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Un visiteur
5,0
Publiée le 13 septembre 2015
Si nous n'y allez pas pour ce que nous vend le teaser, alors vous ne serez pas déçu ! C'est comme pour Drive qui vendait un film d'action, eh bien là on nous vend une comédie juste pour rire alors que non, c'est une fresque bien plus mélancolique et sombre, avec certes un humour un peu grinçant ou cynique. Et surtout : c'est poétique à souhait ! Définitivement un excellent film !
Décidément si la Belgique n'existait pas, il faudrait l'inventer. Tout comme Dieu du reste. Pays des paradoxes et des multiples extravagances, la Belgique nous a valu de bien beaux étonnements dans le domaine des arts et des lettres. Jaco Van Dormael poursuit la tradition en inventant un postulat : Dieu est belge, il habite à Bruxelles. Contre toute attente, Dieu se révèle parfaitement idiot et d'une cruauté infinie à l'égard de sa famille comme de tous les êtres humains. Car Dieu (Benoît Poelvoorde, d'une drôlerie irrésistible comme on peut s'en douter) est marié (Yolande Moreau incarne l'épouse si inattendue) et père d'une petite fille (Pili Groyne, qui du haut de ses dix ans impose une réelle présence d'actrice). Celle-ci ne va pas tarder à se révolter contre la tyrannie paternelle et fuir l'appartement familial pour se constituer une bande de disciples à l'instar de son frangin, un certain JC, qui, quoique mort depuis longtemps, lui donne des conseils avant qu'elle ne parte. Le film est drôle, puissamment inventif et donne dans la dérision, mais sans aucune volonté blasphématoire. On pourra toutefois déplorer une certaine inégalité dans le traitement du scénario : la première partie avec un Poelvoorde déchaîné est hilarante ; la seconde, à partir du moment où la petite fille s'enfuit, est parfois poussive. Les disciples se succèdent et c'est précisément le traitement de ces séquences qui manque d'homogénéité. Tantôt l'inspiration est au rendez-vous, tantôt elle laisse à redire (Deneuve au lit avec le petit frère de King-Kong, bof !). Jaco Van Dormael et Thomas Gunzig se sont "lâchés", c'est évident. Un peu de retenue eût été parfois souhaitable. Le film en eût acquis davantage de force et d'intérêt. Néanmoins ne boudons pas notre plaisir : l'idée de base est profondément originale, la distribution est impeccable et puis Bruxelles n'a jamais été si bien filmée. Par ailleurs, il n'est pas exagéré de penser à Buñuel tant pour l'inspiration que pour la composition du film. C'est dire...
Un film vendu pour ce qu'il n'est pas et qui pourra en décevoir de ce fait là.
Mais un film touchant, et dont l'onirisme et la légèreté permette de mieux faire passer le sujet central du film qui est la maltraitance et l'émancipation. J'en suis ressorti touché et dérangé, ce qui n'est pas forcément négatif. Seulement déçu de ne pas avoir ri comme je m'y attendais (car je voulais voir un film pour me détendre).
Mais, passé cela, ça reste un bon film que j'ai pris du plaisir à voir et que je n'ai pas pu m'empêcher d'analyser plus complètement sur mon blog (voir ci-dessous).
Quatrième film de Jaco Van Dormael, Le tout nouveau Testament n’est pas comme sa bande-annonce pourrait le laisser penser une grosse comédie centrée sur Benoit Poelvoorde. Ce film est plutôt un beau film poétique rempli d’humour. De plus, le personnage principal n’est pas celui de Dieu (Benoit Poelvoorde, méchant à souhait) mais celui de sa fille interprétée par la jeune Pili Groyne. Cette jeune fille rencontre au fur et à mesure différents apôtres qui permettent au réalisateur de donner une vision poétique de la vie et d’offrir de nombreux gags, tout en nous faisant accepter son histoire à priori incroyable. De plus, le casting regorge d’excellents acteurs (en plus de Poelvoorde et Groyne, on y croise Yolande Moreau, Catherine Deneuve, François Damiens ou encore le héros du Huitième Jour ,Pascal Duquenne). Ainsi, sans être hilarant, comme on aurait pu le penser, Le tout nouveau Testament est un beau film très plaisant à suivre.
Ce film a le mérite d'être particulièrement original. On aime ou on aime pas mais il faut reconnaître qu'il n'est vraiment pas ordinaire. En tout cas, l'histoire est assez déroutante, curieuse, bizarre. J'ai bien aimé mais j'ai trouvé dommage qu'on voit trop la petite fille avec la recherche des apôtres et pas assez l'acteur principal.
N'en déplaise aux deux grognasses (oui oui, c'est bien le mot) qui étaient à côté de moi pendant la projection, et qui n'avaient, manifestement, pas assez de neurones pour le comprendre ; ce film est un petit bijou de poésie. Bien plus profond et compliqué que ce qu'on pourrait imaginer. J'ai été touchée, émue, émerveillée, mal à l'aise à tour de rôle. Les questions posées sont celles que l'Homme se pose depuis la nuit des temps. La façon de les aborder est juste totalement à l'opposé de ce dont on a l'habitude. Poelvoorde joue à merveille, et la petite actrice qui joue Ea.... extraordinaire. Une mention spéciale à Mme Deneuve qui n'a décidément peur de rien ;-). Quant à Yolande Moreau, c'est son nom au casting qui m'a attirée...et je n'ai pas regretté.:-)
Alléchée par la bande-annonce qui est un peu trompeuse il faut l'avouer (et faute avouée à moitié pardonnée...) j'ai finalement beaucoup apprécié ce film qui est bien plus profond qu'il n'en a l'air et qui "dérange" un peu (beaucoup-passionnément-à la folie : barrez les mentions inutiles) Gare au goriiiiille psalmodiait Brassens et il avait déjà raison :) Il peut se regarder à différents degrés que vous pouvez choisir comme le programme de votre machine à laver :D N'empêche que j'ai la même que la "vedette" du film et que depuis je la regarde d'un autre œil, c'est ben vrai ça !
Ce film est un ovni ! Je ne m'attendais pas du tout à ça et cependant, j'ai aimé. En fait, je suis partagé entre me dire que c'est du n'importe quoi sans queue ni tête indigeste ou une fresque totalement fantasque et jouissive. J'ai eu des fous rires comme j'en ai rarement eu au cinéma mais peut-être aussi à cause du côté ubuesque de certaines scènes totalement improbables ^^ spoiler: le squelette de poisson qui chante du Charles Trenet m'a achevé
Si vous vous attendez à une comédie classique, vous allez être déçu. Le film est totalement onirique et dérangé. Finalement, le seul message que j'en retiens, c'est qu'il ne faut pas penser égoïstement à notre mort, on aura beau l'anticiper, elle viendra quand on s'y attendra le moins. Il faut vivre chaque jour tranquillement sans se poser de questions (c'est de la philosophie de comptoir mais c'est en substance ce que dégage le film, même s'il y a plein d'autres pistes d'analyses certainement). Au registre des bons points, une bande originale bien fournie et un Benoît Poelvoorde excentrique et fou ^^ François Damiens aussi est à noter, tant sa façon de jouer est à contre emploi avec ce qu'on lui connaît d'habitude.
En résumé, soyez prêt à voir un film comme il en existe peu, sinon, passez votre chemin ;)
Jaco van Dormael n'est pas réellement un cinéaste subtil, mais son film est drôle, réjouissant et longuement blasphématoire. Cela devrait inciter un bon nombre de spectateurs à aller se faire plaisir.
Le tout nouveau testament regorge de trouvailles : l'idée géniale des dates de décès balancées dans la nature (et toutes les digressions que cette plaisanterie autorise), la machine à laver, la création de l'homme, le nombre d'apôtres calé sur les équipes de hockey ou de base-ball.
Chaque personnage est croqué en quelques plans vifs et acidulés, comme dans une Amélie Poulain sous acide.
Si les rapports entre les six personnages se construisent un peu benoitement, le film parvient à maintenir son rythme grâce à un mauvais goût poétique et lourdingue qui pourra rappeler dans ses meilleurs moments les Monty Python : plus c'est gros, plus c'est drôle. Van Dormael se maintient constament à la limite de la pochade bon enfant et du burlesque (le gorille, l'Ouzbekistan). Il emporte le morceau par ses trouvailles visuelles insensées (la main qui danse, le poisson fluorescent) et la gouaille gourmande de ses bons mots.
Le pitch le plus fou de l'année pour le film le plus étonnant, drôle, enlevé. Jaco Van Dormael nous offre un spectacle total, surréaliste, et émouvant, porté par un casting de choc. il nous emmène de surprises en surprises, et double son humour d'une dose d'émotion bienvenue. Le coup de cœur de la rentrée !
Dieu existe. Il habite à Bruxelles et c'est un type véritablement odieux qui se régale de la misère des hommes qu'il crée. Et Dieu est interprété par Benoît Poelvoorde ce qui est une idée tellement géniale qu'elle aurait pu suffire pour que le film tienne la route. Mais Jaco van Dormael est un cinéaste qui déborde d'idées aussi il ne se contente pas de ça, reléguant Poelvoorde au second plan et se concentrant avant tout sur Ea, la fille de Dieu qui décide de balancer les dates de la mort des gens par sms à toute la Terre. Deuxième idée géniale du film. Et puis ça continue comme ça alors que Ea se met en quête de ses propres apôtres comme le lui a conseillé son frère JC. Bourré d'idées brillantes, saugrenues et absurdes, ''Le Tout Nouveau Testament'' en déborde tellement qu'il est parfois bancal, souffrant de quelques problèmes de rythme. Malgré tout, il est impossible de ne pas se laisser prendre par l'inventivité de l'ensemble, oscillant entre humour et mélancolie (le portrait de chaque apôtre) pour au final nous offrir une superbe ode à la vie et à l'amour. On a beau parfois être perplexe devant les défauts du film, on ne peut qu'y adhérer. Du cinéma comme ça, on devrait en voir plus souvent.
Une très bonne comédie de Jaco van Dormael. Après « Le huitième jour » (1996), « Mr Nobody » (2009), le réalisateur belge a encore réussi son pari de nous conter une superbe histoire fantastique sur de très belles images. Il nous propose un scénario bourré de clins d’œil et d’idées originales ; une bande son classieuse, avec de belles insertions musicales classiques : Haendel, Rameau, ... Bien que nous sourions beaucoup, cette comédie est plus surréaliste que drôle, avec de nombreuses séquences extraordinaires : spoiler: Dieu parlant au prêtre dans l’église, Martine et le gorille, Jean Claude et les oiseaux …
Les dialogues sont dramatiquement réalistes et tout aussi percutants. Le casting est lui aussi sans faille avec une excellente prestation de Pili Groyne : délicieuse petite fille de 10 ans. Elle assure le rôle d’Ea, la fille de Dieu, narratrice de l’histoire. On y retrouve également Benoît Poelvoorde, toujours aussi efficace dans un rôle à sa mesure, ainsi que Yolande Moreau, tout aussi pétulante, dans le rôle de la déesse, la femme de Dieu. Le pitch : Ea a 10 ans. Fille de dieu, elle est malheureuse, car son père est brutal et infâme. Aidée de son frère JC, elle décide de réagir…
Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas ressenti cette impression étrange qui m'a empli, une fois pris dans l'histoire du film. Drôle d'impression dû, il me semble, a une bande-annonce et une affiche laissant penser que mr. Poelvoorde serait aux premières loges, et que le film s'inscrirait grossièrement dans un registre cynique. Et pourtant (car un "hélas" serait trop dévalorisant pour un film loin d'être mauvais), on se met vite en tête que le registre auquel on pensait n'est pas le bon ; que les interventions de l'acteur pressenties sont rassemblées dans une bande-annonce trompeuse, vendant tous les gags par avance. En outre, l'empreinte du film se veut plus poétique et plus profonde, avec ces portraits d'hommes et de femmes obscurs, errant dans l'existence comme Dieu s'égare devant son ordinateur. Honnêtement, je suis ressorti déçu du film, car je pensais vraiment qu'il en serait tout autre chose. Pour autant, la bande-annonce ne fait pas le film, et il ne faut pas tout mélanger. L'ensemble (qu'est le film) reste très curieux, peut commun à vrai dire... Et la poésie est fine et douce : (spoiler: Connait la petite musique qui bat en toi et tu sauras qui tu es ). Les personnages sont attachants (par ailleurs, François Damiens est dans un rôle qui lui convient à merveille), la musique bien choisie... Et les effets spéciaux complètement douteux, mais ça ne retire rien à la qualité du film. Quant à la fin... Il vaut mieux en rester sur le développement des six personnages. Pour conclure, un film que je reverrai complètement détaché de sa promotion à la "Bruce tout puissant à la belge", et qu'ainsi, je pense apprécier d'autant plus.
Vu en avant-premiere au cinema des cineastes dans une tres grande salle pleine d un public heureux dont moi-meme! Le réalisateur, dont je n'avais vu que l' excellent " 8eme jour " et une partie de l'équipe étaient là, tres agreable échange avec eux. Le film est original, drole, poetique, bien joué et percutant, avec des moment et des répliques qui deviendront surement cultes, je pense à Catherine Deneuve entre autres!