99 Homes
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fandecaoch

1 151 abonnés 2 232 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 février 2016
99 Homes : Déjà, Je tiens à félicité Allociné d’avoir organisé pour le club 300 cette avant première en e-cinéma de ce film, c’est sympa de regarder le film chez soi, même si ça remplace pas l’écran de cinéma mais c’est une bonne initiative, en plus en vost, c’est mieux pour l’immersion, donc encore merci car c’est une bonne chose et quand en plus, le film est juste excellent, c’est encore plus une bonne surprise. Car oui, le film est formidable que ce soit sur le fond ou la forme. Et ce qui ma bien plus, c’est que il est bien rythmé, on s’ennuie vraiment pas car il y a pas d’action, c’est du dialogue et tout. Mais la narration est parfaite, c’est bien dosé, faut dire aussi que le sujet est intéressant, mais il y a un point qui accentue le rythme dans la forme, c’est pour commencer la musique. Il y a toujours une musique un peu pêchue qui accélère le rythme dans les moments forts en émotions, et ça met une petite tension et c’est pour ça qu’on ne décroche pas. Il y a aussi la réalisation qui est bien adaptée, pas mal de plan caméra épaule serré sur les personnages avec un flou derrière, faut que ça soit maitrisé pour que ça rende bien et c’est le cas, ça renforce les émotions des personnages et le jeu acteur. Car en plus, quand les acteurs sont géniaux, ça rend bien à l’écran cette mise en scène qui est dans l’absolu bien cadré aussi, ça bouge un peu mais c’est maitrisé. Revenons aux acteurs, j’aime ses films un peu indépendants ou les acteurs peuvent s’exprimes. On a connu Andrew Garfield pour sa bonne performance dans The Amazing Spider-Man, mais la, on le retrouve dans un film posé et c’est la qu’il excelle, il a vraiment de l’émotion dans son interprétation, il est juste et convaincant, il faut dire qu’il a du talent. Pareil pour les autres acteurs, ils sont très bon, Michael Shannon joue très bien la vermine qui fait rêve le personnage de Andrew Garfield. Car pour l’histoire, c’est lui-même qui est dans une situation délicate, il est expulsé avec sa mère et son fils de sa maison par la société ou travail Michael Shannon, et après, il va lui donné du travail comme il est bon bosseur et il va faire son travail d’expulseur et bien gagné de l’argent, donc c’est un peu le métier du diable et il va tomber dans un cercle vicieux mais il a de bonne raison. Non vraiment, le scénario est bien écrit, il traite bien son sujet, ils nous le présente avec des moments d’émotions et des personnages attachants qui évolues dans le bon sens, même si la fin est assez inattendu, un poil rapide aussi à mon goût. Mais sinon, c’est un super bien, intéressant, prenant, maitrisé et bien interprété, je vous le conseil.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 février 2016
Un vrai/faux reportage édifiant sur la crise des "subprimes", côté victimes - tous ces Américains qui y ont perdu leur maison, la plupart du temps des petites gens. "Inspiré de faits réels", ce docufiction donc est interminable (près de 2 heures, de caméra à l'épaule), se concluant, après un exposé par le menu sur l'air du "comment devenir riche sur le dos des pauvres" (un méchant agent immobilier corrompt un père célibataire méritant, et lui apprend son vilain métier, l'ayant ruiné - comme tant d'autres - dans un premier temps), sur une morale abrupte ( spoiler: le gentil, un instant tenté par le mal, redevient gentil..
.). Ce "99 Homes" (titre justifié par une magouille d'ampleur fomentée par le méchant) n'a d'intérêt qu'informatif - sur la facilité avec laquelle on est saisi et expulsé aux E-U (à comparer avec un droit français, nettement plus protecteur pour les débiteurs infortunés).
Shawn777

805 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2016
Ce film sorti en Italie en 2014 mais que très récemment en France et réalisé par Ramin Bahrani est vraiment bien et il nous montre le monde de requins des agences immobilières aux États-Unis. C'est l'histoire d'une famille : la mère, le fils et le petit-fils qui se font expulsés du jour au lendemain et se retrouvent dans un motel miteux. Pour s'en sortir, le fils se retrouve à travailler pour l'agence qui les a expulsés et il doit alors expulsé des familles à son tour. Le scénario est plutôt original car ce sujet est très peu, voir jamais, abordé au cinéma, il est très bien fait et surtout vraiment dramatique surtout quand on sait qu'il est inspiré de faits réels et que ces choses là se passent régulièrement aux États-Unis. Le film ne tourne pas uniquement autour de l'agence immobilière mais aussi autour des personnages, surtout celui de Dennis Nash où on voit qu'il aime vraiment pas ce qu'il fait même s'il y gagne vite beaucoup d'argent et spoiler: il finit d'ailleurs par perdre sa famille,
ce qui est très dur à encaisser pour lui. Le rythme est quant à lui plutôt bon et on ne s'ennuie pas. Du coté des acteurs, Andrew Garfield change complètement de registre en passant de son personnage de Spider-Man à celui-ci et on peut voir qu'il sait très bien interpréter deux choses très différente, Michael Shannon joue aussi très bien et il en est de même pour le reste des acteurs. "99 Homes" est donc en résumé un bon film dramatique qui vaut vraiment le coup d'être vu.
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 février 2016
un thème aussi fort que les expulsions massives de ces pauvres américains à qui les banques avaient délivrés des prêts méritait un traitement puissant. Or ici, on assiste qu'à une succession d'expulsions dénuée de toute progression dramaturgique. Pire, au cynisme des banques et des promoteurs, on ajoute la dérive du héros qui après avoir suscité l'empathie, soulève l'indignation. Un sujet gâché pour sur une réflexion sociétale qui aurait mérité plus de panache...
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2016
Dès les premières minutes, le ton est donné : Rick Carver, promoteur immobilier, se contrefout du fait qu'il a devant lui le propriétaire d'une maison qui s'est tiré une balle dans la tête. Tout ce qu'il voit c'est un contretemps et une perte d'argent. Dennis Nash, lui, est un père de famille célibataire vivant avec sa mère et son fils. Travailleur honnête, le voilà expulsé de sa maison. Et voilà que Rick propose un marché à Dennis : s'il travaille pour lui, il pourra récupérer sa maison. Tout ce que veut Dennis, c'est pouvoir nourrir sa famille et leur offrir la vie qu'il mérite. Mais son travail pour Rick le contraint à magouiller et à expulser d'autres familles qui ne sont pas sans lui faire penser à la sienne. En jouant la carte du social de manière simple et efficace sans verser dans le subtil mais en faisant dans la limpidité, Ramin Bahrani livre avec "99 Homes" le constat glaçant d'un marché immobilier américain qui ne laisse aucune place aux familles manquant d'argent. Prenant à la gorge, le film fait le portrait d'un homme tiraillé entre ses besoins et son intégrité alors que son travail le transforme peu à peu en un salaud, lui qui était honnête travailleur comme tous ces gens qu'il expulse. Ces enjeux et ce dilemme, Andrew Garfield les joue à merveille. Cela fait même plaisir de retrouver l'acteur dans un rôle et une prestation plus complexe que dans les "Amazing Spider-Man". Face à lui, Michael Shannon effectue comme à son habitude une composition remarquée dans un rôle de salaud qu'il affectionne. Deux facettes du rêve américain confrontées dans une œuvre marquante et intelligente, à la mise en scène affûtée.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 1 février 2016
Un film fort et intense, on se sent concerné par les déboires de cet anti-héro et on se surprend meme plusieurs fois à se demander : et moi qu'aurais je fait à sa place ?
FaRem

10 571 abonnés 11 464 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2016
Que se passe-t-il lorsqu'on passe de l'autre côté de la "barrière" et qu'on se retrouve à faire le même job que celui qu'on a tant détesté ? C'est ce que montre Ramin Bahrani à travers Dennis Nash, un jeune père de famille vivant avec sa mère qui n'a d'autre choix que de faire ça pour subvenir aux besoins de sa famille avec comme intention finale de récupérer sa maison qu'on lui a enlevée. C'est alors un vrai dilemme moral qui se pose à savoir faire ce qui est bien sous peine de couler ou faire quelque chose qui nous rebute avec une grande chance de s'en sortir. Le film ne se limite pas qu'à ça puisqu'il est surtout question d'une triste réalité avec ces hommes d'affaires qui n'hésitent pas à jouer avec les lois ni à profiter de la crise financière pour se faire un max de fric quitte à mettre à la rue des pauvres gens qui ne sont plus que des numéros et une affaire de plus à leurs yeux. Ce drame social prend aux tripes, il est poignant, captivant et émouvant. J'ai vraiment trouvé le film excellent, c'est traité avec simplicité, mais le sujet est tellement porteur qu'il n'y avait pas besoin d'en faire plus. L'histoire est très forte, mais si le film est aussi réussi, c'est en grande partie grâce aux incroyables prestations de Michael Shannon et d'Andrew Garfield qui signe surement sa meilleure performance.
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juillet 2016
Encore un excellent e-film (logiquement récompensé) qui confirme aux grands Studios qu'ils ont raison d'avoir peur de cette nouvelle façon de sortir des films... Un drame social captivant de bout en bout grâce à une excellente interprétation d'Andrew Garfield et de Michaël Shannon mais aussi de la mise en scène simple et efficace de Ramin Bahrani assez engagé. Il le prouve ici encore avec cette histoire sur le business de l'immobilier et de ses agents insensibles à la situation de ces familles sur la paille et qui surtout en profitent pour s'enrichir sur leur dos... Le film et sa mise en scène m'ont beaucoup fait penser à "the big short" mais celui-ci est beaucoup plus intéressant car plus accessible, moins complexe... Ce qui ne l'empêche pas d''être captivant et de soulever des questions intéressantes sur le fait de tolérer ou pas ces pratiques douteuses selon le côté de la barrière où l'on est : C'est toute la question que va devoir se poser le personnage d'Andrew Garfield : Va t'il pouvoir oublier ce que lui et sa famille ont vécu et laisser sa conscience et ses principes de côté, fermer les yeux sur les lois et profiter du système pour s'enrichir et risquer de devenir le même genre de personnage que son patron impitoyable interprété par M.Shannon qui n'est jamais aussi convaincant que dans ce genre de rôle de pourri ! Captivant je vous dis ;-)
Thomas P
Thomas P

47 abonnés 529 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 septembre 2015
L'aventure cynique et ironique d'un spoiler: agneau devenu loup
. Injustice d'un monde où la morale et la survie semblent (à tort) incompatibles.
La guerre des valeurs et des sentiments offre une bataille sanglante et poignante où Michael Shannon, admirablement possédé par ce rôle de prédateur, pense à sa propre survie au cœur d'un monde vacillant.
Sally Ecran et toile
Sally Ecran et toile

71 abonnés 304 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 septembre 2015
Ramin Bahrani nous présente un «99 Homes » haletant au sujet trop actuel et particulièrement délicat à traiter. Basé sur un système économique réel mis en place aux USA après la crise des subprimes, les faits se déroulent en 2010 et évoque une machine financière qui broie tout sur son passage, n’hésitant pas à déshumaniser les plus démunis.

Michael Shannon (« Take Shelter », film récompensé lors du 37ème Festival du film américain de Deauville) joue un Rick Carver écoeurant, préférant abuser du système et en faire partie plutôt que de rester sur le bas côté et passer à côté des sommes mirobolantes qui circulent entre les banques et les agences immobilières. Le quarantenaire a un charisme, une prestance, une gueule qui ne laissent pas indifférent. Son rôle est interprété avec tellement de justesse qu’on adore le détester !

Andrew Garfield (“The amazing Spiderman”, “The social network”) incarne le jeune père désabusé par le système. Pour survivre, il n’a qu’une solution : entrer dans le jeu des puissances financières. Non content de sortir la tête de l’eau, il deviendra un gros poisson appâté par l’envie de posséder toujours plus. Au détriment des autres ? Pas vraiment … En effet, contrairement à son employeur, il garde une certaine morale et tente de partager les bénéfices de son nouveau job avec ses fidèles camarades. Les banques nous dépouillent ? N’hésitons pas à notre tour à prendre notre part du gâteau... voilà ce qui animera notre ancien endetté amer de ce que devient la société américaine moderne.

Dans le casting secondaire, nous retrouvons Laura Dern, actrice de « Jurassic Parc ».Vieillissante mais touchante, elle tient un rôle difficile et incarnera la conscience et les valeurs que délaisse notre duo opportuniste.

Ramin Bahrani, réalisateur américain de 40 ans signe un film engagé, dont le sujet sensible est intelligemment abordé. Sans faire preuve de pathos exacerbé, il y présente une société nécrosée, avide de richesse au détriment des plus petits. En un rien de temps, tout ce que possédaient des familles américaines modestes est balayé d’un coup de pelle sans scrupule ou remord. Qui a dit que l’ « American Way of Life » était toujours d’actualité ?

A la vue de ce long-métrage, on est saisi d’une forte culpabilité que ne semblent pas avoir les protagonistes. Nous ne sommes pas responsables de la situation mais on ne peut que se sentir impliqué dans ce sujet malheureusement actuel de l’autre côté de l’Atlantique. On méprise le système et on condamne l’agissement des financiers. Jusqu’où est-on prêt à aller pour reprendre sa vie en main ou récupérer ses biens ? Les lois peuvent être profondément injustes et servent les intérêts des plus grands. Quel sort la société réserve-t-elle à ceux qui se battent honnêtement pour survivre au quotidien ? Comment trouver sa place dans un monde de corruption et d’inégalités sans délaisser ses valeurs ? Ce sont autant de questions que le film « 99 homes » soulèvera et autant d’actes immoraux (et pourtant parfaitement légaux) qu’il dénoncera.

Premier film de la compétition présenté au Festival du film américain de Deauville, il a été l’objet d’une standing ovation suite à sa diffusion. Certaines membres du jury n’ont également pas hésité à se lever pour applaudir longuement le réalisateur tout comme une bonne partie de la salle: preuve que quidam comme professionnel y trouvent des interpellations qui ne peuvent pas nous laisser insensibles.
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