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jeff2u12
5 abonnés
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5,0
Publiée le 3 juin 2022
C'est le film qui m'a le plus bouleversé de toute ma vie, avec Serie Noire de Corneau. Indescriptible et tellement au coeur de la isérable condition humaine. Sans équivalent.
Le film est un rêve, une évocation , des bribes de souvenirs. Davantage qu’un récit. Ce sont des images fulgurantes et la forme est franchement belle. Le fond est un désir homosexuel caché. Repoussé voire anéanti par la volonté. Le secret n’en est pas un quand on connaît la musique de Britten (Billy Budd) utilisée ici. Le film en est un peu une transposition.
Les souvenirs amers d'un légionnaire à Djibouti transposés dans un œuvre atmosphérique et contemplative, visuellement séduisante mais au service d'un récit elliptique (très) ennuyant.
Peignant le quotidien d'une troupe de légionnaires stationnés à Djibouti, Claire Denis en véritable plasticienne s'attache (ou s'attarde..) à montrer les corps soumis au soleil, à l'effort, à l'exigence musculaire. Or, ces répétitions d'exercices sportifs, d'apprentissage de l'obéissance, de soumission aux ordres sont rendus totalement absconses par l'absence d'ennemi, par le manque d'idéal (des soldats présents pour des raisons pécuniaires ou de désoeuvrement), par le défaut de raison légitime. Ainsi, sans didactisme ni dialogue explicatif, le récit exprime pleinement l'absurdité de cette mécanisation des corps qui ne solidifie pas l'essentiel, à savoir l'esprit. Finalement oisifs, les hommes ne peuvent que se distraire en allant danser (d'ailleurs le film indique combien la Légion reste étrangère au pays qui l'entoure), en fumant ou en se battant. Jaloux de sa position, le héros (magistral Denis Lavant) perd alors tout sens de la mesure dans sa rivalité (due apparemment aussi à une attirance refoulée) qu'il expose dans une analepse dont la focalisation interne oblige à en considérer la justesse avec prudence. Un portrait rendu complexe par les choix d'une mise en scène très pertinente.
Ça raconte pas grand chose. Il y a bien quelques micro-histoires mais le gros du film c’est le quotidien des personnages. Et donc on s’ennuie. Au delà de ça, même pas l’impression d’en tirer grand chose.
Heureusement quelques séquences sympathiques font passer le film assez vite.
Les musiques sont bien choisies et le montage qui va avec est pertinent.
Je n'ai pas été emballé plus que ça par ce film de Claire Denis. La scène qui m'a surement le plus marqué est la dernière où on voit Denis Lavant danser sur Rhythm of the night de Corona. Une belle performance. Le film fait dans la subtilité, et peu-être un peu trop pour moi. C'est joli, élégant avec toutes ces scènes où les légionnaires montrent qu'ils sont ensemble, soudés jusqu'à la mort. Ce sont des chorégraphies ou presque où chacun joue sa part. Les scènes se succèdent, sans réel enchainement. Ce sont des scènes de la vie quotidiennes de soldats de la Légion mais on ne rentre pas trop dedans. Il n'y a pas d'émotion qui passe. Les amours masculines troublées de Galop sont aussi très subtiles, ceci étant pourtant le fil rouge du film. La rivalité entre les 2 légionnaires est aussi soulignée plutôt que montrée. Et on a le contraste entre des légionnaires musclés et viriles et le peu d'action qu'ils entreprennent. A noter que N. Duvauchelle y fait un de ses premiers rôles.
Considere comme le fleuron de la filmographie de Claire Denis , " beau travail " fait l'objet d'une opportune ressortie en salles.
Adaptation du livre de Herman Merville, " billy Budd" , "beau travail" nous propose de nous interroger sur l'origine du mal. C'est finalement la question que pose Claire Denis dans son film. D'où vient le mal ?
Au travers de l'histoire d'un groupe de légionnaires affectés à Djibouti et placés sous la hiérarchie d'un adjudant psychorigide, Denis laisse au spectateur ( comme Melville avec son lecteur) le soin de conclure.
Si l'on en croit les exégètes de Melville, l'origine du mal viendrait de la vision de l'incarnation de la vertu combinée avec celle de la beauté.
Le seul reproche qu'on pourrait adresser au film, c'est son côté quand même un peu trop opaque.
C'est tout de même regrettable car Il est vraisemblable que beaucoup de spectateurs passeront pour cette raison à côté de la veritable thématique de " beau travail".
A mes yeux, c'est une grande réussite. Denis Lavan produit ici une de ses toutes meilleures interprétations.
Précisons à l'égard du spectateur éventuel, que le film s'adresse plus particulièrement aux amateurs de cinéma d'auteur.
Belles images esthétiques, mais contenu parfois un peu trop creux et trop lent. Nous voyons le quotidien d'hommes engagés dans la légion étrangère en Afrique. Les passages musicaux sont bien choisis et apportent une certaine grandeur à l'ensemble. Ce n'est pas un film spécialement marquant, c'est même presque un docu-fiction, mais ça se laisse regarder pour le plaisir des images. On note aussi un je ne sais quoi ambigu qui flirte avec l'homosexualité, dans ce milieu composé uniquement d'hommes très masculins.
Images superbes de Djibouti et de ses légionnaires beaux, propres, virils et disciplinés, de leurs entraînements et de leur vie de tous les jours. La netteté des plans souligne celle leurs âmes. Le procédé narratif est original qui raconte la surprenante haine éprouvée par un sous-off pour l’une des recrues. Son abus de pouvoir l’amènera à quitter son univers… Excellent y compris la surprenante danse finale qui conclut ce film intelligent au titre mérité. Bravo !
"Lent-métrage" avec une très belle image (on comprend le César mérité). Le tout marche, avec un propre style qui se démarque du film cliché français, même si voix-off & silences sont bien là.
Le plus : On apprécie les plans pré-générique avec Lavant dansant sur de la disco.
Un film inouï, d'une beauté folle et magnifiquement mis en scène, qui montre clairement que Claire Denis fait partie des plus grands filmeurs contemporains et est peut-être la cinéaste la plus importante dans le paysage du septième art français.
Certains disent que c'est un navet, car il n'y a pas de scénario, pas assez d'enjeux... D'autres seront peut-être plus sensibles à ce chef-d'œuvre d'une des plus grandes cinéastes française... En tout cas, force est de constater qu'il s'agit là de la plus belle scène de suicide de l'histoire du cinéma ? Qui plus est sur cette musique corona - rythm of the night. Tout aussi inattendu et fulgurant que l'utilisation de Céline Dion dans le Mommy de Dolan...
Je n’ai découvert ce film que tardivement. La simplicité et le rythme lent fonctionnent parfaitement. Il s’en dégage une mélancolie qui vous plonge dans les émotions subtiles de ses personnages. Relativement banal dans son intrigue, mais sublime dans son exécution. Une fin inoubliable, iconique !!!