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Jean Dulis
1 abonné
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0,5
Publiée le 20 mai 2026
Très mauvais casting, ça joue très mal. Ça sent la série B. Ça sent le navet. Je trouve que le cinéma israélien est très mauvais. Le scénario est catastrophique. Tout est improbable dans ce film.
L'histoire d'un flic qui, suite à un vice de procédure, doit relâcher celui qu'il considère être un meurtrier pédophile. le père d'une victime décide d'aller plus loin. La réalisation du film est soignée, on y sent un vrai sens du suspense et un vrai sens de l'humour. et on bascule a plusieurs reprises dans le film sadique se délectant à montrer les tortures infligées au supposé meurtrier mais on y croit, on veut croire qu'il y a une morale ou au moins qu'il y a une reflexion, quelque-chose derriere cette violence, qu'elle n'est pas gratuite, que ce n'est pas juste pour se permettre des pointes d'humour a la Tarantino. Et puis la séquence de fin, qui fait s'effondrer tout le film. spoiler : en montrant la fille retenue dans l'appartement, le film perd tout intérêt, il donne raison aux tortionnaires et se révèle faire l'éloge de la torture et du sadisme en donnant raison aux seuls hommes que l'ont voit violent dans le film : ceux qui agissent au nom de la justice. Un vrai sentiment de dégoût en voyant qu'on s'est laissé manipulé pour arriver à ça.
Film plus que moyen déjà la réalisation n'est pas top, idem pour les dialogues ensuite l'humour noir est déplacé car faire cela sur des enfants torturés, violés et décapités n'est pas terrible. L'histoire au début à un bon rythme puis ensuite il manque beaucoup d'éléments et à la fin on se dit qu'on a du rater quelque chose. Bref ce film est moralisateur et nous dit qu'être un pédophile ce n'est pas bien, car tout le long du film on ne voit que ça, il n y a aucun scénario il est plat... Quentin Tarantino l'avait présenté comme un des films de l'année, j'en ressors très déçu.
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0,5
Publiée le 23 juin 2020
Quentin Tarantino a qualifié ce film de meilleur film de l'année et ça ne m'étonne pas. Car les cinéastes ont satisfait le quota de sang et de cruauté de Tarantino. Naturellement les amateurs de Tarantino et de sadomasochisme seront ravis de regarder ce film. Cependant, il est essentiellement composé de clichés hollywoodiens de différents films d'horreur. Même le scénario est une pâle copie d'un bien meilleur film, The Prisoners. Ce film est une tournure enfantine de la réalité. Les créateurs du film pensent-ils que la plupart des spectateurs sont stupides ? La dernière gaffe du film est que les auteurs s'efforcent d'être originaux et c'est cela qui est grave. Mais le résultat n'est qu'un mauvais exercice de plagiat, de haine, de cruauté et de racisme...
Le film est bien et ravira certainement les adeptes de gore mais ce film me laisse un drôle de gout dans la bouche : en effet, le supposé pédophile tueur est soupçonné d'être coupable mais jamais durant le film il n'est fait mention de ce qui pousse les protagonistes à penser çà. Qu'est ce qui les amenés vers ce supposé pédophile. On ne le saura jamais. Ce qui fait de ce film une série de scènes gores, de tortures mais ce n'est certainement pas une enquête policière, ni un polar. Juste un film d'horreur. Et je n'aime pas que l'on m'induise en erreur, d’où cette note!
Il faut donc attendre la fin de cette bouillie pour comprendre l'abjection du message que délivre le film, justification de la torture, de la loi du talion et de la justice parallèle. Une fin qui rend après coup la majeure partie du film invraisemblable. La laideur est partout, on ne se raccroche à rien et je n'ai pas perçu l'humour noir évoqué par d'aucuns. Qu'on me dise quel plaisir pervers on peut avoir à regarder de telles choses ? Quoiqu'en disent les puritains de tout bord, un film X est autrement moins malsain.
Israël en force avec Big bad wolves, un thriller poignant, où comme dans A history of violence, le vrai est indistinct du faux. Beaucoup de rebondissements recensés. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 4/5
Encore un film portant la mention Tarantino approved ! Attention cependant à la marque Tarantino, le réal ayant parfois des goûts de merde, pour preuve le film Kick Ass 2 qui figurait dans sa top list des meilleurs films de 2013 ! Big Bad Wolves n'est certainement pas le film de l'année, mais c'est une excellente surprise dans le genre souvent médiocre du torture porn. Mais qu'est ce donc que le torture porn? Le terme anglais « torture porn » définit depuis le début des années 2000 un sous genre cinématographique du cinéma d'horreur et d'exploitation apparu depuis longtemps déjà. Il s'agit d'histoires dramatiques, souvent désespérées et rarement avec un happy end, où des individus vont se retrouver à la merci de sadiques pervers agissant en solo mais aussi quelquefois en groupe. Les victimes seront soumises à toutes sortes de brutalités, de tortures et autres atrocités qui les mèneront généralement à une issue fatale. Souvent jeunes et belles, elles n'échapperont pas à toutes sortes d'atteintes à leur sexualité (viols, tortures à caractère sexuel, prostitution forcée). Ces éléments font donc de ces films un exemple-type du cinéma d'exploitation. Le torture porn ne donne que très rarement de bons films, mais en 2014, un long métrage venu tout droit d’Israël redistribue les cartes de ce genre devenu moribond. Ce qui frappe le plus dans ce film (à part le marteau et les paluches du héros), c'est la rigueur technique avec laquelle les réalisateurs se sont approprié le genre. Photo superbe, cadre hyper composé et ambiance sonore au top. Là où les deux mecs sont balèzes, c'est d'être arrivé à mettre de l'humour dans une histoire sordide au possible. Aharon Keshales et Navot Papushado ont injecté à leur film un humour noir déstabilisant qui provoque surprise et jubilation chez le spectateur. Big Bad Wolves est également une réflexion sur l'état mental du mâle israélien. Chaque personnage à des secrets enfouis et ces derniers sont loin d'être reluisants. Un des personnages qui de prime abord ressemble à notre bon vieux pépé sympa, se métamorphose sans sourciller en bourreau de la pire espèce. Le film nous fait comprendre que le pépé a déjà pratiqué les interrogatoires musclés et que ce dernier est ravi de remettre la main à la pâte. Cette scène fait directement écho au conflit israélo-palestinien et montre que derrière un petit papi israélien lambda, se cache parfois un ancien tortionnaire. Big Bad Wolves radiographie l'état d'esprit d'un état ultra militarisé, état en guerre permanente depuis des décennies, état qui peut produire une véritable psychose chez certains de ses résidents voire même une hérédité de la violence. Les réalisateurs prônent également un message pacifiste en créant un personnage arabe, qui tel Clint Eastwood dans Pale Rider, se ballade sur son cheval avec classe et mystère. L'arabe aidera notamment un des personnages principaux, héros interprété avec talent par l'acteur Lior Ashkenazi. Bon...Big Bad Wolves reste un film de genre, on n'a pas vraiment affaire à un film politique il va s'en dire. Et dans le genre, Big Bad Wolves envoie le bois. Scènes stressantes à souhait, retournement de situations et violence hardcore filmée frontalement sont au menu. Les grands méchants loups du film ne reculent devant rien. Mais pour une fois, les scènes sanguinolentes sont conçues avec intelligence et talent. Elles ne viennent jamais dans la gueule du spectateur de manière gratuite. Il y a un background qui permet de comprendre et de mieux appréhender la violence graphique du film, tout le contraire des 80% de la production de torture porn actuelle. Big Bad Wolves, un vrai bon film!
Une série de meurtres pédophiles d’une rare violence bouleverse la vie de trois hommes : le père de la dernière victime qui rêve de vengeance ; un policier en quête de justice qui n’hésitera pas à outrepasser la loi ; et un professeur de théologie, principal suspect, arrêté et remis en liberté suite aux excès de la police.
Big bad wolves (Les grands méchants loups) est un thriller israélien macabre teinté d'humour noir réalisé par Aharon Keshales et Navot Papushado. Le film commence par une séquence introductive élégante, filmée au ralenti, montrant des enfants qui jouent à "cache cache" dans une maison abandonnée au son d'une douce musique avant de plonger l'ensemble des protagonistes dans le vif du sujet. A partir de là, le voile se lève sur les enlèvements, viols et meurtres de petites filles, le "passage à tabac" du principal suspect par un flic qui ne rigole pas et l'enlèvement de ce même suspect par le père de la dernière victime. Big bad wolves est un film à la fois carré et "borderline". Carré parce que la symétrie des cadres et la rigueur de la réalisation interpellent le spectateur. En même temps, ce scénario monstrueux mettant en scène des personnages qui ne reculent devant rien pour arriver à leurs fins à quelque chose de fou et de "Tarantinesque" (Tarantino aurait beaucoup apprécié le film..). On discerne également quelque chose de coréen dans le ton glauque et décalé. Le film repose sur un scénario astucieux et un mélange des genres policier, horrifique, torture porn et humoristique assez détonant. Le film se double d'une étude psychologique assez fine sur les trois (voire 4...) principaux protagonistes, aux personnalités assez floues mais qui, au final, se révèlent assez effrayantes. Les trois personnages principaux sont d'ailleurs pères de petites filles et divorcés. Le film sonde -sans jamais la trouver- la frontière entre le bien et le mal et ce à l'épreuve des circonstances de l'histoire et de leurs conséquences sur les actes des protagonistes. Les réalisateurs, co-auteurs du script, ne lésinent pas sur les moyens pour horrifier le spectateur, narrant de façon détaillée les multiples sévices subies par les petites victimes du tueur.
Le propos du film se fait également réaliste - et politique- parfois évoquant le faible prix du mètre carré des maisons isolées dans les secteurs occupées par les populations arabes.
Big bad wolves se termine en point d'interrogation grâce à un retournement de situation de dernière minute.
A noter, des dialogues décalés inspirés, un casting de très bonne qualité qui concourt à la qualité du métrage et une bande originale très réussie.
Un très bon thriller qui prend le modèle des classiques américains en misant tout sur son final, mais qui vaut malgré tout le détour pour son scénario, et la notion de justice qu'il soulève.
A mi-chemin entre un huit-clos et un film d'investigation, ce long métrage nous fait passer par plusieurs émotions, nous fait arriver à différentes pistes de réflexion quant à l'intrigue, et nous placerait presque à la place des personnages. Car l'histoire s'articulant autour du pire des criminels ayant fait du mal à plusieurs enfants, nous touche tous, et nous lie forcément de compassion avec les familles des victimes. Et c'est tout ce lien avec les personnages que le spectateur aura, qui fera que l'intrigue du film nous arrive à ce point en plein dans la figure.
Cramponnez vous bien à votre siège, Big Bad Wolves est un film israélien comme on en voit peu. En effet, ne vous fiez pas à la sublime introduction tout en ralenti de Big Bad Wolves. Ce qui s’en suit est angoissant, prenant, nous met le doute et dérange. Qui est le grand méchant loup qui viole, torture, cache et enterre les petites filles ? Les deux réalisateurs préfèrent installer leur humour noir et leurs pensées psychologiques dans notre tête plutôt que de montrer. Et c’est bien cela, qui en fait un grand film. Ce thriller est drôle et effroyable en même temps. Les acteurs sont extrêmement talentueux et on a hâte de les revoir à l’écran. On saluera donc l’ensemble de la mise en scène, des jeux, des textes, des plans de ce conte noir pour adultes. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Big Bad Wolves, c’est le petit film israélien que personne n’attendait vraiment dans nos salles, cette année. Prévu pour le 2 juillet, le film de Aharon Keshales et Navot Papushado a vu sa popularité grandir au fur et à mesure des projections en festival. Et il faut que reconnaître que Tarantino déclarant Big Bad Wolves comme étant son film préféré de l’année, on fait difficilement mieux comme phrase d’accroche sur l’affiche. Présenté pour la première fois au Festival du Film de Tribeca en avril 2013, le film a été programmé dans plus d’une vingtaine de festivals, recevant par la même occasion une pluie de récompenses dont celui des Meilleurs Réalisateurs au prestigieux Festival Fantastique de Sitges. Il faut dire que ces deux jeunes réalisateurs avaient réalisé auparavant Rabies (2010), un véritable exercice de style dans le genre comédie horrifique qui avait reçu un accueil ravi dans les festivals. Et puis, nous n’allons pas faire la fine bouche devant ce genre de film qui apporte un véritable vent de nouveauté, l’Israël n’étant pas particulièrement producteur de films de genre, de films tout court par ailleurs.
Percutant et magnétique, Big Bad Wolves est tout aussi épatant qu’il est dérangeant. Pendant 1h50 le spectateur est malmené avec brio et en garde le souffle coupé quand la fin arrive, trop vite. Sans dénouement véritable ni épilogue il laisse chacun avec ses propres conclusions.
Ce film c'est un peu comme si Sam Raimi décider de traiter d'un sujet difficile comme par exemple la pédophilie ... c'est décalé, sérieux, noir, drôle, potache... Ouai, si Raimi traitait de ce sujet je pense qu'au mieux, ça donnerait un truc du style ... Ou pas loin! Ce film est vraiment sympa, il est à la fois noir, violent, cynique et profondément drôle ... Franchement ce film est une ptite gourmandise qu'on se refuse pas! Mention spéciale au papa et... à son papa ! AHah que du bonheur. J'avais pas autant jubilé devant des personnages depuis un bail. Un des films de l'année 2013, un régal.
PS: Je file m’intéresser à The Rabies le premier long des 2 réal ! S'il est aussi réussi que celui là... pfffiou vont être méchamment à suivre ces deux là.