braquages, trafic, règlements de comptes, errances d'une certaine France et banlieue gangrénées : un sujet maintes fois traité au cinéma. filmées de façon ultra réalistes, certaines scènes sont même à la limite du supportable. sur la forme, on constate les moyens limités, une mise en scène basique, un son déplorable. du cinéma forcément choc, de fatalité mais sans surprise et sans morale.
J'ai vu un film... plus que dérangeant car pour le coup, il nous offre une expérience de cinéma d'une violence réaliste tellement grave et vraiment angoissante... Ici, pas d'image d'Epinal, pas de recherche d'une esthétisme de bon aloi... Tout n'est que haine, violence, peu, angoisse, La réalisation est puissante, angoissante, et tellement proche de ce que peut être la réalité qu'on est à la fois pris de pitié pour Sam, ce voyou des basses oeuvres, et sans complaisance quand on voit la médiocrité qui gravite autour de lui. Ce qui choque, c'est cet ultra-réalisme des banlieues, et de s'apercevoir que cela est, en partie, la conséquence d'un cadre désespérant dans lesquels les plus faibles plongent. On perçoit et on ressent sa misère intellectuelle, sexuelle, relationnelle, affective... Et on se dit qu'il s'enfonce vers un destin tragique irrémédiablement. Que donnerait une projection d'un tel film pour les caillera qui hante les halls d'immeubles et les cours des grands ensembles ? En, tout cas, son destin, il l'a quasi-choisi par les orientations qu'il prend à chaque étape, en coulant, sombrant et cherchant à disparaître...
Alors autant sur les phrasés le film tient clairement la route. Quotidien douloureux d'un ex taulard, toujours fourré dans les mauvais coups dans des cités gangrénés par le trafic. Mais, malheureusement, on assiste pas mal à d'énormes latences et des scènes qui sans être mauvaises ne changent rien et n'apportent rien au film. Car de l'autre côté, les acteurs sont plutôt bons, la réplique est réaliste.
Film d'un réalisme très rare et d'un jeu d'acteur qui sort de l'ordinaire, l’immersion est totale. La bande originale entièrement composé pour le film nous montre le souci du détail pour un premier film par l’équipe FGKO. Allez le voir car il est peu probable de revoir un film français indépendant aussi efficace.
Alors qu’il tente de se réinséré après une sortie de prison, Sam, un jeune voyou, est déjà contraint de faire l’indic pour un flic véreux. Replongé dans la criminalité et le trafic de drogue de sa banlieue, Sam n’a d’autre choix que de replonger. Caméra à l’épaule et réalisme déconcertant « Voyoucratie » tente l’image indépendante avec ses airs d’électro. Mais la mise en scène ne suffit pas à masquer l’interprétation inaboutie des comédiens. Un temps violent, un temps décalé, le long métrage Fabrice Garçon et Kévin Ossona peine à échapper à l’arrogance. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Rare seront les films à atteindre le niveau d'excellence de La Haine, depuis ce phénomène, certains réalisateurs se sont essayé sur des sujets semblables mais avec beaucoup de difficulté. Voyoucratie se calque effectivement sur cette réalisation , authentique, criant de vérité, la vie des racailles est filmé au plus prés dans la plus respectable réalité. Les textes collent, les personnages n'en font pas trop, ça respire le vrai, c'est frappant de réalisme. L'histoire accroche avec une intrigue forte à la fin qui laisse le spectateur aux abois quand le danger arrive lentement mais surement, dans ce milieu, on ne plaisante pas. Reste, quelques ficelles devinables et un personnage principal que l'on aurait aimé connaitre un peu plus en profondeur.
Un film bien réaliste avec beaucoup de qualités mais malheureusement beaucoup trop de défauts. Déjà on ne ressent pas beaucoup d empathie pour le personnage principal qui est détestable et du coup ça casse beaucoup les enjeux du film dont ce film manque cruellement. Les acteurs sont tous très mais le scénario malgré son réalisme quasi documentaire n'est pas vraiment palpitant du à son manque d intrigue et de rebondissements. De plus certaines scènes notamment la fin est vraiment tiré par les cheveux. Mais on est loin du mauvais film pour autant. Il y a une bonne réalisation de très bons acteurs une bande son parfaite qui colle très bien à l ambiance du film. Un polar français sur les banlieues de bonne facture.
L'acteur principal est tout simplement excellent ! Il nous emmène durant tout le film dans un monde obscur, dur et violent sans que le spectateur en ressorte dégoûté mais plutôt... passionné ! A voir!
Ce film, réalisé par Fabrice Garçon et Kevin Ossona (FGKO) et sorti en 2015, n'est pas mal du tout. Le film nous présente en quelques sortes le parcours initiatique de Sam qui, à sa sortie de prison, essaye de se sortir du milieu de la drogue. C'est vrai que nous avons une nouvelle fois sous les yeux un thriller français tournant autour de la banlieue, à croire qu'il n'y a que la violence des banlieues à montrer mais malgré tout, nous avons ici un côté très réaliste qui sort du lot. Effectivement, il faut dire aussi que le film a été tourné avec les moyens du bord, c'est-à-dire sans autorisation, sans trop d'argent et avec donc des décors naturels, ce qui lui confère une ambiance et une atmosphère très réaliste. D'ailleurs, nous avons souvent l'impression de se retrouver devant un épisode de "Enquête d'action", notamment avec toutes les scènes filmées en caméra embarquée, ce qui augmente le côté documentaire et augmente donc en même temps ce côté réaliste. Enfin malgré ce côté '"artisanal", nous avons tout de même une très bonne mise en scène, qui correspond au film noir, et des jeux avec les couleurs, malgré les teintes sombres qui dominent le film. Qui dit film français, dit acteurs français et, je déteste avoir ce genre de préjugés, mais c'est vrai qu'en général, je redoute un peu le jeu des acteurs français, surtout dans ce genre de rôle avec lequel on peut très vite tomber dans l'excès et l'exagération. J'ai finalement été ici très surpris car nous avons un jeu très juste, malgré quelques clichés (mais en même temps, ce sont pour la plupart des clichés réalistes, il faut aussi ouvrir les yeux à un moment donné), que ce soit de la part de Salim Kechiouche, Jo Prestia ou Hichem Yacoubi. Nous retiendrons également la très bonne B.O. En revanche, tout le monde n'est pas réceptif à ce genre de film et c'est vrai que ce dernier peut devenir un peu lassant au bout d'un moment, surtout que l'histoire est tout de même dans son ensemble assez prévisible. Mais bon "Voyoucratie" a au moins le mérite de nous présenter quelque chose de très correct, malgré un tournage difficile et très peu de moyens !
Certes, ce film sur un jeune de banlieue sortant tout juste de prison et qui replonge direct dans le trafic de stupéfiants n'invente rien côté scénario et clichés inhérents au genre. Il faut toutefois reconnaître que les acteurs sont bons et que la façon de filmer les protagonistes et les décors style documentaire confère à l'ensemble un aspect réaliste indéniable. Mais on n'échappera pas cependant à un côté prévisible pouvant lasser les plus exigeants.
Le parcours chaotique d'un homme qui sort de prison réalisé avec une manière très authentique,on assiste à une partie de la vie d'un homme dont l'âme est déja gangrené par le vice et la violence qui n'arrive pas à refaire surface et rentrer dans le système qui l'enverrais sans doute vers une routine qu'il estime mortelle.La force de ce film et j'insiste c'est son honnêteté on y croit, on a la misère sociale, intellectuelle en face des yeux avec quelques petits moments d'humanités mais à aucun moment on nous trompe ou on essaye de nous faire adhérer à un point de vu.L'histoire est très prenante avec des moments de tensions,en tout cas pour ma part j'ai beaucoup aimé!4/5
Un film authentique,fait avec le coeur et honnêté, loin des clichés du genre. Tout n'est pas parfait mais pour un 1er long métrage c'est très prometteur. Le cinéma français a besoin de ce type de regard.
Bien que par moments exagérés, ce qui est le cas avec ce genre de film qui veut condenser beaucoup de choses, ce drame est plutôt bien ficelé. Durant 1h20, ce sera une narration de la rue. Et pour la mener, Salim Kechiouche est bluffant. Loin de son rôle de beau gosse dans MEKTOUB MY LOVE, il arrive à nous faire ressentir toutes les phases complexes par lesquelles passe son personnage. Entre les crises de colère, le désespoir et la volonté de briller, on n’aura pas à faire un homme linéaire. Beaucoup de complexité a été mise pour ne pas rentrer dans les clicher. Salim se veut le symbole d’une partie de la jeunesse des quartiers populaire détruite par la rue et qui à la trentaine se retrouve sans rien, se croyant condamné à vivre de l’illicite. C’est tourné d’une manière admirable, nous plongeant au cœur de cette spirale infernale. On ressent la dureté de cette réalité. Un réalisme et une manière de faire qui a d’ailleurs été salué de l’autre côté de la manche en remportant 4 prix lors du Manchester Film Festival dont celui du film du festival. Il faut dire que Salim Kechiouche est bien entouré comme avec par exemple Hedi Bouchenafa que j’ai beaucoup apprécié. Simple et brut comme le veut son rôle. On n’est pas encore au niveau d’un classique comme LA MENTALE ou LA HAINE, mais avec VOYOUCRATIE on se situe quand même assez haut dans le registre.