Un film sur le métier de journalisme d'investigation qui a gagné l'Oscar du meilleur film en 2016, je ne comprenais pas trop pourquoi dans une partie du film avec une réalisation classique et une histoire qui ressemble pas mal à "Les hommes du président" d'Alan J. Pakula qui est une référence mais plus cela avance et plus on est happé par l'enquète sur des faits réels sur des prètres pédophiles qui violé des petits garçons pendant plusieurs années et la bataille des journalistes de faire éclater la vérité. Ce long métrage est co-écrit et réalisé par Tom Mc Carthy qui fait du bon travail notamment à l'écriture très riche.Quand on voit la fin, on en sort bouleversé et je comprends mieux pourquoi ses récompenses aux Oscars. Les comédiens comprenant Michael Keaton (ça fait plaisir de le revoir aux premiers plans au cinéma), Mark Ruffalo, Rachel Mc Adams, Liev Shreiber entre autres sont tous excellents. A voir.
Ce film est nommé aux oscars et tout le monde en parle, alors pourquoi ?
Tout simplement son SUJET puisque le film s'attaque à un des fondements des USA, la religion. C'est intéressant puisque le film joue sur 2 éthiques, le journalisme et la religion (mais pas de manière manichéenne) et sur cette vision utopiste offerte par l'église et son impact psychologique sur les "pauvres" américains.
Le montage est parfait, tendu et imparable et il y a de bons plans symboliques sur les églises pour montrer leur grandeur et surtout leur poids sur la société.
Le film file droit et l'enquête de journaliste est bien menée, Mark Ruffalo est largement au-dessus et Mickael keaton renaît depuis birdman.
Le sujet est poignant mais le dilemme arrive au bout de 1h40 avec Mark Ruffalo en 40 secondes, putain, c'est ça qui m'a énervé, tu vois le scandale arriver et son ampleur et en fin de compte, on n'est pas trop touché mais le gars se rattrape dans les 10 dernières minutes.
Les points faibles portent sur la mise en scène et la mise en perspective du film, 70% du film, c'est des champs contre champs, il n'y a pas d'audace visuelle, le cadre est beaucoup trop simple et donc peu de sens véhiculé par l'image, le réalisateur dit "je me suis inspiré de différents films" :
- Les hommes du président - Révélations - Network
Bon, il cite 3 chefs-d'oeuvre (que je te conseille) mais il leur arrive pas à leurs chevilles car il y avait un sujet, une perspective et une mise en scène. Dans le cas présent, le réalisateur a pensé que le sujet était tellement fort que ça suffisait pour faire un film.
Magnifique film de ce genre. Aucunes fautes au niveau du jeu d'acteur, spoiler: un petit twist final qui est inattendu , de plus tiré d'une histoire vraie : j'adore. La manière dont s'est tourné est magistrale aussi. Des incompréhensions au départ qui pourraient gêner, et des moments difficiles à comprendre les seuls points négatifs que l'on pourrait souligner, et c'est pourquoi je ne lui met pas 5 étoiles. Tout s'explique bien sûr à la fin. Mais il faut s'accrocher et s'est en s'accrochant que l'on adhère au film, on est complètement pris dedans. Courrez le voir. PS : C'est un film que je re-verrai sans sourciller.
Voilà un film très courageux puisqu'il dénonce la pédophilie au sein de l'Eglise Catholique dans une Amérique très religieuse. Il montre aussi la meilleure facette du journalisme, celle du journalisme d'investigation pour de "bonnes" causes. Ce film est passionnant et même s'il dure plus de deux heures, on ne s'ennuie pas du tout. Heureusement parce que si on loupe un wagon, on risque fort de perdre le fil, vu l'abondance des personnages. Le jeu des acteurs est sobre, sans mots gras inutiles et sans histoire de coeur... ou de fesses qui viendrait polluer le scénario ! En prime, de belles images de Boston qui donnent envie d'y aller. Bravo Tom McCarthy.
Véritable coup de coeur! 40 ans après Les Hommes du Président, ce film montre le rôle du 4eme pouvoir dans nôtre société de façon magistrale! Grâce à de forts personnages, McCarthy nous fait ressentir cet effet de bande qui régnait au sein de la rédaction Spotlight, et c'est plutôt agréable. Mention spéciale à Mark Ruffalo. (Il aurait pu se transformer en Hulk pour régler le compte de ces pédo-prêtres)
"Spotlight essaye faire hommage aux victimes, avec une liste de paroisses jugées avants les génériques. Cependant, les personnages qu'ont souffert ces abuses ne sont qu'une caricature: toxicomanes, handicapés sociaux, sujets en thérapie... peut-être qu’exprès pour contraster avec la figure sanctifiée des journalistes. Même s'il n'y a pas de critique à l'Église ni un vrai hommage aux victimes, pourtant il y a une reconnaissance aux chercheurs.
Hors des bureaux de la rédaction, tout va mal, mais dedans on reconnait le goût aux thrillers de journalisme qu'ont atteint leur summum avec Les hommes du président. Sauf qu'ici il y a aucune intrigue. Il y a pas un seul personnage comme Deep throat qui nous fournisse des ombres pour le récit. La seule chose qu'on trouve tout au long du film sont des obstacles bureaucratiques"
Sujet très sérieux par son thème et son approche. On est aussi tendu et impatient que ces journalistes dans leur quête de la vérité sur cette histoire. Un très bon film.
La curée Un journal de Boston reproche à l’épiscopat ,au Vatican au pape sa grande indulgence vis à vis des prêtres pédophiles de la religion catholique dans cette ville. Une centaine répertorié. Le journal se limite à cette religion ; Qualité médiocre de la vidéo -bien joué - un peu série
Mea culpa? ....de l'église qui s'épargne, pour les années futures, le risque d'oublier ou de traiter ce sujet actuel....Voilà nos consciences tranquilles, dormez en paix, tout ça n'est pas si grave, ce ne sont que quelques fruits pourris sur l'arbre "sain" ...Pas d’émotion, pas de rythme donc pas de conscience sur la souffrance des victimes. 2 H ne brisent aucunement l'omerta du thème, qui a de beaux jours devant lui... Comment imaginer que ce système ne soit plus corrompu aujourd'hui. "Rappelez-vous, les gens ont besoin de croire" (moutons) .....Où est la responsabilité du Vatican là-dedans, du clergé/ dirigeants de ce pouvoir religieux, politique et financier à la fois ? On n'apprend rien dans ce film qui étouffe l'essentiel de cette inhumanité. C'est de la manipulation des consciences pour ne pas bousculer l'ordre établi. Je suis Charlie, je suis Paris, je suis les tours jumelles, je suis la pensée unique...
Un film remarquable, servit par un casting excellent qui nous fait vivre avec brio une enquête passionnante basée sur des faits réels. L'un des meilleurs films que j'ai pu voir au cinéma ! A aller voir ABSOLUMENT !
un film d'investigation, un travail de journalistes intéressant au profondeur du Boston Globe, le casting est top, le sujet tiré de faits réels, est délicat scandaleux épouvantable vrai, sur le scandale de prêtres pédophiles malheureusement protégés par un système ecclésiastique au courant dès les plus hautes sphères de l'autorité catholique, dure implacable voire, intouchable, c'est immonde mais la réalité!! j'aurait aimé plus de passion de menace de réactions, le film est lisse prévisible. Un très pale Oscar du meilleur film. Les Hommes du Président avec Robert Redford de Alan J Pakula est largement au dessus.
6 nominations aux Oscars, 3 aux Golden Globes, 2 aux SGA, Spotlight n'en finit plus de créer la surprise. Porté par un casting époustouflant (Michael Keaton, Mark Ruffalo, Rachel McAdams, Liev Schreiber ou encore Stanley Tucci pour ne citer qu'eux), la réalisation de Tom McCarthy s'intéresse au scandale d'attouchements sur mineurs réalisés par des prêtres dans le Boston des 70's. Et, pour porter un sujet dont la gravité n'a d'égale que son côté bouleversant, le cinéaste use d'une mise en scène pragmatique et terre-à-terre, faisant de son enquête un must see (Les Hommes du Président ou True Detective saison 1, atteignent les mêmes sommets, s'il fallait une comparaison adéquate). Remarquable, le métrage pousse le spectateur dans ses derniers retranchements, et finit sur une note glaçante qui le hantera bien des minutes, la séance terminée.
Un excellent film. On ne voit pas le temps passé. Un jeu d'équipe plus qu'un jeu d'acteur. Le film tient en haleine jusqu'au bout. Pas étonnant qu'il ait reçu un Oscar.