204 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
21 critiques spectateurs
5
1 critique
4
7 critiques
3
8 critiques
2
4 critiques
1
0 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
fabrice d.
50 abonnés
1 934 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 3 août 2020
Ce film de René Clément nous plonge dans les faubourgs parisiens au milieu du 19eme siècle sous le Second Empire. Basé sur L'Assomoir d'Emile Zola, on suit Gervaise, jouée par M. Schell, une actrice à l'accent similaire à R. Schneider, et que je ne connaissais pas. Un autre personnage principal, Lantier, est joué par A. Mestral, un acteur que je ne connaissais pas non plus. Le 3eme personnage principal est joué par F. Périer, qui interprète Coupeau, le second mari de Gervaise. Un acteur que je connais, mais plutôt dans les films policiers des années 70. Les décors sont très soignés et comme avec Zola, on ressent profondément la misère des ouvriers à ce moment là. C'est très triste et on ne peut que s'apitoyer sur le sort de Gervaise. Elle qui se bat, qui porte tout sur ses épaules, ses enfants, son entreprise et ses 2 maris. Car ces derniers ne travaillent plus mais prennent du bon temps. Les ravages que pouvait faire l'alcool, notamment le vin bon marché sont clairement illustrés dans le film. On a aussi le thème de la jalousie, du commérage, etc... avec la rôle de Virginie interprétée par S. Delair. Bref un bon film classique qui nous ramène en arrière et peut nous faire réfléchir...
C’est une adaptation de Zola, et on plonge effectivement dans un drame poignant. La reconstitution historique et l’ambiance du Second Empire me semblent réalistes : on découvre un Paris où les conditions de vie sont rudes, voire brutales. Au cœur de l’histoire, Gervaise, une femme ordinairement courageuse, se retrouve bien malgré elle prise entre trois hommes aux destins contrastés : son ex-mari, séducteur invétéré qui multiplie les conquêtes dans le quartier ; son mari, couvreur intègre, dont la vie bascule après un accident tragique ; et enfin l’ami forgeron, seul soutien fiable, mais que le hasard lui a fait croiser après les deux autres. Malgré ses efforts pour s’en sortir, ses deux maris, chacun à leur manière, la tirent vers le bas. On suit ainsi le parcours de cette femme, qui tente désespérément de faire les bons choix, mais qui enchaîne les épreuves et les mauvaises rencontres… Jusqu’où ira-t-elle ? En résumé, c’est du Zola pur jus, et c’est très bien mené. Aujourd’hui, on pourrait peut-être trouver cette approche un peu simpliste : la psychologie des personnages s’exprime surtout à travers leurs actes. Pourtant, il s’agit là d’une adaptation raisonnable de L’Assommoir, qui capture l’essence tragique et sociale de l’œuvre originale.
Une adaptation assez fidèle de L'Assomoir de Zola. Même si cette adaptation ne se veut pas si sombre que le récit original qui sera tant décrié par ses contemporains, cette réalisation de René Clément retranscris assez bien la vie et la déchéance de Gervaise et de son mari Coupeau.
c'est quand même un peu cucul. La concierge complice du mari infidèle, qui au lieu de le rembarrer sèchement, lui adresse un mot gentil. Le mari qui a sa maîtresse dans l'immeuble d'en face. La femme souriante, aveugle, voix douce, sous le charme du mari.
plus une vision très bourgeoise du milieu ouvrier. Ces pauvres gens sont si pauvres et si peu éduqués (vite il faut y remédier), qu'ils sont presque à l'état bestial : les femmes se battent entre elles, n'ont aucune solidarité entre elles, tant féminine que de classe.
ceci dit, ce film permet de voir la ville encore à taille humaine, avant les grands ensembles. Il n'est pourtant pas si vieux
Gervaise est une merveilleuse critique du second empire est de la dure v des ouvriers. Le livre d'Emile Zola que tout un chacun se doit d'avoir lu est pathétique et dramatique. Le film lui est aussi bien malgré le fait que ce soit une adaptation. Les acteurs sont magnifique et la bagarre du début dans le avoir et vraiment d'une drolerie. Le cou sur les fesses est génial. Le début du film et du livre nous laisse seiner la fin dramatique qui les attends.