de leurs innombrables défauts de conception. Le genre d’œuvre cinématographique qui croit qu’il suffit de parler – sommairement et sans trop se mouiller – d’actes pédophiles pour que l’on se doive de leur tresser des lauriers parce qu’il condamne quelque chose qu’à peu près tout le monde s’accorde déjà à condamner. SPOTLIGHT, le long métrage qui se contente de mettre en lumière ce qu’une enquête avait révélé de façon tonitruante et à l’échelle internationale dix ans plus tôt. Autant dire que la démarche laissait de prime abord assez dubitatif puisque le long métrage ne pouvait jouer sur le choc de la révélation finale puisqu’elle était déjà connue de tout le monde. Mais ce serait oublier que ce qui importe le plus dans un voyage n’est pas la destination mais la façon dont on y parvient ; on connait tous la fin de TITANIC, mais cela n’empêche pas ce chef d’œuvre de nous prendre à la gorge pendant plus de trois heures. Sauf qu’en guise de chemin, le réalisateur Tom McCarthy ne nous propose rien de plus qu’un illustré du compte rendu Wikipédia de l’affaire en ne suivant que les journalistes ayant dévoilé le scandale. Dans SPOTLIGHT, les victimes n’ont droit qu’à deux ou trois séquences pendant lesquelles elles ont juste le temps de raconter ce qu’elles ont vécu, sans entrer dans les détails ni s’attarder sur les conséquences. Quant aux accusés, il n’y a bien qu’une courte scène avortée lors de laquelle un prêtre est coupé juste après avoir fait mention qu’il avait lui-aussi subi un viol dans sa jeunesse. La faute revient en premier lieu au scénario. Celui-ci est indéniablement documenté, et c’est justement par cet aspect-là qu’il pèche. Bien qu’étant nommé aux oscars dans la catégorie de la meilleur histoire originale (?!?), le script est engoncé dans un tel respect maladif de ces faits réels qu’il se refuse le moindre artifice de fiction, exclut l’usage de tout dispositif cinématographique autre que le champ contre champ le plus basique, et interdit à ses personnages une simple ébauche d’évolution ou l’expression de la moindre émotion face à la noirceur de leur investigation. De toute façon, la grammaire visuelle de SPOTLIGHT est honteusement limitée, au point que l’on pourrait aller jusqu’à qualifier McCarthy de réalisateur « cinématographiquement analphabète ». Le montage est à l’avenant de la monotonie lénifiante du long métrage, conservant scrupuleusement le même rythme pendant deux heures, sans qu’il y ait une seule accélération ou décélération afin de marquer un rebondissement majeur. Tout se fait (et se dit surtout) sur un ton monocorde. Cette absence de rupture stylistique et dynamique se ressent aussi sur l’éclairage des décors, les rendant incroyablement impersonnels et ne jouant jamais avec la silhouette des personnages pour souligner leurs états d’âme et leur questionnement. Idem pour la musique d’Howard Shore qui est à l’avenant en se contentant d’être un enchainement de notes plutôt similaires agencée sur une cadence identique, peu importe ce que la scène raconte ou les nouveaux enjeux qu’elle apporte. Quel aveu d’échec cinglant lorsqu’un film dévoile sans fard son incapacité à transmettre et à traduire n’importe quelle idée ou émotion par la seule force de son cadrage, du mouvement de sa caméra, de la lumière de ses décors et de l’enchainement de ses plans, c’est-à-dire tout ce qui compose la base même du langage cinématographique ! SPOTLIGHT est un film qui ne mise son impact que sur ses dialogues alors que ceux-ci ne sont supposés être que des appuis secondaires pour un réalisateur de cinéma afin de rendre évident ce qu’il souhaite raconter et (par-dessus tout) montrer. Mais il est tout bonnement hallucinant qu’un film portant sur une affaire aussi sordide, qui devrait par conséquent mettre à mal notre intellect, nos aprioris et notre panoplie d’émotions, soit aussi froid et désincarné, comme si cela avait été une parade de la part de McCarthy pour contourner les aspects les plus désagréables de son sujet. Cette raideur piège le long métrage dans un didactisme effroyablement démonstratif. SPOTLIGHT enquille ainsi les déclarations outrées déclamées par des acteurs à la mine effaré parce qu’il est trop froussard pour braver frontalement les aspects glauques, écœurants, vertigineux et terrifiants de cette réalité dont il entendait pourtant faire une retranscription détaillée. Car malgré l’important travail de recherche pour préparer le long métrage, ce dernier est une œuvre finalement paresseuse. SPOTLIGHT se satisfait d’un seul angle d’attaque et ne fait qu’illustrer platement des faits en ne les prenant que par le petit bout de la lorgnette. Jamais on ne quitte les pas des journalistes et il faut attendre cent minutes pour voir une séquence où l’un d’entre eux exprime enfin ouvertement la colère que lui inspire ce qu’il découvre. SPOTLIGHT c’est donc JFK filmé par le réalisateur de MISS DAISY ET SON CHAUFFEUR. Une enquête indignée relatée de façon à ce qu’elle soit toujours très convenable pour le spectateur, que ce soit sur le plan thématique ou sur le plan graphique. C’est un produit à récompenses qui affiche son intention de s’attaquer à un sujet sulfureux comme si ce dernier n’était qu’un vulgaire appât à l’intention d’un public d’un autre âge ayant fait l’impasse sur tous les films et documentaires procéduriers, journalistiques et criminels de ces trente dernières années.
je ne comprends pa l'engouement autour de ce film ni même l'Oscar qu'il a décroché. Enquête journalistique dans un quotidien de Boston menée par l'équipe d'investigation de la rédaction. C'est lent, c'est long, c'est sans surprise. Le jeu d'acteur est plat comme la mise en scène, je me suis ennuyé à mourir. C'est sans saveur. C'est du vu et revu, la recherche à la bibliothèque d'indices, l'approche de la justice, des avaocats des victimes, interrogations de ces dernières etc... On a déjà vu ça des milliers de fois. Franchement évitez ce film, vous risqueriez d'être déçu autrement.
Tom McCarthy n'est pas un réalisateur très porté sur l'esbrouffe. Ses films précédents (Le visiteur, Les winners) sont tellement sages qu'ils sont passés quasiment inaperçus.
Spotlight se situe dans cette veine de film presque atones, dans lesquels la mise en scène est transparente et la lumière neutre.
Il ne faut pas y chercher un montage épileptique, des moments de lyrisme échevelés ou des cliffhangers vertigineux : le film est plutôt construit comme le cinéma US des années 70 (on pense à Pakula par exemple), solidement, efficacement, et sans chichi.
L'intérêt de Spotlight réside principalement dans les deux aspects suivants : le casting est impeccable et les faits racontés passionants.
En ce qui concerne les acteurs, chacun joue une partition parfaite. Michael Keaton est immense, Rachel McAdams étonnante de détermination, Mark Ruffalo parfait en jeune chien fou qui ronge son os. Tous les seconds rôles sont excellents : Liev Schreiber en patron mutique et déterminé, John Slaterry dans un registre semblable à celui de son personnage dans Mad men, Stanley Tucci en avocat surbooké et désabusé.
Le scénario, s'il est linéaire et sans aspérité, maintient (pratiquement) toujours l'intérêt du spectateur en éveil. Il montre parfaitement bien la difficulté et la lenteur d'une enquête journalistique au long cours et constitue un formidable témoignage de l'opiniâtreté nécessaire pour parvenir à de grands résultats dans ce domaine.
Quant au fond de l'affaire, que je ne souhaite pas trop détailler dans cet article pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte, il est ... sidérant.
Un excellent film qui montre l'enquête journalistique sur les abus de prêtre catholiques sur des mineurs dans le diocèse de Boston. L'enquête est dense, bien jouée.
Sobre, efficace et puissant. Ca fait du bien de voir un film américain qui n'en fait pas des tonnes dans sa mise en scène et qui traite son sujet avec force et élégance. Casting remarquable et histoire édifiante.
6 nominations aux Oscars, 3 aux Golden Globes, 2 aux SGA, Spotlight n'en finit plus de créer la surprise. Porté par un casting époustouflant (Michael Keaton, Mark Ruffalo, Rachel McAdams, Liev Schreiber ou encore Stanley Tucci pour ne citer qu'eux), la réalisation de Tom McCarthy s'intéresse au scandale d'attouchements sur mineurs réalisés par des prêtres dans le Boston des 70's. Et, pour porter un sujet dont la gravité n'a d'égale que son côté bouleversant, le cinéaste use d'une mise en scène pragmatique et terre-à-terre, faisant de son enquête un must see (Les Hommes du Président ou True Detective saison 1, atteignent les mêmes sommets, s'il fallait une comparaison adéquate). Remarquable, le métrage pousse le spectateur dans ses derniers retranchements, et finit sur une note glaçante qui le hantera bien des minutes, la séance terminée.
très mauvais film pour illustrer une cause très grave à savoir la pédophilie au sein de l'eglise catholique, on y fait que parler, parler et encore parler, ce qui fait qu'au bout de dix minutes en s'ennuie ferme, on a que très peu de témoignages de victimes, on aurait aussi aimé voir la réaction de l'église de Boston de manière plus approfondie; des journalistes qui au début ne sont pas très enthousiastes pour mettre à jour ce problème épineux, trop de personnages qui plombent le film, deux heures de film et deux heures de préambule, la fin du film aurait du en être le début ! je recommande l'excellente série australienne: "Devil's playground" qui traite du même sujet au sein de l'eglise catholique et là au moins on à la vision des deux parties: les victimes et les prédateurs et ceux qui couvrent ou ont couvert leurs abjectes agissements, à remarquer qu'à la fin du film est donné une liste (oh combien longue) de tous les pays où le clergé a couvert ou tu tous ces faits abominables
Six fois nommé aux Oscars, Spotlight ne mérite pas autant d'enthousiasme. Film d'un genre très prisé aux Etats-Unis, celui de l'enquête journalistique pure et dure, il s'inscrit dans une longue lignée, sans rien réinventer. C'est propre, intéressant, mais aussi bien austère. Au final, un récit documentaire très premier degré. C'est bien simple : le héros, c'est l'enquête, et pas les enquêteurs... Autant dire que cela manque cruellement de chair, de coeur.
Le problème avec ce film, c'est que ce n'est pas un film. Il y a un scénario très bavard - mauvais signe pour un film - censé raconter un fait réel (je n'ai pas vérifié à quel point ce serait exact ou pas, ce qui n'a aucun intérêt cinématographique) et il n'y a rien d'autre. Ca cause, ça cause, ça cause... ça ressemble à une fiction radiophonique tandis que l'image, la matière même du cinéma, est sans le moindre intérêt. Tout au plus le réalisateur copie, avec une maladresse consternante, Les Trois Jours du Condor, mais ça ne marche pas, c'est poussif et, de toute façon, déplacé. On se demande comment on a pu récompenser pour sa qualité cinématographique ce qui n'en a aucune ! Quant à la trame, elle est cousue de fil blanc. Avec une telle histoire, il aurait été possible de faire quelque chose ! là, il n'y a rien, c'est le néant.
Un film dont le contexte se base sur le combat de journalistes à dénoncer la pédophilie au sein du clergé, ... Je n'ai pas aimer ce film car il était long et à aucun moment je me suis senti en connexion avec les personnages. Je sais qu'il s'agit d'une histoire vrai, cependant,.... l'oscariser en tant que meilleur film de l'année... c'est abuser. Un documentaire à ce sujet aurait été mieux qu'un film.
On peut lui reprocher d'être linéaire et de ne pas bousculer les codes du genre. Toutefois, Spotlight, est une réussite. Pour son scénario, sans doute romancé, mais tellement bien documenté et en dépits des horreurs qui y sont racontées, tellement passionnant. Et pour ses acteurs, tous très bons, Michael "Batman" Keaton en tête! Un film qui fait froid dans le dos donc, mais ô combien intéressant (et bien foutu).
Un film d'un grand ennui, il ne se passe rien , beaucoup de dialogues inintéressants, pas de fonds, juste des enquêteurs, des journalistes , qui font leur enquête dans leur petit coin. Mais tout cela manque de rythme, des plans inutiles, on a l'impression de remplissage. Difficile de comprendre le succès de ce film. On comprend bien qu ' Hollywood a trouvé un sujet bien "politiquement correct" , et qui permet de taper sur l' église. Bien sûr tout le monde sera d'accord avec l'argument du film et l'on peut que rentrer en empathie avec les enfants agressés, mais d'un point de vue cinématographique, le film est très fade, très barbant.
Attention : petit miracle! Tout est brillant dans ce film, réalisation juste, simple (mais dans le bon sens du terme : humble), interprétation juste, sens du tempo, du découpage, du cadre et du rendu des émotions sans aucun voyeurisme. Du tact pour pour une histoire bouleversante et juste dégoutante. Pas d'esbroufe, pas de plans et rajouts inutiles ou d'effets vains. Le réalisateur Tom McCarthy a su respecter juste l'essentiel : le sujet! Merci et bravo. On en ressort mal à l'aise mais aussi fier que des personnes aussi courageuses et vraies puissent exister et se battre pour de telles causes : les journalistes d'investigations (les vrais journalistes!!! mais amenés à disparaitre). Car il s'agit aussi d'un film sur ce métier, cette force d'aller jusqu'au bout d'une poignée d'hommes et de femmes, pas infaillibles et qui réagissent aussi et surtout selon leurs propres valeurs, remplies d'humanité. Quelques scènes de leur intimité suffisent (là encore bravo au réalisateur) à montrer les sacrifices qu'ils font pour amener la vérité à ce paroxysme. Ce n'est même plus un métier mais un chemin de croix et une raison de vivre. J'admire, pour une fois, le courage des décideurs et financiers du journal Boston Globe qui n'ont pas lâché leurs équipes malgré les pressions. Rare de nos jours! Bien sur ce film doit beaucoup au casting hallucinant et sobre : Michael Keaton, Liev Schreiber, Rachel McAdams, Mark Ruffalo, Stanley Tucci etc. Des 1ers et seconds rôles juste parfaits. On sent chacun imprégnés, à sa place. Il en faudrait plus souvent des films engagés comme celui-ci mais sans en faire trop, qui vont droit au but dans l'interprétation comme la réalisation. Je suis vraiment impressionnée par cet ensemble, j'ai rarement eu cette sensation de fluidité dans le propos pour un sujet difficile et complexe, avec des enjeux et personnages nombreux, sans pointer du doigts la foi non plus. Il pose des questions sur la puissance de l'église, le poids du secret et les dégâts du silence sur des enfants (et adultes qui grandissent alors dans la douleur) de toute une communauté pour quoi au final ? Le générique fin montre bien au final que malgré le scandale éclaté, la force de cette église a toujours été de protéger les criminels en les nommant encore et encore dans d'autres diocèse et directement au Vatican. Autre scandale! C'est un film qui donne envie de se battre, d'y croire, de ne rien lâcher dans la vie. Du vrai et beau cinéma. Messieurs et Mesdames les financiers : un peu de courage et continuez dans ce type de films svp ! Il y a un (vrai) public pour les voir.