Un illustre inconnu
Note moyenne
3,3
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222 critiques spectateurs

5
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anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 5 décembre 2015
Pas facile la transition entre le succès populaire du « Prénom » et ce drame farfelu où il est question d’usurpation(s) d’identité(s). Si l’idée, originale, donnait matière à tisser un grand puzzle à la David Mamet, sa conception - certes bien aidée par la fragilité de son personnage central - expose bien trop d’invraisemblances. Habitué des rôles plus ou moins effacés, Mathieu Kassovitz joue sur du velours, ou du moins sur une toile cirée.
Jean Marc Dinaut
Jean Marc Dinaut

24 abonnés 314 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 novembre 2014
Ne vous y trompez pas cette histoire n'est pas réelle, elle ne peut l'être. C'est là que ce film est intéressant et fascinant car tout en se déroulant dans la vie réelle, en fait, c'est un thriller fantastique dont le héros est dans une quête pathologique et éperdue d'identité. Toujours à la limite du déséquilibre, c'est sur un fil tendu à l’extrême qu'avance ce film unique. Oubliez votre rationalité, et laissez vous emporter par un Matthieu Kassovitz au mieux de son art de comédien. La deuxième moitié du film accélère encore vos interrogations pour finir en apothéose, pourtant je vous le répète encore une fois, prenez votre plaisir, et oubliez l'improbabilité de cette histoire que n'aurait pas renier Alfred hitchcock.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 novembre 2014
Je ne me rue pas souvent pour aller voir un film français, mais celui-ci faisait exception, car il m'a rapidement attiré. C'était également l'occasion de découvrir Mathieu Kassovitz, souvent loué pour ses performances.

Un Illustre Inconnu explore la thématique de la quête d'une personnalité et de la volonté de ressembler à des personnes que nous ne sommes pas. Sébastien Nicolas est un agent immobilier discret et effacé. Il fait son travail, dirigé par un patron assez caricatural, qui ne se préoccupe que de sa personne. Mais Sébastien Nicolas est avant tout un véritable physionomiste, qui analyse toutes les mimiques et l'attitude des personnes à qui il fait visiter des biens immobiliers. C'est ainsi qu'il se prend à les imiter, jusqu'à prendre leur place dans la société.

Sébastien Nicolas n'est pas un personnage attachant. Au contraire, il fait même peur. Au delà de son aspect de bonhomme quadragénaire sérieux et quelque peu candide, se cache une face sombre de maniaco-dépressif, qui ne se satisfait pas de sa propre existence qu'il juge inutile, dénuée d'intérêt. Comme il le dit lui-même, il ne se sent vivre qu'à travers l'appropriation de la personnalité d'autres individus, qu'il vit comme un jeu, mais surtout un véritable exutoire. Ce qui est d'autant plus déroutant, c'est que Sébastien Nicolas lui-même n'est qu'une invention, un personnage créé pour être présentable en société, un déguisement lui permettant de se monter, sans toutefois se sentir vivant.

J'aimerais en dire plus, mais j'en ai déjà dit assez. Je regretterai que le film s'accorde quelques longueurs que je jugerai plutôt superflues, mais cela n'a pas gâché mon plaisir. Une attente comblée pour ma part !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 5 janvier 2016
Attention à ne pas juger ce film trop vite car il est bien plus qu'il n'y paraît.
Le rythme est très lent et l'histoire met du temps à prendre vie aussi. Mais il faut être à 100% dedans et apprécier.
C'est original.
C'est une belle fin.
Jean-Claude M
Jean-Claude M

13 abonnés 113 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 novembre 2014
Film assez surprenant par l'atmosphère qui s'en dégage, Mathieu Kassovitz y est assez troublant, énigmatique, un rôle qui lui va bien. C'est l'histoire d'un homme qui n'aime pas sa vie et qui prend celle des autres, en tout cas c'est comme cela que je l'ai perçu. J'ai aimé, la mise en scène est dépouillée, sobre, les couleurs et les décors vont avec le sujet, simple, minimaliste. Comme dit l'autre: j'achète !!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 novembre 2014
Si vous aimez le cinéma! Courrez-y! Ce film ne ressemble à aucun autre! Vous allez vibrer, avoir peur, rire, pleurer, voyager! Enfin du grand cinéma made in France!
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 novembre 2014
Du Kassovitz en ration complète hyper protéiné. Un premier rôle qui tend vers la définition même de l'expression. On patine légèrement au début, puis on passe en statut immersion totale pour ne plus décoller de son siège. Les défauts sont là, visibles, trop nombreux à mon goût. Mais un cinéma français qui se creuse la tête pour nous pondre cette fable, je dis oui.
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2015
Ayant acquis depuis la sortie du Prénom une certaine notoriété, on se demande toujours un peu pourquoi, Matthieu Delaporte s’offre ici les services de Mathieu Kassovitz afin de livrer un thriller psychologique relativement original. Il y est question de personnalité, notamment. Un illustre inconnu s’inscrit très clairement dans la mouvance d’un cinéma pessimiste qui s’octroie toutes formes de droits visant à décrédibilisé d’individu esseulé, faisant du pauvre bougre en question un sociopathe, un indéfinissable danger de l’ombre pour tous individus venant à croiser sa route. Kassovitz incarne ici un dénommé Sébastien Nicolas, célibataire, solitaire dont on ne sait presque rien si ce n’est son manque prégnant d’identité. Pour combler cet énorme vide identitaire, le bonhomme, méticuleusement, s’emploie à s’approprier toutes sortes d’identité. Maquillé, déguisé, Sébastien s’acharne à voler, littéralement, l’identité d’un autre, à vivre comme lui, dans son milieu. Mais cette forme de vice le mènera, on s’en doute, vers les complications.

Matthieu Delaporte adopte une réalisation languissante, voire pachydermique, pour dresser le portrait de ce drôle de bonhomme. Le postulat est sombre, noir, et le jeu de l’autre Mathieu, Kassovitz, s’harmonise parfaitement avec la volonté du metteur en scène de faire de son film un thriller paranoïaque, glauque. L’introduction, qui donne clairement le ton, s’avère bien utile quand à la levée du rideau, intervenant une petite heure plus tard. Tout est soigneusement inscrit dans les pages d’un scénario audacieux, peut-être un peu trop. Si l’on apprécie l’idée, cette forme de perversion, on ne peut que juger les imperfections, tant techniques que narratives. La crédibilité des situations devient compromise, parfois parce que les maquillages du comédiens sont visible de loin, la nuit et par temps brumeux, ou d’autres fois du fait d’un scénario qui voit large mais qui oublie les détails, des détails importants. En somme, tout n’est pas parfait, narrativement. Mais n’est-ce pas d’abord l’intention qui compte?

Dans ce cas précis, l’idée sauve la narration. On ne fait dès lors que peu de cas des petites incohérences tant le personnage principal s’avère curieusement fascinant. Le twist indispensable, à mi-parcours, ouvre toutes sortes d’horizons et l’on suit, jusqu’à la fin, les péripéties d’un homme s’étant mis les deux pieds dans un monceau de fumier. S’en sortira-t-il indemne? La question est pertinente et le film mérite alors d’être vu jusqu’à son final. On pourrait toutefois regretter que le cinéaste et son scénariste aient optés pour un certain embourgeoisement des personnages. Oui, quitte à s’octroyer l’identité d’un tiers, il aurait été préférable que le fameux Sébastien Nicolas prenne l’apparence d’un type lambda et non pas d’un musicien terne et énigmatique, un homme détestable tant il est élitiste, un type morne dont on ne peut cerner ni l’âge ni l’ethnie.

En concision, disons sans trop nous voiler la face qu’Un illustre inconnu est un exercice partiellement réussi, ce qui n’est déjà pas si mal. Si durant la première heure on hésite entre dépit, curiosité ou cruelle envie de passer à sa série préférée, la seconde partie relève le niveau, notamment de par ce twist, toujours lui. On pourra alors saluer le cinéaste pour avoir osé mettre en scène ce film relativement déprimant mais aussi réjouissant pour ce qui touche au cinéma de genre français, au thriller, un genre qui s’apparente souvent à la tentative en France mais qui pourrait redorer le blason de certains noms du cinéma. Mathieu Kassovitz, quant à lui, profite de l’occasion pour démontrer qu’en dépit de toute polémique, il est un acteur sur qui on peut compter. Il est en vérité le premier bénéficiaire d’un Illustre inconnu. 11/20
Nico591
Nico591

53 abonnés 800 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juillet 2015
Un thriller psychologique français sur la quête d'identité plutôt bien ficelé, mais qui souffre d'une austérité dans la mise en scène et l’interprétation qui nuit à l'ensemble.
En effet les personnages, malgré l'excellente prestation de Matthieu Kassovitz demeurent antipathiques et ne suscitent guère d'empathie et d’émotions.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 décembre 2014
"Vous êtes comme un chat. On vous oublie, puis on vois croise". Les mots du personnage du violoniste déchu résonnent fort dans le bar ou il est assis avec Sébastien Nicolas, ces mots sont le résumé de ce qu'il pense ou plutôt de ce qu'il lit de son interlocuteur. Car ce dernier imprime les autres, les imite et finit par dépasser certaines limites. Delaporte mélange un brin d'Hitchcock, une goutte de De Palma et beaucoup de Kassovitz dans ce film de suspense qui tient ses promesses. Le scénario d'abord est malin et plus social qu'il n'y paraît. Il suffit pour s'en convaincre d'écouter une des dernières phrases du film parlant la prison. Prison ou l' "on est qu'un corps". Le scénario toujours, bien structuré, à la fois pseudo-réaliste et ambiguë. Une réalisation sobre qui ne juge aucun personnage, qui porte un œil presque chirurgicale sur les protagonistes. Et ils sont tous joués solidement, Kassovitz en tête qui prouve son talent une fois de plus en jouant un rôle différent de son autre film à l'affiche en même temps, Vie Sauvage.
Il y a quelques défauts tout de même. Parfois certaines choses sont oblitérées et cela peut être gênants comme le fait que Henri de Montalte doit se rendre à Cap Ferret contrôler les dégâts dans sa maison et quand Sébastien Nicolas prend sa place on ne nous explique pas si il y est allé à sa place. Pas d'explication de la raison pour laquelle le personnage principal se métamorphoses en d'autres personnes, ou il a appris à le faire voir même comment il a pu obtenir tout le matériel pour le faire. Tout ceci ne gâche pas le plaisir de ce film car ce n'est pas pour ce genre de détails qu'on regarde d’ailleurs les films des autres réalisateurs du genres, voir ceux des maîtres eux mêmes, cités plus haut.
Enfin, a bien y chercher, il y a même un certain intérêt philosophique avec la phrase finale toute simple, presque ridicule, mais tellement universelle : "Je suis devenu quelqu'un d'autre, je suis devenu moi même. Je suis différent, je suis comme les autres".
Veneto
Veneto

27 abonnés 71 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2016
L'idée de l'agent immobilier à la vie terne et banale qui copie la vie de ses clients en se grimant et en les singeant, est bonne. Mais on n'y croit pas. Le richissime et ancien grand violoniste, Henri de Montalte, est Mathieu Kassovitz, pourtant bien maquillé. Le "grand bluff" ne prend pas, il apparaît difficile de rentrer dans le film. Dommage, l'acteur y est excellent et la réalisation réussie.
Stefiwat75
Stefiwat75

12 abonnés 130 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2014
Mathieu Kassovitz est vraiment excellent dans ce rôle ou plutôt dans ces rôles. Un film à voir absolument...
Eric C.

301 abonnés 2 275 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 décembre 2015
Remarquable performance d'acteur de Mathieu Kassovitz pour ce film qui au premier abord paraît austère avec ce personnage terne qui n'a pas de vie propre, qui est seul est vide et se remplit de la vie d'autres pendant de cours moments de vie en adoptant leur tête, leur voix, une vie par procuration. Puis petit à petit ce personnage prend de l'épaisseur et un événement va le rendre humain, une vraie personne avec de la sens et de l'empathie . On vire même au thriller sur la fin du film avec une fin tout à fait spectaculaire. Un excellent film français qui hélas n'à pas connu le succès et la reconnaissance mérités.
Cine vu
Cine vu

162 abonnés 580 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mars 2015
Mon nom est personne

Complètement surréaliste mais avec une ambiance particulière qui sauve le film.
Après le « Le prénom » Matthieu Delaporte et Alexandre De La Patellière plombent l’ambiance avec un scénario plutôt sombre voir déprimant, de plus pas vraiment crédible.

Mathieu Kassovitz porte le rôle de Sebastien « Le passe-muraille ». Il fige, un peu trop, son manque d’expression. Un sourire aurait donné plus de relief au personnage et sa dépression finit par nous gagner.

Marie-Josée Croze est toujours aussi lumineuse, on aimerait la voir plus souvent sur des premiers rôles.

Tel un caméléon, Sébastien se glisse dans la peau des autres afin d’exister, comme un voleur d’identité, l’idée est bonne mais plusieurs maladresses font tâches. Une enquête de police incohérente, dirigée par des inspecteurs zélés et insupportables font que l’on décroche dès la moitié du film. La cerise sur le gâteau reste la fin complètement loufoque.

Bref à voir tout de même pour son côté sinistre très particulier.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 janvier 2015
Un film étrange, captivant, troublant ... Même si elle n'est pas vraiment tout à fait crédible, je suis restée sous le charme de cette histoire où l'on découvre un Mathieu Kassovitz inattendu et plutôt touchant. Ce rôle lui va très bien.
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