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Mla
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3,5
Publiée le 3 février 2022
Fukunaga s’inspire d’un livre pour nous raconter l’histoire d’un enfant soldat remarquablement interprété par Abraham Attah avec pour commandant un idris Elba très convaincant. Film fort, film choc , âme sensible s’abstenir.
Beasts of No Nation est un très bon film. Les acteurs sont tous excellents, et notamment Idris Elba. Il a tendance malheureusement à mal choisir ses rôles et ils ne sont souvent pas à la hauteur de son talent mais pour le coup, il incarne parfaitement ici un personnage vraiment mémorable. La façon dont est racontée l'histoire d'Agu rend son parcours totalement compréhensible et apporte une nuance à son personnage malgré les actes horribles qu'il peut commettre. Agu perd peu à peu son innocence au fil du scénario et cela rend Beasts of No Nation profondément triste et dur à regarder, d'autant plus quand on sait que ce genre de guerre est fréquent dans les pays africains. Je regrette toutefois par moment que le film traîne un peu en longueur et la violence visuelle du film n'est peut être pas assez appuyé et ne rend pas le film aussi mémorable qu'il pourrait l'être. Cependant, ça reste évidemment un très bon film, avec des personnages très bien écrits et un scénario passionnant à suivre, donc je ne peux que vous le recommander !
Tellement vraie , dure, cruelle, l'histoire de l'enfant soldat m'a bouleversée, enragée... D'autant plus qu'il s'agit d'une histoire de guerre contemporaine, et c'est filmé à la façon d'un reportage de BrutX sur la guerre.
Il s'agit d'une représentation méthodique de la puissante et imposante. L'enfant est un artiste attrayant. C'est pourquoi sa corruption est si démoralisante. C'est un film à la fois dur et déchirant. C'est un film Netflix de qualité cinématographique. L'intrigue est assez simple et le voyage de l'enfant est relativement simple. Fukunaga offre un regard sans faille sur cette tranche du monde. 3,5
Il est franchement dommage que le film de Cary Joji Fukunaga, réalisateur du prochain "James Bond", n'est pas connu un succès plus retentissant après sa diffusion sur Netflix. En effet, "Beasts of No Nation" est une véritable belle découverte qui mérite largement le détour. Le film narre la guerre civile au Ghana qui enlève à un jeune garçon son enfance lorsqu'il se retrouve embrigadé dans une sorte de bataillon dirigé par une sorte de gourou sanguinaire brillamment incarné par l'excellent Idris Elba. Le film ne nous épargne rien quant à la violence et l'ignominie émanant de cette guerre civile, et n'hésite pas à nous confronter directement à toutes les horreurs qu'elle engendre, ce qui nous choque d'autant plus puisque le personnage principal n'est qu'un enfant. Autres points forts du film, une réalisation parfaitement orchestrée par le talentueux Cary Joji Fukunaga, qui nous emmène au cœur d'un pays dévasté. Si on peine à comprendre tout de suite les enjeux et que le récit tarde un peu à se lancer, on ne décroche ensuite plus une minute de "Beasts of No Nation". Impossible de ne pas être bouleversé à la fin du visionnage.
Le premier long-métrage (« Sin nombre ») du cinéaste américain Cary Joji Fukunaga avait marqué les esprits en raison de la violence du sujet traité mais également grâce à un scénario haletant et particulièrement bien écrit. Cette fois-ci, dans ce film sorti en 2015, le thème abordé est une nouvelle fois saisissant avec le parcours de cet enfant enrôlé dans une armée rebelle menant la guerre civile au Ghana. Malheureusement, le déroulé de l’histoire reste convenu et sans grande originalité. Bref, la qualité de la réalisation ainsi que la fraîcheur des acteurs finissent tout de même par nous emporter dans ce drame puissant.
L’histoire est poignante. Avec un côté documentaire qui fait froid dans le dos. Les acteurs, surtout le jeune Abraham Attah, font une prestation exceptionnelle. Les dialogues sont ciselés au laser. Seulement voilà, Cary Joji Fukunaga nous déçoit beaucoup. S’il nous avait emballés avec « Sin Nombre » au cinéma, puis avec la 1ère saison de « True Detective » à la télé, dans ce « Beasts Of No Nation », il cumule les erreurs. La 1ère est de se dispenser des marqueurs de temps et de lieu. On suppose de manière floue que l’action se passe au Nigéria, mais rien n’est moins sûr, car les protagonistes crapahutent longtemps et loin. Peut-être que le cinéaste Américain ne mentionne non plus rien de précis au niveau des dates car il voulait donner un côté a-temporel à l’horreur décrite autour des armées d’enfants en Afrique. Mais on en doute car, il à ces imprécisions, un manque total d’informations claires et précises sur les enjeux, et les motivations des factions en guerre. Les objectifs de la plupart des missions sont souvent des mystères dont le plus opaque reste celui de la rétrogradation du Commandant. L’horreur se déroule sous nos yeux, longtemps, trop longtemps, non sans une forme de poésie dans les commentaires off, mais, toute cette accumulation d’imprécisions crée un phénomène de distanciation chez le spectateur, qui ne peut ressentir qu’une forme de malaise doublé d’un profond ennuie.
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4,0
Publiée le 15 novembre 2020
Ce n'est pas souvent qu'un film induit un véritable changement de cœur chez moi mais celui-ci l'a fait. Je ne connaissais pas les armées rebelles d'Afrique de l'Ouest avec leurs enfants soldats, leurs atrocités cruelles et leur violence primitive et aveugle envers les civils en général. Mais Beasts of No Nation m'a montré une facette d'eux que je n'avais jamais envisagée. Je me suis senti désolé pour les enfants et pour la façon cynique dont ils étaient utilisés. Je me suis rendu compte qu'ils doivent aussi avoir du courage, de la discipline et une croyance en la cause. Comme tout combattant ils doivent avancer vers un danger mortel. L'acteur principal est un enfant mais il est plus qu'à l'aise avec Idris Elba un grand acteur à tous points de vue. À la fin j'étais ébranlé et je n'oublierai pas ce film. Et je ne penserai plus jamais de la même façon aux guerres tragiques et inutiles de l'Afrique...
Là où "Johnny Mad Dog" avait une narration minimaliste, "Beasts of no nation" prend davantage le temps de construire ses personnages. Du coup, ce récit de l’enfance brisée, brut et âpre, s’avère plus émouvant. D’autant plus que Fukunaga s’avère bien meilleur réalisateur que Jean-Stéphane Sauvaire.
Quel film ! je suis secouée par tant de réalisme ! Ce film se regarde comme un documentaire et c'est dérangeant. Parfaitement joué, on regarde ses enfants soldats avec le coeur serré. A voir absolument
film tres dur qui renvoie a une réalité horrible sur les guerres civiles en afrique et sur les enfants soldats. Les acteurs sont fantastiques et la réalisation exceptionnelles.
Le récit initiatique d'Agu, enfant soldat africain. Un film violent et parfois éprouvant, avec une belle photographie, mais desservi par quelques longueurs et un manque de profondeur du scénario et des personnages.
Une plongée au cœur de l'impensable. Sans vertus moralistes, simplement en démontrant que de ne pas agir, c'est consentir. Une vraie remise en cause de nos fondements sociétaux, grâce à une réalisation travaillée servie par des acteurs convaincants. Si quelques longueurs avaient été évitées, le scénario n'en aurait été ainsi que des plus magistral.
Pas facile de trouver le courage de se lancer dans cette superproduction Netflix, en connaissant le thème et les épreuves qui nous attendent: il s'agit bel et bien d'une oeuvre sur la guerre, et plus spécifiquement centrée sur des enfants-soldats. On y retrouve donc des parcours tragiques, et une immersion particulièrement réaliste dans une Afrique meurtrie. Disons-le tout de suite, il s'agit d'une oeuvre majeure, courageuse, brutale et triste, mais également très cinématographique, avec une photographie de haute-volée et des plans-séquences glaçants. Le film a la bonne idée de ne jamais en rajouter sur le plan dramatique, et reste assez factuel, ce qui permet de rendre la violence, très présente, relativement supportable. Je recommande sans hésitation le visionnage pour les qualités intrinsèques évidentes de ce long-métrage (sur le fond autant que sur la forme), incroyablement bien interprété, à condition d'avoir le coeur bien accroché.