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Coxwell 51
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3,5
Publiée le 6 août 2017
Il passe après Johnny Mad Dog (2007) ... et ... tant mieux pour lui ! Le talentueux Cary Fukanaga (True Detective S1 entre autres) propose une mise en scène qui se veut réaliste mais qui n'oublie pas d'être originale et variée. Contrairement au film un peu "aride" et mécanique de Jean-Stephane Sauvaire, Beasts of no nation sait capter l'essence fragile de la tristesse contenue dans ces petits bonhommes pris dans l'enfer de leur terre malmenée. Atmosphérique (belle BO) et jamais gratuit dans une violence qui aurait pu être facilement complaisante, ce film s'extrait du délicat piège d'un voyeurisme misérabiliste et/ou d'une vision fataliste presque sans lumière. À recommander.
"Johnny Mad Dog" (2008) avait déjà abordé le thème de l'enfant-soldat dans les guerres civiles africaines mais pas avec autant de brio (c'est peu de le dire) que "Beasts of no nation". L'immersion est totale au sein de cette section armée luttant pour une quelconque faction politique. On sentirait presque l'odeur de la poudre, du sang et de la terre. Le cinéaste joue la carte du réalisme et réussit à éviter certains piège comme la surenchère d'action, de scènes mélodramatiques ou encore d'une morale omniprésente. Rien de tout ça ici. On est pourtant loin du documentaire puisque "Beasts of no nation" se repose sur une intrigue solide et une réalisation soignée. Que dire de ces magnifiques plans panoramiques mettant en valeur la beauté des paysages africains? Nul doute qu'ils contrastent avec l'horreur de la guerre. Cary Fukunaga signe un film fort, poignant et engagé sur un sujet pas si évident que cela.
Un film de guerre très dur vu le sujet qu'il choisit, à savoir les enfants soldats africains. Et c'est véritablement ce thème si loin de notre quotidien, mais en même temps si lourd de sens qui porte le film sur les sommets.
Car avec un casting époustouflant, proche d'un réalisme saisissant, des scènes mémorables, des images travaillées, une bande-son qui magnifie ce qu'on voit à l'écran, et un scénario palpitant, le film fait un excellent travail pour nous transporter et nous immerger dans son récit.
Une très belle critique de la guerre et de ses à côtés, une aventure humaine hors norme, un coup de poing dans notre quotidien, une confrontation à une réalité oubliée, Beasts of no nation est un film à voir !
Film poignant et en tout point remarquable. Le sort des enfants soldats, la résilience, rien n'est laissé aux hasards dans ce magistral plaidoyer pour la paix. Et d'une terrifiante actualité quand on sait comment se déroule les conflits en Afrique.
Incroyable film ! Il donne un coup de point en plein dans l'estomac lors de son visionnage par des scènes violentes et d'autres plus émouvantes. Il traite d'un thème difficile et sensible sans tomber trop dans l'émotionnel et le sentimentale. Le réalisateur a su mêler réalisme et action avec en plus une musique et une photographie qui laisse sans voix. Le scénario du film explore et identifie tout les types d'épreuves et de caractéstiques souvent présents dans la vie d'enfants soldats comme l'embrigadement, le viols, l'abus sexuel, l'obligation à la violence et j'en passe. C'est surtout un film de docu-fiction puisqu'il généralise dans un pays inconnu le cas omniprésent de nombreux conflits civils dans des pays africains et asiatiques. Il retrace précisement la vie et fait la psychologie des enfants soldats. Si il ne suffit pas à faire connaître les horreurs que vivent ces pauvres jeunes, il a le mérite d'attirer l'oeil et de toucher au plus profond la sensibilité des spectateurs. Ce long métrage dramatique m'a fait changer de vision en matière de conflit et d'humanité. Il est une leçon de vie et une reproduction imagé de situations réels.
Sur le thème sensible des enfants soldats en Afrique, Cary Joji Fukunaga livre un film saisissant de réalisme et une dénonciation réussie de cette grave problématique. Violent tant physiquement que psychologiquement, sans concessions, une œuvre marquante, à la photographie très riche, portée par un Idriss Elba exceptionnel en chef de guerre sanguinaire. Une sacrée claque aussi bien intellectuelle qu'émotionnelle.
Après le déjà excellent "Sin numbre", Cary Fukunaga réalise avec "Beasts of no nation" le meilleur film qu'il m'est été donné de voir en 2016. Il y reprend la thématique de l'enfant innocent enrôlé par un groupe hyper violent, sujet déjà traité dans "Sin nombre". Mais ici on n'a pas à faire à des gangs mais à des milices impliquées dans des guerres civiles où la sauvagerie est sans limite. Alors on l'aura bien compris, "Beasts of no nation" enchaîne les scènes difficiles à la limite du soutenable, et sa vision n'est pas réservée à tout le monde. Le film prend - au sens propre du terme - à la gorge et on est littéralement ko après sa vision. Oui tout cela existe, et en bien pire encore, on se dit qu'il serait bon d'en reprendre quelques scènes pour les montrer à ceux qui ne comprennent pas ce qui peut motiver les réfugiés qui arrivent dans nos pays en paix. Mais il ne faut pas réduire le film de Fukunaga à une succession de scènes barbares, ce n'est pas de la violence visuelle gratuite, il suggère même souvent plus qu'il nous montre. On est en présence de vrai et de grand cinéma, et on ne peut que s'émerveiller de la maîtrise qu'il montre dans ce film. La scène de l'attaque du pont, l'un des points forts du film, là où l'enfant perd définitivement son innocence, est une merveille de réalisation, l'une des scènes les plus fortes qu'il m'est été donné de voir. Vous l'aurez compris, "Beasts of no nation" est une œuvre majeure, il est juste dommage qu'un tel film ne puisse pas connaître les honneurs d'une diffusion en salle, et pourquoi pas d'un prix prestigieux qu'il mériterait amplement.
Beasts of no nation confirme tout le talent de Cary Joji Fukunaga après la saison 1 de true detective. La mise en scène et la photographie sont juste sublimes et accompagne parfaitement l'incroyable jeu des acteurs. A voir
Le moins qu’on puisse dire c’est qu’avec ce sujet le réalisateur Cary Fukunaga n’a pas choisi quelque chose de léger ni de glamour. Il s’intéresse à une des plus grandes tragédies de l’Afrique contemporaine (parce que oui, ce genre de choses arrive encore de nos jours) : l'enrôlement des enfants dans les armées de rébellions et les milices de guerres. Il construit son film sans jamais évoquer un pays ou une situation historique particulière pour rendre son propos plus universel et didactique. On se retrouve donc dans un pays du continent africain qui n’est jamais identifié où un conflit politique à dégénéré en guerre civile et où armée plus ou moins régulière et rébellion(s) s'affrontent en prenant les populations civiles en otage et en n’hésitant pas à tuer, exécuter et massacrer ceux qui sont considérés comme les ennemis, combattants ou non. Les enfants orphelins, perdus ou enlevés sont alors à la merci du plus fort et enrôlés de force pour servir d’aides ou de fantassins à ces groupes armés. À travers l’histoire de Agu, le réalisateur nous raconte ces milliers de destins brisés par la soif de pouvoir, de richesse ou à cause de conflits ethniques qui gangrènent le continent noir depuis plus de cinquante ans. La violence du propos n’est jamais édulcorée, mais le film ne s’y complaît pas pour autant et l’utilise avec sobriété pour décrire une situation dantesque. Il montre surtout la lente décomposition des repères moraux et de la personnalité de ces jeunes enfants qui sous les coups, les visions d’horreur de la guerre, de la drogue et, il faut le dire, des abus sexuels se transforment en chiens de guerre massacrant et pillant sans remords ni hésitation. Au milieu de cette violence absurde, la voix de ce petit garçon qui prie Dieu, pense à sa mère et finit par vouloir que le soleil disparaisse sur cet univers rempli de monstruosités. Il faut d’ailleurs souligner la performance incroyable du jeune Abraham Attah qui offre une interprétation très émouvante de cet enfant dont l’enfance est naufragée du fait de la folie des adultes et notamment du “Commandant” (encore une fois formidable Idris Elba). Un long-métrage de plus de deux heures qui passe en revue tout ce qu’il y a à dire sur ce phénomène des enfants soldats, y compris la longue et incertaine rééducation pour leur permettre de fuir les horreurs auxquelles ils ont assisté ou qu’ils ont commises pour reprendre une vie normale d’enfant ou d’adolescent. Un film à voir absolument tant pour le sujet que pour l’excellente réalisation ou la passionnante histoire.
Dans un pays d'Afrique de l'Ouest en proie à la guerre civile, un jeune garçon voit sa famille massacrée. Il se trouve alors dans les rangs d'une brigade rebelle, et va devenir un enfant soldat. "Beasts of no Nation" évoque sans concession un sujet difficile, et tristement bien réel. Le parcours infernal de cet enfant (interprété par un jeune et poignant Abraham Attah) est construit de manière à la fois crédible, touchante, et dure. On y voit également sa relation avec son "Commandant", leader charismatique et père de substitution, qui cache un guerrier sanguinaire. Celui-ci est incarné par un Idris Elba sobre et imposant, convenant parfaitement au rôle. Sur la forme, Cary Joji Fukunaga propose des plans lents et des images travaillées (la photographie exploite à merveille les décors de petites villes d'Afrique et de jungles), mélangées à des séquences prenantes en caméra à l'épaule fluide pour les scènes de batailles. Une belle mise en scène, pour un thème qui glace le sang. "Beasts of No Nation" est donc un film fort, qui aurait mérité de sortir en salles.
Excellent! Très réaliste, l'ambiance (et l'environnement biensur ) du film m'a de suite fait penser au film de MacDonald "le nouveau roi d Écosse". Sauf qu'ici, le sujet porte plus sur l'exploitation des enfants à des fins militaires... Facilement influençables, ceux-ci se laissent endormir par les discours de vengeance leaders sans scrupules qui profitent de leur vulnérabilité pour les faire devenir de valeureux et obéissants soldats. Cary Fukunaga aura su prendre le temps de nous faire observer la manipulation du chef de ce groupe de "rebelles" (interprété par un époustouflant Idris Elba qui m'a carrément scotché! Son meilleur rôle ? Selon moi, oui et largement !....) sur sa troupe de gamins et particulièrement Agu qu'on voit se transformer petit à petit à son contact et à celui des autres gamins. L'histoire est captivante de bout en bout (quoiqu' un tout petit 1/4h trop long pt être...), pas le temps de s'ennuyer avec ces nombreuses scènes d'actions dont certaines sont d une intensité incroyable (l'entrée ds la ville) mais aussi beaucoup de scènes émouvantes et touchantes autour de ce petit garçon auquel on s'attache rapidement (Abraham Attah, vraiment excellent!) avant de le voir devenir si dur et insensible... Un film dur qui restera pour moi une référence, bien plus que "Johnny Mad dog" ... Scénario, mise en scène, Interprétation, Photo... Il n y'a rien à redire! Je comprends mieux pourquoi ce film a été nominé aux Oscars et pourquoi les grands studios de ciné commencent à flipper en voyant la qualité de ces e-films ! A voir absolument!!
Très bon film, poignant, transpirant de réalisme. Avec certains relents de l'incontournable "Apocalypse Now" ,spoiler: notamment au niveau des scènes enivrantes emplis de langueur dans cette jungle sauvage, berceau et tombeau de nos chers protagonistes. A voir.
Ce film m'a mis une telle claque. Il m'a fait découvrir un partie des horreurs de guerre que je connaissais que peu. Il traite de l'enfance dans un pays en guérilla de manière vrai et dure. La réalisation est classieuse comme à l'accoutumer chez Netflix et peut se rapprocher du style de Clint Eastwood. Les performance quand a elles sont adapté et très bien dosé. Une très belle oeuvre
Un jeune acteur qui excelle dans son rôle, sans oublier un Idriss Elba qui comme à chaque fois ou presque et charismatique dans son rôle. Le film montre les aspects horrible de la guerre et des enfants qui sont conditionnés à devenir des machines. Le film manque de rythme par moment et il est trop long. La réalisation n'est pas optimale.