« Barbecue » est l’exemple typique du film qui après une exploitation dans les salles de cinoches finira ses jours dans le grand océan de l’anonymat cinématographique. En voici les raisons: la première, c’est que le thème de base, c’est du réchauffé. On a déjà vu ça cent fois sur les écrans ou à la télé. Deuxièmement, ce film c’est un mixage entre « Vincent, Paul, François et les autres » de Claude Sautet sorti en 1974 et des « Petits Mouchoirs » de Guillaume Canet sorti en 2011, qui était au passage un film vraiment bidon. Troisième, découlant directement du deuxièmement, le vide scénaristique. Le scénario est aussi épais voire moins épais que du papier à cigarette. Avec la conséquence suivante: les vingt premières minutes, ça se regarde et puis après on s’emmerde et on en vient à lutter pour pas s’endormir. Voila, j’ai exposé les principales raisons qui font que selon moi, « Barbecue » n’aura jamais rien d’autre que le statut de film lambda, et encore je ne suis même pas sur qu’il l’obtienne un jour. Mais si ça merde de tous les côtés, c’est pour les raisons évoquées juste au dessus. Ça déconne aussi à cause des comédiens. Et ouais ! Entre un Guillaume de Tonquédec qui tape sur les nerfs, un Jérome Commandeur bouffi qui campe un personnage con comme une bite ou Lionel Abelanski complètement aux fraises, on n’est pas gâtés. Franck Dubosc quant à lui, se la joue plus sobre, et ne s’en sort pas trop trop mal. Mais vous méprenez pas hein, c’est pas le nouveau Delon non plus. Restent donc Lambert Wilson et Florence Foresti. Personnellement, j’ai pas spécialement aimé le personnage du premier nommé. Qu’il se mette à déconner ou picoler, c’est pas le soucis, mais les mecs hautains et donneurs de leçons comme ça, ça me met les nerfs en pelote. Quant à Foresti, je dirai juste ceci: fidèle à elle-même. Si vous connaissez le style Foresti, vous avez pigé où je veux en venir.