Voici un téléfilm dont on a décongelé quelques copies pour une poignée de salles. Tout le temps, j'ai eu le sentiment que la réalisatrice tenait ses personnages à distance. C'est froid et sec. Les acteurs y sont des marionnettes, des insectes qu'on observe de loin, des pions qu'on avance sur un échiquier. Pieds et poings liés, ils semblent attendre la sonnerie qui marque la fin de la journée de cours, pour aller s'éclater ailleurs. Ulrich Tukur paraît totalement perdu et malheureux comme les pierres, Noémie Lvovsky fait la gueule et attend que ça se passe, Karin Viard est en pilote automatique, elle force beaucoup, et Jacques Gamblin est absent plus qu'il ne faut. Je me suis dit qu'il fallait être bien coutumier des relations froides et brutales. On s'ennuie ferme. Des dialogues plats où il n'y a pas une once de fantaisie ou un petit bout de surprise, de liberté, de plaisir. On voudrait savoir plus des personnages avant de parler des maigres relations consensuelles entre eux. Pour piquer la voix off de Truffaut, il faut ne pas douter une seconde de son film, ou être mal conseillé, ou pire, n'écouter personne.
Le film, guidé par une (audacieuse) voix off que l'on jurerait sortie de chez François Truffaut, se déroule, avec de nombreuses ellipses, sur quelques années qui vont voir un couple se déliter (et se reformer ?), redistribuant les cartes au sein d'un groupe d'amis. Le peur de la solitude et l'angoisse du temps qui passe sont abordés avec subtilité.
Difficile d'être enthousiasmée par ce film trop elliptique et trop "intello" (en ce sens qu'il laisse finalement peu de place à l'émotion). Reste que ses acteurs parviennent à gommer par moments la superficialité du propos...
Voilà ce qu'on peut appeler un film inutile, tant il est vide et creux. Et ce ne sont pas les effets de mise en scène prétentieux qui arrangent les choses. Oui, je film les cimes des arbres, et puis un plan de 10 secondes sur un caillou sur une plage, et encore 10 secondes sur le ressac de la Manche. C'est affligeant. L'histoire ne vaut même pas un téléfilm du samedi soir sur France 3, tellement elle est banale. Les acteurs font ce qu'ils peuvent, et Noémie Lvovsky semble s'excuser sur chaque plan de participer à ce film. Jacques Gamblin nous fait du Dutronc, Karine Viard saccage son talent en femme bafouée hystérique, et la pauvre Gisèle Casadesus fait ce qu'elle peut. Des ellipses de narration qui rendent ce film, déjà mauvais, totalement indigeste. Le film dure 1h30, on a l'impression qu'il en fait le double, et c'est sur un énième fondu enchaîné que l'histoire s'arrête, sans qu'on comprenne pourquoi. Je suis sûr qu'Ulrich Tukur, qui apparait dans cette dernière scène, n'a toujours pas compris pourquoi
Le gros problème de ce film, c'est sa distribution. Quelques copies confidentielles et c'est tout. Lamentable ! Evidemment, dans la mesure où c'est produit par des gens qui n'ont pas la carte, on ne leur laisse que quelques écrans. Le reste est squatté par des films débiles produits par les américains (éloge de la violence) ou des navets d'animation qui abrutissent les mômes. Rien pour le spectateur dit "normal". Eh bien réjouissez-vous, voilà un excellent film sans gros moyen mais très agréable à suivre dans la mesure où jusqu'à la fin, on ignore quelle sera la tournure. Au fil des saisons 2 couples se côtoient et s'observent en Normandie... Karin Viard est lumineuse comme dab', quant à Gamblin malheureusement, il est toujours aussi insignifiant voire inexistant ... Si vous avez aimé "Lulu, femme nue" fatalement vous aimerez "Week-ends" Merci Karin.
dommage, ce film avait tout les ingrédients pour être réussit, mais le scénario est trop faible ! rien n'est vraiment fouillé, ni expliqué alors que la piste de l'amitié, l'usure du couple aurai pu être largement exploité ! quel gachis ! la prochaine fois, travaillez davantage votre scénario...
Un comédie dramatique française, douce, amère et grinçante sur le couple, l'amour, l'amitié, lors de week ends en Normandie. Pas marrant comme histoire mais très intéressant.
Des dialogues grinçants et assez bien vus, un bon jeu d'acteurs mais j'ai regretté que le film s'intéresse surtout à la gestion des relations de voisinage plus qu'aux états d'âme des protagonistes de ce triangle amoureux, et notamment au ressenti du personnage interprété par Jacques Gamblin que le film oublie à part dans la dernière scène : dommage ...
Temps de chien sur la Normandie. Dans Week-ends, il y fait rarement beau quelle que soit la saison. Le climat est également peu clément pour l'un des deux couples d'amis qui ont pris l'habitude de se retrouver dans leurs maisons de campagne mitoyennes. La caméra d'Anne Villacèque enregistre des propos banals et la fluctuation des sentiments. Rien de très neuf ni d'original mais une mise en scène inspirée peut parfois transcender cette normalité et faire en sorte que le processus d'identification fonctionne. Ce n'est pas le cas dans Week-ends au ton trop lâche et dont l'humour doit être si subtil qu'il en devient invisible. Alors quoi ? L'amitié, le couple et l'usure du temps, voilà des sujets dont on aurait pu attendre un traitement plus enlevé, moins terre à terre. Karine Viard, impeccable, donne un peu de vie à l'ensemble, tandis que Noémie Lvovsky et Ulrich Tukur assurent tranquillement, comme au coin du feu. Jacques Gamblin, lui, semble se demander ce qu'il fait là. Nous aussi. Quant à la voix off, truffaldienne, elle ne fait que rendre cette chronique encore plus désincarnée.