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Pascal
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4,0
Publiée le 1 janvier 2022
La filmographie de Roberto Gavaldon, fleuron de l'âge d'or du cinéma mexicain des années 50, a été redécouverte en 2019 au festival de San Sebastien et en 2020 au festival de la Rochelle. Gavaldon fut formé à Hollywood sous la houlette de Jack Conway, réalisateur apprécié des producteurs en ce qu'il respectait strictement leurs désidératas. Sortent en salles cinq de ses films parmi les plus représentatifs. L'un deux est "jours d'automne " le plus récent de cette poignée. Il date tout de même de 1963. Au même titre que Bunuel, contemporain de Gavaldon dans sa période latino-américaine (cf "el"), le film nous propose le portrait d'un personnage victime d'un trouble de la personnalité, qui altère son rapport au réel. Mythomanie ? Schizophrénie ? la question reste posée à la fin du film. Il s'agit de l'histoire d'une jeune et jolie femme qui se fait embaucher dans une pâtisserie ou elle excelle. Elle prétend un jour qu'elle va se marier sous peu. Comme elle est d'un naturel timide, ses collègues s'en étonnent. Pourtant, elle finit par leur apporter des éléments qui laissent supposer qu'elle dit vrai. Pour la petite histoire, Pina Pellicer, la jolie actrice principale, qui fut une des plus célèbres actrices mexicaines, tomba peu de temps après ce film en dépression et mit fin à ses jours. Quand on voit le film et le personnage qu'elle incarne, cette fin tragique interpelle. Elle avait interprété un des seconds rôles clefs de " la vengeance au deux visages", l'unique film et chef d'oeuvre mis en scène par Marlon Brando. Ignacio Lopez Tarso l'interprète masculin de "jours d'automne " est un acteur mexicain important dont la carrière fût riche , renommée et reconnue. Les aficionados du cinéma du patrimoine ne manqueront pas ce film.
Un sujet bunuelien porté par l'émouvante Pina Pellicer. Hélas, la mise en scène de Gavaldón manque de dynamisme et le récit se traine très lentement vers un dénouement somme toute attendu. On ne peut s'empêcher de songer au film que l'auteur de "Nazarin" aurait tourné à partir d'une telle histoire... La photographie de Gabriel Figueroa est remarquable, notamment dans les clairs-obscurs.
Réalisé par le cinéaste mexicain Roberto Gavaldón en 1963, Jours d’automne raconte l’histoire de Luisa, qui débarque de sa campagne natale à Mexico en raison du décès de sa tante. Après avoir trouvé un emploi dans une pâtisserie, elle fréquentera un jeune homme qui va rapidement lui promettre un mariage. spoiler: Avant de l’abandonner lâchement, le jour même où la noce devait se tenir, au cours d’une séquence cauchemardesque. Pour garder la face, Luisa va commencer à mentir à son entourage, s’enlisant dans une mythomanie de moins en moins contrôlée. Superbement mis en scène, magnifiquement mis en lumière, ce film qui flirte avec le fantastique nous offre un récit sombre et désespéré, qui traite des illusions et des représentations qui se fracassent sur l’autel de la tragique réalité de la vie.
C’est par ce « Jours d’automne » que j’ai commencé à visionner le cycle Roberto Gavaldon, un cinéaste Mexicain dont j’ignorais jusque-là l’existence, proposé par Arte. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce ne fût pas le coup de foudre. La thématique centrale, intéressante, celle de la relation au réel qu’entretient Luisa, le personnage principal, n’est pas bien traitée. L’approche manque de finesse et de subtilité : on sent plus venir les évènements par des effets assez grossiers que par l’évolution des fonctionnements psychologiques. Avec une mise en scène plate et académique, le film distille plus souvent l’ennui qu’il ne suscite l’intérêt.
Un film intéressant et pédagogique sur les oies blanches qui arrivent de la campagne entre rêves et frustrations. Bien filmé une belle photographie et un jeu tout en subtilites
Un étrange mélo qui tiendrait du Harlequin mexicain s'il ne mettait pas le spectateur aussi mal à l'aise. C'est ce côté un peu malsain qui lui donne de la force en dépit de certains aspects assez conventionnels. On notera que l'image que ce film nous donne du Mexique des années soixante ressemble beaucoup à celle de l'Amérique du Nord : mêmes vêtements, mêmes voitures, mêmes coiffures - on voit même pas mal de femmes blondes. Comme si la société mexicaine avait voulu souligner sa modernité. Le film peut aussi apparaître comme une oeuvre de propagande pour les services sociaux du pays : maternité et orphelinat sont particulièrement clean. Peut-être le ministère de la culture mexicain est-il passé par là...
Très beau film (1963) de Roberto GAVALDON sur une fille de la campagne rêvant sa vie et devenant mythomane. L'actrice Pina Pellicer (qui se suicidera 2 ans plus tard) joue tout en finesse et est très touchante. Le noir et blanc est sublime. C'est un des films les plus abordables du réalisateur, avec Double destinée.