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jmjbest2
41 abonnés
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3,0
Publiée le 12 juin 2014
Là encore déception, après la belle promo les acteurs séduisants.. les situations cocasses oui, mais ça se traine pas mal pour ne rien dire de neuf . Ce thème déjà archi rebattu au cinéma. Il aurait sans doute fallu changer le titre et essayer de forcer sur le non-sense et le burlesque. ..ça m'a rappelé ma déception de "Dans la Cour".
Comme un film qui n’a l’air de rien, fait de petits riens et qui pourtant nous balade avec sarcasme et drôlerie dans le monde d’une petite famille que Wes Anderson aurait certainement bien aimé connaître. Les scènes incongrues, ambiguës ou poétiques donnent le tempo d’une mise en scène qui se veut rigolote et qui garde malgré tout son sérieux. Le mélange fonctionne autour d’un trio d’excellents comédiens : Ludivine Sagnier, Laurent Laffite et Vincent Macaigne. Un casting assez original pour un (premier) film qui ne l’est pas moins. Vincent Mariette, retenez bien son nom. Pour en savoir plus
Un film surprenant par sa drôlerie permanente presque vaudevillesque ! Les 3 acteurs sont excellents dans leur rôles très différents. Mention spéciale à Vincent Macaigne !
Après trois courts-métrages Vincent Mariette retravaille un projet scénario de fin d'étude à la Fémis (diplômé en 2009) et retrouve par la même occasion deux acteurs qui avaient tourné dans ses courts, Vincent Macaigne et Noémie Lvovsky. Entre road-movie fraternel et buddy-movie doux-amer Mariette signe une comédie qui ne manque pas de charmes ni d'idées mais qui peinent à vraiment trouver sa voie. Deux frères se rendent aux funérailles d'un père qu'ils haïssent et se retrouvent avec une soeur mystérieuse et un deuil en friche... Joli casting avec la merveille du ciné indé gaulois qu'est Vincent Macaigne, la vedette siglé "Comédie Française" Laurent Lafitte et le retour d'une "ancienne" avec Ludivine Sagnier. Casting hétéroclyte qui trouve une belle osmose dans ce récit bucolique et mélancolique. Cependant plusieurs choix laissent parfois perplexes (le bar sans barman, les chiens sauvages...). Malgré les qualités indéniables il manque pourtant une chose essentielle, l'émotion. En effet on sourit un peu mais c'est plutôt rare et surtout on n'est pas assez touché par les failles de ces trois "enfants". Un joli film auquel il manque une vraie émotion pour vraiment convaincre.
Il y a comédie et comédie. Celle qui fait rimer rires et lourdeurs, gags et caricatures. Puis il y a les autres, les premiers films, les créations, les réussites (Radiostars, Comme des frères), où Tristesse Club vient s'ajouter à cette belle liste. Bruno et Léon doivent se retrouver dans leur ville natale pour l'enterrement de leur père. Ces deux hommes feront la rencontre de la mystérieuse Chloé, seule personne présente pour cette triste occasion.
À une période où les vannes vaseuses sont légion pour faire rire le public, nous faisons l'éloge de cet humour salvateur. Fin et basé principalement sur ses personnages et leurs défaillances, ce récit a trouvé le secret de la réussite : ne pas faire rire à tous prix mais réfléchir sur ce que sont vraiment ces protagonistes, leurs identités, leurs secrets ainsi que leurs désirs. Ils ne sont pas drôles parce qu'ils sont grossiers, mais seulement parce qu'ils sont ensemble. La comédie est un travail d'équipe, et nous avons trop tendance à l'oublier.
À l'heure où la mise en scène est laissée de côté dans ce genre cinématographique, on trouve Vincent Mariette (nouveau réalisateur à suivre) et son soucis formel. À tendance fortement pop, son œuvre n'est composée que de maisons hybrides (ronde, rectangle) à l'image de son film, mélangeant sans cesse les genres. Le polar, le drame, le fantastique et la comédie vous emporteront dans un tourbillon de sentiments harmonieux et très salutaires.
À une époque où l'on critique le cinéma français pour son manque de prise de risque, nous pensons à Tristesse Club. Le scénario fait attention à ses personnages en les soignant et leur donnant une âme. La maturité scie parfaitement bien à Sagnier, tandis qu'on prend un plaisir fou à voir Lafitte dans un rôle plus sombre et mélancolique. Enfin, Vincent Macaigne est depuis La fille du 14 juillet la révélation du cinéma français. Sa voix fluette et son allure ridiculement exquise lui donnent le don d'exposer toutes ses tripes. Il a ce quelque chose que les autres n'ont pas : un talent démesuré dont il n'a pas conscience. Ce qui fait le charme des plus grands.
TRISTESSE CLUB Certainement LA comédie pour intello-bobo, un poil loufoque, servie par de grands acteurs mais qui pêche par un manque de rythme et un gimmick musical irritant. On sourit grâce a la finesse des dialogues, c'est déjà ça. En bref : pas pour moi. #movie #review
Un film tres singulier qui se demarque avec un style a la Blier des annees 70. Un peu moins bien ecrit et pousse que Blier mais tres original et tres prometteur. Bonne surprise.
Deux frères que tout oppose, une Porsche 944 rouge, l'enterrement d'un père absent depuis longtemps, voilà le point de départ d'un road-movie attachant. L'idée de réunir à l'écran Vincent Macaigne et Laurent Lafitte s'apparente un peu au mélange sucré-salé que pourrait vanter le chef Georges Perrier. Léon, ancien joueur de tennis ayant cotoyé les hauteurs du grand Chelem, mène une vie d'errance entre difficultés financières et tiraillements avec la mère de son jeune fils, la nostalgie l'accompagne et sa vieille Porsche rouge est l'un des derniers vestiges de sa gloire évaporée dans les vestiaires de l'Open de Monte-Carlo. Bruno ( Vincent Macaigne ) est aux antipodes de son jet-setter de collatéral. Marginal, timide capable d'éclats d'audace, il s'est lancé un peu hasardeusement dans la gestion d'un site internet de rencontres et se montre plus qu'impressionné par la gente féminine. Tous deux "conviés" aux funérailles de leur père, ils se retrouvent sur les lieux de la funeste cérémonie, déserts et abandonnés, quand surgit de nulle part une jolie blonde. Employée des pompes funèbres au ton protocolaire ? Proche du défunt ? Rien de tout cela, tout simplement, leur demi-soeur. Ludivine Sagnier se perd dans des explications tortueuses en se parant d'une peine de façade et s'embarque avec les deux frangins, titillant leurs sensiblités respectives plutôt habilement pour se retrouver dans la maison du papa disparu. Mort ou à moitié mort, le trio s'écharpe au sujet de ce mystérieux père, discute, se cherche en croisant deux ou trois personnages décalés comme Philippe Rebbot ( à son must dans "Mariage à Mendoza" ) et Noémie Lvovsky, me faisant sans cesse penser à une amie, Domitille pour ne pas la nommer, qui joue le rôle d'une ancienne maîtresse du mystérieux défunt. Vincent Mariette signe une comédie atypique saupoudrée de finesse. Les sceptiques seront rassurés, le titre du film n'a rien à voir avec l'atmosphère qui s'en dégage...
Vincent Macaigne commençait à me sortir par les yeux. A force de le voir, lui, le César 2014 de la révélation, passer de film en film avec sa bouille d’huluberlu, et jouer toujours le même genre de mec timide et irrésolu, je m’étais résignée à lui attribuer (à l’unanimité de moi-même) le César de la saturation. Pas un court-métrage, pas un premier long (et j’exagère à peine) qui n’essaye de capitaliser sur sa dégaine improbable, son naturel stupéfiant, et son phrasé très doux. Le problème c’est que que ce mec dévore tout, peu de comédiens arrivent à faire le poids en face. Mieux même, son style de jeu contamine ses partenaires, tous se mettent en roue libre - certains évidemment moins doués que lui pour l’exercice – mais les réalisateurs ont l’air de trouver ça super. Et la presse aussi. Moi, on l’a compris, beaucoup moins à force. Parmi les films récents, je trouve qu’il n’y a guère que "Tonnerre" de Guillaume Brac (déjà auteur du formidable "Un monde sans femmes") pour faire quelque chose du talent singulier de Macaigne et ne pas se contenter de l’aubaine de sa présence à bord. C’est dire combien j’étais hésitante en partant voir "Tristesse Club". D’autant que le réalisateur, Vincent Mariette, avait déjà tourné avec le comédien ("Les Lézards", court-métrage multiprimé, un de ces films qui avaient justement participé à mon exaspération). Mais la chouette bande-annonce de "Tristesse Club" laissait entrevoir quelque chose, j’y suis allée pour ça. Et le truc s’est vérifié, un vrai miracle si on y réfléchit : Vincent Macaigne n’est plus seul, il a enfin trouvé un partenaire à sa hauteur ! C’est vrai que le film est un buddy-movie, fallait pas que Mariette se vautre pour son tandem d’acteurs.. mais là les deux sont époustouflants : Macaigne qui fait son Macaigne comme jamais, et Laurent Lafitte, autre stakhanoviste des plateaux, qui semble encore élargir sa palette et invente un personnage comme on ne lui en connaissait pas. Le plaisir du film tient à leur savoureux duo de bras cassés. Savoureux et souvent émouvant. A l’écrin aussi que leur dessine Mariette, avec un souci de la forme plutôt rare pour un premier film. On a évoqué Wes Anderson, le réalisateur a pris un peu ombrage de cette référence écrasante. Mais on voit bien son goût pour les cadres frontaux, et son sens du décor. L’histoire aussi avec quelques éléments familiers : le road movie, la famille dysfonctionnelle, la figure du père indigne, les garçons immatures, la nostalgie de l’enfance… Il y a pire comme influence. Dans le ronron de la comédie française, tous ces films-faits-pour-faire-rire, "Tristesse Club" est une heureuse surprise.
Indéniablement bien joué.... Reste un manque d émotion dans ce film sans beaucoup de moyens mais qui tient quand même la route.., j ai regardé plusieurs fois ma montre ..,, voilà un commentaire bien particulier.
Enfin un film français original, nonchalant, plein de surprises, avec trois acteurs exceptionnels. Vincent Macaigne va être un acteur très attendu. On a passé un très bon moment. Dommage que le titre ne soit pas porteur et décourage à l'avance le spectateur...