eh bien j'ai bien aimé ce nouveau film de Susanne Bier (réalisatrice m'ayant rarement déçu
Adapté du roman éponyme, l'histoire nous dépeint un jugement dernier où l'humanité est en proie à l'extinction suite à la venue d'un mystérieux fléau aux proportions bibliques, rendant suicidaire n'importe quelle personne ayant le malheur de garder leurs yeux ouverts (à l'extérieur du moins).
D'entrée de jeu on est plongé dans la découverte de ce phénomène via une séquence renvoyant aussi bien à I Am Legend qu'à The Last of Us, en suivant le personnage de Malorie, presque au terme de sa grossesse, qui va rapidement trouver refuge dans une maison en compagnie de quelques autres rescapés.
Il y a du "The Mist" et même du Lovecraft dans l'air, où l'irregardable amène à la folie (à moins qu'on le soit déjà).
Via un montage alterné, on suivra l'évolution de cette troupe, de leurs liens affectifs, et tentant de survivre, mais également une longue traversée de rivière 5ans plus tard, afin de rejoindre un nouveau havre de paix.
Si il n'invente rien de profondément nouveau dans le genre, "Bird Box", bien que souvent prenant, s'intéresse à la dimension sociale et la nécessité de coopération pour survivre, via un récit utilisant les oiseaux comme symbole d'une humanité en cage, où la vie vaut plus que la survie.
Bien construit et réalisé, le film est porté par Sandra Bullock, actrice trop souvent sous-estimée qui livre encore une fois une performance solide. Si le reste du casting est convaincant (John Malkovich, Rosa Salazar, Jacki Weaver), Trevante Rhodes (de Moonlight et The Predator) est un autre atout fort de par son duo avec Bullock.
Le film utilise intelligemment la notion de rester aveugle dans diverses scènes de tension bien amenées, et toujours au service des divers personnages.
Ajoutons à cela une OST de Trent Reznor & Atticus Ross qui amène une atmosphère sonore au cordeau, et on tient là tout simplement un bon film, ni plus, ni moins.