Un petit film étonnant, à la fois intimiste et soigné, qui contrairement à ce que 'lon pourrait croire du sinopsis est délicat et attachant, et parle avant tout de sentiments..... On pourra apprécier la qualité de la photographie, tous les plans sont soignés, et nous gratifie souvent de bleus délicats, de cadrages esthétiques......A ce niveau on se régale.... mais aussi au niveau des détails (les capsules, les matelas, les visites originalesetc......), on voit du monde, juste ce qu'il faut et le personnage principal ( le jeune homme qui ent sur son âge) a d'intenses qualités d'acteurs.... Malgré le sujet (un motel pour l'amour ) on est dans un film de qualité, un scénario fin et écrit, et un film qui apporte fraicheur et dépaysement......à voir .....
Palma Real Motel ou "les heures creuses", second titre donné également au film. Le scénario est singulier : job d'été pour le jeune Sebastian : gérer le "love" motel appartenant à son oncle. Ce scenario avance par petites touches, des petits riens cocasses du quotidien, troublés autant par les envies sexuelles des clients de passage, que par les envies sexuelles du personnel du motel. C'est bien filmé, les personnages sont attachants, la curiosité est que cela se passe sur la côte d'Emeraude de la région de Veracruz, particulièrement fournie en palmiers géants. Le film gère bien le passage à l'âge adulte de Sébastien, el lui laissant encore des liens avec un copain beaucoup plus jeune. Le principal intérêt du film est son scénario et le cadre du motel.
Un beau décor, de très belles images, une mise en scène simple mais efficace : ce film tendre, très sensuel et avec un zeste d'humour dégage un charme certain.
Palma Real Motel montre le passage à la vie professionnelle (la tenue d'un motel de passe), et ces moments d'ennui inéluctable, puis l'apprentissage et les bons côtés qui en découlent. C'est aussi l'initiation sexuelle d'un jeune homme par une femme plus mûre. Mais au final, c'est surtout une tranche de vie au Mexique, très rafraichissante. Après Tanta Agua et Au premier regard, on assiste quasiment à une trilogie de l'été sur des thématique similaires.
Les heures mortes : traduction littérale du titre original de Palma Real Motel. Celles qu'un adolescent doit tuer en gérant cet établissement qui accueille des couples illégitimes. Une attente et une solitude qui rejoignent celles d'une "cliente" délaissée. Par petites touches de pinceau, la mise en scène douce et sensible d'Aaron Fernandez traite les thèmes rebattus de l'éducation sentimentale et de l'apprentissage de la vie d'un jeune garçon, avec plus de goût et de délicatesse que la moyenne. Le portrait croisé fonctionne idéalement tant par un scénario qui se nourrit de détails et de situations que par sa réalisation où l'on sent que la précision du cadre et la direction d'acteurs ont été très travaillées. Une jolie chronique dans une ville balnéaire (Vera Cruz) plus mélancolique qu'ensoleillée.
(...) Comment peut-on faire pour tuer le temps lorsqu’on a 17 ans, et qu’on est responsable du motel de son oncle ? Surtout lorsque le bâtiment en question est un sordide hôtel de passe dans lequel se retrouvent couples illégitimes, amants d’un soir et clients de prostituées. Pas le meilleur endroit pour grandir, donc, surtout à cet âge un peu ingrat où les hormones vous travaillent. On n’est pas sérieux quand on a 17 ans. Pourtant, de ce postulat de départ, Aarón Fernandez parvient à tirer une histoire d’amour désabusée empreinte de douceur et de sincérité, à peine plus qu’une parenthèse désenchantée dans un quotidien morose (...)
En 1h30, l'action se limite à un coït. C'est maigre ! J'ai dû lutter jusqu'au bout contre le sommeil. Quand est apparu le générique de fin, je me suis dit: "Tout ça pour ça ???"
Comment peut-on faire pour tuer le temps lorsqu’on a 17 ans, et qu’on est responsable du motel de son oncle ? Surtout lorsque le bâtiment en question est un sordide hôtel de passe dans lequel se retrouvent couples illégitimes, amants d’un soir et clients de prostituées. Pas le meilleur endroit pour grandir, donc, surtout à cet âge un peu ingrat où les hormones vous travaillent. On n’est pas sérieux quand on a 17 ans. Pourtant, de ce postulat de départ, Aarón Fernandez parvient à tirer une histoire d’amour désabusée empreinte de douceur et de sincérité, à peine plus qu’une parenthèse désenchantée dans un quotidien morose.